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25/06/2009

Loi de Programmation Militaire : Ce qui est prévu pour la marine

Quels sont tous ces préparatifs ?
Nous préparait-on à une 3ème guerre mondiale ?
Est-ce pour mettre ces plans en place que Sarkozy a annoncé un emprunt de l'Etat ?

Loi de Programmation Militaire : Ce qui est prévu pour la marine

24/06/2016110.jpg

La frégate Chevalier Paul, du type Horizon
crédits : © PHILIP PLISSON

Il y a une semaine, l'Assemblée nationale adoptait en première lecture le projet de Loi de programmation militaire (LPM ) pour la période 2009-2014, par 313 voix contre 173. La LPM définit les grandes orientations de la Défense en hommes, infrastructures et matériels. Elle a mission de prévoir les moyens des armées pour les six années à venir. Le projet de LPM 2009-2014, décline ainsi les recommandations du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale. Il prévoit une enveloppe de 185 milliards d'euros au bénéfice de la Défense, dont 101 milliards consacrés à l'équipement des forces armées. L'effort d'équipement des armées s'articulera en deux phases : 2009-2014, correspondant à la LPM qui vient d'être examinée par les députés, puis 2015-2020, sur la LPM suivante. De nombreux programmes concernent la Marine nationale, dont le rôle stratégique a été confirmé par le Livre Blanc. Suivant les recommandations de ce dernier, la France devra être en mesure de déployer une force navale ou aéronavale de combat de 2 à 3 groupes d'intervention.

 


Le SNLE Le Terrible (© DCNS)


Renouvellement de la force de dissuasion

Le Livre Blanc maintient la dissuasion comme garantie ultime de la sécurité et de l'indépendance de la France. A côté des deux escadrons spécialisés de l'Armée de l'Air (40 appareils), l'essentiel de cette capacité est assurée par la Marine nationale au sein de la Force Océanique Stratégique (FOST) et du groupe aérien embarqué sur porte-avions, au travers des Super Etendard Modernisés (SEM) puis les Rafale. La permanence de la composante océanique sera assurée par quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). Ils seront progressivement armés, à partir de 2010, de missiles intercontinentaux M51 équipés de têtes nucléaires TN75 (jusqu'à 6 par missile) et dont la portée est donnée à 9000 kilomètres. Ces têtes seront remplacées à partir de 2015 par les têtes nucléaires océaniques (TNO) adaptées à de plus longues portées.



Rafale Marine doté d'un ASMPA (© DASSAULT AVIATION)


Le renouvellement de la flotte des sous-marins de la composante océanique s'achèvera en 2010 avec la livraison du quatrième SNLE de nouvelle génération, Le Terrible, en version M51. À partir de 2010, les trois premiers bâtiments de la série seront à leur tour adaptés au M51. Des efforts de modernisation seront entrepris pour assurer la sûreté de la composante océanique. Le renouvellement des SNA et des frégates anti-sous-marines, ainsi que le maintien des capacités des avions de patrouille maritime constitueront à cet égard une priorité, précise la LPM.
Concernant la composante aéroportée, celle-ci bénéficiera de la mise en service du Rafale et de missiles air-sol moyenne portée améliorés (ASMPA) équipés d'une nouvelle tête nucléaire aéroportée (TNA). Les Mirage 2000 N K3 et les Rafale porteurs de l'ASMPA rentreront progressivement en service à partir de 2009. Le premier escadron Rafale à capacité nucléaire sera opérationnel en 2010 mais le porte-avions Charles De Gaulle pourra mettre en oeuvre l'ASMPA dès cette année.



SNA du type Barracuda (© DCNS)


Les sous-marins nucléaires d'attaque

Le renouvellement des sous-marins nucléaires d'attaque est affiché comme une priorité. Ces bâtiments apportent une contribution essentielle à la sûreté de la FOST et à la protection du groupe aéronaval. Ils participent également aux opérations spéciales, aux frappes dans la profondeur et à la maîtrise de l'espace aéro-maritime.
Le programme des 6 SNA du type Barracuda verra la livraison de la tête de série, le Suffren, en 2017. Confié à DCNS, qui réalise les sous-marins à Cherbourg, ce programme permettra le remplacement des SNA du type Rubis, entrés en service entre 1983 et 1993. Les Barracuda seront livrés à un rythme moyen d'une unité tous les deux ans. Ils mettront en oeuvre la nouvelle torpille lourde F21, le missile de croisière Scalp naval et un moyen de mise en oeuvre de nageurs de combat.



