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29/11/2015

« Le problème au Moyen-Orient tient aux origines de l’État d’Israël »

Des révoltes arabes aux risques et enjeux des troubles qui secouent la Syrie, l’enrôlement du Canada dans la politique hégémonique américaine, les jeux russe et onusien, sans pour autant oublier la place de l’Afrique dans ce nouvel échiquier, des questions brûlantes que La Nouvelle République a abordées avec Richard Le Hir, ex-député du Parti québécois d’Iberville en 1994 et ministre délégué à la Restructuration dans le cabinet Parizeau du 26 septembre 1994 au 9 novembre 1995.

***

La Nouvelle République : Révoltes ou révolutions, spontanéité des masses ou complot de l’Occident, décidément, les avis sont partagés pour qualifier ce qui se passe dans le monde arabe. Quelle est votre opinion à ce propos ?

Richard Le Hir : N’étant pas sur le terrain, je suis entièrement dépendant des médias pour mon information, tant les médias traditionnels que les sites alternatifs. La vision qu’un observateur étranger peut donc dégager de ce qui se passe dans le monde arabe est nécessairement partielle, et le risque existe qu’elle soit de ce fait partiale. Voilà de quoi inciter à la plus grande prudence. Si les avis sont si partagés, c’est sans doute qu’il n’est pas possible de traiter toutes les situations sur le même pied. Pour peu qu’on fasse l’effort de s’informer, on voit bien qu’entre ce qui s’est passé en Egypte, en Tunisie, en Libye et au Yémen ou ce qui est en train de se passer en Syrie, il y a un monde de différences.

Si une mauvaise conjoncture économique constitue toujours un terreau fertile pour l’expression d’un sentiment de révolte, les excès d’un pouvoir corrompu et loin du peuple pourront jouer un rôle important d’accélérant, comme l’huile jetée sur le feu. Et il y aura toujours des opportunistes à l’intérieur ou à l’étranger pour chercher à profiter de la situation à des fins d’enrichissement personnel ou à des fins politiques.

Cela dit, il ne fait aucun doute dans mon esprit que des intérêts étrangers au monde arabe sont en train d’exploiter à des fins politiques l’instabilité qui y règne, soit pour consolider des positions existantes, soit pour modifier durablement en leur faveur l’équilibre des forces. Ces intérêts étrangers sont assez faciles à identifier, il s’agit essentiellement des Etats-Unis et d’Israël qui traînent dans leur sillage les vassaux européens de l’Amérique, à commencer par la France et le Royaume-Uni.

Vu leur vulnérabilité économique et politique, les pays arabes sont des proies toutes désignées, et le risque qu’ils soient récupérés est très élevé. Mais comme l’Amérique n’a désormais plus les moyens de ses ambitions hégémoniques, le désenchantement chez les récupérés sera très rapide et l’instabilité n’y fera que s’amplifier.

Quelle analyse faites-vous de la crise que traverse la Syrie ?

Ce qui est particulièrement frappant, c’est le fossé entre ce que rapportent les médias officiels étrangers et les comptes-rendus des sources d’information non alignées sur le terrain. Le fait que Bachar Al-Assad tienne encore solidement les rênes du pouvoir constitue pour moi une indication très claire que la menace vient davantage de l’extérieur que de l’intérieur et qu’elle est téléguidée comme l’était la tentative de renversement du régime iranien en 2009 lors de la pseudo Révolution verte.

Il ne faut donc pas se surprendre de retrouver dans le camp de la révolution syrienne l’intellectuel français et de moins en moins philosophe Bernard-Henri Lévy, qui n’avait pas hésité à jeter tout son poids médiatique derrière la révolution avortée en Iran et qu’on a vu se démener avec toute la force de son impressionnant carnet de contacts en Libye récemment. On sait maintenant grâce à Bernard-Henri Lévy lui-même que « c’est en tant que juif » qu’il a « participé à l’aventure politique en Libye ». Lors de la première Convention nationale organisé par le Conseil représentation des organisations juives de France (CRIF), il a en effet précisé : « Je ne l’aurais pas fait si je n’étais pas juif. J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël ». La question se pose maintenant de savoir si la fidélité de Lévy au sionisme et à Israël l’emporte sur la fidélité qu’il doit à la France en tant que citoyen français. C’est une question que les Français devraient se poser, et je suis surpris de voir qu’ils ne soient pas nombreux à le faire. La facilité avec laquelle il est parvenu à entraîner la France dans le renversement de Kadhafi par la force est un témoignage éloquent du délitement de la diplomatie française sous Sarkozy et de sa mise au service des intérêts des Etats-Unis, d’Israël et, accessoirement, de certains oligarques du pétrole proches de Sarkozy, notamment le Canadien Paul Desmarais.

