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05/02/2010

Nouvelle vision du Soleil avec le satellite technologique Proba-2

Le Soleil, comme le voit PROBA-2


http://a1862.g.akamai.net/7/1862/14448/v1/esa.download.akamai.com/13452/qt/mflare_is.mov


26 janvier 2010
Ensemble de nouveaux systèmes et instruments scientifiques, Proba-2 est en train de tester des technologies pour des missions à venir de l’ESA et, dans le même temps, de fournir un nouveau regard sur notre Soleil.

Lors d’une conférence de presse, ce mardi 26 janvier, à l’Observatoire Royal de Belgique à Bruxelles, l’équipe chargée du petit satellite a exprimé son extrême satisfaction devant ses trois premiers mois de bon fonctionnement en orbite. Ce fut l’occasion de dévoiler les premières observations du Soleil réalisées par Proba-2.

Depuis sa mise en orbite en novembre, les différents sous-systèmes de Proba-2 ont été mis mis en marche, l’un après l’autre, et leurs performances ont été vérifiées. Ce processus – commissioning phase – de vérifications pour la mise en service est indispensable au démarrage de toute mission dans l’espace.  

Small satellite
Proba-2 sur orbite

Parmi les principales contributions à Proba-2, qui proviennent d’Europe et du Canada, il y a surtout celle de la Belgique. Le satellite a été construit pour l’ESA par la firme belge Verhaert Space, qui fait partie du Groupe QinetiQ. La mission est mie en oeuvre depuis la station ESA de Redu en Belgique.


Proba-2 in the cleanroom at Verhaert Space shortly before shipme

Proba-2 chez Verhaert Space

Proba-2 est le dernier né de la famille ‘Project for Onboard Autonomy’ de l’ESA. Sa mise en service s’effectue avec un personnel au sol à un niveau relativement modeste. « Le satellite est assez avancé pour s’autogérer sur une base quotidienne », note Frank Preud’homme, Verhaert Space.


Faire un pas vers le futur

La mise en œuvre, tout en souplesse, de ce petit satellite – moins d’1 m³ - constitue une étape essentielle pour les missions de l’ESA durant cette décennie. En tout, ce sont 17 technologies nouvelles qui sont l’objet de démonstrations à bord de Proba-2, avant leur emploi sur des engins spatiaux de grande taille : elles comprennent un pointeur stellaire pour la sonde BepiColombo qui doit explorer la planète Mercure et une caméra grand angle pour ExoMars et – parmi les possibilités – l’ explorateur d’astéroïdes Marco Polo.

« La plupart des technologies à démontrer sur Proba-2 ont été activées à présent et je suis heureux de voir que les premières données que nous recevons sont très bonnes », a commenté Michel Courtois, le Directeur ESA de la Gestion technique et de la Qualité. « Proba a montré sa capacité de réaliser des démonstrations technologiques en orbite. »

Le satellite se gère lui-même en utilisant un ordinateur avancé qui est construit par Verhaert Space et qui est mis en œuvre sous le nom de microprocesseur LEON2-FT de l’ESA. « L’ordinateur de Proba-2 est le plus puissant qui ait été développé en Europe pour des applications spatiales », a ajouté Mr Preud’homme. « Il a été choisi pour plusieurs missions de l’ESA ».


Proba-2 results
Solar eclipse detected by LYRA

Station de “météo spatiale”

Le satellite a une fonction double, à la fois comme banc d’essais technologique et comme plate-forme de recherche scientifique. Outre ses charges utiles expérimentales, Proba-2 est équipé de quatre nouveaux instruments destinés à l’étude du Soleil et à la « météo spatiale ».

