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20/10/2016

Lavrov à Kerry : les rebelles syriens empêchent l'évacuation des civils à Alep

Le bilan de la journée de trêve humanitaire à Alep !

Il faut faire des pauses humanitaires, certes, mais voilà le résultat : les gentils mercenaires des USA et Cie, ne veulent pas se rendre et pire, ils attaquent les civils, l'armée syrienne et blessent 3 militaires russes,  et ils continuent tranquillement leurs attaques !


* Des rebelles tirent sur les couloirs humanitaires à Alep, 3 militaires russes blessés;

* Des rebelles attaquent l'armée syrienne à Alep

* Al-Nosra tire sur les civils qui tentent de quitter Alep

* Les terroristes menacent d’abattre les civils qui tentent de quitter Alep


La Turquie s'en mêle aussi, sans  mandat:


* Presque 200 personnes tuées dans des frappes turques contre des milices kurdes en Syrie

Par contre c'est Poutine que Hollande et Merkel qui alimentent leurs mercenaires en Syrie et ailleurs, qui est accusé de "crimes de guerre" et l'UE menace de sanctionner la Russie sur la Syrie. Cherchez l’erreur !!


* Poutine promet de prolonger la trêve à Alep, Hollande et Merkel l'accusent de «crimes de guerre»
A l'issue de discussions musclées avec les dirigeants français et allemand, le chef du Kremlin a annoncé qu'il maintiendrait aussi longtemps que possible le cessez-le-feu à Alep et a rappelé l'attachement de Moscou aux accords de Minsk II.

La Russie est prête à prolonger «autant que possible» la trêve humanitaire à Alep, qui entre en application ce jeudi 20 octobre : c'est l'engagement pris par le président russe Vladimir Poutine, dans la soirée du mercredi 19 octobre, lors d'une conférence de presse qui suivait un sommet diplomatique à Berlin, au format «Normandie» – c'est-à-dire réunissant, outre le chef du Kremlin, les dirigeants français, allemand et ukrainien.

 Lavrov à Kerry : les rebelles syriens empêchent l'évacuation des civils à Alep

 

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a accusé jeudi 20 octobre les rebelles syriens d'empêcher les civils de quitter les quartiers d'Alep-est malgré la trêve humanitaire en cours dans la deuxième ville de Syrie.

Lors d'une conversation téléphonique avec son homologue américain John Kerry, Sergueï Lavrov a noté que «les civils mais aussi les membres des groupes armés illégaux avaient la possibilité de quitter sans encombre la ville, cependant les rebelles violent le cessez-le-feu et empêchent l'évacuation de la population», a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

 

 

Le ministre russe a «de nouveau insisté sur le fait que les Etats-Unis devaient respecter leur promesse anciennes de séparer les groupes armés de l'opposition modérée des groupes terroristes», en référence aux rebelles modérés - acceptables pour Moscou - et aux djihadistes du Front Fateh al-Cham, ex-Front al-Nosra et branche syrienne d'Al-Qaïda.

Kerry et Lavrov sont convenus que les experts américains et russes continueraient à travailler sur ces questions.

Cet échange téléphonique à l'initiative de Washington, le 60e entre les deux hommes depuis le début de l'année et le 7e en octobre, est intervenu au terme d'une journée marquée par le début de la trêve humanitaire décrétée par Moscou à Alep après des semaines de bombardements intensifs.

Mais pour l'heure, presqu'aucun habitant des quartiers rebelles n'a emprunté un des huit couloirs établis pour évacuer les civils et les rebelles.

La durée de cette pause humanitaire de onze heures par jour reste confuse, Moscou annonçant une prolongation de 24 heures, soit jusqu'à vendredi soir, tandis que l'ONU a affirmé que la Russie la maintiendrait jusqu'à samedi soir.

 

Lire aussi : 

*Mise en garde de Damas : tout avion militaire turc dans l'espace aérien syrien sera abattu

*Deux avions belges ont bombardé un village syrien et tué six civils, selon les radars russes

Selon les autorités militaires russes présentes en Syrie, deux chasseurs F-16 belges sont responsables de frappes aériennes sur un village de la région d'Alep, ayant coûté la vie à six civils. Le gouvernement belge, de son côté, dément formellement.


*L'armée syrienne prête à abattre les avions turcs volant dans son ciel


L'armée syrienne s'est dite prête à abattre tout avion des forces aériennes turques dans l'espace aérien syrien en cas d'intrusion.