L’effondrement diplomatique de la France est une mauvaise nouvelle pour Bachar Al-Assad qui ne peut plus compter désormais que sur le soutien de l’Iran, de la Russie et de la Chine. Quant aux Syriens eux-mêmes, il ne fait pas de doute qu’une certaine faction aspire à un renversement du pouvoir en place, mais cette faction n’a ni l’importance numérique que lui attribuent les médias occidentaux, ni une large base de soutien populaire, ni le degré de radicalisme requis pour faire une révolution, et elle ne voit pas que ses espoirs sont alimentés par une force en déclin qui, le moment venu, ne serait pas capable de tenir ses promesses en raison de la précarité de sa situation économique et ses propres problèmes.

Autrement dit, il y a en Syrie à l’heure actuelle des tas de gens qui sont manipulés et qui meurent pour rien d’autre que la promotion d’intérêts étrangers.

En tant que Canadien, comment expliquez-vous la participation de votre pays à ces guerres dites « humanitaires », notamment en Libye, alors que vous dites : « Il fut un temps où le Canada était perçu comme une force de paix dans le monde » ?

Les étrangers doivent comprendre que la politique qui est actuellement celle du gouvernement canadien va à l’encontre de sa propre tradition depuis la Seconde Guerre Mondiale et qu’elle ne constitue en rien un reflet de la volonté populaire. Pour dire le vrai, l’opinion publique canadienne était beaucoup plus à l’aise avec l’image de son armée en contingent important des forces de maintien de la paix de l’ONU, les Casques bleus, qu’avec celle de baroudeurs en Afghanistan et plus récemment au commandement des forces de l’OTAN en Libye. Le parti actuellement au pouvoir n’a remporté que 37,5 % des voix aux élections générales du 2 mai dernier. Il représente surtout l’ouest du pays et la province de l’Alberta où les intérêts pétroliers américains sont très présents et très influents. C’est cette influence qui explique en grande partie l’alignement de la politique étrangère canadienne sur celle des Etats-Unis, alors qu’en 2002, le Canada, alors dirigé par un autre parti aux assises dans l’est du pays, avait, comme la France de Chirac, refusé de s’engager aux côtés des Etats-Unis dans la guerre en Irak.

Le gouvernement canadien s’apprête à signer un traité de coopération militaire avec Israël, dans quel intérêt stratégique peut-on placer cet accord ?

Depuis l’annonce de la conclusion imminente de cet accord à la mi-novembre par les ministres de la Défense des deux pays à Ottawa, aucune autre nouvelle n’a filtré, sans doute parce que le gouvernement en place au Canada est très conscient de la surprise et de la réaction défavorable qu’elle a causées. Le nouveau gouvernement n’ayant tenu aucun débat sur ses orientations en matière de politique étrangère depuis sa première élection comme gouvernement minoritaire en 2006, les Canadiens n’ont guère d’autre choix que de voir dans la conclusion de cet accord avec Israël un autre signe de sa soumission totale aux objectifs américains. Il n’existe, en effet, pour le Canada aucune autre justification stratégique au soutien d’Israël que celle de l’alignement avec les politiques américaines, et cet alignement est d’autant plus surprenant et incompréhensible qu’il coïncide avec le commencement de la fin de l’hégémonie américaine.

Certains observateurs avancent qu’en cas d’escalade américaine et européenne contre Damas, la région risque un embrasement, voire même une troisième guerre mondiale. Etes-vous de cet avis ?

