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29/11/2015

L’OTAN cheval de Troie de l’Etat islamique

« Le problème au Moyen-Orient tient aux origines de l’État d’Israël »

Des révoltes arabes aux risques et enjeux des troubles qui secouent la Syrie, l’enrôlement du Canada dans la politique hégémonique américaine, les jeux russe et onusien, sans pour autant oublier la place de l’Afrique dans ce nouvel échiquier, des questions brûlantes que La Nouvelle République a abordées avec Richard Le Hir, ex-député du Parti québécois d’Iberville en 1994 et ministre délégué à la Restructuration dans le cabinet Parizeau du 26 septembre 1994 au 9 novembre 1995.

***

La Nouvelle République : Révoltes ou révolutions, spontanéité des masses ou complot de l’Occident, décidément, les avis sont partagés pour qualifier ce qui se passe dans le monde arabe. Quelle est votre opinion à ce propos ?

Richard Le Hir : N’étant pas sur le terrain, je suis entièrement dépendant des médias pour mon information, tant les médias traditionnels que les sites alternatifs. La vision qu’un observateur étranger peut donc dégager de ce qui se passe dans le monde arabe est nécessairement partielle, et le risque existe qu’elle soit de ce fait partiale. Voilà de quoi inciter à la plus grande prudence. Si les avis sont si partagés, c’est sans doute qu’il n’est pas possible de traiter toutes les situations sur le même pied. Pour peu qu’on fasse l’effort de s’informer, on voit bien qu’entre ce qui s’est passé en Egypte, en Tunisie, en Libye et au Yémen ou ce qui est en train de se passer en Syrie, il y a un monde de différences.

Si une mauvaise conjoncture économique constitue toujours un terreau fertile pour l’expression d’un sentiment de révolte, les excès d’un pouvoir corrompu et loin du peuple pourront jouer un rôle important d’accélérant, comme l’huile jetée sur le feu. Et il y aura toujours des opportunistes à l’intérieur ou à l’étranger pour chercher à profiter de la situation à des fins d’enrichissement personnel ou à des fins politiques.

Cela dit, il ne fait aucun doute dans mon esprit que des intérêts étrangers au monde arabe sont en train d’exploiter à des fins politiques l’instabilité qui y règne, soit pour consolider des positions existantes, soit pour modifier durablement en leur faveur l’équilibre des forces. Ces intérêts étrangers sont assez faciles à identifier, il s’agit essentiellement des Etats-Unis et d’Israël qui traînent dans leur sillage les vassaux européens de l’Amérique, à commencer par la France et le Royaume-Uni.

Vu leur vulnérabilité économique et politique, les pays arabes sont des proies toutes désignées, et le risque qu’ils soient récupérés est très élevé. Mais comme l’Amérique n’a désormais plus les moyens de ses ambitions hégémoniques, le désenchantement chez les récupérés sera très rapide et l’instabilité n’y fera que s’amplifier.

Quelle analyse faites-vous de la crise que traverse la Syrie ?

Ce qui est particulièrement frappant, c’est le fossé entre ce que rapportent les médias officiels étrangers et les comptes-rendus des sources d’information non alignées sur le terrain. Le fait que Bachar Al-Assad tienne encore solidement les rênes du pouvoir constitue pour moi une indication très claire que la menace vient davantage de l’extérieur que de l’intérieur et qu’elle est téléguidée comme l’était la tentative de renversement du régime iranien en 2009 lors de la pseudo Révolution verte.

Il ne faut donc pas se surprendre de retrouver dans le camp de la révolution syrienne l’intellectuel français et de moins en moins philosophe Bernard-Henri Lévy, qui n’avait pas hésité à jeter tout son poids médiatique derrière la révolution avortée en Iran et qu’on a vu se démener avec toute la force de son impressionnant carnet de contacts en Libye récemment. On sait maintenant grâce à Bernard-Henri Lévy lui-même que « c’est en tant que juif » qu’il a « participé à l’aventure politique en Libye ». Lors de la première Convention nationale organisé par le Conseil représentation des organisations juives de France (CRIF), il a en effet précisé : « Je ne l’aurais pas fait si je n’étais pas juif. J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël ». La question se pose maintenant de savoir si la fidélité de Lévy au sionisme et à Israël l’emporte sur la fidélité qu’il doit à la France en tant que citoyen français. C’est une question que les Français devraient se poser, et je suis surpris de voir qu’ils ne soient pas nombreux à le faire. La facilité avec laquelle il est parvenu à entraîner la France dans le renversement de Kadhafi par la force est un témoignage éloquent du délitement de la diplomatie française sous Sarkozy et de sa mise au service des intérêts des Etats-Unis, d’Israël et, accessoirement, de certains oligarques du pétrole proches de Sarkozy, notamment le Canadien Paul Desmarais.

