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28/11/2015

La France prévient officiellement qu'elle ne respectera peut-être pas les droits de l'Homme

Pourquoi, la France respectait-elle les Droits de l’Homme, avant les attentats et ni après, du reste ?


Libertés fondamentales

La France prévient officiellement qu’elle ne respectera peut-être pas les droits de l’Homme

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par Agnès Rousseaux 27 novembre 2015

La France vient d’informer le Conseil de l’Europe qu’elle pourra, à cause de l’état d’urgence, déroger à certains droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Tout pays signataire de cette convention peut demander une dérogation à l’application de celle-ci, pour une durée limitée, en cas de guerre mais aussi de « danger public menaçant la vie de la nation ». Et cela dans la « stricte mesure où la situation l’exige », précise l’article 15 de la convention. Situation ironique : la France annonce qu’elle va enfreindre des droits et libertés fondamentales – et l’officialise – pour combattre ceux qui menacent les droits et libertés...

En vertu de cet article 15 de la convention, les autorités françaises ont donc envoyé un courrier le 24 novembre pour avertir le Secrétariat général du Conseil de l’Europe que, dans le cadre de l’état d’urgence instauré suite aux attentats terroristes, certaines mesures appliquées « sont susceptibles d’impliquer une dérogation » à des droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme. Signée par les 47 membres du Conseil de l’Europe et basée sur la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, cette convention protège les libertés fondamentales : la liberté de pensée, de conscience et de religion, la liberté d’expression, le respect de la vie privée, la liberté de réunion et d’association, le droit à un procès équitable... Certains droits ne peuvent pas faire l’objet de dérogations, comme le droit à la vie, l’interdiction de la torture et de l’esclavage [1]. Mais les autres, donc, peuvent être exceptionnellement mis entre parenthèses.

Pourquoi une telle demande officielle ? Cette procédure permet notamment à la France de se prémunir d’éventuels futurs procès devant la Cour européenne des Droits de l’homme (CEDH), qui contrôle et veille à la bonne application de la convention. Cette situation n’est pas inédite. D’autres pays européens ont fait valoir récemment cette dérogation, comme la Grande-Bretagne en 2005 lors des attentats de Londres. La demande officielle doit être suffisamment argumentée : des « attentats terroristes de grande ampleur », explique la France, et une « menace terroriste [qui] revêt un caractère durable, au vu des indications des services de renseignement et du contexte international », appellent à de telles mesures (lire le courrier).

Reste que des abus concernant l’application de ces mesures commencent à faire réagir (lire nos articles : L’état d’urgence face au terrorisme tourne à la répression des mouvements sociaux et Perquisition administrative chez des maraîchers bio : « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »). Les changements apportés au texte de 1955 sur l’état d’urgence laissent craindre également des dérives : si le texte initial faisait état de restriction des libertés des personnes ayant une activité « dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics », le texte modifié autorise désormais des perquisitions et assignations à résidence en tenant compte du seul « comportement » suspect [2].

L’ONG Human Rights Watch fait l’inventaire de tous les droits garantis par la convention européenne que menace la nouvelle loi. L’état d’urgence voté en France pour trois mois permet d’enfreindre certains libertés fondamentales, telles la liberté de circulation, la liberté d’expression ou le respect de la vie privée : assignation à résidence, perquisitions sans autorisation judiciaire, copie de données informatiques,... « Le gouvernement doit s’assurer que toute mesure prise en vertu de la loi soit strictement proportionnelle à l’objectif poursuivi, alerte Human Rights Watch. Le gouvernement doit également veiller à ne pas appliquer ces pouvoirs de manière discriminatoire et à ne pas stigmatiser en fonction d’une appartenance ethnique, religieuse ou sociale particulière. » La volonté de la France de se prémunir de tout futur recours auprès des instances européennes de la part de potentielles victimes d’abus ou de personnes ayant subi des restrictions de libertés injustifiées ne semble pas être un bon signal.

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Turquie: le chapitre 17 du processus d'adhésion à l'UE ouvert "mi-décembre"

Et comme La Turquie n'est pas assez arrosée par l’argent de l’Union européenne soit par les citoyens européens, l'UE se prépare à ouvrir mi-décembre le chapitre 17 du processus d'adhésion de la Turquie à l'UE, sous couvert qu'Erdogan partagera le "fardeau des réfugiés syrien" qu'il crée lui-même en alimentant le terrorisme de Daesh en Syrie, au profit de sa famille ! 

Et maintenant que le monde entier sait qui est Erdogan, croyez-vous que l'UE insistera pour faire rentrer la Turquie dans l'UE et nous faire participer à alimenter le terrorisme ?

Extrait : "Ce qu'on nous a dit en dernier lieu, c'est qu'on va nous donner 3 milliards d'euros sur un an (...) vers fin 2016, on parle d'une libération des visas pour les citoyens turcs", a déclaré jeudi soir M. Erdogan. 

"Mais pour nous, le fond du problème, c'est qu'on puisse partager le fardeau de cette question des réfugiés. Plus nous pourrons partager ce fardeau, plus facilement nous pourrons contrôler le flux de réfugiés", a déclaré l'homme fort de la Turquie. 