Le risque d’une troisième guerre mondiale est réel. Quant à savoir si la situation en Syrie en sera l’élément déclencheur, c’est une autre affaire. Il n’y a pas de doute que cette hypothèse ne peut être exclue, mais une « provocation » iranienne pourrait tout aussi bien servir de prétexte. L’Amérique ne sait que trop bien que la crise économique mondiale engendrée par ses excès menace au premier chef son hégémonie, et c’est au principal conseiller économique du président Obama pendant la première partie de son mandat Larry Summers, également ancien recteur de Harvard et secrétaire au Trésor sous le président Clinton, que revient le mérite d’avoir le premier évoqué la perspective du déclin de l’influence américaine en posant la question dans des termes on ne peut plus clairs : « Pendant combien de temps le plus gros emprunteur au monde peut-il demeurer la première puissance mondiale ? » Et la réponse est évidemment : pas très longtemps.

Alors, le danger devant l’imminence de ce déclin est que l’Amérique soit tentée par une dernière démonstration de puissance pour infléchir durablement la situation au Moyen-Orient dans le sens de ses intérêts et de ceux d’Israël, dans une sorte de fuite en avant pendant qu’elle dispose encore des moyens d’agir. Cette perspective soulève des inquiétudes jusque dans les milieux américains du renseignement. Encore ces jours-ci, un ancien analyste de la CIA, Ray McGovern, mettait ses compatriotes en garde contre l’idée d’ouvrir les hostilités contre l’Iran dans l’espoir de sécuriser Israël, en les prévenant qu’il pourrait s’agir de « la plus grosse erreur du siècle ».

Ce commentaire rejoint un autre que je faisais moi-même il y a un peu plus d’un an dans le cadre d’un article pour la tribune libre du site d’information Vigile.net au Québec :

« Le problème [au Moyen-Orient] tient aux origines de l’Etat d’Israël. Et je prends bien soin de faire une distinction entre Israël et l’Etat d’Israël. Si les origines du premier remontent avant Jésus-Christ, les origines du second remontent à 1948. Le premier a un fondement religieux et historique et le second un fondement strictement politique. Or les juifs agissent comme si tout cela était confondu et ne veulent pas accepter que la distinction réelle qui existe entre les deux, comporte en elle les germes de la précarité. Refusant de reconnaître et d’accepter cette précarité, ils souhaitent la transformer en sécurité. Je les comprends. Mais plus ils cherchent à gagner de la sécurité, plus ils augmentent leur précarité ».

Après avoir augmenté la pression, notamment à travers les déclarations de Medvedev et en positionnant leur porte-avions Amiral Kouznetsov au large des côtes syriennes, les Russes viennent de proposer une nouvelle mouture pour une éventuelle résolution du Conseil de sécurité. Doit-on considérer cela comme une concession, un fléchissement de la position russe ou une simple manœuvre pour tromper l’Occident, sans toutefois concéder aux Occidentaux une résolution à même de servir de tremplin à une agression militaire ?

Il y a dans toutes ces manœuvres de la Russie, outre le souci de laisser savoir aux Etats-Unis, à l’Europe et à Israël qu’elle ne laissera pas cette question se régler « à la libyenne », le désir manifeste de gagner du temps dans l’espoir que ce temps permettra aux parties impliquées de prendre pleinement conscience des enjeux et des risques qui seraient associés au renversement du régime syrien. Je constate que lors des manœuvres militaires que les Iraniens ont récemment tenues dans le golfe d’Ormuz, la presse iranienne a pris la peine de souligner la présence d’une délégation militaire syrienne de haut niveau aux côtés des délégations russe et chinoise. Le message est on ne peut plus limpide : « Touche pas à mon pote ! »

Est-ce que la Russie a les moyens d’aider la Syrie à faire face, dans les prochains mois, aux embargos technologiques et économiques dont les Euro-Américains veulent accabler le pays ?

Les embargos annoncés par le président Obama sont surtout d’ordre financier et visent à nuire essentiellement à l’économie iranienne. Mais en même temps qu’ils cherchent à nuire à l’économie iranienne, les Américains doivent faire attention à ne pas se pénaliser eux-mêmes, et comme la principale source de revenus de l’Iran est le pétrole et que le pétrole iranien se négocie ouvertement sur le marché mondial, les Américains sont limités dans leur action. La dernière chose dont ils auraient besoin en ce moment compte tenu de l’état de leur économie est une flambée des cours du pétrole. Il faut aussi garder à l’esprit que ce sont les Etats-Unis et ses alliés qui mettent en place cet embargo et non la communauté internationale par le truchement de l’ONU, ce qui va en limiter singulièrement la portée, même si la propagande prétendra le contraire.

