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08/12/2011

Zone euro : nouveau sommet de l'UE sous haute tension

Quand les banksters se rassemblent pour truander et finir de ruiner les peuples européens !

Vous aurez compris que leurs manoeuvres pour soi-disant sauver l'Europe et l'Euro ne sont que de nouvelles manoeuvres pour ruiner définitivement les peuples et les mettre sous la tutelle des banques mondiales, FED, FMI, BCE, MES, et toutes leurs banques mafieuses !


Et bien sûr ils s'apprêtent à modifier les traités pour lesquels les peuples non jamais voté ou donné leur accord ou avis, ce dont ils se passeront une nouvelle fois !

C'est ce que l'on appelle la dictature en terme clair !

Attendez-vous à ce que l'on nous impose pendant les fêtes, LE MECANISME EUROPEEN DE STABILITE (MES). Voir l'article précédent : ICI  et le traité Européen du MES : ICI

Et MES auquel, Nicolas SARKÖZY de NAGUY-BOSCA, le traître et agent de la CIA et du Nouvel Ordre Mondial est favorable !

 

Zone euro : nouveau sommet de l'UE sous haute tension

 

Publié le 08-12-11 à 07:31    Modifié à 08:44     par Le Nouvel Observateur avec AFP    

 

Discipline budgétaire, révision des traités... les sujets de discorde ne manqueront au dîner de travail des chefs d'Etat et de gouvernement.

 

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel  (AFP)
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel (AFP)

 

Les dirigeants de l'Union européenne se préparent jeudi 8 décembre au soir à Bruxelles à un sommet de tous les dangers en raison des divergences entre pays sur la réponse immédiate à la crise de la dette et sur la révision des traités voulue à terme pour renforcer la discipline budgétaire.

Intransigeance de l'Allemagne sur toute implication de la Banque centrale européenne (BCE), conditions posées par la Grande-Bretagne à une révision de traité, les sujets de discorde ne manquent pas au sein de l'UE.

Le temps presse pourtant. L'agence de notation Standard & Poor's vient d'abaisser la perspective de l'ensemble de l'Union européenne et face à l'aggravation de la situation et les Etats-Unis s'inquiètent. Le président américain Barack Obama s'est encore entretenu merecredi avec la chancelière allemande Angela Merkel.

L'ambiance promet d'être tendue entre les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne qui se retrouvent jeudi à partir de 19h30 (18h30 GMT) pour un très long dîner de travail, avant de poursuivre le lendemain.

Merkel et Sarkozy à Marseille d'abord

Certains d'entre eux se seront déjà vus auparavant à Marseille (sud de la France) où se tient dans la journée une réunion des partis conservateurs européens (PPE), avec notamment Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy.

Parmi les sujets épineux sur la table: le changement de traité voulu à tout prix par l'Allemagne, afin de graver dans le marbre une nouvelle discipline passant notamment par des "règles d'or" pour tous les pays sur l'équilibre budgétaire, des sanctions financières quasi-automatiques contre les Etats laxistes et un droit d'intrusion accru de l'UE sur les projets de budgets nationaux.

La réforme se fera-t-elle en incluant les 27 pays de l'UE, et sous quelles modalités, ou avec les seuls 17 de la zone euro? Sur ces points, une réunion préparatoire mercredi soir de hauts fonctionnaires n'a guère permis de progrès.

Contreparties ?

La Grande-Bretagne semble en outre vouloir des contreparties difficilement acceptables par ses partenaires pour accepter un changement de traité. Paris et Berlin semblent du coup prêts à un accord au sein uniquement de la zone euro, au risque d'élargir le fossé en Europe.

L'idée au final est de donner des gages à l'Allemagne et à la BCE pour que cette dernière - qui tient aussi dans la journée sa réunion mensuelle et pourrait baisser ses taux - accepte d'en faire plus dans la résolution de la crise de la dette. Son président a laissé entendre qu'il pourrait le faire au cas où "un pacte budgétaire" est bien adopté par la zone euro.

Autre sujet de friction : certains pays veulent accoucher de mesures à plus court terme, en renforçant les pare-feux financiers de la zone euro.

Ils plaident pour accroître pour accroître sous une forme ou une autre les moyens du mécanisme de secours de l'Union monétaire, y compris en lui permettant à terme d'avoir accès au guichet de la BCE. La France y est favorable, l'Allemagne refuse.