FREMM (© DCNS)

Frégates européennes multi-missions

Prévue initialement pour comprendre 17 unités, le programme des frégates européennes multi-missions (FREMM), a été ramené, dans un premier temps, à 9 exemplaires. Les 8 autres, qui devaient succéder aux avisos du type A69, ne verront pas le jour. Les FREMM maintenues remplaceront, nombre pour nombre, les 9 frégates de lutte anti-sous-marine des types F67 (Tourville) et F70 ASM (Georges Leygues). Construites par DCNS à Lorient, les FREMM voient le rythme de production considérablement réduit par rapport au schéma initial. La tête de série, l'Aquitaine, sera livrée en 2012 et la seconde frégate, la Normandie, ne le sera qu'en 2014. La dernière devrait entrer en flotte en 2022.
Les FREMM embarqueront le Scalp Naval à partir de 2013 (16 munitions), le missile surface-air Aster 15 (16 munitions), le missile antinavire Exocet MM40 Block3 (8 munitions), la torpille anti-sous-marine MU90 (19 munitions) et l'hélicoptère de combat anti-sous-marin NH 90.
La construction de deux frégates de défense aériennes supplémentaires du type Horizon ayant été jugé trop onéreux, deux FREMM supplémentaires, en version antiaérienne, seront commandées. Les FREDA remplaceront les Cassard et Jean Bart vers 2020.
La série comprendra donc, au total, 11 frégates, ce qui permettra d'atteindre, en 2023, le format de 18 frégates de premier rang fixé par le Livre Blanc (2 Horizon, 11 FREMM, 5 La Fayette).



Le BPC Mistral (© JEAN-LOUIS VENNE)


La capacité amphibie

Après la livraison des bâtiments de projection et de commandement Mistral et Tonnerre, en 2006 et 2007, un troisième BPC a été notifié en avril 2009 au titre du plan de relance de l'économie. Ce navire sera en service en 2012. La protection des BPC sera améliorée, probablement avec l'ajout de canons de 30mm. Pour équiper les bâtiments de projection et de commandement, ainsi que les transports de chalands de débarquement (TCD), de nouveaux engins de débarquement amphibies rapides (EDA-R) vont remplacer l'actuelle batellerie. Quatre EDA-R ont été commandés à CNIM, quatre autres devant l'être ultérieurement. Le premier doit être livré au premier semestre 2011. En outre, des véhicules amphibies seront livrés dans le cadre du programme de véhicules de haute mobilité (VHM) dont les premières livraisons interviendront en 2011.
En matière de transport de fret et de matériels au profit des armées, un contrat de partenariat avec l'État portera sur la mise à disposition d'une capacité de transport maritime composée de 5 navires à partir de 2013 (contre 3 depuis 2008).



Torpilles MU90 (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)


Mise à niveau des stocks de munitions et sûreté d'approvisionnement

L'approvisionnement en munitions sera adapté aux besoins des opérations et, le cas échéant, à ceux de montée en puissance face à un conflit majeur. Ceci concerne l'ensemble des munitions, y compris celles de petit calibre, précise le projet de LPM.
300 torpilles légères MU 90 auront été livrées d'ici 2011 sur frégates, hélicoptères de combat et avions de patrouille maritime. La famille Exocet restera à moyen terme l'armement missile antinavires, les missiles bénéficiant d'une rénovation.
Les capacités de frappe de précision seront privilégiées, soit pour des actions dans la profondeur, soit pour l'appui des forces au contact. Le missile de croisière naval sera livré à partir de 2013 avec un objectif de 60 unités sur la durée de la programmation, et une cible totale de 200 missiles.
Du côté des avions de combat (air et marine), la version métrique de l'armement air-sol modulaire (AASM), capable de traiter avec une grande précision des objectifs, de jour comme de nuit et à distance de sécurité, sera opérationnelle en 2009. 1540 kits décamétriques et métriques seront livrés d'ici 2014 et 2350 d'ici 2017. La capacité de frappe par tout temps sera également améliorée à très court terme par la mise en service de munitions de précision à guidage dual (laser et GPS).



