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30/12/2014

L’arche avant Noé. Le mythe du déluge universel !

Vous remarquerez que dans cet article de Sciences et Avenir on nous dit que « Dans cette tablette, sumérienne, le dieu Enki apprend ainsi à Atrahasis que la base de l’embarcation doit couvrir une superficie de 3600 m2 et que son diamètre est de 70 m », explique Irving Finkel, qui a dû effectuer de longs calculs de conversion pour transcrire les unités de mesure antiques. Nous retrouvons encore le Dieu Enki qui fait partie de la Triade Divine de la religion sumérienne qui leur a été imposée par les Grands Dieux AN-NUNAKIS dont la planète est Nibiru, et dont le principal Dieu est AN
de AN-NUNAKIS.

Voir ici la religion Sumérienne
http://home.nordnet.fr/caparisot/html/sumerreligion.html

Extrait : Au sommet se détachent la Divine Triade : An, Enlil et Enki (voir ci-dessus les 4 dieux créateurs). Attention, le terme triade est ici trompeur, au sens où il pourrait nous faire croire que le pouvoir suprême était divisé à part égale entre ces trois divinité, ce qui n'était pas le cas, An étant le dieu le plus puissant des trois.


La Divine Triade : An, Enlil et Enki

 

Nous avons encore une fois la preuve que la Torah a été plagiée à partir des écrits sumériens de la Création qui ont été repris dans l'ancien testament de la Bible, et que depuis près de 4000 ans, les hébreux qui sont à l'origine de l'invention du Judaïsme et des 3 religions dites du livre, sous couvert de nous avoir instauré le Monothéisme par Abraham né à Ur à Sumer, nous font prier leurs Dieux Reptiliens AN-NUNAKIS. Pas étonnant qu'ils nous décrivent des Dieux méchants et vengeurs, qui ne demandent à leurs supposés enfants que de se sacrifier pour eux et de payer pour un péché originel que nous n'avons jamais commis ! Tant il est vrai qu'ils détestent l'Humanité et qu'il faut la punir par le simple fait qu'elle existe !

Est-e que c'est aussi le Dieu ENKI ou AN qui ont demandé à Rockfeller,  Bill Gates et Monsanto de créer l'arche végétale en Norvège  ?

*- Des arches de Noé pourquoi faire ?

Quand ils cesseront de nous prendre pour des imbéciles, ce sera un grand jour !

L’arche avant Noé

Sciences > Archéo & paléo > L’arche avant Noé

Bernadette Arnaud


Publié le 30-03-2014 à 17h00Mis à jour le 09-04-2014 à 18h02

Une tablette mésopotamienne (Sumérienne), datant de 1900 avant J.-C., détaille la construction d’une arche... ronde. Une nouvelle preuve de l’ancienneté millénaire du mythe du Déluge.

Une image du film Noe dont la sortie est prévue en France le 9 avril 2014 afp

 Une image du film Noé dont la sortie est prévue en France le 9 avril 2014 afp

TABLETTE. Un grand bateau chargé d’animaux de toutes sortes ballottés au-dessus des flots démontés, telle est depuis 2000 ans l’image de l’arche du Déluge qu’offre l’iconographie. Or il va peut-être falloir changer de décor pour imaginer cet épisode qui, selon le récit biblique, vit des pluies catastrophiques s’abattre sur la Terre pour punir l’humanité de ses péchés.

Depuis janvier, une tablette mésopotamienne d’argile, présentée au British Museum de Londres, vient en effet bousculer ce que l’on savait du mythe. En décryptant les 60 lignes en cunéiforme (la plus ancienne écriture du monde) présentes sur ses deux faces, Irving Finkel, éminent assyriologue britannique, a en effet découvert que celle-ci recélait un trésor : la description détaillée de la construction même de l’arche, destinée à sauver de la noyade un couple de chaque espèce présente sur Terre, plus de mille ans avant celle figurant dans le livre de la Genèse (lire aussi p. 18). Et, surprise : l’arche est... ronde.

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Dans un livre récemment publié en Grande-Bretagne (The Ark before Noah) — qui devrait connaître une traduction française début 2015 —, l’assyriologue britannique détaille le véritable « manuel de construction » d’une arche que constitue ce texte.

Pour la première fois, les dimensions précises de l’embarcation, sa taille et sa forme sont clairement décrites. Avec cette particularité remarquable qui veut que le héros nommé Atrahasis (« Sceptre d’ingéniosité »), sorte de proto-Noé babylonien, façonne une arche ronde.