L’effondrement diplomatique de la France est une mauvaise nouvelle pour Bachar Al-Assad qui ne peut plus compter désormais que sur le soutien de l’Iran, de la Russie et de la Chine. Quant aux Syriens eux-mêmes, il ne fait pas de doute qu’une certaine faction aspire à un renversement du pouvoir en place, mais cette faction n’a ni l’importance numérique que lui attribuent les médias occidentaux, ni une large base de soutien populaire, ni le degré de radicalisme requis pour faire une révolution, et elle ne voit pas que ses espoirs sont alimentés par une force en déclin qui, le moment venu, ne serait pas capable de tenir ses promesses en raison de la précarité de sa situation économique et ses propres problèmes.

Autrement dit, il y a en Syrie à l’heure actuelle des tas de gens qui sont manipulés et qui meurent pour rien d’autre que la promotion d’intérêts étrangers.

En tant que Canadien, comment expliquez-vous la participation de votre pays à ces guerres dites « humanitaires », notamment en Libye, alors que vous dites : « Il fut un temps où le Canada était perçu comme une force de paix dans le monde » ?

Les étrangers doivent comprendre que la politique qui est actuellement celle du gouvernement canadien va à l’encontre de sa propre tradition depuis la Seconde Guerre Mondiale et qu’elle ne constitue en rien un reflet de la volonté populaire. Pour dire le vrai, l’opinion publique canadienne était beaucoup plus à l’aise avec l’image de son armée en contingent important des forces de maintien de la paix de l’ONU, les Casques bleus, qu’avec celle de baroudeurs en Afghanistan et plus récemment au commandement des forces de l’OTAN en Libye. Le parti actuellement au pouvoir n’a remporté que 37,5 % des voix aux élections générales du 2 mai dernier. Il représente surtout l’ouest du pays et la province de l’Alberta où les intérêts pétroliers américains sont très présents et très influents. C’est cette influence qui explique en grande partie l’alignement de la politique étrangère canadienne sur celle des Etats-Unis, alors qu’en 2002, le Canada, alors dirigé par un autre parti aux assises dans l’est du pays, avait, comme la France de Chirac, refusé de s’engager aux côtés des Etats-Unis dans la guerre en Irak.

Le gouvernement canadien s’apprête à signer un traité de coopération militaire avec Israël, dans quel intérêt stratégique peut-on placer cet accord ?

Depuis l’annonce de la conclusion imminente de cet accord à la mi-novembre par les ministres de la Défense des deux pays à Ottawa, aucune autre nouvelle n’a filtré, sans doute parce que le gouvernement en place au Canada est très conscient de la surprise et de la réaction défavorable qu’elle a causées. Le nouveau gouvernement n’ayant tenu aucun débat sur ses orientations en matière de politique étrangère depuis sa première élection comme gouvernement minoritaire en 2006, les Canadiens n’ont guère d’autre choix que de voir dans la conclusion de cet accord avec Israël un autre signe de sa soumission totale aux objectifs américains. Il n’existe, en effet, pour le Canada aucune autre justification stratégique au soutien d’Israël que celle de l’alignement avec les politiques américaines, et cet alignement est d’autant plus surprenant et incompréhensible qu’il coïncide avec le commencement de la fin de l’hégémonie américaine.

Certains observateurs avancent qu’en cas d’escalade américaine et européenne contre Damas, la région risque un embrasement, voire même une troisième guerre mondiale. Etes-vous de cet avis ?

Le risque d’une troisième guerre mondiale est réel. Quant à savoir si la situation en Syrie en sera l’élément déclencheur, c’est une autre affaire. Il n’y a pas de doute que cette hypothèse ne peut être exclue, mais une « provocation » iranienne pourrait tout aussi bien servir de prétexte. L’Amérique ne sait que trop bien que la crise économique mondiale engendrée par ses excès menace au premier chef son hégémonie, et c’est au principal conseiller économique du président Obama pendant la première partie de son mandat Larry Summers, également ancien recteur de Harvard et secrétaire au Trésor sous le président Clinton, que revient le mérite d’avoir le premier évoqué la perspective du déclin de l’influence américaine en posant la question dans des termes on ne peut plus clairs : « Pendant combien de temps le plus gros emprunteur au monde peut-il demeurer la première puissance mondiale ? » Et la réponse est évidemment : pas très longtemps.

