Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/09/2015

Poutine à l’ONU sur les révolutions « démocratiques » : Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ?

Voilà, les mots durs utilisés et les dénonciations graves faites par Poutine à l’ONU !

On se demande du reste si Poutine en faisant ces déclarations publiques à l’ONU ne cherchait pas à se protéger d’un attentat qui aurait pu être fomenté contre lui ! Sans compter toutes les preuves qu'il a dû leur mettre sous le nez en se déplaçant aux USA !

Et maintenant on fait quoi avec çà quand les USA bloquent à l'ONU le projet proposé par la Russie ? 

On va rester les bras croisés en attendant que l’ONU se décide à donner son feu vert ou on leur fonce dans le tas ?

Cela suffit de protéger Israël et les USA criminels !

Le président russe s'est rendu le 28 septembre à New-York pour participer à l'AGNU après 10 ans d'absence. La 70e session risque de prendre l'allure d'un véritable parcours du combattant compte tenu de l'instabilité géopolitique mondiale.

Lors de son intervention, Vladimir Poutine a évoqué les révolutions «démocratiques» au Moyen-Orient et les conséquences qu'on subit dorénavant «sous la forme de vagues de migrants fuyant les régions ravagées par la guerre et cherchant une vie meilleure en Europe». Dans le même temps, les terroristes ont pris de plus en plus de pouvoir dans les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. Il a précisé que malgré la Charte de l'ONU «les droits de l'Homme avaient été violés massivement».

http://img.youtube.com/vi/vsHHemo5SAg/0.jpg

«Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ? Personne n'y répondra. Au lieu du triomphe de la démocratie, nous voyons la violence et le désastre social, personne ne pense aux droits de l'Homme et aux droits à la vie», a-t-il souligné.

«Une politique basée sur l'exceptionnalisme n'a pas été abandonnée»

Le président russe a aussi parlé de l'apparition du terrorisme dans les régions ravagées par la guerre.

«Il est maintenant évident que le vide de pouvoir laissé dans les pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord a mené à l'apparition des extrémistes», a conclu Poutine.

«Il est hypocrite de parler de menace terroriste internationale en fermant les yeux sur la manière dont laquelle ces terroristes reçoivent de l'aide», a-t-il souligné en parlant des groupes terroristes qui sèment le chaos à travers le monde.

«Il est également mauvais d'essayer de recruter des groupes dans un but politique et puis se débarrasser d'eux», a-t-il poursuivi.

«Si vous agissez de cette manière, je voudrais vous dire : messieurs, vous traitez avec des gens cruels. Mais ils ne sont pas primitifs ou stupides - ils sont aussi intelligents que vous. Qui manipule qui?»

«La Russie a toujours lutté contre le terrorisme et nous accordons maintenant de l'assistance militaire et technique à l'Irak, à la Syrie et à d'autres pays encore»

Vladimir Poutine a aussi précisé que seules les troupes gouvernementales et les Kurdes «combattaient réellement Daesh». Ainsi, «c'est nous qui ne sommes pas capables de tolérer cet état de choses dans le monde», a-t-il expliqué.

Le président russe a notamment évoqué les actions de la coalition menée par les Etats-Unis et les frappes aériennes de la France annoncées le dimanche 27 septembre. D'après lui, les actions entreprises sans un mandat des Nations Unies pourraient détruire le système des relations internationales. «La Russie est prête à travailler sur la base d'un consensus large pour le développement futur de l'ONU avec tous ses partenaires. Mais nous croyons que les tentatives de gâcher l'autorité et la légitimité de l'ONU sont extrêmement dangereuses. Cela pourrait mener à la faillite de l'architecture entière des relations internationales», a-t-il mis en évidence.

«On ne doit pas jouer avec les mots, les manipuler - tous les termes de la loi internationale doivent être clairs et transparents», a conclu le président russe.

«Les pays musulmans joueront un rôle clé dans la coalition contre Daesh»

«La Russie présidera prochainement le Conseil de Sécurité, et appellera à une rencontre pour négocier et coordonner les efforts entrepris contre Daesh et d'autre groupes terroristes. Nous sommes convaincus d'analyser les menaces, de discuter d'une résolution pour unir toutes les forces contre Daesh. Tous ces efforts seront basés sur la Charte de l'ONU», a déclaré le président Poutine.