 

Des terroristes non armés et des civils blessés quittent Alep

Bien évidemment, Hollande et Merkel ont l'intention de demander à Poutine de prolonger la trêve pour faire rentrer leurs mercenaires en Syrie, déjà que les USA veulent y faire rentrer ceux qui sortiront de Moussoul, mais ils seront bien reçus par les forces aériennes russes !

 

Des terroristes non armés et des civils blessés quittent Alep

20:14 19.10.2016


Alep

 

Des terroristes non armés et des civils blessés ont commencé mardi à quitter la ville syrienne d'Alep par des couloirs spéciaux.

 
Des terroristes ayant déposé leurs armes, ainsi que des blessés, des malades et des personnes âgées ont commencé mardi à quitter les quartiers est d'Alep dans le cadre d'un accord avec le gouvernement syrien, a annoncé l'agence syrienne Sana.

 

Les terroristes sans armes, ainsi qu'un groupe de blessés, de personnes malades et âgées ont quitté les quartiers est d'Alep pour se rendre dans les banlieues nord de la ville par des couloirs spéciaux créés par l'armée gouvernementale syrienne en accord avec les militaires russes », a indiqué Sana.

 
Damas avait antérieurement annoncé avoir retiré ses troupes des voies par lesquelles les terroristes retranchés dans les quartiers est d'Alep pouvaient quitter la ville. Le chef du commandement opérationnel principal de l'État-major général russe Sergueï Roudskoï a annoncé le 17 octobre qu'une « pause humanitaire » serait mise en place à Alep le 20 octobre.


Selon M. Roudskoï, six couloirs humanitaires seront mis à la disposition des habitants d'Alep et deux autres sont réservés aux terroristes.

 
Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a annoncé mardi que les Troupes aérospatiales russes et l'aviation syrienne suspendraient leurs frappes aériennes près d'Alep à partir du 18 octobre à 10h00, dans le cadre de « la pause humanitaire ».

 Voir aussi :

 

Angela Merkel et François Hollande

Angela Merkel et François Hollande
Hollande et Merkel demanderont à Poutine de prolonger la «pause humanitaire» à Alep
Mardi 18 octobre, les forces aériennes russes et syriennes ont suspendu leurs frappes à Alep, en Syrie, avant la date prévue pour assurer la préparation d'une pause humanitaire qui doit débuter jeudi.

http://www.mamafrika.tv/wp-content/uploads/2016/06/Russian-jet-696x436-681x427.jpg

Syrie (Homs): la Russie attend les fuyards de Daesh une fois qu’ils auront quitté Mossoul pour la Syrie

HOMS, Syrie (05:49) – Alors que des rapports laissent entendre que les Etats-Unis sont prêts à aider les combattants de Daesh qui quitteront Mossoul pour la Syrie, la riposte russe ne s’est pas faite attendre. La Force aérienne russe est en train de préparer l’arrivée de ces combattants. Ainsi, elle construit une nouvelle piste au sein de l’Aéroport militaire T-4 à l’est de Homs. 

 

 

Appel adressé à Obama par d’anciens officiers pour désamorcer les tensions avec la Russie

Appel adressé à Obama par d’anciens officiers pour désamorcer les tensions avec la Russie

le 18 octobre 2016

Memorandum adressé au président Obama pour désamorcer les tensions avec la Russie

par Veteran Intelligence Professionals for Sanity VIPS*

Un groupe d’anciens officiers des services de renseignements américains recommande au président Obama de désamorcer les tensions croissantes avec la Russie au sujet de la Syrie, en freinant la diabolisation du président Poutine, et en renforçant le pouvoir civil de la Maison Blanche sur le Pentagone.

Actuellement, c’est la Syrie qui nous préoccupe. Nous espérons que votre briefing présidentiel de demain accordera une attention particulière à l’avertissement du porte-parole de la diplomatie russe Mme Maria Zakharova du 1/10/16: «Une attaque américaine visant directement Damas et l’armée syrienne, apporterait un terrible changement tectonique, pas seulement dans ce pays, mais aussi dans l’ensemble de la région.»