Ronde comme les « coracles » de l’antique Mésopotamie, ces embarcations fluviales que l’on rencontre encore de nos jours en ExtrémeOrient, et qui étaient toujours en usage en Irak dans la première moitié du XXe siècle.

Des sortes de grands paniers de roseaux, calfatés avec du bitume pour assurer leur étanchéité.

« Dans cette tablette, le dieu Enki apprend ainsi à Atrahasis que la base de l’embarcation doit couvrir une superficie de 3600 m2 et que son diamètre est de 70 m », explique Irving Finkel, qui a dû effectuer de longs calculs de conversion pour transcrire les unités de mesure antiques.

Séparer les animaux mortellement incompatibles

Le dieu précise également que le coracle doit être fabriqué en cordes de fibres de palme. Après avoir enroulé ces cordages les uns sur les autres pour former un panier rond géant, Atrahasis doit consolider le tout avec des membrures de bois placées dans l’espace intérieur, tout en mettant en place des étais, destinés à supporter un pont supérieur.

LONGÉVITÉ. L’espace ainsi ménagé doit être ensuite agencé au moyen de cloisons pour accueillir séparément « des animaux encombrants ou ceux mortellement incompatibles ». Vingt des soixante lignes de la tablette sont ensuite consacrées à l’étanchéité du bateau, laquelle doit être obtenue par l’application d’une épaisse couche de bitume.

Puis, à la ligne 52, une précision inédite apparaît : les animaux doivent monter à bord « deux par deux ». « C’est une indication très proche de la narration de la Bible. C’est la première fois qu’elle apparaît sur une tablette mésopotamienne », s’enthousiasme Irving Finkel. Preuve, s’il en était, de la prodigieuse longévité de ce mythe.

Pour tout savoir sur les travaux d'Irving Finkel et les autres mentions du mythe du déluge, rendez-vous sur le dernier numéro de Sciences et Avenir qui vient d'arriver dans les kiosques et sur vos tablettes.

http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/20140328.OBS1750/l-arche-avant-noe.html

 

 

Documentaire FranceTV5 à voir absolument : La vérité sur l'arche de Noé qui n'a jamais été construite !

Allez encore un mythe de la Torah et de la Bible qui s'effondre ! Une nouvelle fable qui s'écroule ! Ce qui rapporte encore une fois la preuve que tout a été copié à partir des récits de la création de la religion sumérienne qui leur a été imposée par les Grands Dieux AN-NUNAKIS reptiliens !

Nous avons ainsi la preuve que le Dieu vengeur et méchant dont ils nous parlent dans leurs écrits dits sacrés, n'a jamais existé et qu'il n'a rien détruit du tout ! En revanche les AN-NUNAKIS et les hybrides/reptiliens savent que leur planète/vaisseau Nibiru qui est le Soleil Noir, revient tous les 3600 ans et qu'elle participe par sa force magnétique à provoquer l'inversion des pôles magnétiques de la Terre, des perturbations climatiques et forcément le débordement des mers et des océans ! Ce qu'ils doivent attendre avec impatience qu'elle revienne bientôt pour se débarrasser de nous et instaurer leur Nouvel Ordre Mondial avant le retour de leurs Grands Dieux AN-NUNAKIS auxquels ils ont promis de livrer la Terre et toutes ses richesses.

Le déchiffrage d'une tablette d'argile cunéiforme par le professeur Irving Finkel du British Museum est le point de départ d'une enquête sur le mythe du Déluge et de Sumer. L'arche était décrite sur une tablette sumérienne qui date de 1000 ans avant JC qui est décrite pour être ronde (un ovni?) et qui n'a jamais été construite, selon ses travaux de recherches qui auront duré 20 ans.

Voir le documentaire sur FranceTV5 en replay durant encore 1 jour !

La vérité sur l'arche de Noé
Diffusé le mer. 24-12-14 à 15h06 | Plus qu'1 jour en replay
Documentaire | 55' | Tous publics |
Le déchiffrage d'une tablette d'argile cunéiforme par le professeur Irving Finkel est le point de départ d'une enquête sur le mythe du Déluge et de Sumer.
http://pluzz.francetv.fr/videos/la_verite_sur_l_arche_de_...

Quelques articles ci-dessous notamment en Anglais.

L’arche d’avant Noé

L’arche d’avant Noé

Une tablette mésopotamienne exposée au British Museum vient d’être déchiffrée par un éminent assyriologue britannique qui livre son étude au terme de 20 années de travail dans un livre intitulé « L’arche avant Noé ».

Irving Finkel affirme que la tablette raconte la construction de cette arche… qui était ronde !