Alors, le danger devant l’imminence de ce déclin est que l’Amérique soit tentée par une dernière démonstration de puissance pour infléchir durablement la situation au Moyen-Orient dans le sens de ses intérêts et de ceux d’Israël, dans une sorte de fuite en avant pendant qu’elle dispose encore des moyens d’agir. Cette perspective soulève des inquiétudes jusque dans les milieux américains du renseignement. Encore ces jours-ci, un ancien analyste de la CIA, Ray McGovern, mettait ses compatriotes en garde contre l’idée d’ouvrir les hostilités contre l’Iran dans l’espoir de sécuriser Israël, en les prévenant qu’il pourrait s’agir de « la plus grosse erreur du siècle ».

Ce commentaire rejoint un autre que je faisais moi-même il y a un peu plus d’un an dans le cadre d’un article pour la tribune libre du site d’information Vigile.net au Québec :

« Le problème [au Moyen-Orient] tient aux origines de l’Etat d’Israël. Et je prends bien soin de faire une distinction entre Israël et l’Etat d’Israël. Si les origines du premier remontent avant Jésus-Christ, les origines du second remontent à 1948. Le premier a un fondement religieux et historique et le second un fondement strictement politique. Or les juifs agissent comme si tout cela était confondu et ne veulent pas accepter que la distinction réelle qui existe entre les deux, comporte en elle les germes de la précarité. Refusant de reconnaître et d’accepter cette précarité, ils souhaitent la transformer en sécurité. Je les comprends. Mais plus ils cherchent à gagner de la sécurité, plus ils augmentent leur précarité ».

Après avoir augmenté la pression, notamment à travers les déclarations de Medvedev et en positionnant leur porte-avions Amiral Kouznetsov au large des côtes syriennes, les Russes viennent de proposer une nouvelle mouture pour une éventuelle résolution du Conseil de sécurité. Doit-on considérer cela comme une concession, un fléchissement de la position russe ou une simple manœuvre pour tromper l’Occident, sans toutefois concéder aux Occidentaux une résolution à même de servir de tremplin à une agression militaire ?

Il y a dans toutes ces manœuvres de la Russie, outre le souci de laisser savoir aux Etats-Unis, à l’Europe et à Israël qu’elle ne laissera pas cette question se régler « à la libyenne », le désir manifeste de gagner du temps dans l’espoir que ce temps permettra aux parties impliquées de prendre pleinement conscience des enjeux et des risques qui seraient associés au renversement du régime syrien. Je constate que lors des manœuvres militaires que les Iraniens ont récemment tenues dans le golfe d’Ormuz, la presse iranienne a pris la peine de souligner la présence d’une délégation militaire syrienne de haut niveau aux côtés des délégations russe et chinoise. Le message est on ne peut plus limpide : « Touche pas à mon pote ! »

Est-ce que la Russie a les moyens d’aider la Syrie à faire face, dans les prochains mois, aux embargos technologiques et économiques dont les Euro-Américains veulent accabler le pays ?

Les embargos annoncés par le président Obama sont surtout d’ordre financier et visent à nuire essentiellement à l’économie iranienne. Mais en même temps qu’ils cherchent à nuire à l’économie iranienne, les Américains doivent faire attention à ne pas se pénaliser eux-mêmes, et comme la principale source de revenus de l’Iran est le pétrole et que le pétrole iranien se négocie ouvertement sur le marché mondial, les Américains sont limités dans leur action. La dernière chose dont ils auraient besoin en ce moment compte tenu de l’état de leur économie est une flambée des cours du pétrole. Il faut aussi garder à l’esprit que ce sont les Etats-Unis et ses alliés qui mettent en place cet embargo et non la communauté internationale par le truchement de l’ONU, ce qui va en limiter singulièrement la portée, même si la propagande prétendra le contraire.

Certaines parties accusent Israël de jouer un rôle dans les événements en Syrie dans le cadre d’un agenda étranger bien défini. Serait-il dans l’intérêt d’Israël que la Syrie soit déstabilisée avec un changement de régime ou au contraire cela risque de constituer une nouvelle menace comme tiennent à l’affirmer certains observateurs ?