A la télévision russe, elle a dénoncé ceux dont «la logique se restreint au ‹pourquoi aurions-nous besoin de la diplomatie› … alors qu’il y a la puissance armée … et des méthodes pour résoudre les problèmes par la force. Nous connaissons cette logique; il n’y a rien de nouveau à ce sujet. Elle aboutit toujours au même résultat: la guerre à grande échelle.» […]

Il ne faut pas attribuer à la paranoïa de la partie russe, le fait qu’ils soupçonnent que les attaques aériennes du 17 septembre perpétrées par les forces américaines et australiennes sur les troupes syriennes – faisant 62 morts et 100 blessés – n’étaient pas une «erreur», mais plutôt une tentative délibérée de saborder le cessez-le-feu partiel signé par Kerry et Lavrov, avec votre approbation et celle du Président Poutine, et entré en vigueur juste cinq jours auparavant.

lavrov kerry

S’exprimant en public de manière frisant l’insubordination, les officiers seniors du Pentagone ont montré ouvertement et de manière inhabituelle leur scepticisme face au traité Kerry-Lavrov. Nous pouvons en déduire que ce que Lavrov a dit en aparté à son supérieur, correspondait plus ou moins aux paroles inhabituellement directes exprimées à la télévision russe NTV le 26 septembre:


«Notre bon ami John Kerry … est soumis à de sévères critiques de la part de la machine de guerre américaine. Ceci malgré le fait que, comme d’habitude, le chef suprême de l’armée Barack Obama le soutient dans ses contacts avec la Russie (il l’a même confirmé pendant sa rencontre avec le Président Vladimir Poutine), alors qu’apparemment les militaires n’écoutent pas vraiment leur commandant-en-chef.

Les paroles de Lavrov ne sont pas que de la rhétorique. Il a également critiqué le Joint Chief of Staff Joseph Dunford qui disait au Congrès américain qu’il était opposé à la pratique de partager les informations (en matière d’espionnage) avec la Russie «… et cela après les accords conclus sur les ordres directs du Président Vladimir Poutine et du Président Barack Obama confirmant leur souhait de partager les informations (en matière d’espionnage) avec nous … C’est difficile de travailler avec de tels partenaires.» […]

Pour de nouvelles négociations, la porte reste entrouverte. Ces derniers jours, les fonctionnaires du ministère de la Défense et du Département d’Etat russes, ainsi que le porte-parole du Président Poutine, ont soigneusement évité de fermer entièrement cette porte. Nous y voyons un bon signe que le Secrétaire d’Etat Kerry ait parlé au téléphone avec le ministre des Affaires étrangères Lavrov. Les Russes, de leur part, ont réaffirmé la volonté de Moscou d’honorer les accords signés auparavant sur la Syrie.

Du point de vue du Kremlin, la Russie encourt de beaucoup plus grands dangers que les Etats-Unis. Des milliers de dissidents terroristes russes sont partis en Syrie, où ils récoltent des armes, des fonds, et un savoir-faire pour organiser des révoltes accompagnées de violence. Il est facile de comprendre que Moscou est alarmé par le danger que ceux-ci représenteront quand ils rentreront au pays. De plus, il est très probable que le Président Poutine est comme vous, sous pression de la part des militaires pour liquider «une fois pour toutes» ce chaos «syrien», indépendamment des conséquences sinistres qu’une solution militaire aurait sur les parties en Syrie.

Nous sommes conscients que le Congrès américain et les médias alignés vous invitent à faire chauffer la situation et à réagir en Syrie avec davantage de violence – ouverte ou cachée ou les deux à la fois. […]

A ce sujet, il serait utile […] si l’un de vos collaborateurs pouvait suggérer aux médias alignés de baisser le ton de leur campagne puérile et haineuse de diabolisation du Président Poutine qu’ils attaquent personnellement et trop souvent de manière injuste et contre-productive.
En effet, il serait plus constructif de renouer le dialogue direct avec le Président Poutine. Ce serait la meilleure possibilité pour terminer tout «blocage» involontaire. Nous sommes d’avis que John Kerry a raison d’insister sur la situation syrienne absolument chaotique suite à la complexité des intérêts et des nombreux groupes qui s’y concurrencent. Toutefois, il a déjà fait un important travail préliminaire et a trouvé en Lavrov un partenaire utile dans la plupart des cas.

Cependant, au vu du scepticisme russe (et pas seulement russe) persistant quant à l’intensité de votre soutien à votre Secrétaire d’Etat, nous sommes convaincus que des négociations au plus haut niveau seraient la meilleure manière de prévenir tout débordement incontrôlable des têtes brulées des deux côtés, risquant de mener à une confrontation armée que personne ne peut vouloir.

Par conséquent, nous vous recommandons instamment d’inviter le Président Poutine à vous rencontrer dans un lieu à convenir entre les deux parties, afin de tenter de faire table rase et d’empêcher tout aggravation supplémentaire de la situation du peuple syrien.