« Scientifiquement parlant, Proba-2 est un observatoire solaire », a précisé David Southwood, Directeur ESA pour la Science et l’exploration avec des robots. « Ses instruments sont basés sur ceux qui sont à bord de SOHO, le guetteur des éruptions solaires qui a été développé conjointement par l’ESA et la NASA et qui continue ses observations. Ils mettent à l’essai un détecteur et un logiciel qui seront nécessaires à la sonde Solar Orbiter qui est envisagée à l’ESA comme sa prochaine grande mission d’exploration du Soleil. »

L’Observatoire Royal de Belgique est le responsable scientifique des deux instruments de surveillance solaire à bord de Proba-2. David Berghmans, qui fait partie de l’équipe scientifique, décrit l’imageur du Soleil SWAP (Sun Watcher using APS detectors and imaging processing) comme bel exemple de miniaturisation: « C’est un télescope spatial complet qui a la taille d’une boîte à chaussures. Malgré sa petite taille, SWAP est très ambitieux dans sa conception comme outil de « météo spatiale » qui détecte tous les événements de grande ampleur dans le Soleil, comme les éruptions solaires ou les éjections de masse de la couronne. »


LYRA

Les resultants en vol, expérimentaux, du DSLP

Une autre équipe de l’Observatoire, dirigée par Jean-Francois Hochedez, supervise l’instrument LYRA (Lyman alpha Radiometer) qui utilise des détecteurs résistants – certains formés de diamants – pour mesurer le rayonnement solaire dans l’ultra-violet.

« De nouveau, Proba-2 donne la preuve de la fiabilité de la technologie belge dans l’espace et de l’efficacité de la plate-forme du satellite Proba », a constaté la Ministre belge pour la Recherche scientifique, Sabine Laruelle. « Aux côtés des chercheurs de Bruxelles, du ‘Space Pole’, je suis impatiente de voir les premières observations d’instruments “dernier cri » que sont SWAP et LYRA, tous deux réalisés avec d’importantes contributions de la Belgique. »


DSLP
L’instrument DSLP

Ouvrir une fenêtre sur l’ionosphère

Valoriser Proba-2 avec des activités de « météo spatiale » - l’étude de phénomènes qui peuvent endommager des satellites, menacer des astronautes sans protection et affecter les infrastructures électriques au sol – est un objectif scientifique du satellite qui permet de combiner les observations du Soleil avec des mesures sur l’environnement du plasma dans l’espace où il évolue : on peut se rendre compte de la manière dont l’activité du Soleil peut influencer l’ionosphère terrestre.

C’est ce que réalise Proba-2 grâce à deux instruments qui ont été mis au point par des institutions scientifiques tchèques, sous la direction de l’Académie des Sciences de la République tchèque avec le support du Czech Space Research Centre.


Proba-2 instruments

DSLP instrument

A la fois, le DSLP (Dual Segmented Langmuir Probe) et le TPMU (Thermal Plasma Measurement Unit) vont sonder de façon détaillée l’environnement immédiat du satellite. « Notre objectif est de mettre en évidence les irrégularités et de pouvoir établir des relations Soleil-Terre que nous observons dans l’ionosphère » a confié Štepán Štverák de l’Institut tchèque de Physique de l’Atmosphère, qui fait partie du team DSLP. « Les résultants préliminaires sont très encourageants »


Elargir la série des Proba

Proba-1, lancé en octobre 2001, a validé à l’ESA le principe des petits satellites pour des démonstrations de technologie. Sa charge utile comprenait des instruments de télédétection de l’environnement terrestre : ils se sont révélés si efficaces que leur mission, toujours opérationnelle, a été transférée au Directorat de l’ESA pour l’Observation de la Terre. En permettant à l’industrie européenne d’avoir des possibilités de vol fréquentes et à bas coût, dans le cadre du GSTP (General Support Technology Programme) de l’ESA, il est prévu de continuer la série des Proba durant cette décennie. Proba-3 comprendra un duo de satellites qui serviront à l’étude de la couronne solaire en expérimentant les techniques de vol en formation. Proba-V embarquera une version miniaturisée du senseur Végétation qui fait partie de la charge utile trouve du satellite français SPOT-5 autour de la Terre.


