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24/10/2014

Merkel veut que les contribuable de l'UE subventionnent l'Ukraine !

Et le tour est joué, dès que les US/Nazis décident de s'accaparer un pays pour en faire un état Nazi en Europe ou ailleurs, ce sont les contribuables de l'UE qui doivent payer ! Ainsi nous avons la preuve que Merkel est aussi un agent des US/US/Nazisionistes !

Reprenons quelques indices pour comprendre qui a toujours déstabilisé l'ex URSS ou la Russie et qui veut s'accaparer les pays, un à un, ainsi que la Russie, et qui doit payer pour les guerres d'invasions et de colonisation des pays qui sont en ligne de mire des BANKSTERS/NAZIS.

Qui a joué un rôle dans la révolution bolchévique ?

 

Qui a financé les fondations pro-européennes pour s'accaparer les anciennes républiques soviétiques ?

Qui doit financer les états Nazis instaurés par la force par les US/UE/Nazis ? Les peuples européens !

Et maintenant passons à table et sortons le portefeuille pour permettre aux Nazis, d'instaurer des états nazis en Europe !

 MERKEL VEUT QUE LES CONTRIBUABLES DE L'UE SUBVENTIONNENT L'UKRAINE  22/10/2014

Le régime putschiste judeo néo nazi de Kiev a refusé jusqu'à présent de payer plus de 5 milliards de dette de gaz à la Russie et compte sur l'UE pour éponger cette dette. Récemment le German Economic News titrait reprenant les paroles de Merkel :

" Merkel: les contribuables de l'UE devraient financer la dette de l'Ukraine."

L'actuel dirigeant de Kiev le milliardaire juif israélo ukrainien Petro Porochenko demande que l'UE paie la dette de l'Ukraine qui doit des milliards à Gazprom, le fournisseur russe de Gaz à ce pays et à certains pays de l'UE. De plus Kiev a réussi à obtenir de la Slovaquie qu'elle lui renvoie une partie du Gaz russe pour sa propre consommation en chauffage. 15% du Gaz importé dans l'UE vient de Russie via l'Ukraine.

Tout cela alors même que Porochenko a annoncé vouloir augmenter les dépenses militaires de l'Ukraine dans le cadre de son opposition à Moscou.

L'UE vient d'attribuer sous forme de bourses 17 millions d'Euros à Kiev pour la reconstruction dans des zones sous contrôle de la Junte dans les régions de Donesk et Luhansk dans l'Est de l'Ukraine. Autrement dit les contribuables de l'UE doivent financer les dégats causés par la junte judeo néo nazie de Kiev dans sa guerre contre le peuple ukrainien dans l'Est.

Cette junte judéo néo nazie réclame 1.6 milliards d'Euros pour reconstruire ce qu'elle a détruit. A Kiev comme à Tel Aviv (et ce n'est pas un hasard si Porochenko est juif israélo ukrainien) on mène contre des populations et des infrastructures civiles des opérations militaires dont certaines sont de réels crimes de guerre ( charniers dans l'Est, civils bombardés au phosphore blanc, trafic d'organes et torture...) et on exige de l'UE ensuite de payer les terribles dommages causés.

La Russie n'a pas l'intention de se soumettre aux pressions économiques exercées par les US et l'UE. Cette dernière vient de décider de maintenir ses sanctions contre Moscou qui a répliqué en élargissant les siennes d'ordre alimentaire aux farines animales et aux abats. Ce sont les producteurs des pays membres de l'UE qui trinquent car la Russie n'a eu aucun problème à remplacer ses importations de viande lait fruits et légumes venant de l'UE.

Le président russe Vladimir Poutine a dit que l'approvisionnement de l'UE sera réduit si le gouvernement de Kiev siphonne une partie du gaz destiné à des pays membres de l'UE. Les contribuables de l'UE risquent donc de payer de leur poche les magouilles des actuels dirigeants des pays de l'UE pour aliéner l'Ukraine à la Russie et l'incorporer dans un plan d'extension de l'influence US UE OTAN dans l'Est de l'Europe.