A la fin du carnage de la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill a fait une remarque qui ne manque pas d’actualité au XXIe siècle: «To jaw, jaw, jaw is better than to war, war, war.» [Traduction libre: «Il est préférable de se parler plutôt que de se faire la guerre.»]

Au nom du comité de direction des «Veteran Intelligence Professionals for Sanity» [Anciens professionnels du renseignement pour un comportement raisonnable]:

William Binney, former Technical Director, World Geopolitical&Military Analysis, NSA; co-founder, SIGINT Automation Research Center (ret.)
Fred Costello, Former Russian Linguist, USAF
Mike Gravel, former Adjutant, top secret control officer, Communications Intelligence Service; special agent of the Counter Intelligence Corps and former United States Senator
Matthew Hoh, former Capt., USMC, Iraq
&Foreign Service Officer, Afghanistan (associate VIPS)
Larry C. Johnson, CIA
&State Department (ret.)
John Kiriakou, former CIA counter­terrorism officer and former senior investigator, Senate Foreign Relations Committee
Linda Lewis, WMD preparedness policy analyst, USDA (ret.) (associate VIPS)
Edward Loomis, NSA, Cryptologic Computer Scientist (ret.)
Ray McGovern, former US Army infantry/intelligence officer
&CIA analyst (ret.)
Elizabeth Murray, Deputy National Intelligence Officer for Middle East, CIA (ret.)
Todd Pierce, MAJ, US Army Judge Advocate (ret.)
Coleen Rowley, Division Counsel
&Special Agent, FBI (ret.)
Kirk Wiebe, former Senior Analyst, SIGINT Automation Research Center, NSA, (ret.)
Robert Wing, former Foreign Service Officer
Ann Wright, U.S. Army Reserve Colonel (ret) and former U.S. Diplomat

*    Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS) [Anciens professionnels du renseignement pour un comportement raisonnable] est un groupe de fonctionnaires actifs ou retraités des Services secrets américains, dont certains de la CIA, du bureau des services de renseignements du Secrétariat d’Etat (INR) et des services de renseignements militaires (DIA). Ils se sont organisés au niveau national en janvier 2003 pour protester contre l’utilisation d’informations falsifiées des services secrets pour justifier l’invasion de l’Irak par les troupes américaines et britanniques. Avant le début de l’invasion, le groupe a publié une lettre, décrivant que les analystes des divers services de renseignements n’avaient pas été entendus par les responsables politiques. En août 2010, ils ont rédigé un mémorandum adressé à la Maison Blanche, mettant en garde contre une attaque imminente de l’armée israélienne contre l’Iran.

Veteran Intelligence Professionals for Sanity VIPS – 2/10/16

Original: www.consortiumnews.com,

Traduit par Horizons et débats

 

Voir aussi :

Interview de Willy Wimmer accordée à Sputniknews

Quels sont les développements suite à l’engagement de la Russie en Syrie, il y a un an? Y a-t-il une chance réaliste pour rétablir la paix? La correspondante de «Sputniknews» Ilona Pfeffer, a interrogé Willy Wimmer, ancien secrétaire d’Etat au ministère allemand de la Défense et ancien vice-président de l’OSCE, afin de connaître son point de vue sur la situation en Syrie.

Sputniknews: M. Wimmer, les combats en Syrie n’arrêtent pas et les cessez-le-feu convenus sont régulièrement rompus. L’ingérence des Etats-Unis et de la Russie est souvent commentée de manière erronée dans les médias occidentaux. Comment jugez-vous la situation en Syrie?

 

19/10/2016

Une base US construite sur un grand gisement pétrolier en Syrie

Sous prétexte de lutte contre Daech les américains violent encore l'intégrité territoriale de la Syrie pour mieux lui voler son pétole et son gaz !

Une base US construite sur un grand gisement pétrolier en Syrie

19:44 04.10.2016


Une base US en Afghanistan

 

Dans le cadre de la lutte contre Daech, les États-Unis construisent un aérodrome militaire dans le nord de la Syrie. Le territoire, sur lequel une autre base militaire américaine est construite, est l'un des principaux gisements de pétrole et de gaz du pays, a indiqué à Sputnik un représentant des Forces démocratiques syriennes (FDS).

L'interlocuteur de Sputnik, qui a requis l'anonymat, a souligné que la sécurité du site de construction de la base était assurée par les soldats des FDS. Selon les informations disponibles, la nouvelle base militaire américaine, située entre les villes syriennes d'Al-Chaddadeh et de Hassaké dans le nord-est du pays, sera largement utilisée lors de l'opération visant à libérer Raqqa, la capitale de facto de Daech.