«Nous devons unir nos efforts sur la base de la loi internationale et créer une large coalition internationale contre le terrorisme - qui ressemble à la coalition contre le nazisme - nous pourrions rassembler des forces diverses. Les pays musulmans joueront un rôle clé dans cette coalition, comme c'est une région musulmane qui est touchée par Daesh».

Il a aussi précisé que «toutes les décisions prises contre la Charte de l'ONU devaient être rejetées». D'après le président Poutine, dans ce cas, «on n'aura pas besoin de nouveaux camps de réfugiés».

«Nous devons restaurer un gouvernement en Libye, soutenir le gouvernement irakien et accorder une aide réelle au gouvernement légitime de la Syrie», a-t-il poursuivi.

«Une volonté de revenir aux idées de la Guerre froide demeure parmi certains de nos collègues»

«La paix, la stabilité du monde sont des objectifs clés de la communauté internationale et de l'ONU. Néanmoins, une volonté de revenir aux idées de la Guerre froide demeure parmi certains de nos collègues. Ils continuent leur expansion militaire malgré les promesses faites à l'OTAN», a souligné Vladimir Poutine.

Le président russe a aussi évoqué la crise ukrainienne lors de son discours.

«La situation en Ukraine est une crise géopolitique, où le mécontentement face aux autorités a été utilisé pour déclencher une guerre civile. C'est seulement par la mise en œuvre complète et fidèle des accords de Minsk-2 que nous pourrons faire cesser le massacre et sortir de l'impasse. Dans ce cas, l'Ukraine se développera comme un état indépendant, avec la sécurité collective et une coopération économique», a-t-il conclu.

RT

Lavrov a lui  affirmé :  «l’Occident doit apprendre des leçons du passé et respecter l’autorité de l’ONU» (source)

 

L'initiative russe concernant la Syrie, soutenue par Dominique de Villepin

Enfin, un homme politique sensé parmi les mafieux qui gouvernent la France !

Les Français ne sont pas idiots non plus, ni des criminels.

Lutte contre l’EI: 93% des Français pour une coalition avec la Russie?

13:35 29.09.2015(mis à jour 15:31 29.09.2015)

93% des lecteurs du Figaro se sont dits favorables à une nouvelle coalition avec la Russie et l'Iran pour lutter contre l'Etat islamique.
Le Figaro a proposé à ses lecteurs le sondage: "Etes-vous favorable à une nouvelle coalition avec la Russie et l'Iran pour lutter contre Daech en Syrie?" Les résultats sont encourageants pour les partisans de la coopération avec Moscou et d'une lutte antiterroriste concertée.

En effet, 93% des votants (parmi 54.251 participants) ont choisi la réponse "oui".

L’initiative russe concernant la Syrie, soutenue

Dominique de Villepin souligne l'initiative de la Russie, pour la Syrie

Dominique de Villepin souligne l'initiative de la Russie, pour la Syrie

Sep 29, 2015 15:21 UTC

IRIB- L‘ancien Premier ministre français a apporté, à la tribune des Nations Unies, son soutien à l’initiative russe concernant la Syrie.

L’ancien chef du gouvernement français, Dominique de Villepin, a estimé, ce mardi matin, sur BFM TV, qu'il n'y "a pas de solution militaire, en Syrie".


"Le rôle de la France n'est pas d'entrer dans la énième coalition militaire, ce n'est pas le rôle de la France de participer à ces frappes", a estimé l'ancien Premier ministre, qui s'était opposé à une intervention française, en Irak, en 2003.


Dominique de Villepin estime que la France doit plutôt travailler à un règlement politique.


"On ne gagnera pas la bataille contre le terrorisme, à coup de bombes", a-t-il martelé. "La France et les Etats-Unis sont sur la défensive, leur message est brouillé, car la France n'est pas dans son rôle. Retrouvons l'esprit d'une diplomatie conquérante".