Le BSR Elan (© MARINE NATIONALE)


Sauvegarde maritime

La sauvegarde maritime participe à la fonction protection et aux missions d'action de l'État en mer. Elle s'appuie sur un ensemble de moyens armés par la marine et par la gendarmerie maritime. Huit nouveaux bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH) remplaceront à partir de 2014 la flotte actuelle. Selon le projet de LPM, leur caractère dual permet d'envisager un contrat de partenariat avec l'État. Les BSAH remplaceront les bâtiments de soutien de région (BSR), les remorqueurs de haute mer (RHM), les remorqueurs ravitailleurs (RR) et les bâtiments de soutient, d'assistance et de lutte contre la pollution (BSAD). Onze de ces unités sont actuellement en service.

La plupart des moyens de surveillance et d'intervention maritime devant être retirés du service dans les années à venir (notamment les P400), la capacité sera maintenue grâce à la conversion en patrouilleurs hauturiers, en 2009, des 9 avisos du type A69 et à la conversion en avions de surveillance maritime de 4 Atlantique 2. Quatre avions Falcon 50, retirés de la flotte à usage gouvernemental, viendront compléter les 4 Falcon M déjà en service.
À plus longue échéance, de nouveaux patrouilleurs hauturiers seront livrés à partir de 2017. Le renouvellement des capacités aériennes de surveillance et d'intervention maritime est prévu à partir de 2018.

Le système SPATIONAV, qui fédère et redistribue les informations des senseurs, est en cours de déploiement sur l'ensemble des façades maritimes métropolitaines ainsi qu'aux Antilles-Guyane. La version suivante, mise en service à partir de 2011, intégrera de nouveaux capteurs et sera interconnectable avec les systèmes équivalents européens.




Le projet PA2, tel qu'étudié jusqu'en 2008 (© DCNS)


La seconde phase du renouvellement sur la période 2015-2020

Durant la seconde phase (2015-2020), l'accent sera porté principalement sur les opérations aéromaritimes et aériennes. On assistera, notamment, à l'accélération du renouvellement de la flotte de surface.
Un choix important interviendra sur la permanence du groupe aéronaval. La décision concernant la construction du deuxième porte-avions sera prise en 2011/2012. Des études d'architecture, en particulier sur la propulsion (nucléaire ou classique), se poursuivront d'ici là. En parallèle, précise le projet de loi, une initiative d'interopérabilité aéronavale européenne (IIAE) visera à accroître la capacité d'action de l'Europe dans ce domaine.
Sur la seconde LPM, le programme des frégates européennes multi-missions (FREMM) sera poursuivi, les livraisons s'échelonnant jusqu'en 2022, y compris les deux FREDA, adaptée à la mission de défense aérienne et anti-missiles de zone au profit d'un groupe naval.
En matière de guerre des mines, le système de lutte anti-mines futur (SLAMF) reposera sur des drones de surface et sous marins, et sur des bâtiments bases. Ce projet fait l'objet d'une recherche de coopération au sein de l'agence européenne de défense (AED). La livraison d'une première capacité est prévue vers 2018.
Dans le domaine amphibie, la réalisation du quatrième et dernier BPC est prévue, pour une mise en service à l'horizon 2020. Les BPC 3 et 4 doivent remplacer les deux TCD du type Foudre, opérationnels depuis 1990 et 1998. On notera que, si le planning est maintenu, la livraison du quatrième BPC interviendrait 14 ans après celle de la tête de série.