Certaines parties accusent Israël de jouer un rôle dans les événements en Syrie dans le cadre d’un agenda étranger bien défini. Serait-il dans l’intérêt d’Israël que la Syrie soit déstabilisée avec un changement de régime ou au contraire cela risque de constituer une nouvelle menace comme tiennent à l’affirmer certains observateurs ?

Pour répondre à cette question, certaines distinctions s’imposent. Pour des raisons dont j’ai parlé plus haut, il existe une confusion entre les ambitions sionistes et les intérêts de l’Etat d’Israël. A l’heure actuelle, les ambitions sionistes menacent les intérêts de l’Etat d’Israël et compromettent même ses chances de survie. Si les sionistes veulent effectivement déstabiliser la Syrie, cela ne correspond aux intérêts de l’Etat d’Israël, et c’est celui-ci qui risque d’en pâtir, car l’instabilité qui s’installerait en Syrie serait à moyen et long terme plus dangereuse pour la survie de l’Etat d’Israël que le maintien du régime actuel, si tant est que des gains à court terme pourraient même être possibles, ce qui n’est pas du tout évident.

Récemment, Ban Ki-moon a déclaré à propos de la situation en Syrie : « Cela ne peut plus durer. Au nom de l’humanité, il est temps pour la communauté internationale d’agir ! » Serait-ce là un feu vert pour une intervention militaire comme en Libye ?

Le secrétaire général Ban Ki-moon a une conception bien étriquée de l’humanité pour croire qu’il s’exprime ainsi en son nom. En premier lieu, il est loin d’être acquis que la communauté internationale partage son point de vue qui est essentiellement celui des Etats-Unis et de ses alliés. Et les conditions politiques actuelles ne sont pas du tout réunies pour une mission « humanitaire » de l’ONU. En fait, nous assistons plutôt en ce moment à une ré-émergence de la politique des blocs, comme au temps de la guerre froide entre les années 1950 et 1990. Si une intervention militaire devait avoir lieu — et je la perçois de moins en moins comme une possibilité —, il faudrait qu’elle soit lancée à l’initiative de l’OTAN, une hypothèse peu vraisemblable dans la foulée immédiate de l’opération en Libye qui commence à soulever bien des interrogations dans les pays participants.

Ne serait-ce qu’au Canada, certains critiques sont même allés jusqu’à accuser le commandant en chef des forces de l’OTAN dans l’opération libyenne, le lieutenant-général Charles Bouchard, un de nos compatriotes, de crimes de guerre ! Dans les événements qui secouent l’Afrique et le monde arabe, on assiste à un grand jeu des puissances occidentales et des affrontements feutrés entre elles ; quels seraient d’après-vous les logiques stratégiques qui visent à remodeler l’Afrique, le Proche et le Moyen-Orient ?

Si encore il ne s’agissait que des puissances occidentales, la situation répondrait à des modèles connus comme l’impérialisme, le colonialisme, le postcolonialisme ou le clientélisme. Mais avec l’émergence de la Chine comme puissance mondiale, la situation s’est singulièrement compliquée. Et si, par surcroît, ma théorie de la ré-émergence des blocs se confirme, l’Afrique va se retrouver au cœur d’une partie d’échecs à trois dimensions, mais il est encore trop tôt pour prévoir comment cette partie va se jouer.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël ont décidé d’étendre leurs aires d’influence sur le continent africain. L’Afrique ne serait-elle pas en passe de devenir l’un des principaux terrains du « choc des civilisations » ? Quel avenir pour l’Afrique dans ces conditions ?

Quelles que soient les visées de ces pays en Afrique, ils risquent d’avoir de grandes surprises. Si leur perception de l’Afrique n’a pas beaucoup évolué, ils vont découvrir assez rapidement que la perception que les Africains ont de l’Afrique a grandement évolué et qu’ils n’accepteront plus encore très longtemps de la voir servir de ballon de football pour qui que ce soit.