Pour les US les sanctions prises à l'encontre de la Russie en lien avec la crise ukrainienne provoquée par la dictature ultra libérale USSIONISTE UE OTAN n'ont aucun effet sur l'économie américaine.

Ce sont donc les contribuables des pays de l'UE qui paient par une politique d'austérité et de restrictions commerciales sans précédent, l'installation de ce régime judéo néo nazi à Kiev dominé par la mafia juive d'Europe de l'Est.
 

 

22/10/2014

OTAN et économie : comment s'enrichir grâce à la « menace russe »

Sans commentaires, tout est dit dans l'article !

Aujourd'hui, 17:40

OTAN et économie : comment s'enrichir grâce à la « menace russe »

Par La Voix de la Russie | Les tentatives de l'OTAN pour mettre un signe d'égalité entre les actions de la Russie et le terrorisme international sont préjudiciables et dépassent les limites du raisonnable. Telle est la réaction du ministère russe des Affaires étrangères à de nouvelles invectives antirusses d'Alexander Vershbow.

Les déclarations du secrétaire général adjoint de l'OTAN ont suscité une réaction similaire dans les médias occidentaux dont un article a été intitulé Les fous de Washington.

L'intensification du conditionnement de l'opinion publique dont s'occupent ces derniers temps les fonctionnaires de Washington et de l'OTAN est dictée par des craintes tout à fait justifées, a noté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Russie Alexandre Loukachevitch :

« La contribution active de la Russie aux efforts internationaux visant à régler la crise en Ukraine et le fait de proposer un ordre du jour positif dans les relations internationales prises dans leur ensemble sont capables de torpiller le mythe sur la soi-disant « menace russe » à la sécurité des pays membres de l'OTAN. Car ce postulat est utilisé pour justifier la nécessité de la cohérence de l'alliance sur la base d'une discipline rigoureuse dans l'esprit de la guerre froide, ainsi que l'élargissement de l'infrastructure de l'OTAN à l'est et l'accroissement de la présence militaire du bloc près des frontières russes. Pourtant les risques pour la sécurité européenne que recèlent ces projets sont de nouveau passés sous silence ».

Telle est la réponse de Moscou à l'intervention d'Alexander Vershbow. Un de ces jours le secrétaire général adjoint de l'OTAN a comparé les actions des djihadistes du groupe Etat islamique et la politique de la Russie. Selon lui le révisionnisme « néo-soviétique de Vladimir Poutine et le terrorisme de l'EI possèdent des traits distinctifs. Mais ils partagent des méthodes semblables, l'intimidation et la violence, pour atteindre un objectif semblable : rejeter la démocratie, la tolérance et la primauté du droit en tant que standard d'or des relations internationales ». Ce passage a suscité un étonnement particulier des diplomates russes. Le ministère des Affaires étrangères de Russie a objecté qu'il était bien étrange d'entendre les dissertations sur la nécessité pour les autres Etats d'observer les « principes fondamentaux des relations internationales » de la part d'un représentant de l'organisation qui a plusieurs fois foulé aux pieds la Charte de l'ONU. Car c'est sous l'égide de l'OTAN que les opérations militaires ont été entamées en Irak, en Libye et en Afghanistan. En résultat ces pays ont été plongés dans le chaos et l'effusion de sang et « les menaces de terrorisme et le trafic de drogue non seulement n'ont pas diminué, mais au contraire se sont multipliés ».