Pour répondre à cette question, certaines distinctions s’imposent. Pour des raisons dont j’ai parlé plus haut, il existe une confusion entre les ambitions sionistes et les intérêts de l’Etat d’Israël. A l’heure actuelle, les ambitions sionistes menacent les intérêts de l’Etat d’Israël et compromettent même ses chances de survie. Si les sionistes veulent effectivement déstabiliser la Syrie, cela ne correspond aux intérêts de l’Etat d’Israël, et c’est celui-ci qui risque d’en pâtir, car l’instabilité qui s’installerait en Syrie serait à moyen et long terme plus dangereuse pour la survie de l’Etat d’Israël que le maintien du régime actuel, si tant est que des gains à court terme pourraient même être possibles, ce qui n’est pas du tout évident.

Récemment, Ban Ki-moon a déclaré à propos de la situation en Syrie : « Cela ne peut plus durer. Au nom de l’humanité, il est temps pour la communauté internationale d’agir ! » Serait-ce là un feu vert pour une intervention militaire comme en Libye ?

Le secrétaire général Ban Ki-moon a une conception bien étriquée de l’humanité pour croire qu’il s’exprime ainsi en son nom. En premier lieu, il est loin d’être acquis que la communauté internationale partage son point de vue qui est essentiellement celui des Etats-Unis et de ses alliés. Et les conditions politiques actuelles ne sont pas du tout réunies pour une mission « humanitaire » de l’ONU. En fait, nous assistons plutôt en ce moment à une ré-émergence de la politique des blocs, comme au temps de la guerre froide entre les années 1950 et 1990. Si une intervention militaire devait avoir lieu — et je la perçois de moins en moins comme une possibilité —, il faudrait qu’elle soit lancée à l’initiative de l’OTAN, une hypothèse peu vraisemblable dans la foulée immédiate de l’opération en Libye qui commence à soulever bien des interrogations dans les pays participants.

Ne serait-ce qu’au Canada, certains critiques sont même allés jusqu’à accuser le commandant en chef des forces de l’OTAN dans l’opération libyenne, le lieutenant-général Charles Bouchard, un de nos compatriotes, de crimes de guerre ! Dans les événements qui secouent l’Afrique et le monde arabe, on assiste à un grand jeu des puissances occidentales et des affrontements feutrés entre elles ; quels seraient d’après-vous les logiques stratégiques qui visent à remodeler l’Afrique, le Proche et le Moyen-Orient ?

Si encore il ne s’agissait que des puissances occidentales, la situation répondrait à des modèles connus comme l’impérialisme, le colonialisme, le postcolonialisme ou le clientélisme. Mais avec l’émergence de la Chine comme puissance mondiale, la situation s’est singulièrement compliquée. Et si, par surcroît, ma théorie de la ré-émergence des blocs se confirme, l’Afrique va se retrouver au cœur d’une partie d’échecs à trois dimensions, mais il est encore trop tôt pour prévoir comment cette partie va se jouer.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël ont décidé d’étendre leurs aires d’influence sur le continent africain. L’Afrique ne serait-elle pas en passe de devenir l’un des principaux terrains du « choc des civilisations » ? Quel avenir pour l’Afrique dans ces conditions ?

Quelles que soient les visées de ces pays en Afrique, ils risquent d’avoir de grandes surprises. Si leur perception de l’Afrique n’a pas beaucoup évolué, ils vont découvrir assez rapidement que la perception que les Africains ont de l’Afrique a grandement évolué et qu’ils n’accepteront plus encore très longtemps de la voir servir de ballon de football pour qui que ce soit.

Entretien réalisé par Chérif Abdedaïm

Source: http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=8837

source: http://vigile.net/Le-probleme-au-Moyen-Orient-tient

Trouble-fête: le S-400 russe bouscule les plans américains en Syrie

Poutine aurait-il bloqué tout le monde en Syrie y compris les avions militaires français ? 

Encore une preuve que l'alliance Franco/Russe en Syrie ne pourrait être que du pipeau car tous les avions de la coalition US seraient bloqués par le S-400.

A moins que la France dont le matériel militaire est vétuste n'ait des aéronefs équipés d'un système de contre-mesure électronique pour accompagner ses avions militaires lors de leurs opérations, et ce dont nous doutons fortement.