 

Turquie: le chapitre 17 du processus d'adhésion à l'UE ouvert "mi-décembre"

Par AFP , publié le , mis à jour à
afp.com/MICHAEL KAPPELER

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Drapeaux de l'UE et de la Turquie, à Berlin, le 16 juin 2004

Ankara - Le chapitre 17 des négociations pour l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE) sera ouvert "à la mi-décembre", a affirmé jeudi le président turc Recep Tayyip Erdogan, à trois jours d'un sommet à Bruxelles sur la crise des migrants.

"On nous a dit que le dix-septième chapitre des négociations sera ouvert vers le mi-décembre", a déclaré lors d'un entretien accordé à la chaîne d'information France 24. 

"Nous ouvrirons, si Dieu le veut, ce chapitre le 14 ou le 15 décembre à Bruxelles", avait assuré un peu plus tôt jeudi le ministre turc des Affaires européennes Volkan Bozkir lors d'une conférence de presse à Ankara. 

Le chapitre 17 porte sur les politiques économique et monétaire. 

"Nous ne nous contenterons pas de cela et nous allons travailler ensemble à l'ouverture de cinq ou six chapitres supplémentaires en 2016", a poursuivi M. Bozkir. 

Les dirigeants européens et le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu doivent se réunir dimanche à Bruxelles pour un sommet extraordinaire visant à "redynamiser" leurs relations et surtout à "freiner le flux migratoire" vers l'UE, confrontée à sa plus grave crise de réfugiés de ces dernières décennies. 

Les Européens espèrent obtenir une coopération accrue des Turcs sur les réfugiés, notamment syriens, qui partent en majorité depuis les côtes turques pour rejoindre la Grèce, avant de poursuivre leur route au nord. 

La Turquie, qui accueille officiellement 2,2 millions de Syriens, souhaite en retour une augmentation de l'aide financière européenne, une libéralisation du régime des visas d'entrée dans l'UE pour ses citoyens et un coup de fouet au processus d'adhésion à l'UE. 

"Ce qu'on nous a dit en dernier lieu, c'est qu'on va nous donner 3 milliards d'euros sur un an (...) vers fin 2016, on parle d'une libération des visas pour les citoyens turcs", a déclaré jeudi soir M. Erdogan. 

"Mais pour nous, le fond du problème, c'est qu'on puisse partager le fardeau de cette question des réfugiés. Plus nous pourrons partager ce fardeau, plus facilement nous pourrons contrôler le flux de réfugiés", a déclaré l'homme fort de la Turquie. 

Drapeaux de l'UE et de la Turquie, à Berlin, le 16 juin 2004Drapeaux de l'UE et de la Turquie, à Berlin, le 16 juin 2004Drapeaux de l'UE et de la Turquie, à Berlin, le 16 juin 2004Drapeaux de l'UE et de la Turquie, à Berlin, le 16 juin 2004

27/11/2015

Le rebelle qui a tué le pilote russe en Syrie, un ultra d’origine turque ? (VIDEO)

Le rebelle qui a tué le pilote russe en Syrie, un ultra d’origine turque ? (VIDEO)

27 nov. 2015, 21:56

William Whiteman, journaliste de RT

William Whiteman, journaliste de RT

Des détails cruciaux ont été révélés par les médias concernant le soi-disant commandant syrien qui a affirmé avoir tué le pilote du SU-24 russe abattu par la Turquie : il semble qu’il s’agit plutôt d’un citoyen turc au parcours ultranationaliste.

En savoir plus : Qui sont les Turkmènes de Syrie ?



Le rebelle qui a tué le pilote russe en Syrie... par RTFrance

 

Les attentats les plus meurtriers des 15 dernières années

Les attentats les plus meurtriers des 15 dernières années

18:35 27.11.2015

Les plus graves attentats du monde depuis 2000 ont été « réunis » sur une carte par un designer allemand

La vidéo a été créée et publiée sur Youtube par le designer allemand Milan Vuckovic. « La carte peut contenir des erreurs sur les lieux et le moment des attentats à cause d'une grande quantité d'informations, toutefois, elle présente clairement les tendances de développement du terrorisme dans le monde », indique l'auteur.



Qui frappe où en Syrie ? La réponse en image

Et bien comme cela sur ces cartes nous voyons, combien la coalition US illégale à permis à DAESH de s'étendre en Syrie et en Irak, au lieu de limiter leur progression sur ces deux pays !

Il fallait bien qu'ils aient un intérêt, dont celui de leur voler le pétrole et de le vendre, et de l'acheter au marché noir !

Ils avaient donc intérêt à former leurs mercenaires, les financer et les armer dans leurs propres intérêts et non pas ceux des peuples Irakiens et des Syriens !

Rappelons pour la petite histoire que les USA sont allés attaquer l'Irak depuis 2003, soit depuis 12 ans à présent, qu'ils remplissent leurs caisses avec notamment le pétrole volé !

 

Qui frappe où en Syrie ? La réponse en image

27 nov. 2015, 20:57

Une frappe aérienne près d’Idleb

Une frappe aérienne près d’Idleb

RT France vous présente une infographie illustrant la répartition de frappes des différentes coalitions opérant en Syrie, qui ont pour but d’éradiquer le groupe terroriste Daesh.