La tablette date de 1800 avant JC, soit 1000 ans avant le récit de la Genèse… Une preuve pour cet homme de l’ancienneté millénaire du mythe du Déluge, que la Bible aurait repris fidèlement : un grand arche, dans lequel les animaux iraient deux par deux …

Articles en lien :

*- Babylonian tablet shows how Noah's ark could have been constructed

*- Noah's ark was round – so the ancient tablet tells us

Irving Finkel, curator of the British Museum's 130,000 Mesopotamian clay tablets, has spent 20 years investigating one that challenges the story of Noah and the flood

Irving Finkel

Irving Finkel at the British Museum. Photograph: Sarah Lee for the Guardian

Irving Finkel is the curator from central casting. Battered clothes, bushy white beard, little circular glasses, boundless enthusiasm. From a distance he looks about 100, but as he sprints across the British Museum's Great Court to offer the warmest of handshakes – he is 10 minutes late for our meeting – you realise he is much younger. In reality, he is 62 going on 12, since a lifetime spent examining the clay tablets of ancient Mesopotamia has left him seemingly unaffected by the cares of the workaday world.

"The man who is tired of tablets is tired of life," he announces in his delightful new book, The Ark Before Noah, which sets out to demonstrate that the biblical flood narrative was derived from stories that had been embedded in Sumerian and Babylonian society and literature for thousands of years. The book revolves around a clay tablet dating from about 1800BC with 60 lines of cuneiform (the tiny, wedge-shaped script on the tablets), which relate part of the flood story. Finkel first encountered this "Ark tablet" almost 30 years ago when a member of the public brought it to show him. He has spent the past 20 years translating the text and putting it in the context of other flood literature, and is now ready to unveil it to the world. This is in the form of his book and a Channel 4 documentary, due to be shown in August, which is building the ark to the specifications on Finkel's tablet to see if it floats.

Finkel's bombshell – and the point of the Channel 4 programme – is that he reckons the original ark was round. "The fact that the ark was round is the headline finding," he says. "It's something nobody in the world had anticipated because everybody knows what Noah's ark looked like." All those pictures of oblong, multi-decked boats that look like neat country cottages will have to be redrawn.

The mobile phone-sized ark tablet is housed in a posh-looking red box with "Instructions on the Building of the Ark" written on it. Finkel takes the tablet out of the box and lets me hold it – a chance to commune with the ghosts of ancient Mesopotamia. I manage not to drop it. As well as casting new light on the shape of the original ark, it also contains the first written allusion to the animals "going in two by two". In the book, he describes unearthing this reference on the broken, weathered tablet with its worn-out wedges as his "biggest shock in 44 years of grappling with difficult lines in cuneiform tablets ... I nearly fell off my chair." He is good at conveying the excitement of academic discoveries, a television natural.

Clay tablet The tablet in Irving Finkel's hand casts new light on the shape of the ark. Photograph: Sarah Lee for the Guardian

He could have written up his findings in an academic tome that would have pleased his peers, but he has instead produced a digressive, amusing, personal book for the general reader, a book that is willing to ask big questions – such as how did the Babylonian ark story find its way into the Bible? – and make the odd educated guess. "There's very little in existence that helps people with this subject. Mostly we're orientated to make it seem forbidding and difficult."

The first draft was written in what he calls a "very defensive" way. "In the world of scholarship," he says, "you don't make a statement without supporting it with footnotes and references to German periodicals."

"When I first wrote the book I did it feeling that all my colleagues were going to read it and they'd be saying [puts on whispery academic voice] 'I rather doubt ...' But when I wrote the second draft, I suddenly had this brilliant idea that I would forget my colleagues existed and write for everybody else, which was very liberating. It meant I could speak with my real voice." In the book, Finkel explains his own route into Assyriology and his continuing love affair with the subject. He had wanted to be a curator at the British Museum from the age of nine, and was overjoyed when he joined in 1979. But how will those colleagues react? "I don't know," he admits. "They'll probably all gang up against me at conferences and throw fruit."

Finkel wears several academic hats. As well as being in charge of the museum's 130,000 clay tablets, he looks after its collection of board games and has made it a personal crusade to preserve old diaries, launching the Great Diary Project to "provide a permanent home for unwanted diaries of any date or kind".

What links Mesopotamian inscriptions and the humdrum diaries of elderly ladies from Carshalton? "I had this sudden epiphany that diaries were like clay tablets," he says. In 4,000 years time, the shopping lists of elderly ladies in Surrey will be pored over with fascination. Finkel sees his mission as rescuing artefacts of the past – clay tablets, obscure Indian board games, the diaries of ordinary people – before they are swept away, a latterday Noah constructing a cultural ark. A round one of course.