"Si les systèmes russes sont activés, les avions militaires américains seront accompagnés  par des aéronefs dotés d'un système de contre-mesure électronique et pourraient même devoir arrêter leurs frappes."

Trouble-fête: le S-400 russe bouscule les plans américains en Syrie

Россия развернула в Сирии ЗРК С-400

Les autorités américaines sont préoccupées par la décision russe de déployer en Syrie des systèmes antiaériens S-400. Désormais, le Pentagone est contraint d'accompagner les bombardiers américains d'un aéronef équipé d'un système de contre-mesure électronique et pourrait même cesser ses frappes, rapporte la CNN.

Le président russe Vladimir Poutine a expliqué que la Russie était obligée d'assurer la sécurité de son aviation après l'incident aérien avec la Turquie, raison pour laquelle elle a déployé le système S-400.

Le radar du système S-400 est capable de viser simultanément 300 cibles, et possède une capacité antimissile. 72 missiles peuvent y être chargés simultanément.

Le déploiement de ces batteries antimissile de dernière génération complète les mesures annoncées mardi soir par l'état-major de l'armée russe: envoi près de la province de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie, du croiseur lance-missiles Moskva de la flotte russe, équipé de systèmes antiaériens, et le fait que les bombardiers russes voleront désormais sous la protection de chasseurs.

Le Pentagone ne croit pas que système soit déjà en alerte opérationnelle. Pourtant, un militaire américain a confié à la chaîne américaine CNN qu'ils suivaient attentivement l'évolution la situation.

Le lieutenant général à la retraite Mark Hertling, analyste militaire de CNN, a expliqué que beaucoup de conversations se passaient au niveau tactique ou opérationnel alors que les chefs de l'Etat conservent un ton belliqueux. Cela revient à augmenter la mise dans le "grand jeu syrien", mais on ne sait jamais à quoi ça peut mener.

Si les systèmes russes sont activés, les avions militaires américains seront accompagnés  par des aéronefs dotés d'un système de contre-mesure électronique et pourraient même devoir arrêter leurs frappes.

En attendant, l'administration Obama  a fait également face à d'autres difficultés. Dans un entretien, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a déclaré qu'il était peut-être temps de coopérer avec  l'armée syrienne dirigée par le président Bachar el-Assad dans la lutte contre l'EI.

Barbara Starr, correspondante de la CNN au Pentagone, a fait remarquer que la situation serait encore plus compliquée pour l'administration Obama. Environ 50 combattants des forces spéciales américaines seront déployés dans la Syrie du Nord dans les prochains jours. Ils seront là pour la première fois. Le chef du Pentagone Ashton Carter sera sans doute contraint d'en parler lors de son entretien devant le Congrès la semaine prochaine, a conclu la correspondante.

28/11/2015

Un deal Merkel-Erdogan: arrêt de mort pour l'Europe?

Encore une preuve que l'UE finance le terrorisme au Moyen-Orient !

Ils n'ont pas été mis au courant de l'avion russe abattu ni que Poutine a dénoncé Erdogan, dans les trafic de pétrole avec l'EI ?

Au lieu de demander une enquête internationale pour voir où sont les vrais faits et les responsabilités, il faut mieux aller remercier Erdogan avec l'argent des contribuables européens !

On va les mettre dehors quand tous ces terroristes que nous avons à la tête de l'UE et dans nos gouvernements ?

Un deal Merkel-Erdogan: arrêt de mort pour l'Europe?

Angela Merkel

Les chefs européens se rendront, ce dimanche, en Turquie pour discuter affaires: des milliards d'euros en échange du règlement de la crise migratoire. Une UE impuissante convoite un règlement rapide et voit en Recep Erdogan un sauveteur. Pourtant, c'est une grande illusion, selon Deutsche Wirtschafts Nachrichten.

Or il semble que les faits concernant la coopération turque avec Daech suffisent largement pour rendre la rencontre des chefs des pays-membres de l'UE avec le président turc Recep Tayyip Erdogan impossible, fait remarquer le journal allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichten. Pourtant, la chancelière allemande Angela Merkel montre de plus en plus sa bienveillance à l'égard d'Ankara, bien que cette affaire soit déjà profitable pour M.Erdogan. Outre l'argent du contribuable européen, il aura un énorme bonus: le silence de la chancelière allemande sur tous les thèmes embarrassants. 