Pour M. de Villepin, la solution militaire "contribue à renforcer, chaque jour", les Talibans, en Afghanistan, les terroristes, en Irak. "Elle conduit à une radicalisation. Le piège que nous tend Daech, c'est celui d'une confrontation entre l'Occident et l'Islam", a-t-il poursuivi.

 

Nous participerons aux opérations aériennes en Syrie avec le feu vert de l'ONU (Poutine)

Une bonne leçon de Droit International pour les criminels qui se permettent d’aller faire des frappes sur des états souverains sans aucun mandat de l’ONU ! Bien évidemment le régime sioniste n'est pas en reste pour se permettre d'aller faire frappes illégales sur la Syrie d'après les déclarations de Poutine.

Nous rappelons que Poutine a fait des études en Droit à Leningrad.

Le cursus universitaire, politique et sécuritaire de Vladimir Poutine.

En 1975, diplômé de la Faculté de droit de l'Université d'Etat de Leningrad.

 

Nous participerons aux opérations aériennes en Syrie avec le feu vert de l'ONU (Poutine)

 Sep 29, 2015 13:15 UTC

http://media.ws.irib.ir/image/4bhha640401e6110oc_800C450.jpg

IRIB- « Moscou est en train d’examiner l’adhésion à la Coalition internationale et aux frappes aériennes contre Daech, en Syrie», a annoncé Vladimir Poutine, le Président russe.

Poutine a tenu ces déclarations hier lundi à l’issue de sa rencontre avec son homologue américain, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. « Certes, la rencontre entre Poutine et Obama ainsi que les interventions des chefs d’Etat des pays à l’Assemblée générale des Nations unies témoignent de fortes divergences entre les deux pays et les autres pays sur les récentes évolutions en Syrie », a rapporté BBC.


Les Etats-Unis et la France ont de nouveau affirmé que Bachar al-Assad devait se retirer du pouvoir. «Aucun d’entre eux (les Etats-Unis et la France) ne sont pas un citoyen syrien par conséquent ils ne doivent pas s’ingérer dans l’élection du Président de la Syrie », a réagi le Président russe.


« La Russie rejoindra les raids aériens contre Daech en Syrie en cas du feu vert des Nations unies », a-t-il ajouté.


Poutine a également rejeté l’éventualité de la participation des forces militaires de son pays aux opérations terrestres, en Syrie.


Barak Obama et Vladimir Poutine, se sont rencontrés, en marge de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Cette rencontre a porté, semble-t-il, sur la situation en Syrie et en Ukraine. Apparemment, Poutine a exprimé, lors de sa rencontre avec son homologue, son inquiétude quant aux offensives aériennes du régime sioniste contre la Syrie.

 

Lavrov à RT, «l'Occident doit apprendre des leçons du passé et respecter l'autorité de l'ONU»

La Russie prend actuellement à témoin, la planète entière pour que nous puissions nous rendre compte de qui sont les USA et leurs alliés afin que nous puissions savoir définitivement à qui nous avons affaire et qui il faudra appuyer dans ses actions futures pour le bien-être et la sécurité des populations mondiales.

Nous savons désormais qui sont les criminels et qui protège les peuples.

Poutine a été véritablement la météorite qui nous attendions et qui est tombée le 28 septembre à l’ONU et aux USA, et météorite qui a réveillé la planète entière au vu de toutes les réactions enregistrées de par le monde !

Lavrov à RT, «l’Occident doit apprendre des leçons du passé et respecter l’autorité de l’ONU»

Capture d'écran d'une vidéo de RT

Capture d'écran d'une vidéo de RT

Le ministre des Affaires étrangère russe a donné une interview en exclusivité à RT où il appelle les pays occidentaux à «harmoniser» leurs actions dans la lutte contre le terrorisme avec Damas et cesser de contester l’autorité de l’ONU.

RT  : Le président Poutine a rencontré le président Obama et on attendait ce rendez-vous depuis longtemps. Savez-vous s’ils ont convenus de travailler dans le cadre d’une coalition unique ?