Dans le cadre de la lutte contre Daech, Washington avait déjà ouvert des aérodromes militaires dans les villes syriennes de Rimelan et Kobané, a rappelé le représentant des FDS. « Maintenant, la construction de la base militaire américaine à Al-Chaddadeh touche à sa fin.

La région dispose d'importantes réserves de pétrole et de gaz naturel. La présence américaine permanente dans la région a commencé après qu'en février 2016 la ville d'Al-Chaddadeh a été libérée des militants Daech et est tombée sous le contrôle des unités des FDS », a lancé l'interlocuteur de Sputnik.

Actuellement, selon lui, les derniers préparatifs sont en cours pour ouvrir la base, qui sera utilisé lors de l'opération visant à libérer Raqqa. L'armée américaine pourra également y stocker des armes.




La Russie et la Chine se préparent à une guerre – au seuil même de l’Amérique

 

Voilà à quoi s’exposent les USA à force d’aller provoquer la Russie et la Chine.
A une guerre au seuil même de l’Amérique ce qui devrait nous épargner une guerre en Europe.

S’ils pouvaient par la même occasion mettre hors d’état de nuire, "le régime de la communauté de l’anneau", les 2 cancers du monde, nous pourrions avoir enfin la paix sur le monde.

Vous avez l’article entier édité par Horizons et débats à télécharger ci-dessous :

Article du 17 octobre 2016 - Guerre Russie et Chine contre les USA.pdf

 

Et le cadeau de Poutine aux USA 

Plutonium: la Douma adopte la loi suspendant l'accord avec les USA La chambre basse du parlement russe a ratifié ce mercredi la suspension de l'accord avec les États-Unis sur le recyclage du plutonium.Une loi prévoyant la suspension de l'accord signé en 2000 entre les gouvernements russe et américain sur le recyclage du plutonium a été adoptée à une large majorité ce mercredi par la Douma (chambre basse du parlement russe). Le document a été soumis le 3 octobre par le président russe Vladimir Poutine.

 

Celui fait à la Palestine par l’UNESCO


L'UNESCO adopte la résolution controversée sur la vieille ville de Jérusalem L'Unesco a formellement adopté la résolution sur Jérusalem-Est portée par des pays arabes au nom de la protection du patrimoine culturel palestinien. Elle a été vivement contestée en Israël, où elle a été présentée comme un soutien au terrorisme.

 


Pour empêcher une nouvelle grande guerre …

La Russie et la Chine se préparent à une guerre – au seuil même de l’Amérique

par Niki Vogt Zeit Fragen FR  >  2016  >  No 23, 17 octobre 2016  >  

 

Tchoukotka, une province au nord-est de la Russie, juste en face de l’Alaska. (photo Wikimedia Commons, TUBS)

 

http://www.zeit-fragen.ch/fileadmin/_processed_/7/f/csm_ZF_20161011_23_Eurasien_ccba0e2657.jpg

 

La Fédération de Russie a effectué, du 5 au 10 septembre, l’un des plus grands exercices militaires jamais exécutés, «Caucase 2016». 120 000 soldats et officiers ont participé à cet exercice de défense. Selon l’agence Tass, tout cela a eu lieu dans le voisinage immédiat de la péninsule de Crimée. Il n’y aurait jamais eu plus de 12 500 participants à l’exercice en même temps, a annoncé le 9 septembre Valéry Guérassimov, chef de l’état-major général russe. Des représentants des ministères et des membres de la banque centrale russe y ont également pris part.

Guérassimov a décrit les manœuvres militaires comme un «entraînement militaire intensif». Il s’agissait d’un test difficile pour tous les gradés, qui a également mis les organismes de contrôle militaires à dure épreuve et testé leurs capacités de coordination des opérations des forces armées unies.

 

Un avertissement clair pour l’Occident

L’ampleur même de ces manœuvres et le choix de l’endroit peuvent être considérés, sans qu’on ait besoin de le souligner de façon explicite, comme un avertissement clair à l’Occident afin qu’il n’utilise pas la question de l’«annexion de la Crimée» et ne mette pas à trop rude épreuve la patience de la Russie dans le Donbass. On a appris en même temps la construction projetée jusqu’en 2018 d’une ligne de défense côtière à la pointe orientale de la Russie.