Le Nouvel Observateur - AFP

 http://tempsreel.nouvelobs.com//chronique-du-triple...

 

Chavez : C'est le FMI qui dirige l'Europe, pas les peuples, et l'escroquerie de la future Banque européenne, la MES

Et comme il a mille fois raison.

Et nous devons rajouter que c'est encore l'ombre de la FED qui est une banque privée qui est derrière l'europe avec le BILDENBERG GROUP.


Sans compter que maintenant, nous avons une autre autorité financière qui dépend de la même autorité financière mafieuse que l'on veut nous créer en Europe; l
a nouvelle banque frauduleuse : LE MECANISME EUROPEEN DE STABILITE (MES), et banque  qui doit être installée en CEE pour voler tous les peuples jusqu'au dernier centime après une sommation de 7 jours.


Ce complot doit être réalisé en catimini et si possible pendant les fêtes et les congés.

Aucun tribunal ne peut juger cette institution ni son  (petit) personnel ! 

Lisez attentivement les conditions de création de la Banque Mafieuse : MES et diffusez ce document autour de vous !

MES - Traité CEE


Chavez : C'est le FMI qui dirige l'Europe, pas les peuples

http://www.youtube.com/watch?v=dCsvHjpC2PY&feature=uploademail


14 Novembre 2011 : lors d'une cérémonie au cours de laquelle l'Etat vénézuélien rembourse des épargants lésés par leurs banques, le Président Hugo Chavez aborde de nombreux sujets.

Plus d'informations sur le site www.hugochavez.fr et sur la page : www.facebook.com/Hugo.Chavez.la.page.officielle


Hugo Chávez, la page officielle de réinformation

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Soupçons de corruption sur la construction du Pentagone français

 On voit que les élections approchent et que Sarkozy a besoin de financement pour les présidentielles de 2012 !

Au fait que voyez-vous sur la photo du Pentagone français ?

L'Oeil d'Horus , non ?

Les Illuminati seraient-ils encore passés par là ?


Politiques Hier à 7h33

Soupçons de corruption sur la construction du Pentagone français

228 commentaires

 

Vue partielle, réalisée le 26 mars 2009 dans le quartier Balard à Paris, du site où sera construit le siège du ministère de la Défense. (© AFP Stephane de Sakutin)

 

Deux juges d'instruction enquêtent depuis février sur d'éventuels faits de corruption et trafic d'influence en marge de l'attribution du chantier du futur du ministère de la Défense à Paris, le projet du "Pentagone français" remporté en mai par Bouygues.

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a assuré dans la soirée que son ministère était "d'une sérénité totale" et "au service de la justice", à propos de cette enquête révélée par le Canard enchaîné à paraître mercredi et qu'a confirmée à l'AFP une source judiciaire.

Le géant français du BTP a été choisi en février par le gouvernement et a signé le contrat en mai pour réaliser ce chantier dans le quartier Balard (XVe arrondissement) qui doit être achevé à l'été 2014.

Un renseignement anonyme transmis aux enquêteurs de la Division nationale des investigations financières (Dnif) sur la procédure de passation du marché avait déclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire en octobre 2010.

Après de premières investigations, le parquet de Paris a décidé en février d'ouvrir une information judiciaire pour "corruption active et passive", "trafic d'influence" et "atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics".

Deux juges d'instruction ont été désignés pour mener l'enquête.

Selon le Canard, un haut responsable du ministère de la Défense est soupçonné d'avoir transmis à un cadre dirigeant de Bouygues le cahier des charges du marché avant ses concurrents.

Ce document détaille les besoins et exigences du ministère pour la construction de son nouveau siège et sa diffusion prématurée à l'un des candidats remet en cause la régularité de la compétition, note l'hebdomadaire.

Un intermédiaire, entrepreneur du BTP connu des enquêteurs pour d'autres affaires de corruption, aurait mis en relation les deux personnes et est particulièrement visé par l'enquête, selon la source judiciaire.

"Le groupe Bouygues n'est pas informé de cette procédure et ne souhaite pas faire de commentaires dans l'immédiat", a réagi auprès de l'AFP un porte-parole du groupe.

Le financement du contrat décroché par Bouygues en février doit se faire selon un contrat de Partenariat public privé (PPP) d'une ampleur inédite pour une administration.

L'Etat ne commencera à payer qu'en 2014, lorsque les nouveaux bâtiments seront livrés. Pendant 27 ans, il devra alors débourser une redevance annuelle comprise entre 100 millions et 150 millions d'euros.