Les bâtiments de ravitaillement Marne et Var (© MARINE NATIONALE)


La succession de la flotte logistique est également prévue. Celle-ci doit pouvoir soutenir simultanément un groupe aéronaval et un groupe amphibie ou une force d'action navale sur deux théâtres d'opérations distincts. Selon le projet de LPM, un parc de quatre pétroliers ravitailleurs demeure nécessaire pour le soutien en carburants, vivres, munitions de ces groupes et pour le ravitaillement d'une opération aéroterrestre. Quatre navires seront livrés entre 2017 et 2020.
Dans le domaine des armements, un missile antinavire léger (ANL) pour hélicoptère destiné au combat en zone littorale et au combat asymétrique sera acquis à l'horizon 2018. Sur la période de la seconde LPM, les SNA et les SNLE seront équipés de la nouvelle torpille lourde (à partir de 2015). Le missile air-air à longue portée Météor, conçu par MBDA et devant équiper le Rafale, doit également entrer en service. Les efforts se poursuivront en parallèle pour développer des drones, notamment navals, et les intégrer dans les forces.
Enfin, concernant les avions de patrouille maritime, 22 Atlantique 2 seront rénovés, 4 voyant leur utilisation limitée aux missions de surveillance.

Source : http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=110633

28/05/2009

La France renforce son engagement dans le Golfe

La France renforce son engagement dans le Golfe

31/03/2009

France : Rappel des réservistes de la Police Nationale avant le 30 juin 2009

Une information qui se confirme !!!
Préparez-vous à l'organisation d'émeutes en France pour le mois de juin 2009 !

Le 27/03/2009

UNE INFORMATION CAPITALE
 
Tous les policiers à la retraîte, de moins de 60 ans, ont reçu l'ordre de se faire recenser avant le 20 mars 2009 et de réintégrer leurs postes avant le 20 juin 2009.
 
Comme par-hasard, cet échéancier coïncide entre le G20 et la réintégration de la France au sein du commandement de l'Otan.
 
Au même moment, "le monde diplomatique" publie un article au titre symptomatique : "comment les armées se préparent au combat urbain". L'auteur, Mr Leymarie évoque "les manoeuvres de l'armée française dans des villes françaises, notamment Sedan ou Fréjus, en 2008, dans le cadre de la préparation de la Force de réaction rapide de l'Otan pour "sécuriser" et évacuer des populations , face à une menace de groupes paramilitaires ou terroristes".
 
A titre informatif, la France dans le cadre de sa réintégration au sein du commandement de l'Otan, récupère 2 centres de commandement majeurs dont celui basé à Lisbonne qui se trouve justement être celui de la force de réaction rapide de l'alliance atlantique !
 
L'article 5 de la loi n° 2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure ainsi que l'article 9 du décrêt n° 2003-1395 du 31 décembre 2003 ont fixé les modalités de la mise en oeuvre de la réserve civile de la police nationale , les réservistes, dans le cadre de leurs obligations statutaires de disponibilité, ne peuvent faire l'objet d'un rappel au service qu'en cas de menaces ou de troubles graves à l'ordre public. Il s'agit donc d'une mesure exceptionnelle prise après arrêté  ministériel !
 
Bref, en rapprochant ces informations, il est clair que les autorités publiques savent à coup sûr qu'un évènement se produira d'ici à quelques mois, justifiant l'usage de la force.
 
Cette force devra être employée contre les populations civiles, car selon nicolas Sarkozy, cf. extrait de son discours du 16 janvier 2009 à l'Elysée : " les forces au service du changement sont considérablement plus fortes  que les conservatismes et les immobilismes...on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial. Et personne, je dis bien personne, ne pourra s'y opposer".
 
Voici donc ci dessous la confirmation de cette information par le ministère de l'Intérieur français en date du 24 mars 2009.
A noter, qu'initialement, cette information relative aux réservistes, m'a été en date du 15 mars 2009 par une source confidentielle !
Bonjour,
 
En application des textes réglementaires, un plan de rappel de la réserve statutaire de la police nationale a été défini dans la perspective de répondre aux rappels individuels ou collectifs du ministre chargé de l'intérieur en cas de menace ou de troubles graves à l'ordre public. Il prévoit notamment que les services d'emploi prennent contact avec les réservistes statutaires afin que chacun d'entre eux connaisse son poste d'affectation. Pour le 30 juin, l'ensemble des réservistes statutaires devront être affectés de manière opérationnelle.
 