Sergueï Lavrov : Ils n’ont pas évoqué la question d’une coalition dans le sens classique du terme. Ils ont discuté des possibilités pour les Etats-Unis et pour la Russie d’une coopération plus étroite dans la recherche des solutions aux problèmes les plus pressants. Dans un premier temps, des problèmes d’actualité en Syrie. Nous avons convenu que notre objectif commun c’est de remporter la victoire contre Daesh et de ne pas leur permettre d’organiser le califat qu’ils envisagent de créer sur une zone très étendue.

La Russie est les Etats-Unis sont déterminés à les empêcher d’atteindre leur but. Nous avons présenté notre point de vue et le président Poutine a expliqué que nous croyons nécessaire de rester pragmatiques, raisonnables et rationnels. Et si nous allons tous nous comporter de cette manière, alors dans ce cas, ceux qu’abhorrent Daesh et se battent contre eux vont devoir coordonner leurs actions.

Notre objectif commun c’est de remporter la victoire contre Daesh et de ne pas leur permettre d’organiser le califat qu’ils envisagent de créer sur une zone très étendue

Nous comprenons parfaitement qu’il existe une coalition américaine composée d’environ 60 pays, qui a été formée pas tout à fait selon les règles du droit international, puisque cette coalition a proclamé son droit de mener des frappes aériennes contre des positions de Daesh sur le territoire de l’Irak et de la Syrie. Ils ont obtenu l’autorisation du gouvernement irakien, mais ils ne se sont jamais entretenus avec le gouvernement syrien, et ils ne se sont jamais adressés au Conseil de sécurité. Nous sommes convaincus que s’ils avaient fait le nécessaire, s’ils s’étaient adressés au Conseil de sécurité, s’ils avaient impliqué non seulement le gouvernement irakien mais également le gouvernement syrien dans la lutte, alors nous aurions pu avoir beaucoup plus de pays réunis, qui auraient pu combattre de manière efficace les terroristes. On aurait pu avoir beaucoup plus de moyens et de confiance pour empêcher les terroristes de s’emparer de cette région clé. En même temps, nous entretenons des relations solides avec les deux gouvernements, ceux de l’Irak et de la Syrie.

Nous leur fournissons depuis longtemps de l’armement et des équipements nécessaires dans leur combat contre les terroristes. Les gouvernements de l’Irak et de la Syrie ont reçu notre aide. Nous avons envoyé nos spécialistes militaires afin qu’ils apprennent aux irakiens et aux syriens à utiliser ces équipements. Nous sommes convaincus que tous ceux qui se battent contre des groupes terroristes, tels que Daesh et d’autres, doivent coordonner leurs actions. Ça ne doit pas être un commandement commun. Ce n’est pas réaliste, et le président Poutine l’a expliqué au président Obama, lorsqu’ils se sont entretenus. Mais, les actions mêmes dans la région doivent être coordonnées, ainsi que les frappes aériennes, puisque la coalition procède uniquement par frappes aériennes.


Mais ce sont les armées de la Syrie et de l’Irak, ainsi que des groupes kurdes en Syrie et en Irak qui combattent Daesh, le Front al-Nosra et les autres sur le terrain. Nous serons heureux de pouvoir inviter l’opposition syrienne patriotique qui se bat sur le terrain, à se joindre à cette lutte coordonnée. Premièrement, nous travaillons avec les gouvernements de l’Irak, de la Syrie et de l’Iran. Nous avons ouvert ce qu’on appelle un centre d’information dans le centre de Bagdad, qui sera utilisé pour le transfert d’information dont dispose la Syrie, l’Irak, l’Iran et la Russie. Je considère que cela pourra et devra être utile dans la lutte contre le terrorisme. Nous avons proposé aux Etats-Unis et à la coalition américaine de les aider à coordonner les actions, de les aider à coordonner les frappes aériennes qu’ils s’apprêtent à mener avec les actions des troupes au sol.

Je suis également convaincu que le président Obama a entendu ce que disait le président Poutine. Cela a été une conversation très constructive, nous ne sommes pas parvenus à un accord sur de quelconques initiatives en particulier, mais ce dont nous nous avons convenu, c’est de continuer la coopération, les négociations entre les ministres des Affaires étrangères et des ministres de la Défense dans le but d’identifier des moyens et des objectifs nous permettant d’atteindre notre but commun. 