Cette redevance comprendra les coûts de construction, les frais financiers, l'entretien et la maintenance des bâtiments, les réseaux informatiques, les services divers comme le jardinage, la restauration, le nettoyage, le gardiennage.

Cette redevance annuelle est inférieure au coût actuel de fonctionnement de l'administration centrale, selon le ministère de la Défense.

Pendant 27 ans, cela représentera au total 2,7 milliards d'euros pour la fourchette basse (si la redevance est à 100 millions) et 4 milliards pour la fourchette haute (redevance à 150 millions).

Le permis de construire devrait être déposé en juillet, en vue de son obtention à la fin de l'année. Les travaux pourront alors commencer en janvier 2012. Les bâtiments devront être livrés à la fin de l'été 2014, afin que le déménagement des personnels soit terminé fin 2014.

Le regroupement à Balard permettra de vendre les sites parisiens (dont l'îlôt Saint-Germain, mais pas l'Hôtel de la Marine), selon le ministère.

Le produit des cessions, estimé à 600 millions d'euros, pourra aller aux programmes d'équipement de la défense.

http://www.liberation.fr/politiques/01012376168-soupcons-...

 

 

La pression monte en vue du prochain sommet européen. La flotte de guerre chinoise

La pression monte en vue du prochain sommet européen

 

Dans une interview au Monde, Jean-Michel Six, chef économiste Europe de Standard & Poor's, l'agence de notation américaine qui menace de dégrader la note de quinze Etats de la zone euro, a averti que "l'état d'alerte reste très élevé" dans cette zone. "A un degré divers, tous (les Etats de la zone) suscitent la défiance des grands investisseurs internationaux", a déclaré Jean-Michel Six, observant que "depuis juin, les marchés semblent se fermer (à leurs) besoins de refinancement". Six mois plus tard, l'état d"alerte reste très élevé", a-t-il enchaîné.

Selon le chef économiste Europe de Standard & Poor's, l'agence n'est pas un "Père Fouettard" mais a "voulu faire un geste fort pour souligner la gravité de la crise" en annonçant ses intentions à quelques jours d'un nouveau sommet de crise prévu cette fin de semaine à Bruxelles. Anticipant les critiques sur le rôle néfaste des agences de notation, il ajoute: "Nous faisons des analyses de fond et réagissons de façon très réfléchie". Si tel est le cas, pourquoi ne pas avoir fait ce travail de "prévention" avant que certains états soient si proches du trou?

 

33 Comments

Publié par le 7 décembre 2011 dans Non classé

L'inquiétante expansion de la marine chinoise

 

Le Japon a exprimé, le 2 août, ses inquiétudes concernant l'expansion maritime de la Chine vers le Pacifique et "l'opacité"de son budget militaire. Dans son rapport annuel sur la défense (Defense of Japan 2011), le ministère de la défense japonais prévoit que la Chine, "compte tenu de la récente modernisation de ses forces aériennes et navales", va étendre ses activités en mer de Chine méridionale, en mer de Chine orientale et dans l'océan Pacifique.

Or Pékin a confirmé mercredi 27 juillet qu'elle remettait en état un porte-avions de conception soviétique acheté à l'Ukraine, le Varyag, et, selon des sources proches du pouvoir, qu'elle aurait parallèlement entrepris la construction de deux autres porte-avions, de conception chinoise. Ce sont des moyens idéaux pour projeter des forces sur des théâtres d'opération lointains. Ces développements récents ne font que confirmer l'expansion continue de la marine de guerre chinoise. […]

Avec la montée en puissance de la Chine dans le monde, la marine évolue maintenant vers une nouvelle stratégie "d'opérations dans les mers lointaines" avec des responsabilités qui s'étendent au-delà de la "seconde chaîne d'îles", partant du Nord du Japon jusqu'au Nord des îles Mariannes et Guam où se trouve importante base navale américaine. […] En 2010, la marine comptait 225 000 hommes, au moins 58 sous-marins, dont six nucléaires, plus de 50 frégates et au moins 27 destroyers. Elle est devant le Japon, la première flotte d'Asie, si l'on exclut la marine américaine. Et en tonnage, elle est la troisième du monde. Les Etats-Unis, qui sont un acteur militaire clef du Pacifique, s'en inquiètent. Le "déclin" américain est toutefois relatif. Si l'on considère le tonnage cumulé, la marine américaine a un avantage de 2,63 contre 1 vis-à-vis des flottes russe et chinoise combinées… Et qualitativement, elle est très supérieure.