Proba-2: note aux éditeurs

Proba-2 est un ensemble de nouveaux systèmes et instruments scientifiques. Ce petit satellite est en train de tester des technologies pour des missions à venir de l’ESA et, dans le même temps, de fournir un nouveau regard sur notre Soleil.

Instruments scientifiques

LYRA, radiomètre Lyman-Alpha pour effectuer des observations dans quatre bandes du spectre ultraviolet très étendu, a été réalisé par PMOD/WRC (CH) avec le Centre Spatial de Liège/CSL (B) comme institut leader et l’Observatoire royal de Belgique (B) comme responsable scientifique, dans le cadre d’un team international comprenant PMOD (CH), IMOMEC (B), le Max-Planck-Institut für Sonnensystemforschung (DE), l’Institut d’Aéronomie Spatiale (B)

SWAP, télescope dans l’ultraviolet extrême qui fait appel à la nouvelle technologie de capteur pixel actif (Active Pixel Sensor/APS) pour des mesures de la couronne solaire dans une bande très étroite, a été développé par le Centre Spatial de Liège/CSL (B) institut leader, avec le support de l’Observatoire royal de Belgique (B) et avec un team industriel constitué de Thales Alenia Space ETCA (B), d’AMOS (B), de Deltatec (B), Fill Factory (B) et OIP (B).

TPMU (Thermal Plasma Measurement Unit) qui mesurera les densités et les caractéristiques des ions, a été développé par un consortium tchèque, sous la direction de l’Institut de Physique de l’atmosphère, Académie des Sciences de la République tchèque (CZ).

DSLP (Dual Segmented Langmuir Probes) pour effectuer des mesures de la densité et de la température des électrons dans le plasma se trouvant sur le fond de la magnétosphère terrestre a éta développée par le consortium formé par l’Astronomical Institute and Institute of Atmospheric Physics, Academie des Sciences de la République tchèque (CZ), RSSD ESA ESTEC (NL), le Czech Space Research Centre (CSRC) à Brno (CZ) and SPRINX Systems (CZ).

Démonstrations technologiques

Les démonstrations de technologies à bord de Proba-2 portent sur :

 

  • un nouveau type de batterie lithium-ion, qui est développé par SAFT (F)
  • un système avancé de gestion de la puissance et des données, comprenant une nouvelle technologie de composants, parmi lesquels un processeur DEON mis au point par Verhaert Space (B)
  • des structures qui combinent des panneaux en fibre de carbone et en aluminium, développés par Apco Technologies SA (CH)
  • de nouveaux modèles de roues à inertie de Dynacon (Canada), de pointeurs stellaires de DTU (Danemark) et de récepteurs GPS du DLR (D)
  • un système amélioré de télécommande employant un décodeur numérique dont le logiciel a été développé par STTSystemTechnik GmbH (DE)
  • un senseur numérique du Soleil, développé par by TNO (NL)
  • un récepteur GPS double fréquence, mis au point par Alcatel Espace (F)
  • un système de capteur à fibres pour le suivi des températures et des pressions autour du satellite, développé par MPB Communications Inc. (CND)
  • un pointeur stellaire en cours de développement chez Galileo Avionica (IT) pour la mission BepiColombo vers Mercure
  • un magnétomètre « flux-gate » de très haute précision, mis au point par DTU (DK)
  • un magnétomètre miniaturisé de Lusospace (PT)
  • un « magnetotorquer » pour le contrôle d’attitude développé par ZARM (GE)
  • un panneau experimental utilisant un concentrateur de flux solaire, qui est développé par CSL (B)
  • un système de propulsion gaz xenon avec des propulseurs résistojet et un générateur à l’état solide d’azote xenon, réalisé par SSTL (UK)et Bradford (NL)
  • une micro-caméra d’exploration (X-CAM) développée par Micro-cameras & Space Exploration CH)
  • de nouveaux algorithmes GNC développés par NGC (Canada).

http://www.esa.int/esaCP/SEMOG5SJR4G_Belgium_fr_1.html

 

17/01/2010

Sommes-nous séparés du Cosmos ?