Entretien réalisé par Chérif Abdedaïm

Source: http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=8837

source: http://vigile.net/Le-probleme-au-Moyen-Orient-tient

28/10/2015

La racaille d’Obama perd son sang froid et devient arrogant face à la sérénité de V. Poutine

Qui est Poutine ?

Vladimir Poutine, le grain de sable dans la machinerie du Nouvel Ordre Mondial

G.20 de saint Petersbourg.. Obama insulte Vladimir Poutine face à son inflexibilité et se met à proférer des insultes…. Qui n’a aucune conséquence que celle de lui rétorquer le jugement qu’il a de ce pseudo marionnettiste des Illuminatis.


La racaille d’Obama perd son sang froid et devient arrogant face à la sérénité de V. Poutine


WikiLeaks dévoile un deal entre Obama et la CIA

Comme le dit un internaute en commentaire sous l’article :

"Ah bah on comprend mieux maintenant pourquoi la CIA a quadruplé la production d’héroïne en Afghanistan, et de cocaïne en Bolivie... Le prix Nobel de la Paix a été financé avec de l'argent sale !".

Et pourquoi les USA et la Grande Bretagne veulent conserver leurs troupes en Afghanistan.

WikiLeaks dévoile un deal entre Obama et la CIA

15:01 27.10.2015 (mis à jour 15:15 27.10.2015)

Directeur de la CIA John Brennan

WikiLeaks a publié un troisième ensemble de documents provenant de la boîte mail du directeur de la CIA John Brennan, selon lesquels il aurait financé la campagne électorale de Barack Obama. En revanche, les gens de "l'équipe Brennan" ont eu des postes dans la sécurité nationale, avec M. Brennan en tête.

Deux documents de plus qui viennent de la correspondance privée de John Brennan ont fuité sur Internet grâce à WikiLeaks. Toutes ces lettres datent de 2008 quand M. Brennan, était à la tête d'une société privée de renseignement et d'analyse, The Analysis Corp (TAC).

WikiLeaks fait remarquer qu'en 2008, John Brennan  avait financé la campagne électorale de Barack Obama qui a en retour embauché la TAC  comme conseiller en sécurité. En 2013, John Brennan est finalement devenu ce qu'il est aujourd'hui – directeur de la CIA.

Le "Groupe de Brennan"

L'autre document est une liste de 22 personnes qui appartiennent à ce que WikiLeaks appelle un "groupe actuellement non-identifié". Un regard plus attentif sur la liste suggère qu'il pourrait s'agir d'une équipe de M. Brennan proposée dans le cadre du contrat avec la TAC.

L'une des figures les plus connues de la liste est Jay Johnson, chef actuel de la Sécurité intérieure. En 2008, il n'était qu'un juriste travaillant dans une entreprise privée. En 2009, Barack Obama l'a nommé conseiller principal du ministère de la Défense.

D'autres personnalités connues de l'équipe Obama de transition sont Sarah Sewall qui avait travaillé comme conseillère en matière de politique étrangère lors de la campagne de Barack Obama, elle a supervisé le passage au département d'État et des ministères de la défense et de la sécurité intérieure. Sarah Sewall travaille actuellement comme sous-secrétaire d'Etat américain en charge de la sécurité des civils, de la démocratie et des droits de l’homme.

 Dans une correspondance avec la chaîne russe Rossiya 24, le hacker DerpLaughing a promis de publier de nouveaux documents le 5 novembre et a expliqué l'objectif de son attaque informatique.

"Notre objectif est de faire honte au gouvernement américain et faire en sorte que tout le monde comprenne qu'il ment. Nous voulons que le gouvernement des États-Unis cesse de financer Israël et d'espionner tout le monde. Quand nous y parviendrons, nous sauterons sur d'autres. On m'a dit que le gouvernement australien est également très corrompu", a dit le hacker.

Quelques jours plus tôt, le site lanceur d'alertes WikiLeaks avait publié des informations dont une note analytique de 2007 sur les forces politiques de l'Iran, avec des recommandations expliquant au président US "comment jouer avec les pièces de l'échiquier iranien".

D'autres documents rendus publics dévoilent des informations sur les méthodes d'interrogatoire des terroristes présumés.

 

 

24/10/2015

La différence entre Poutine et Obama

Y'a pas photo pour savoir lequel est le plus actif des deux.