Cordialement.

 

Mission nationale pour la réserve civile (MINATREC)

Cellule de communication

Place Beauvau

75800 Paris Cedex 08

DERNIERE MINUTE : Ce communiqué qui m'a été transmis par le ministère de l'Intérieur français vient ce 27/03/2009 d'être relayé sur le blog,

 

Source : http://revelations4.blogs.fr/

 

Autres Source : http://schlomoh.blog.lemonde.fr/

 

L’Otan c’est la guerre, les emmerdements et la résistance

anti-otan_verso1-molodoi.1238141357.pdf

anti-otan_recto1.1238141438.pdf

Réservistes de la police nationale mobilisés !

—– Message transféré —-
De : DAPN Minatrec DAPN SDRH MINATREC <minatrec.dapn@interieur.gouv.fr>
À : r p <r.p@yahoo.fr>
Envoyé le : Mardi, 24 Mars 2009, 16h38mn 15s
Objet : Rép. : confirmation d’une information ?

Bonjour,

En application des textes réglementaires, un plan de rappel de la réserve statutaire de la police nationale a été défini dans la perspective de répondre aux rappels individuels ou collectifs du ministre chargé de l’intérieur en cas de menace ou de troubles graves à l’ordre public. Il prévoit notamment que les services d’emploi prennent contact avec les réservistes statutaires afin que chacun d’entre eux connaisse son poste d’affectation. Pour le 30 juin, l’ensemble des réservistes statutaires devront être affectés de manière opérationnelle.

Cordialement..

 

Mission nationale pour la réserve civile (MINATREC)

Cellule de communication

Place Beauvau

75800 Paris Cedex 08

Tél :  01 40 57 97 17

Fax : 01 56 77 75 54

 

 

 

17/01/2009

Gaza : le prétexte pour ouvrir la guerre contre l'Iran ?

Décidemment SARKOZY veut la guerre contre l'Iran et l'instauration du Nouvel Ordre Mondial !!!

Le chef de l'État présentait vendredi ses voeux au corps diplomatique. L'occasion de revenir sur les grands axes de sa politique étrangère.

«Ce qu'on ne fait pas en 2009 sera plus difficile à faire en 2010» : Nicolas Sarkozy a placé sous le sceau de l'urgence ses voeux aux ambassadeurs étrangers réunis vendredi à l'Élysée. Cette année «sera sans doute l'une des plus difficiles depuis des décennies», une année «décisive», a-t-il insisté. «Le temps joue contre nous», a poursuivi le chef de l'État, usant d'une certaine dramatisation pour souligner l'ampleur des défis à relever et mettre en exergue le volontarisme qui lui sied entre tous les rôles.

L'actualité, celle du Proche-Orient notamment, est venue illustrer ses propos et peut-être aussi en montrer la limite. Dix jours après sa tournée dans la région et tandis que Gaza était toujours sous les bombes vendredi, Nicolas Sarkozy n'a pas caché son impatience en déclarant que l'intervention d'Israël dans le territoire palestinien «ne renforce pas sa sécurité». «À l'arrivée», a-t-il estimé, il y a d'un côté «un gouvernement israélien accusé partout dans le monde alors qu'Israël a besoin de sécurité» et de l'autre «un monde arabe divisé et des dirigeants modérés fragilisés». Afin de hâter la concrétisation d'un plan de paix «à portée de main» mais que les protagonistes tardent à accepter, le chef de l'État est prêt à retourner au Proche-Orient «si nécessaire», indique-t-on à l'Elysée . «Que personne ne pense qu'il gagnera du temps en en perdant», a-t-il lancé en souhaitant notamment que le premier ministre israélien Ehoud Olmert «prenne des risques» pour la paix.