A l'évidence NON !

Nous sommes faits de pure énergie !

 

L'Homme superlumineux

Présentation de l'éditeur

L’hypothèse ? Il existe un univers complémentaire et symétrique au nôtre, où les vitesses sont toujours supérieures à celle de la lumière. Une hypothèse qui rejoint les intuitions de certains philosophes de l’Antiquité et bouleverse les notions de naissance et de mort. Pour la première fois sont réunies les approches philosophiques les plus anciennes et les dernières découvertes de la physique moderne. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


Quatrième de couverture

Grâce aux nouveaux accélérateurs de particules, les physiciens arrivent à propulser des particules à une vitesse proche de celle de la lumière. A ces vitesses extrêmes, les lois qui régissent notre univers n'ont plus cours. Ces travaux en physique fondamentale ont conduit le Pr Régis Dutheil à construire un modèle rendant compte de la complexité de notre monde. L'hypothèse ? Il existe un second univers complémentaire et symétrique au nôtre, où les vitesses sont toujours supérieures à celle de la lumière. Dans cet univers, notre notion de temps n'existe plus puisqu'on peut se déplacer de manière instantanée dans le passé, le présent ou le futur. Cet univers, qu'il a baptisé " espace-temps superlumineux ", n'est constitué que d'informations et de conscience : toutes les informations (passé, présent, futur) et la conscience de toute l'humanité. Une hypothèse qui rejoint les intuitions de certains philosophes de l'Antiquité et bouleverse les notions même de naissance et de mort. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.



La médecine superlumineuse

Présentation de l'éditeur

Selon le Pr Dutheil, il existe un second univers complémentaire et symétrique au nôtre, où les vitesses sont toujours supérieures à celle de la lumière. Dans cet univers, notre notion de temps n'existe plus puisque l'on peut se déplacer de manière instantanée dans le passé, le présent ou le futur. Cet univers, qu'il a baptisé " espace-temps superlumineux ", n'est constitué que d'informations et de conscience : toutes les informations (passé, présent, futur) et la conscience de toute l'humanité. Pourquoi la Médecine superlumineuse ? Parce que la médecine actuelle, chimique et moléculaire, va connaître une révolution capitale en utilisant les découvertes de la physique fondamentale. Chaque individu possède un champ électromagnétique, comme une " signature " caractéristique. Ce champ serait l'organisateur de notre hérédité (il agencerait les molécules d'ADN), le vecteur des informations de l'espace-temps superlumineux vers notre cortex et le reflet de notre santé, tant physique que psychique. La médecine superlumineuse traquerait donc la maladie avant l'apparition de symptômes pathogènes en agissant sur ce champ électromagnétique. Mal clans sa peau ou malade, on serait traité dans sa globalité, sans être morcelé selon les maux dont on souffre. Philosophiquement, la médecine du futur nous fera songer aux pratiques des guérisseurs asiatiques Ou africains. Sorcellerie ? Non, car nous en comprendrons scientifiquement les plus intimes mécanismes.



Quatrième de couverture

Selon le Pr. Dutheil, il existe un second univers complémentaire et symétrique au nôtre, où les vitesses sont toujours supérieures à celle de la lumière. Dans cet univers, notre notion de temps n'existe plus puisqu'on peut se déplacer de manière instantanée dans le passé, le présent ou le futur. Cet univers, qu'il a baptisé " espace-temps superlumineux ", n'est constitué que d'informations et de conscience : toutes les informations (passé, présent, futur) et la conscience de toute l'humanité. Pourquoi la Médecine superlumineuse : Parce que la médecine actuelle, chimique et moléculaire, va connaître une révolution capitale en utilisant les découvertes de la physique fondamentale. Chaque individu possède un champ électromagnétique, comme une " signature " caractéristique. Ce champ serait l'organisateur de notre hérédité (il agencerait les molécules d'ADN), le vecteur des informations de l'espace-temps superlumineux vers notre cortex et le reflet de notre santé, tant physique que psychique. La médecine superlumineuse traquerait donc la maladie avant l'apparition de symptômes pathogènes en agissant sur ce champ électromagnétique. Mal dans sa peau ou malade ? On serait traité dans sa globalité, sans être morcelé selon les maux dont on souffre. Philosophiquement, la médecine du futur nous fera songer aux pratiques des guérisseurs asiatiques ou africains. Sorcellerie ? Non, car nous en comprendrons scientifiquement les plus intimes mécanismes. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