Le chef du Pentagone Chuck Hagel fait écho à son compatriote. Il a appelé les militaires des Etats-Unis à avoir affaire à l'armée russe qui était « au seuil de l'OTAN ». Ajoutons que ces deux déclarations ont été faites après celle du partisan de la paix numéro un, Prix Nobel de la paix Barack Obama. Dans son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU le président des Etats-Unis a qualifié la Russie de deuxième menace de par son importance derrière le virus Ebola. Le directeur de l'Institut international des Etats modernes Alekseï Martynov note à cet égard que la « menace russe » est devenue une tendance en vogue en Occident :

« Tous les médias occidentaux abondent en rhétorique antirusse, en fausses histoires sur les actions militaires de la Russie en Ukraine, sur les dangers pour l'Europe et l'OTAN émanant de l'ours russe déchaîné. Nous comprenons que tout est fait dans un seul but : augmenter le budget militaire de l'OTAN. Sur fond de la crise économique mondiale les structures otanaises connaissent également une certaine pénurie budgéraire et elles tentent de cette façon d'imposer aux parlements et aux gouvernements des pays membres des dépenses supplémentaires ».

Force est cependant de reconnaître qu'il existe des médias occidentaux qui n'évoluent pas dans le sillage antirusse et publient des estimations objectives. Ainsi Czech Free Press écrit : seul un instigateur belliqueux, un imposteur ou un fou (ou trois en un) peut affirmer que la Russie est une menace qui s'est rapprochée des frontières de l'OTAN pour la seule raison d'avoir sur son territoire une armée moderne et apte au combat capable de repousser l'invasion éventuelle de l'Amérique. Malheureusement les gens qui acceptent et partagent cette rhétorique sont dignes du même qualificatif. Selon l'auteur de l'article, tout indique que les Etats-Unis n'ont toujours pas abandonné leur plan fou de déclencher une guerre locale contre la Russie en Ukraine ou dans les pays baltes. Tout comme de baisser un nouveau rideau de fer entre l'Europe et la Russie pour s'emparer sans partage du marché européen et de se débarrasser de la concurrence russe. Pourtant vouloir n'est pas toujours pouvoir.
 
 

Arctique: la Russie déploiera ses troupes dès 2014

Pendant que l'on attire en permanence notre attention sur l'Ukraine, prenons conscience que toutes les tentatives pour isoler la Russie ont été prises par les Nazis US/UE, en la coupant de l'Europe par le biais de l'Ukraine occupée par les nazis, tout en essayant de faire main basse sur le gaz qui transite vers l'Europe par l'Ukraine, de la priver des entreprises qui la fournissait en armement,  en tentant de lui enlever ses bases militaires en Crimée et la priver de sa possibilité d'avoir accès à la Mer Noire pour la laisser enclavée, et depuis quelques temps il faut aussi que la Russie se défende en Arctique où elle a d'énormes intérêts, et région pour laquelle l'Otan a  l'intention de se mêler ! Surtout que l'Otan ne reconnaît pas l'annexion de la Crimée à la Russie et on se demande de quoi se mêle ce lobby à la botte des Illuminati et de l'ONU !

Tout est fait pour faire supporter à la Russie toutes sortes de balivernes comme ces derniers jours avec le fake sur un sous-marin russe qui se serait manifesté dans les eaux de Suède. Ce que la Suède a fini par démentir !

Une carte de la Russie pour voir comme ce pays est enclavé et entouré vers l'Ouest et l'Europe, avec des pays qui ont adhéré à l'Europe et à l'Otan, vers l'Ukraine et la Mer Noire, et au Nord vers les mers du Nord et l'Arctique.

En bas de l'article d'autres articles intéressants à lire.

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Arctique: la Russie déploiera ses troupes dès 2014

Dossier: La Russie explore l'Arctique

Arctique: la Russie déploiera ses troupes dès 2014

19:53 21/10/2014

MOSCOU, 21 octobre - RIA Novosti

La Russie déploiera ses troupes dans la zone arctique - du nord-ouest du pays à l'Extrême-Orient - dès 2014, a déclaré mardi à Moscou le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou lors d'une réunion du collège du ministère.

"Cette année, nous déploierons des unités militaires dans la zone arctique - de Mourmansk à la Tchoukotka", a indiqué le ministre.