RT  : Nous avons entendu les déclarations de certains représentants américains, on dirait qu’ils sont favorables à ce que la Russie puisse combattre Daesh, mais ils sont opposés à ce que la Russie aide Bachar el-Assad. Peut-on combattre Daesh de manière efficace, sans aider le gouvernement de Bachar el-Assad ?

Sergueï Lavrov : En réalité, c’était le principal sujet de la rencontre. Les américains sont profondément convaincus que l’aide que la Russie fournie à Bachar el-Assad dans la lutte contre Daesh est synonyme de renforcement du régime, qu’ils considèrent sans avenir. Nous avons clarifié notre position, nous ne nous attachons pas à qui que ce soit dans la région, mais nous sommes convaincus que nous ne pouvons pas laisser la Syrie sombrer, puisque l’alternative qui existe c’est Daesh et le Califat, et dans ce cas, nous devrions dire adieu à la Syrie telle que nous la connaissons actuellement. Nous devrions ainsi oublier la Syrie, qui a rassemblé aussi bien des musulmans chiites que des sunnites, des chrétiens, des Druzes, des Arméniens.

Nous devrions oublier la Syrie qui a toujours été un pays multiethnique, multiconfessionnel, le berceau du dialogue et de la civilisation, le berceau de la coexistence des civilisations. Ainsi, notre position se résume qu’en cette étape, notre objectif de premier ordre est d’empêcher les terroristes de détruire le Moyen Orient tel que nous le connaissons, de détruire le Moyen-Orient, qui était devenu le berceau des trois religions mondiales. Et en même temps, nous souhaitons nous assurer que toutes les réformes politiques avancent, mais avancer de manière à ne pas répéter les erreurs commises en Irak et en Libye, où l’ingérence étrangère dans le but de «démocratisation» a plongé ces pays dans le chaos, a exposé ces pays aux dangers qui risquent de remettre en question leur existence même, et de provoquer leur déchirement en trois, quatre, cinq enclaves.

Lavrov : Les Etats-Unis savent où se trouvent les combattants de Daesh mais ne les attaquent pas

Les Américains ont confirmé que leur objectif ultime est la conservation de l’unité territoriale et de la souveraineté de la Syrie de l’Irak et des autres pays de la région, c’est la base sur laquelle nous pouvons coopérer. En d’autres termes, en parlant plus brièvement, la lutte contre le terrorisme doit être menée en parallèle à des reformes politiques, mais ces réformes ne doivent pas être imposées de l’extérieur, elles doivent provenir de l’intérieur, des syriens eux-mêmes, du gouvernement et de tous les groupes d’opposition, ils doivent tous commencer un processus politique dans le pays, commencer à discuter du futur de leur pays. Et lorsqu’ils parviendront à un accord, comme l’exige le communiqué de Genève signé il y a trois ans en Juin 2012, qui appelle aux transformations politiques en Syrie, aux réformes politiques, basées sur un accord constant entre le gouvernement et l’opposition, à ce moment-là, j’espère, que notre but sera atteint, et que nous aurons confiance en ce que les gens puissent décider eux-mêmes de leur avenir.

RT  : La majeure partie du discours de Poutine a été consacrée à ce qu’il est mauvais de porter atteinte à la réputation de l’ONU. Qui porte atteinte à sa réputation et pourquoi ?

Sergueï Lavrov : Les pays portent atteinte à l’autorité de l’ONU lorsqu’ils ignorent l’ONU, lorsqu’ils essayent d’utiliser la force sans avoir demandé au Conseil de sécurité d’examiner la situation et d’émettre le mandat nécessaire. C’est ce qu’il s’est passé en Irak, c’est ce qui s’est passé en Libye et c’est ce qui est arrivé en Yougoslavie. Dans toutes ces situations, ces pays n’ont retiré aucun bénéfice de ces interventions. La Yougoslavie s’est dissoute, l’Irak s’est effondré et il y a également un danger de déchirement du pays, et nous faisons tout notre possible afin d’aider le gouvernement irakien à faire avancer le dialogue national pour corriger les erreurs commises à l’époque de l’intrusion américaine il y a douze ans, lorsqu’ils ont détruit les structures gouvernementales, érigées par sur les sunnites et le Parti Baas. Aujourd’hui, les Américains tentent eux-mêmes de ramener la situation en son état initial. Ils essayent de faire revenir les sunnites dans les structures gouvernementales, alors qu’il y a douze ans, ils les ont chassé eux-mêmes des institutions gouvernementales. Et nous pensons que ces erreurs ne doivent pas être oubliées. Simplement, nous ne voulons pas devoir rappeler tous les jours qu’ils ont eu tort par le passé, nous voulons que nos partenaires puissent tirer les conclusions de leurs erreurs passées afin que ces erreurs ne se répètent plus.