20/10/2015

Syrie : L’armée russe affirme sa supériorité en guerre conventionnelle

Allez les amis, régalez-vous !

Non seulement Poutine a mis un terme à la doctrine Wolfowitz, en allant défendre la Syrie, mais tout le monde y est isolé grâce à la technologie militaire russe et à son système de brouillage des communications, de telle sorte que seuls Damas et l’armée Russe savent ce qui se passe réellement sur le terrain !

La coalition mafieuse et illégale, des USA et Cie, est rendue sourde et aveugle sur tout ce qui se passe sur le terrain et les mercenaires ne peuvent plus communiquer avec leurs chefs criminels de la CIA/Mossad et Cie !

On a compris pourquoi le porte-avions US a mis les voiles du Golfe Persique !

Bravo Poutine !

 

L’armée russe affirme sa supériorité en guerre conventionnelle

par Thierry Meyssan

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 19 octobre 2015

L’intervention militaire de Moscou en Syrie n’a pas simplement retourné le sort des armes et semé la panique parmi les jihadistes. Elle a montré au reste du monde, en situation de guerre réelle, les capacités actuelles de l’armée russe. À la surprise générale, celle-ci dispose d’un système de brouillage capable de rendre l’Alliance atlantique sourde et aveugle. Malgré un budget bien supérieur, les États-Unis viennent de perdre leur domination militaire.

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L’intervention militaire russe en Syrie, qui devait être un pari risqué de Moscou face aux jihadistes, s’est transformée en une manifestation de puissance qui bouleverse l’équilibre stratégique mondial [1] Conçue au départ pour isoler les groupes armés des États qui les soutiennent en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, puis les détruire, l’opération a conduit à aveugler l’ensemble des acteurs occidentaux et leurs alliés.

Stupéfait, le Pentagone est divisé entre ceux qui tentent de minimiser les faits et de trouver une faille dans le dispositif russe et ceux qui, au contraire, considèrent que les États-Unis ont perdu leur supériorité en matière de guerre conventionnelle et qu’il leur faudra de longues années pour la récupérer [2].

A Transatlantic Talk with General Philip Breedlove on NATO’s
Next Steps: Warsaw and Beyond


On se souvient qu’en 2008, lors de la guerre d’Ossétie du Sud, les Forces russes étaient certes parvenues à repousser l’attaque géorgienne, mais avaient surtout montré au monde l’état déplorable de leur matériel. Il y a dix jours encore, l’ancien secrétaire à la Défense Robert Gates et l’ancienne conseillère nationale de sécurité Condoleezza Rice parlaient de l’armée russe comme d’une force de « second rang » [3].

Comment donc, la Fédération russe est-elle parvenue à reconstruire son industrie de Défense, à concevoir et à produire des armes de très haute technologie sans que le Pentagone ne mesure l’ampleur du phénomène et qu’il se laisse distancer ? Les Russes ont-ils utilisé toutes leurs nouvelles armes en Syrie ou disposent-ils d’autres merveilles en réserve ? [4]

Le désarroi est si grand à Washington que la Maison-Blanche vient d’annuler la visite officielle du Premier ministre Dmitry Medvedev et d’une délégation de l’état-major russe. La décision a été prise après une visite identique d’une délégation militaire russe en Turquie. Inutile de discuter des opérations en Syrie, car le Pentagone ne sait plus ce qui s’y passe. Furieux, les « faucons libéraux » et les néo-conservateurs exigent la relance du budget militaire et ont obtenu l’arrêt du retrait des troupes d’Afghanistan.

De manière on ne peut plus étrange, les commentateurs atlantistes qui assistent au dépassement de la puissance militaire US dénoncent le danger de l’impérialisme russe [5]. Pourtant la Russie ne fait ici que sauver le Peuple syrien et propose aux autres États de travailler en coopération avec elle, tandis que les États-Unis lorsqu’ils détenaient la prééminence militaire ont imposé leur système économique et détruit de nombreux États.

Force est de constater que les déclarations incertaines de Washington durant le déploiement russe, avant l’offensive, ne devaient pas être interprétées comme une lente adaptation politique de la rhétorique officielle, mais pour ce qu’elles exprimaient : le Pentagone ignorait le terrain. Il était devenu sourd et aveugle.