Néanmoins, la Chine fait peur parce qu'elle a d'importants différends territoriaux maritimes avec ses voisins. Et aussi parce qu'elle est devenue le deuxième importateur mondial de pétrole, ce qui ne fait qu'accentuer les revendications territoriales chinoises. Le grave incident naval entre la Chine et le Japon autour des îles disputées de Diaoyu (en chinois) ou Senkaku (en japonais) en mer de Chine orientale en septembre 2010 a conduit à de vives tensions entre Pékin et Tokyo. Au sud, en mer de Chine méridionale, d'autres différends empoisonnent les relations entre Pékin et ses voisins. Outre les Paracels, l'archipel des Spratly (Nansha en chinois), constitué d'îlots et de récifs, est revendiqué par six pays. Pékin a commencé à y débarquer des troupes à partir de 1988, ce qui a donné lieu à des affrontements meurtriers entre les marines chinoise et vietnamienne.

Comme dans les Senkaku, la présence d'hydrocarbures off-shore complique la donne. Ces dernières années, les incidents "collisions entre bateaux ou accusations d'incursion dans les eaux territoriales " n'ont pas été très graves, mais ils ont provoqué à chaque fois de vives réactions diplomatiques.

Elle conduit aussi les voisins à moderniser leur appareil militaire. Après l'incident des Senkaku, le Japon a été conforté dans l'idée de restructurer ses forces : l'accent est porté sur la protection des îles lointaines du sud du Japon et la sécurité des routes maritimes. Le nombre de sous-marins va passer de 16 à 22. Mais d'autres pays asiatiques accroissent aussi leur flotte de sous-marins, et étoffent leur flotte de guerre, au point que certains parlent de course aux armements. […]

Aussi, un réseau de nations, avec pour pivot les Etats-Unis, émerge dans la région qui essaie de contrebalancer la puissance chinoise ascendante, en accroissant leur coopération militaire. Des navires de guerre américains ont ainsi fait récemment escale au Vietnam. Cependant, Washington manifeste une certaine prudence et soutient aussi la volonté des pays de la région de régler les disputes dans un cadre multilatéral. La Chine et l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean) ont adopté jeudi 21 juillet une "feuille de route" modeste, première approche vers un règlement collectif des nombreuses controverses.

Reste que, selon l'expert naval Philippe Langloit, la marine chinoise pourrait connaître un développement encore plus massif et plus rapide en raison de la part modeste consacrée à la défense par rapport au PIB. Il estime aussi que "Les marines sont toujours d'un point de vue historique, les instruments de " l'expansion coloniale". La marine chinoise va maintenant de plus en plus loin de ses bases. Pour assurer la sécurité de ses voies de communication, venant du golfe Persique, Pékin construit un collier de perles" de bases permanentes le long des côtes de l'Océan Indien. Et elle intervient au lointain pour participer à la lutte contre la piraterie au large de la Somalie. Récemment, elle a même déployé un navire en Méditerranée, une première, pour évacuer des ressortissants dans la crise libyenne. La question reste donc de savoir ce que la Chine fera de sa puissance navale. (Source: Le Monde)

07/12/2011

L'UE se donne un mois pour frapper le pétrole iranien

C'est parti !

Oui bien sûr l'UE doit soi-disant arrêter l'Iran dans son programme nucléaire, il faut aller lui voler son pétrole, geler son argent et lancer une 3ème guerre nucléaire mondiale, non pas contre l'Iran seulement mais contre l'Humanité ! Car c'est bien de cela dont il s'agit : d'éliminer les 2/3 de la poulation mondiale avant le 21 décembre 2012.

Et avec quel argent et quels militaires vont-ils partir en guerre ?
Le nôtre et avec des militaires qui ne sont pas payés ?

Ils font tout pour nous endetter avec les guerres et pour nous livrer pieds et poings liés aux Illuminati-Sionistes-reptiliens et à leur idéologie millénaire de nous instaurer leur Unique Religion Mondiale et leur Nouvel Ordre Mondial.

Observez la Pape en ce moment, le soi-disant représentant du fils de Dieu sur Terre, s'il s'insurge contre la 3ème guerre mondiale nucléaire qu'ils ont savamment préparée depuis quelques décennies.
 