Nous sommes convaincus que seul le dialogue mené par les syriens permettra de résoudre le conflit en Syrie. Tous les groupements syriens doivent prendre part à ce dialogue, le gouvernement, et toutes les structures d’opposition. Ce dialogue signifie que tous ceux qui habitent en Syrie, les sunnites, les alévis, les Druzes, les Arméniens et bien sûr, les chrétiens doivent décider ensemble comment ils envisagent l’avenir, et arriver à un consensus qui garantira la sécurité à tous ces groupes ethniques et religieux. Et lorsqu’un tel consensus sera trouvé, toutes les autres questions, relatives à la composition du gouvernement, au président, à l’organisation des élections et autres se retrouveront au second plan. L’objectif principal c’est de garantir l’égalité, la sécurité et une vie conformable à tous les habitants syriens.

 

 

Onu: les Etats-Unis bloquent un projet de déclaration russe sur la Syrie

La preuve que les USA ne veulent pas la paix proposée par Poutine mais qu’ils entendent encore soutenir les mercenaires de l’EI.

Onu: les Etats-Unis bloquent un projet de déclaration russe sur la Syrie

15:31 29.09.2015(mis à jour 16:01 29.09.2015)

Session du Conseil de sécurité 

Le projet de déclaration sur la situation en Syrie élaboré par la Russie, qui préside actuellement le Conseil de sécurité, a été bloqué par les Etats-Unis, a rapporté le représentant permanent de la Russie auprès de l'Onu.

"La déclaration a été bloquée. Les Américains ont dit qu'ils ne voulaient pas travailler sur notre document", a fait savoir Vitali Tchourkine, représentant permanent de la Russie auprès de l'Onu.

La déclaration devait être adoptée lors d'une réunion ministérielle du Conseil de sécurité qui se tiendra le 30 septembre.

Auparavant le New York Times avait publié des commentaires portant sur les plans de Moscou visant à créer un centre de coordination de lutte contre le groupe Etat islamique au Proche-Orient. Cette initiative a été évoquée par le président russe Vladimir Poutine lors de son intervention à l'Assemblée générale de l'Onu et dans son interview aux chaînes de télévision américaines CBS et PBS.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait également exprimé dimanche, lors d'un entretien avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, son désir de rendre les actions de la coalition antiterroriste plus coordonnées.

Pourtant, les dirigeants de la coalition antiterroriste conduite par les Etats-Unis ont déclaré qu'ils n'approuvaient pas la création de ce genre de centre de coordination. Selon le New York Times, "l'influence militaire et politique croissante de la Russie en Syrie a pris les Etats-Unis au dépourvu".

Depuis 2011, la Syrie est déchirée par un conflit armé qui a fait plus de 250.000 morts. Début 2014, le groupe djihadiste Etat islamique a commencé à intensifier son activité dans la région en cherchant à créer un califat sur les territoires irakiens et syriens tombés sous son contrôle.

Connu pour sa cruauté extrême, le groupe Etat islamique est considéré comme organisation terroriste par de nombreux Etats et est accusé par l'Onu, l'UE, les Etats-Unis ou encore la Ligue arabe, d'être responsable de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre, de nettoyage ethnique et de génocide.

Depuis août 2014, une coalition internationale conduite par les Etats-Unis intervient militairement contre ce groupe.

De son côté, la Russie réalise des livraisons d'armes en vertus de contrats conclus avec le gouvernement syrien pour l'aider dans sa lutte contre l'Etat islamique.