Un système de brouillage généralisé

On sait, depuis l’incident de l’USS Donald Cook en mer Noire, le 12 avril 2014, que l’armée de l’Air russe dispose d’une arme lui permettant de brouiller tous les radars, circuits de contrôle, systèmes de transmission d’information, etc. [6]. Dès le début de son déploiement militaire, la Russie a installé un centre de brouillage à Hmeymim, au nord de Lattaquié. Subitement, l’incident de l’USS Donald Cook s’est reproduit, mais cette fois dans un rayon de 300 kilomètres ; incluant la base Otan d’Incirlik (Turquie). Et il persiste toujours. L’événement s’étant produit durant une tempête de sable d’une densité historique, le Pentagone a d’abord cru que ses appareils de mesure avaient été déréglés avant de constater qu’ils sont brouillés. Tous brouillés.

Or, la guerre conventionnelle moderne repose sur le « C4i » ; un acronyme correspondant aux termes anglais de « command » (maîtrise), « control » (contrôle), « communications », « computer » (informatique) et « intelligence » (renseignement). Les satellites, les avions et les drones, les navires et les sous-marins, les blindés et désormais même les combattants, sont reliés les uns aux autres par des communications permanentes qui permettent aux états-major de commander les batailles. C’est tout cet ensemble, le système nerveux de l’Otan, qui est actuellement brouillé en Syrie et dans une partie de la Turquie.

Selon l’expert roumain Valentin Vasilescu, la Russie aurait installé plusieurs Krasukha-4, aurait équipé ses avions de conteneurs de brouillage SAP-518/ SPS-171 (comme l’avion qui survola l’USS Donald Cook) et ses hélicoptères de Richag-AV. En outre, elle utiliserait le navire espion Priazovye (de classe Project 864, Vishnya dans la nomenclature Otan), en Méditerranée [7].

Il semble que la Russie ait pris l’engagement de ne pas perturber les communications d’Israël —chasse gardée US—, de sorte qu’elle s’interdit de déployer son système de brouillage au Sud de la Syrie.

Les aéronefs russes se sont fait un plaisir de violer un grand nombre de fois l’espace aérien turc. Non pas pour mesurer le temps de réaction de son armée de l’Air, mais pour vérifier l’efficacité du brouillage dans la zone concernée et pour surveiller les installations mises à dispositions des jihadistes en Turquie.

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Si l’Otan a toujours la possibilité de photographier depuis des satellites la construction des bases militaires russes en Syrie, elle ne peut plus ni écouter les communications radio, ni visualiser les déplacements des hommes et des matériels. En outre, l’Otan ne peut plus contrôler à distance ses propres appareils, ni communiquer avec ses hommes lorsqu’ils entrent dans la bulle de protection russe.

Des missiles de croisière ultra-performants

Enfin, la Russie a utilisé plusieurs armes nouvelles, comme 26 missiles furtifs de croisière 3M-14T Kaliber-NK, équivalents des RGM/UGM-109E Tomahawk [8]. Tirés par la Flotte de la mer Caspienne —ce qui n’avait aucune nécessité militaire—, ils ont atteint et détruit 11 cibles situées à 1 500 kilomètres de distance, dans la zone non-brouillée —afin que l’Otan puisse apprécier la performance—. Ces missiles ont survolé l’Iran et l’Irak, à une altitude variable de 50 à 100 mètres selon le terrain, passant à quatre kilomètres d’un drone états-unien. Aucun ne s’est perdu, à la différence des états-uniens dont les erreurs se situent entre 5 et 10 % selon les modèles [9]. Au passage, ces tirs montrent l’inutilité des dépenses pharaoniques du « bouclier » anti-missiles construit par le Pentagone autour de la Russie —même s’il était officiellement dirigé contre des lanceurs iraniens—.


Sachant que ces missiles peuvent être tirés depuis des sous-marins situés n’importe où dans les océans et qu’ils peuvent transporter des têtes nucléaires, les Russes ont rattrapé leur retard en matière de lanceurs.

En définitive, la Fédération de Russie serait détruite par les États-Unis —et vice-versa— en cas de confrontation nucléaire, mais elle serait gagnante en cas de guerre conventionnelle.