Et comme vous l'avez compris, il n'y aurait que le soi-disant nucléaire Iranien qui serait mauvais pour nous.
Une bonne nucléaire nous ferait sans doute du bien.
 
Que nous parlent-ils des 600 bombes nucléaires voire plus détenues par les Sionistes en Isral et qu'ils refusent de déclarer à l'ONU.
Que font l'ONU, l'UE et les USA pour exiger de connaître le stock d'armes nucléaires détenu par Israël.
 
Lisez encore la jolie propagande sioniste que voilà et ouvrez les yeux.
 

L'UE se donne un mois pour frapper le pétrole iranien

Par Jean-Jacques Mevel Publié le 01/12/2011 à 22:36 Réactions (6)
Jeudi à Bruxelles, Alain Juppé assuré que l'Europe travaillait à «des sanctions plus dures et sans précédent».
Jeudi à Bruxelles, Alain Juppé assuré que l'Europe travaillait à «des sanctions plus dures et sans précédent». Crédits photo : GEORGES GOBET/AFP
 
Après le cri d'alarme de l'AIEA sur le nucléaire, les Vingt-Sept durcissent leurs sanctions contre Téhéran.

De notre correspondant à Bruxelles

Le compte à rebours est lancé pour frapper Téhéran là où ça fait mal. L'Union européenne a décidé d'adopter, en janvier au plus tard, un train de sanctions présentées comme sévères contre la finance, le transport et l'énergie - en clair le pétrole iranien dans toutes ses dimensions.

Après le cri d'alarme de l'AIEA sur le nucléaire militaire, la mise à sac de l'ambassade britannique à Téhéran a balayé les réticences. «Nous avons décidé de travailler sur des sanctions plus dures et sans précédent», assure jeudi Alain Juppé, dans une allusion transparente à un éventuel embargo sur le pétrole. Le texte arrêté, jeudi à Bruxelles, vise aussi les Gardiens de la révolution, branche de l'armée chargée de réprimer toute dissidence interne.

Rappel des ambassadeurs

La formulation retenue est assez diplomatique pour couvrir les pays en pointe - la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne - et ceux qui ont émis des réserves - l'Italie, l'Espagne et la Grèce. Il s'agit «d'atteindre sévèrement le système financier iranien, celui des transports et celui de l'énergie». L'embargo, soutenu par Paris et Berlin, n'est plus à exclure. Londres milite aussi pour isoler financièrement Téhéran. Les États-Unis l'on fait en novembre, paralysant de fait une partie des rentrées pétrolières.

À ce jour, les Vingt-Sept ont déjà frappé les actifs de centaines d'entreprises iraniennes. L'UE applique depuis juillet 2010 une interdiction des nouveaux investissements dans le pétrole et le gaz. Jeudi, elle a ajouté à sa liste noire les noms de 143 sociétés et 37 personnes, visées par des gels d'avoirs et des interdictions de visa. Elle a aussi marqué son «indignation» face à l'attaque contre la représentation britannique et prévoit de coordonner les rappels d'ambassadeurs. Pour d'éventuelles sanctions pétrolières, la difficulté à surmonter est l'inégale répartition du fardeau entre le sud et le nord de l'Europe. L'UE a importé 5,8% de son brut d'Iran l'an dernier. Mais le sacrifice serait plus rude pour l'Espagne (15% de ses approvisionnements), la Grèce (14%) ou l'Italie. S'ajoute dans ces trois capitales une fatigue avouée de devoir assumer, après la Libye et la Syrie, le contrecoup des sanctions à chaque rebondissement politique dans le monde musulman.

Cette fois, c'est Athènes qui appelle à l'aide. Ses finances à sec, la Grèce a trouvé à Téhéran un fournisseur très obligeant qui lui fournit le pétrole à crédit. «Il faut en tenir compte et veiller à ce que l'interruption des livraisons de l'Iran puisse être compensée par une hausse de production ailleurs», explique Alain Juppé. À ses yeux, c'est tout à fait possible.

Les réticences de la Grèce et les réserves de l'Italie expliquent le délai que s'accorde l'UE, comme ce fut le cas avec la Libye au début de l'année. Des contacts vont donc être noués avec d'autres puissances pétrolières de la région. Il s'agit aussi d'éviter un effet pervers bien connu des professionnels: tout embargo risque de provoquer un effet temporaire de rareté qui, par le biais d'une hausse des cours, bénéficie au producteur sanctionné s'il trouve d'autres clients…