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La mort n'existe pas !

Deux livres remarquables à ne pas manquer du Dr Melvin Morse - Urgentiste pédiatre.

La Divine connexion et Le Contact Divin.

Purement révolutionnaire : après quinze années de recherches, le Dr Melvin Morse, médecin urgentiste et pédiatre, affirme que :

1 ) nous disposons tous dans notre lobe temporal droit d'un circuit biologique spécialement conçu pour dialoguer avec Dieu et que,

2) les souvenirs de notre vie ne se trouvent pas dans notre cerveau !

S'appuyant sur les dernières découvertes médicales et scientifiques, son livre explique pour la première fois avec une logique implacable l'ensemble des phénomènes surnaturels et mystiques, tout comme les vies passées, les sensations de déjà vu, l'intuition, les guérisons spontanées et surtout le don de «voir» des parcelles de l'avenir. De façon simple et claire, le Dr Morse donne des cas précis et raconte comment il est parvenu à ses conclusions après avoir travaillé sur les expériences aux frontières de la mort infantiles. Salué par la presse anglo-saxonne comme une avancée majeure pour le XXIe siècle, ce livre ouvre des portes insoupçonnées et donne une dimension, nouvelle, phénoménale à la spiritualité. Des pilotes de chasse aux épileptiques, des neurologues aux physiciens et des médecins aux magnétiseurs, sa thèse prend vie et s'impose comme une évidence. Ce livre monumental peut changer votre vie. Version mise à jour et avec une préface française du Dr Melvin Morse.

 

06/01/2010

Cinq exoplanètes découvertes par le télescope Kepler

04 janvier 2010

Cinq exoplanètes découvertes par le télescope Kepler

Il n’a pas encore un an, et déjà cinq exoplanètes à son tableau de chasse. Elles ont été baptisées 4b, 5b, 6b, 7b et 8b et complètent la liste des 415 exoplanètes déjà détectées grâce à d’autres télescopes. Le télescope Kepler a été lancé par la NASA en mars 2009 pour trouver des planètes aux caractéristiques proches de celles de la Terre, où la vie serait possible. Ces cinq premières planètes sont toutefois trop chaudes pour que la vie y soit apparue. Elles sont en effet trop proches de leurs étoiles qui sont plus chaudes que le Soleil… Leur température va de 1 200 à 1 648 °C. Une température à ne pas mettre un être vivant dehors. [Edit : un être vivant tel qu’on l’imagine… cf commentaires]

Cité par l’Agence France Presse, William Borucki, le responsable de l’équipe scientifique de Kepler, est ravi des découvertes faites grâce à son rejeton :

“Ces découvertes montrent que les instruments fonctionnent bien et que Kepler pourra remplir tous ses objectifs. Ces observations permettent de mieux comprendre comment les systèmes planétaires se forment et évoluent à partir des disques de gaz et de poussière cosmique pour donner naissance aux étoiles et à leurs planètes.”

Même satisfecit pour Jon Morse, directeur de la division d’astrophysique de la NASA :

“Nous nous attendions à ce que Kepler découvre en premier lieu de telles exoplanètes. Ce n’est qu’une question de temps avant que le télescope ne détecte des planètes extrasolaires de plus en plus petites (…) avant de découvrir la première planète sœur de la Terre.”