Une semaine avant le début de l’exercice militaire «Caucase 2016», le ministre russe de la Défense Shoigu a fait état de la création d’une unité spéciale dans la région de la Tchoukotka impliquant d’énormes dépenses en personnel et en matériel. La décision a été prise en 2015 et fait «partie d’un plan d’installation d’un système unifié de défense depuis la côte arctique au Nord jusqu’au territoire de Premorja au Sud». Le but en est de sécuriser les Iles Kouriles et la mer de Béring ainsi que d’assurer la protection des routes maritimes de la flotte dans le Pacifique et d’accroître la combativité de la marine nucléaire. Les nouvelles divisions doivent assurer la défense des régions très faiblement peuplées de la côte orientale de la Fédération de Russie.

 

Des divisions russes à la frontière orientale de la Russie

Le communiqué n’en dit pas plus. Par rapport à ces deux nouvelles, il est vraiment intéressant de noter que la Fédération de Russie adresse un message tout à fait clair à Washington. Jusqu’à présent, la Russie n’avait aucune division défensive côtière. Les frontières ouest de la Russie se trouvent sur le continent européen et du côté est, désert, il n’y avait aucune nécessité à défendre les côtes contre l’Alaska qui se trouve en face, elle aussi pratiquement déserte. Il n’y a aucune indication, ni sur ce à quoi une défense côtière orientale doit ressembler, ni sur son déploiement où sur l’armement prévu. Jusqu’à présent – à l’époque soviétique –, il y avait des forces navales en mer Baltique, dans l’océan Arctique, en mer Noire et dans le Pacifique assurant la défense des côtes russes. Pourquoi met-on alors en place des divisons terrestres entières le long des côtes?

Une division est une grande organisation de forces terrestres capable de mener un affrontement «interarmes», c’est-à-dire infanterie, génie militaire, défense NBC, blindés, service de santé, missiles et artillerie lourde … bref, tout l’attirail du «Grand Cirque». Dorénavant, plusieurs divisions seront installées le long de la côte orientale.

 

Pas plus de 90 kilomètres de l’Alaska

Un coup d’œil sur la carte, et on se rend compte que le point le plus avancé du nord-est de la Russie n’est séparé des Etats-Unis que par le détroit de Béring. Là, où il est le plus étroit, les deux superpuissances ne se trouvent pas à plus de 90 kilomètres l’une de l’autre. L’Alaska n’est qu’à un jet de pierre. Mais qu’y a-t-il en Alaska, à part des élans, des loups, des ours, des rennes et quelques villages?

Il y a déjà quelques bases militaires américaines pas tout à fait anodines, telle la base Elmendorf Air Force à Anchorage. C’est là qu’on trouve non seulement les derniers modèles d’avions de combat F-22-Raptor, capables d’en décoller pour intercepter les bombardiers stratégiques russes, mais aussi le Norad pour la zone d’Alaska, le Command of the 11th Air Army et Fort Richardson, avec la 4th Brigade Combat Team (parachutistes) de la 25e division d’infanterie.


Les avions de combat américain auraient à peine le temps de décoller en cas de guerre

Comme mentionné plus haut, les divisions pourraient aussi être équipées de missiles de différentes sortes. Dans l’une de ses analyses, l’analyste militaire Sergej Ischenko a remarqué que si la Russie installait le long de sa côte orientale des rampes de lancement mobiles pour le système de missiles balistiques à courte portée Iskander, les F-22-Raptors des Américains auraient à peine le temps de décoller pour intercepter les bombardiers russes. Comme nous l’avons appris avec le cas «Donald Cook» et d’autres démonstrations de force des Russes, ces derniers peuvent paralyser complètement l’électronique militaire américaine, ce qui se produirait très vraisemblablement également en Alaska, plongeant dans le noir tous les postes d’observation et d’alerte. «Tout comme au temps de la guerre froide, les troupes des bases militaires d’Elmendorf et de Fort Richardson iront se coucher chaque soir avec un mauvais pressentiment», résume Ischenko.

 

Avec les USA, la Russie applique ce qu’elle a dû elle-même supporter

La Russie applique à présent exactement ce qu’elle a dû elle-même supporter au cours des dernières années: les bases militaires et les troupes de la puissance adverse se resserrent sur les frontières des Etats-Unis. Là-dessus, comme l’a souligné le président chinois Xi Jinping lors du Sommet du G20 à Hangzhou: la Chine poursuivra avec confiance ses intérêts dans la mer de Chine méridionale. Celle-ci se situe juste au-dessous de la côte orientale de la Russie. Cela ne se présente pas très bien pour les Etats-Unis.