L'année 2009 sera également «décisive» pour l'Iran, a déclaré le chef de l'État. «Le moment approche où un choix devra être fait par les dirigeants iraniens : soit ils provoquent une grave confrontation avec la communauté internationale, soit, ce que la France souhaite, on arrive enfin à une solution dans la négociation», a-t-il dit en affirmant que le programme d'enrichissement nucléaire mis en œuvre par Téhéran «n'a aucune finalité civile».

Au diapason

Mais 2009 «peut aussi être une année fondatrice», a expliqué Nicolas Sarkozy, en évoquant la refonte du capitalisme et les négociations sur le climat censées aboutir à un accord global à Copenhague, en décembre prochain. «Nous n'avons pas le choix, le sommet de Londres doit être un succès», a lancé le chef de l'État à propos de la rencontre des dirigeants du G20 prévu le 2 avril dans la capitale britannique. Un rendez-vous où, selon lui, «l'Europe doit s'exprimer d'une seule voix». «Ou bien nous voulons subir la crise, ou nous voulons rebondir grâce à la crise», a-t-il encore estimé, ajoutant qu'«on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial et personne ne pourra s'y opposer».
Barack Obama et la nouvelle donne américaine étaient finalement peu présents dans ce discours de voeux. Mais le président élu, qui sera investi mardi prochain, focalise des attentes pressantes. Ainsi sur le climat, autre dossier pour lequel «le temps est compté», Nicolas Sarkozy attend des États-Unis «qu'ils nous disent s'ils sont prêts» à des efforts comparables à ceux de l'Europe. «J'ai été content d'entendre les paroles d'Obama», a relevé le président de la République, estimant que «les États-Unis doivent être au rendez-vous» de Copenhague.

Sur un autre front de tension, celui de la crise gazière entre la Russie et l'Ukraine, le chef de l'État n'a pas mâché ses mots. «L'Ukraine ne doit pas prendre en otage un conflit énergétique qui concerne des millions d'Européens qui attendent mieux. C'est la crédibilité de l'Ukraine qui est en jeu», a-t-il déclaré. «Quant à la Russie, a-t-il poursuivi, je suis de ceux qui pensent que l'Europe doit avoir un accord structurel, stratégique, de long terme avec les Russes (…) Mais la Russie doit aussi faire le clair. Quand on fournit les deux tiers du gaz dont l'Europe a besoin, on respecte ses clients, comme les clients doivent respecter le fournisseur. C'est un problème de respectabilité et d'image.»

Au diapason de l'agacement croissant des Européens devant cette crise qui se prolonge, l'Élysée a indiqué vendredi que Nicolas Sarkozy ne se rendrait pas à Moscou où les autorités russes souhaitaient organiser aujourd'hui même un sommet sur la crise gazière.

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2009/01/17/01003-20090117ARTFIG00231-nicolas-sarkozy-face-aux-defis-de-annee-decisive-.php
 

20/08/2008

Pourquoi ne pas abolir l'OTAN, tout simplement ?

[L'OTAN a pour objectif] "d'exclure les Russes, d'inclure les Américains et de tenir les Allemands sous la botte».
Lord Ismay, premier secrétaire général de l'OTAN

"Nous devons immédiatement convoquer une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord pour évaluer la sécurité de la Géorgie et passer en revue les mesures que l'OTAN peut prendre pour contribuer à stabiliser cette situation très dangereuse."
Sénateur John McCain, (8 août 2008)

"Si nous avions travaillé de manière préventive avec la Russie, avec la Géorgie, en nous assurant que l'OTAN avait le genre de capacité, la présence et l'engagement idoines, nous aurions pu peut-être éviter ça" [L'invasion de l'Ossétie du sud par la Géorgie et la riposte russe subséquente ].
Tom Daschle, ancien chef de la majorité au Sénat et conseiller du sénateur Barack Obama, (17 août 2008)

"De tous les ennemis des libertés publiques, la guerre est peut-être le plus redoutable parce qu'elle contient et développe le germe de tous les autres ennemis."
James Madison (1751-1836), quatrième président des USA

AUTEUR: Rodrigue TREMBLAY

Traduit par Fausto Giudice

Source : Alterinfo