Plus de questions embarrassantes

Ainsi, le président pourra éviter les questions sur les raisons des frappes sur l'avion russe, ce qui a exacerbé la colère dans le monde. Il ne sera pas non plus obligé de s'expliquer sur les liens qu'entretient sa famille avec Daech et son financement, ni sur ce qui est arrivé aux journalistes qui avaient découvert la coopération d'Ankara avec Daech. Personne ne se posera plus la question de savoir sur quels fondements la Turquie demande de l'accueillir au sein de l'UE. Et, ce qui est le plus important, personne ne se souciera de savoir si les milliards de l'UE seront bien destinés aux besoins des refugiés, explique l'auteur de l'article. 

Mme Merkel ne peut pas garantir que son deal avec M. Erdogan, compte tenu de toutes ses relations opaques avec les djihadistes, ne transformera pas les citoyens européens l'ignorant en sponsors indirectes de Daech. L'accord avec Ankara, s'il a lieu, signera l'arrêt de mort de toutes ces personnes qui pourraient souffrir d'une nouvelle résurgence du terrorisme, déplore Deutsche Wirtschafts Nachrichten. Voilà pourquoi Angela Merkel doit éviter cette faute avant qu'il ne soit trop tard, conclut l'auteur.

Le 18 octobre, Mme Merkel s'était déjà rendue à Istanbul, où elle s'est entretenue sur la crise migratoire avec Recep Tayyip Erdogan et le premier ministre Ahmet Davutoglu. Selon le plan rendu public après le sommet, la Turquie devrait jouer un des rôles principaux dans la résolution de la crise migratoire.

 

COP21 ou bonnet blanc, blanc bonnet pour le réchauffement climatique?

Poutine, se chargera très sûrement de faire dériver le débat sur l'essentiel, c'est-à-dire, sur la manière d'exterminer le terrorisme, et notamment pour faire cesser son financement !

Nous serions curieux de connaître qui sont les 40 pays y compris adhérant au G20 qui financent et s'enrichissent à partir du terrorisme institutionnalisé !

Voir les véritables objectifs visés par la COP21 sous couvert d'agir contre l'escroquerie du réchauffement climatique.

 

COP21 ou bonnet blanc, blanc bonnet pour le réchauffement climatique?

COP 21 ou bonnet blanc, blanc bonnet pour le réchauffement climatique?

La somptueuse conférence sur le climat à Paris, la COP21, ouvre demain ses portes. Le sort de notre planète est censé se jouer du 29 novembre au 11 décembre 2015.

Cependant, vu les derniers évènements observés sur la scène internationale, le sommet auquel participent des dirigeants de tous les coins du monde court de grands risques de se transformer, entre autres, en séance de négociations sur les enjeux de la lutte antiterroriste, le règlement du conflit syrien et les conséquences entraînées par l'incident de l'avion russe abattu par la Turquie.

Mais revenons à nos moutons: où en est le climat? Il n'a pas bougé, ne paniquons pas. Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, l'a confirmé, tout en précisant que, pour le 25 novembre, 166 pays, collectivement responsables de plus de 90 % des rejets de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, ont déposé leur plan national de lutte contre les changements climatiques. 

Le but principal de cette démarche est bien clair: réduire les émissions mondiales de manière à maintenir la hausse des températures en dessous de la barre des 2 degrés Celsius d’ici la fin du siècle.

Pourtant, la conférence sera une véritable épreuve non seulement pour les diplomates, mais également pour les entrepreneurs et pour les organisations non-gouvernementales. Les premiers devront apparemment faire adopter le document final à tous les pays participants, tandis que les seconds devront déployer des efforts non négligeables afin de réaliser ces projets hasardeux, lit-on dans le journal scientifique Nature.

Parallèlement, le journal Science propose quatre versions du déroulement des évènements suite à la COP 21, dont la plus positive prévoit la baisse annuelle des  rejets de gaz à effet de serre dans l'atmosphère de 5% d'ici l'année 2030. Le scénario le plus sombre dépeint le 21 siècle sans aucun nouvel effort visible pour réduire ces émissions.

Les chercheurs ont notamment souligné qu'afin que soit maintenue la hausse des températures en dessous de 2 degrés Celsius d’ici la fin du siècle, les émissions de gaz à effet de serre devraient atteindre la barre de zéro, ce qui serait quasiment impossible.