 
Cependant, il n’y a pas que les divisions de défense côtière dans la Tchoukotka et les côtes du sud vers la Chine. L’armée de l’air russe a construit dix bases aériennes dans l’Arctique. L’organisation russe pour les constructions spéciales (Spetsstroy) développe actuellement les installations d’infrastructure de ces bases militaires aériennes dans le grand Nord, en Extrême-Orient et en Sibérie pour 20 000 militaires, leurs familles et des employés civils du ministère de la Défense.

Selon un rapport du site Internet «The National Interest», les avions de combat des 10 bases de l’armée de l’air sont équipés du redoutable Vympel R-37 (missile air-air) à très haute portée et qui est en mesure d’abattre de manière ciblée les avions américains AWACS et C4-ISTAR; ils peuvent également se déplacer sur une si grande distance qu’ils sont inaccessibles pour les avions de combat américains qui doivent protéger les AWACS et les C4-ISTAR. Les avions de combat russes peuvent en outre abattre avec une très grande précision les avions ravitailleurs des Américains, ce qui, lors de l’explosion du chargement de kérosène hautement inflammable, rend obsolète la possibilité pour l’équipage de s’échapper en utilisant leurs sièges éjectables. Un tir réussi transforme immédiatement le chargement de kérosène volant en boule de feu.

 
Viennent en outre les missiles air-air Nivator KS-17 qui portent déjà parmi les Américains le nom d’AWACS-killers et atteignent sûrement leur but sur une portée de 400 kilomètres. Ce sont les missiles air-air les plus lourds et les plus destructeurs n’ayant jamais été construits. L’armée de l’air indienne en possède afin d’armer ses SU-30MKI-FIGHTERJETS russes.

 

1500 soldats d’élite russes en Bolivie

Le réarmement ne s’arrête cependant pas à la frontière nord-ouest de l’Amérique. Le 6 septembre, l’agence Tass a rapporté que la Fédération de Russie avait envoyé 1500 soldats d’élite, les Spetsnaz, pour action immédiate en Bolivie. Cette mesure faisait partie d’un accord sur la collaboration militaire signé entre la Fédération de Russie et la Bolivie et appliqué sur le champ. Il s’agit là également d’une avant-garde – qui ne devrait pas s’en tenir au nombre de 1500 – se rapprochant des frontières étatsuniennes. La Bolivie voit la Russie comme un pays fraternel, avec lequel elle entretient d’excellentes relations, a fait savoir le ministre de la Défense bolivien. De son côté, la Russie voit en la Bolivie un partenaire prometteur, a répondu avec bienveillance le ministre de la Défense russe Shoigu.

 

Pas de nouveau Brésil

L’empressement de la Bolivie à collaborer avec la Russie doit être vu dans un contexte de crainte de devenir le prochain Venezuela ou le prochain Brésil où les Etats-Unis provoqueraient désordres et renversements politiques. Au Brésil, où Washington serait derrière la destitution de Dilma Rousseff, dont le successeur au poste de président, Michel Temer, a, selon des informations de Wikileaks, travaillé de longues années comme informateur des services secrets américains contre son propre pays. L’article indique ensuite que Temer va nommer Goldman Sachs et le FMI pour gérer et diriger l’économie brésilienne.

Lors du renversement de Dilma Rousseff, Temer était soutenu par le sénateur Aloysio Nunes qui a œuvré pour la destitution de celle-ci. Une fois que le renversement a abouti, Nunes est allé trois jours aux Etats-Unis pour y rencontrer des représentants du gouvernement américain. Parmi ceux-ci, on trouvait aussi des membres du US-Senate Foreign Relations Committee, de l’Albright Stonebridge Group (Présidente: Madeleine Albright) et l’ancien ambassadeur américain au Brésil, Thomas Shannon. De plus, l’actuelle ambassadrice des Etats-Unis au Brésil Liliana Ayalde est une femme qui, selon Wikileaks, a déjà été impliquée dans la chute du gouvernement paraguayen.

 

Avion-espion américain au-dessus de la mer Noire

La Russie s’est justifiée du renforcement massif de ses efforts militaires – dirigés à l’évidence contre les Etats-Unis – par le survol de la mer Noire, d’un des avions-espions américains P8-Poseidon, ayant tenté de pénétrer la semaine dernière, avec son transpondeur éteint, dans l’espace aérien russe. Il a été intercepté par un SU-27. Le Pentagone s’est ensuite plaint de ce que l’avion de combat russe ait opéré des manœuvres dangereuses et s’est approché de l’avion américain à une distance de 10 pieds. La tentative de pénétrer dans l’espace aérien russe est contre toutes les règles internationales et, serait en outre le prolongement des agressions américaines délibérées du 1er août, lorsque les Etats-Unis ont fait voler le long de la frontière nord de la Russie plusieurs bombardiers stratégiques pouvant transporter des armements nucléaires.