 

06/11/2014

Vers la bascule des pôles magnétiques

Ce serait la meilleure des solutions pour purifier la Terre de l'atome et de tous les produits chimiques qui l'infeste, pour faire cesser toutes les guerres et laisser une terre propre  pour les générations futures. Le souci ici, et si les mers et les océans ne débordent pas, c'est que nous retournerions au Moyen-âge, car l'électricité serait interrompue sur tout le globe pour un long moment, les polarités électriques étant inversées, la terre en cas d'inversion de ses pôles magnétiques, reprenant sa rotation à l'envers.

Vers la bascule magnétique

Par

 valeursactuelles.com

Mercredi 05 Novembre 2014 à 09:39 (mis à jour le 05/11/2014 à 11:47

 

Photo © Glow images

Technologie. Notre civilisation technologique va-t-elle au-devant de sérieux problèmes en cas d’inversion des pôles magnétiques ?

Ce phénomène, qui s’est produit à plusieurs reprises dans l’histoire de la Terre, évolue, en théorie, trop lentement pour que l’être humain y soit véritablement sensible. Mais une étude publiée dans le Geophysical Journal International vient de montrer que la durée nécessaire à cette inversion pourrait en réalité être plus courte que prévu — en fait, inférieure à une vie humaine.

Cette nouvelle évaluation est le fruit de la cartographie fouillée du massif italien des Apennins consécutive au tremblement de terre de L’Aquila, en 2009. L’analyse des sédiments déposés lors d’éruptions volcaniques passées a en effet montré que ceux-ci portaient en eux — un pur hasard — la marque de la dernière inversion des pôles magnétiques, voilà un peu moins de 800 000 ans. L’analyse fine de cette mémoire sédimentaire a rendu alors un verdict étonnant : cette dernière inversion s’était produite en moins d’un siècle. Or, nous savons que le champ magnétique terrestre est en phase de décroissance, un marqueur habituel d’une inversion imminente.

Problème : durant cette bascule, qui procède d’un jeu encore incompris entre les parties liquide et solide du noyau métallique de notre planète, la magnétosphère, qui nous protège du vent solaire, a tendance à faiblir. Si cet affaiblissement venait à être concentré sur une période courte, les tempêtes solaires, génératrices d’aurores boréales (photo), pourraient mettre dramatiquement à l’épreuve la trame électrique et connectique de nos sociétés.

 

10/10/2014

Inversion des pôles magnétiques: et si la Terre perdait le nord?

Allez prenons le positif à tirer d'une prochaine inversion des pôles !

Même si l'électricité et toutes les nouvelles technologies étaient perturbées par une inversion des pôles magnétiques, nous aurions un super avantage, celui que la Terre serait purifiée de tous les toxiques chimiques et autres qui l'encombre, dont les armes technologiques de dernière génération et les scalaires, les bombe à neutrons, ainsi que la bombe atomique qui a été créée sur la base de l'électro-magnétisme terrestre !

En effet, avec le changement de polarités électriques tout serait désamorcé pour notre bien-être et celui de la Terre et pour l'ensemble de la Galaxie, et adieu les guerres génocidaires  !

Inversion des pôles magnétiques: et si la Terre perdait le nord?

Le champ magnétique protège la Terre des particules chargées d'énergie provenant du Soleil. Or, il pourrait entrer dans une période d'instabilité beaucoup plus soudainement et rapidement que prévu, affirme une étude.

L'inversion du champ magnétique terrestre, du moins le suppose-t-on, a déjà eu lieu au cours de la longue histoire de la Terre. Mais alors que l'on pensait que ce processus, période d'instabilité magnétique suivie d'une éventuelle inversion des pôles, prenait des siècles voire des millénaires à s'opérer, de nouvelles mesures spatiales réalisées par l'Agence spatiale européenne (ESA) montrent que le phénomène pourrait être au contraire beaucoup plus rapide.

15/12/2012

Ce que pourrait produire le rayonnement cosmique d'Alcyone sur le champ magnétique terrestre et sur l'ensemble des planètes de notre système solaire

Quand le CNRS reconnaît que les rayons cosmiques ont une influence sur le champ magnétique terrestre et sur l'inversion des pôles magnétiques terrestres.