Seuls les Russes et les Syriens sont en capacité d’évaluer la situation sur le terrain. Tous les commentaires militaires provenant d’autres sources, y compris des jihadistes, sont sans fondement car seuls la Russie et la Syrie ont une vision du terrain. Or, Moscou et Damas entendent profiter au maximum de leur avantage et maintiennent donc le secret sur leurs opérations.

Des quelques communiqués officiels et des confidences des officiers, on peut conclure qu’au moins 5 000 jihadistes ont été tués, dont de nombreux chefs d’Ahrar el-Sham, d’al-Qaïda et de l’Émirat islamique. Au moins 10 000 mercenaires ont fui vers la Turquie, l’Irak et la Jordanie. L’Armée arabe syrienne et le Hezbollah reconquièrent le terrain sans attendre les renforts iraniens annoncés.

La campagne de bombardements devrait se terminer à la Noël orthodoxe. La question qui se posera alors sera de savoir si la Russie est autorisée ou non à terminer son travail en poursuivant les jihadistes qui se réfugient en Turquie, en Irak et en Jordanie. Faute de quoi, la Syrie serait sauvée, mais le problème ne serait pas résolu pour autant. Les Frères musulmans ne manqueraient pas de chercher une revanche et les États-Unis de les utiliser à nouveau contre d’autres cibles.

À retenir :
- L’opération russe en Syrie a été conçue pour priver les groupes jihadistes du soutien étatique dont ils disposent sous couvert d’aide à des « opposants démocratiques ».
- Elle a exigé l’usage d’armes nouvelles et s’est transformée en une démonstration de force russe.
- La Russie dispose désormais d’une capacité de brouillage de toutes les communications de l’Otan. Elle est devenue la première puissance en matière de guerre conventionnelle.
- Cette performance a attisé la discorde à Washington. Il est trop tôt pour dire si elle sera favorable au président Obama ou si elle sera utilisée par les « faucons libéraux » pour justifier un accroissement du budget militaire.

Video : missiles russes traversant le territoire iranien vers leurs objectifs en Syrie.
Vitesse et basse altitude entre les montagnes, très étonnant !

[1] “Russian Military Uses Syria as Proving Ground, and West Takes Notice”, Steven Lee Myers & Eric Schmitt, The New York Times, October 14, 2015.

[2] “Top NATO general : Russians starting to build air defense bubble over Syria”, Thomas Gibbons-Neff, The Washington Post, September 29, 2015.

[3] “How America can counter Putin’s moves in Syria”, by Condoleezza Rice, Robert M. Gates, Washington Post (United States), Voltaire Network, 8 October 2015.

[4] La seule étude disponible est bien en dessous de la réalité : Russia’s quiet military revolution and what it means for Europe, Gustav Gressel, European Council on Foreign Relations, October 2015.

[5] « Russisches Syrien-Abenteuer : Das Ende der alten Weltordnung », Matthias Schepp, Der Spiegel, 10. Oktober 2015.

[6] « Qu’est-ce qui a tant effrayé l’USS Donald Cook en Mer Noire ? », Réseau Voltaire, 14 septembre 2014.

[7] « Cu ce arme ultrasecrete a cîstigat Putin suprematia în razboiul radioelectronic din Siria ? », Valentin Vasilescu, Ziarul de gardã, 12 octobre 2015. Version française : « L’arme ultrasecrète qui permet à Poutine d’assoir sa suprématie dans la guerre radio électronique en Syrie ? », Traduction Avic, Réseau international.

[8] “KALIBRating the foe : strategic implications of the Russian cruise missiles’ launch”, by Vladimir Kozin, Oriental Review (Russia), Voltaire Network, 14 October 2015.

[9] Après avoir annoncé le contraire, les États-unis ont dû admettre les faits : “First on CNN : U.S. officials say Russian missiles heading for Syria landed in Iran”, Barbara Starr & Jeremy Diamond, CNN, October 8, 2015. Moscow rejects CNN’s report on Russian missile landing in Iran”, IRNA, October 8, 2015. “Daily Press Briefing”, John Kirby, US State Department, October 8, 2015. “Пентагон не комментирует сообщения о якобы упавших в Иране ракетах РФ”, RIA-Novosti, October 8, 2015.

Thierry MeyssanThierry Meyssan

Consultant politique, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007). Compte Twitter officiel.