L’observation des planètes n’est pas directe. Pour les repérer, Kepler scrute quelque 100 000 étoiles sur les millions qui se trouvent dans son champ de vision. Le passage d’une planète entre l’une de ces étoiles et le satellite provoque une infime variation de la luminosité de cette étoile. C’est cette variation que Kepler est capable de détecter et de mesurer, pour en déduire qu’une planète est passée par là. C’est ce qu’on appelle la méthode du transit. Le photomètre de Kepler est un assemblage de 42 capteurs CCD de très grande précision qui peuvent déceler des fluctuations de l’ordre de 0,002 % de la luminosité.

Identifier une planète n’est pas tout, il faut en déterminer les caractéristiques. L’une de ces caractéristiques, la distance qui sépare cette planète de son soleil, est déterminante pour les scientifiques dans leur quête d’une planète habitée ou habitable. Les données fournies par Kepler permettent de connaître la période de révolution de la planète, puisque la variation de luminosité de l’étoile se répète à intervalles réguliers. Grâce à la troisième loi de Kepler, justement, on peut déduire de la période de révolution la distance qui sépare la planète du centre de son orbite, c’est-à-dire de son soleil. On peut donc savoir si la minuscule planète située à des milliers d’années-lumière se situe dans la zone d’habitabilité de son étoile, ni trop près ni trop loin.

Photo : NASA

[La dernière partie de cette note est empruntée à une note précédente sur le sujet. De l’autoplagiat…]

Une “boîte à questions” est désormais à votre disposition. L’idée est de sélectionner deux  d’entre elles chaque mois – pour le moment – et de chercher pour vous les réponses, sur le modèle du New Scientist. Vous pouvez d’ores et déjà nous poser vos questions à cette adresse : enquetedesciences@gmail.com

http://sciences.blog.lemonde.fr/2010/01/04/cinq-exoplanet...

 

28/12/2009

MONSTRES GÉNÉREUX : les trous noirs engendreraient les galaxies !


Mis en ligne le 23/12/09

En scrutant un objet singulier, un trou noir nommé « quasar nu », perché à 5 milliards d'années-lumière de notre galaxie, une équipe d'astrophysiciens dirigée par David Elbaz (CEA), invente un scénario original expliquant la naissance des étoiles et des galaxies. Eclairant !

Entre enthousiasme et prudence

En publiant son article, le 30 novembre 2009, dans Astronomy and Astrophysics, David Elbaz sait être à contre-courant des hypothèses communément admises sur les relations qu'entretiennent trous noirs et galaxies et devine que son article ne fera pas l'unanimité.

Même lui ne s'emballe pas : « Il faut maintenant attendre deux ou trois ans et la mise en fonctionnement du radiotélescope Alma au Chili pour en savoir plus. Dans le même temps, nous devons aussi découvrir si le phénomène que nous avons observé est rare ou s'il est au contraire très répandu dans l'Univers ». Mais son regard pétille : le raisonnement qu'il a échafaudé, lui et son équipe*, apporte des réponses séduisantes à des énigmes qui tiennent en haleine la communauté des astrophysiciens.

Pourquoi toutes les grandes galaxies ont-elles en leur centre un trou noir super-massif ? Qui, du trou noir ou de la galaxie, est apparu en premier ? Pourquoi la masse de ces trous noirs est-elle toujours équivalente à 1/700e de la masse des étoiles de la galaxie ? Pourquoi, depuis 8 milliards d'années, les galaxies ne forment-elles peu ou plus d'étoiles ?

* D. Elbaz, E. Pantin, Laboratoire d’astrophysique des interactions multi-échelles, (CEA/DSM-CNRS-université Paris Diderot-Paris 7) ; K. Jahnke, Max-Planck-Institut für Astronomie, Allemagne ; D. Le Borgne, Institut d’Astrophysique de Paris, (CNRS, Université Pierre et Marie Curie) ; G. Letawe, Institut Astrophysique et Géophysique, université de Liège, Belgique.


Voir l'article complet ici : Cité des Sciences