 
Si l’on prend en compte également le fait – déjà mentionné plus haut – que la Chine a ouvertement montré sa disposition de s’opposer aux activités américaines dans la région, et l’armement qu’a développé la Chine, il en résulte une nouvelle image de la situation internationale.

 

Une nouvelle image de la situation internationale

Avec son missile PL-15, la Chine a plongé les instances dirigeantes de l’armée américaine dans la perplexité. Les AIM-120 AMRAAM des avions de combat américains, vieux de plusieurs décennies, ne peuvent plus tenir la comparaison. «Que pouvons-nous opposer à cette menace?» a demandé le général Herbert Carlisle, commandant de l’Air Combat Command. Et il a exigé: «Le PL-15 et la portée de ce missile … nous devons tout simplement être capables de le surclasser.» En outre, les Chinois ont également développé avec le Chengdu-J-20, un avion de combat furtif, efficace et ultramoderne. Les Chinois dissimulent certes de nombreuses données, mais il est clair pour les militaires américains qu’ils ont là affaire à un avion optimisé capable d’atteindre une vitesse élevée et de très grande portée. En armant ces avions de combat de missiles PL-15, les Chinois peuvent détruire les avions ravitailleurs américains ainsi que des navires de guerre. Cependant, afin de permettre les opérations aériennes des avions de combat américains F-22 en mer, trois ou quatre avions ravitailleurs doivent, selon un RAND-Briefing, décoller toutes les heures pour délivrer 2,6 millions de gallons de kérosène aux avions de combat. Cela, Pékin le sait aussi. Les avions Chengdu J-20 n’ont qu’à cibler – à distance sécurisée – les lourds et maladroits avions-ravitailleurs avec des PL-15 à grande portée pour les tirer comme des pigeons et paralyser l’armée de l’air américaine dans les eaux extraterritoriales de Chine et des côtes orientales de la Russie.

 

Les Américains doivent se faire à l’idée d’une guerre menée dans leur propre pays

Si la Russie y ajouterait encore sa capacité à éliminer le très complexe système électronique AEGIS des forces armées américaines, les Etats-Unis ne pourraient à moyen terme plus se permettre aucune épreuve de force avec la Chine et la Russie dans cette région. Il ne serait pas possible aux bombardiers américains de pénétrer profondément en Chine et en Russie pour détruire les grandes villes et les centres importants par des attaques à la bombe, pas plus que de mener des opérations d’engagement dans les zones côtières de la Chine et de la Russie. L’Amérique est en train de perdre sa souveraineté aérienne sur la mer de Chine méridionale, région de grande importance avec les itinéraires commerciaux mondiaux et perd aussi son influence sur les Etats riverains qui voient le champion jusqu’ici incontesté provoqué et mis à mal.

En revanche, la Russie et la Chine ont de bonnes chances d’affronter les Américains le long de leur côte occidentale sur leur propre sol, dans de très dures attaques aériennes. Privées de leurs systèmes d’alerte électroniques, que la Russie peut désactiver, les possibilités de la défense antiaérienne seront restreintes. En combat aérien, les missiles de grande portée russes et chinois sont supérieurs à ceux des Américains. Cette fois-ci, les Américains doivent se faire à l’idée d’avoir la guerre dans leur propre pays. Toute la côte ouest, jusqu’à loin dans l’arrière-pays, serait touchée. Si les Etats-Unis jouaient la carte du nucléaire, la riposte consisterait en au moins une bombe atomique sur une grande ville américaine de la côte ouest.

La tendance esquissée ici montre à l’évidence que la Chine et la Russie veulent le faire voir clairement aux Américains et sont décidées, le cas échéant, à mettre leurs plans en œuvre. Le peuple américain n’est cependant psychologiquement absolument pas préparé à un tel scénario catastrophe. Il y aurait une explosion de panique déclenchant une tourmente anti-gouvernementale. Les Etats-Unis ne seraient pas en mesure de mener une telle guerre plus de deux semaines.    

Source: http://www.zeit-fragen.ch/fr/ausgaben/2016/nr-23-10-oktob...

 du 13/9/16

(Traduction Horizons et débats)