Un événement de l'histoire du champ magnétique terrestre révélé par l'action du rayonnement cosmique

Communiqué de presse

Vendredi, 23 Novembre 2012

Il y a 41 000 ans, le champ magnétique de la Terre s'est estompé jusqu'à pratiquement disparaître, laissant notre planète sans protection face au bombardement de particules cosmiques. Des traces de cet événement ont été retrouvées dans des carottes de sédiments océaniques par une équipe du Centre de recherche et d'enseignement de géosciences de l'environnement (CEREGE, CNRS/Aix-Marseille Université/IRD/Collège de France). Dans ces carottes, les chercheurs ont mesuré des variations dans la concentration de Béryllium 10, un isotope radioactif produit par l'action des particules cosmiques sur les atomes d'oxygène ou d'azote de l'atmosphère. Ces travaux, publiés dans le Journal of Geophysical Research, sont un pas important vers la mise au point d'une nouvelle méthode pour étudier l'histoire du champ magnétique terrestre, qui permettra de mieux comprendre sa baisse d'intensité en cours depuis trois millénaires.



Le champ magnétique terrestre forme un efficace bouclier déviant les particules chargées d'origine cosmique qui se dirigent vers nous. Loin d'être constant, celui-ci a connu de nombreuses inversions, le Nord magnétique se retrouvant au pôle Sud géographique. Ces inversions sont toujours accompagnées d'une annulation du champ magnétique. La dernière est survenue il y a 780 000 ans. Le champ magnétique peut aussi connaître des excursions, des périodes où il s'effondre comme s'il allait s'inverser, avant de retrouver sa polarité normale. Le dernier de ces événements, appelé excursion de Laschamp, date d'il y a 41 000 ans.

Ce sont des traces de cet événement que les chercheurs ont retrouvé dans des carottes de sédiments récoltées au large du Portugal et de la Papouasie-Nouvelle Guinée. Dans ces échantillons, ils ont retrouvé des excès de Béryllium 10, un élément produit exclusivement lors de la collision entre particules d'origine cosmique et atomes d'azote ou d'oxygène. Le Beryllium 10 (10Be) produit dans l'atmosphère retombe ensuite à la surface de la Terre où il s'incorpore aux glaces et aux sédiments. Dans les couches correspondant à l'excursion de Laschamp, les chercheurs ont retrouvé jusqu'à deux fois plus de 10Be que le taux normal, témoignant de l'intense bombardement de particules cosmiques qu'a subi la Terre durant plusieurs millénaires.

Classiquement, l'étude de l'histoire du champ magnétique se fait grâce à la présence dans les laves volcaniques, les sédiments ou les poteries antiques de certains oxydes de fer, notamment la magnétite, qui indiquent la direction et l'intensité du champ magnétique existant au moment où ces matériaux se sont figés. Parfois, cette approche, dite paléomagnétique, n'est pas suffisante pour quantifier précisément les variations globales du champ. Les chercheurs ont couplé cette méthode avec la mesure de la concentration de Béryllium 10 sur les mêmes archives sédimentaires. Ils ont ainsi montré que les pics de concentration de cet isotope sont synchrones et présentent la même dynamique et la même amplitude dans les sédiments du Pacifique et de l'Atlantique que dans les glaces carottées au Groenland précédemment analysées. La méthode basée sur le Béryllium 10, affinée depuis 10 ans au CEREGE, permet donc de reconstituer de façon continue les variations d'intensité du champ magnétique terrestre dans sa globalité.

Par ailleurs, on sait que depuis 3000 ans le champ magnétique a perdu 30% de sa force. Cette évolution laisse penser que la Terre pourrait connaître dans les siècles à venir, une excursion semblable à celle survenue il y a 41 000 ans. Les rayons cosmiques de haute énergie pouvant provoquer des mutations et lésions cellulaires, cet événement  ne serait pas sans conséquences sur la biodiversité, et notamment sur l'espèce humaine. Voilà pourquoi les chercheurs veulent connaître précisément les rythmes des séquences d'inversions et excursions du champ magnétique afin de retrouver d'éventuelles régularités dans son comportement, et mieux comprendre ainsi l'origine de ces phénomènes dont le siège est le noyau terrestre. C'est le but du projet Magorb lancé en 2009, avec le financement de l'ANR, et porté par le CEREGE, l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE, CNRS/CEA/UVSQ).

Source(s): 

Amplitude and timing of the Laschamp geomagnetic dipole low from the global atmospheric 10Be overproduction: contribution of authigenic 10Be/9Be ratios in West Equatorial Pacific sediments. L. Ménabréaz, D. L. Bourlès, N. Thouveny, in press. Journal of Geophysical Research. 8 novembre 2012.

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