Ces derniers temps, la Russie a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts politiques, militaires, financiers et économiques en Arctique, compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'Otan. En avril dernier, le président russe Vladimir Poutine a ordonné de renforcer l'infrastructure frontalière en Arctique, de créer des bases pour les bâtiments de surface et les sous-marins de nouvelle génération et de créer un organe spécial pour la politique russe en Arctique.

La Russie envisage d'élargir son groupement militaire en Arctique d'ici la fin de 2014. Le 99e groupe tactique sera déployé sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie) et la 80e brigade autonome d'infanterie mécanisée dans le village d'Alakourtti (région de Mourmansk). Des radars et installations de guidage au sol seront installés sur l'archipel François-Joseph, en Nouvelle-Zemble, sur l'île Wrangel et sur le cap Schmidt. La Russie compte rétablir l'infrastructure de défense antiaérienne dans cette région d'ici octobre 2015. Le Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie entend renforcer les troupes de gardes-frontières en Arctique.

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Vidéo : L’Union européenne et l’OTAN, les deux cancers qui rongent les pays Européens au profit des intérêts des US/Nazis !

Voilà pourquoi Poutine et la Russie ne veulent pas de pays qui ont adhéré à l'UE aux portes de la Russie, car l'adhésion à l'Europe emporte obligatoirement l'adhésion à l'OTAN.

En quelque sorte, il fallait détruire  le bloc de l'URSS pour le faire éclater en 1991 pour ensuite permettre aux USA d'aller s'accaparer, un à un, les pays qui appartenaient aux bloc Soviétique pour les faire adhérer à l'UE et à l'OTAN !

Pas fou Poutine quand même !

l’UE et OTAN sont les 2 faces – politique et militaire – de la même médaille : celle de l’asservissement des pays d’Europe a l’hégémonie américaine.


Cette nouvelle vidéo de l’UPR vous permet de visualiser, en 3 petites minutes chrono – le grignotage méthodique, décennie après décennie, de l’ensemble des pays du continent européen par l’hégémonie américaine.

Ce grignotage géopolitique a avancé masqué :

– sous couvert de « défense contre la menace soviétique » (OTAN) pour la mise sous tutelle militaire ;
– et sous couvert de prétendue « construction européenne assurant la paix » (UE) pour la mise sous tutelle politique.

En France spécifiquement, les relais d’influence américains ont eu le machiavélisme de présenter cette « construction européenne » comme destinée à « faire contrepoids aux États-Unis ». Ce mensonge éhonté – qui n’a pas du tout été propagé dans les autres pays européens – était destiné à endormir la méfiance et la volonté d’indépendance bien connues des Français, notamment pendant la période gaulliste et post-gaulliste. Depuis l’accession de Nicolas Sarkozy, cette fable n’existe plus et l’UE apparaît pour ce qu’elle est : une colonisation américaine.

Le grignotage hégémonique américain des pays d’Europe se poursuit désormais sous couvert de « défense contre la menace russe » et de « défense contre la menace djihadiste ».

Cette vidéo est à méditer et à faire circuler autant que possible à tout votre entourage.

Pour rendre à la France sa liberté et son indépendance, pour empêcher le pillage de notre patrimoine collectif, et pour faire échouer les guerres d’agression élaborées par les stratèges de Washington, les Français doivent se rassembler – en mettant de côté tout ce qui les divise – afin de faire sortir la France de l’UE, de l’euro et de l’OTAN.

C’est pour cela que l’UPR a été créée.

L'UE, l'OTAN, revers d'une même médaille.


http://www.upr.fr/videotheque-upr/lunion-europeenne-lotan...

L'Ukraine, une pièce stratégique sur l'Échiquier eurasien ou les enjeux du référendum en Crimée

Petit retour en arrière pour comprendre pourquoi il était nécessaire pour les nazis US/UE de provoquer le coup d'état en Ukraine et mettre des entraves à Poutine et à la Russie pour créer l'Union Eurasique avec l'Ukraine qui représentait le pont entre l'Europe, la Russie et les pays ayant adhéré à l'Union Eurasique.
 
En débarrassant les articles ci-dessous des idéologies Russophobes, nous comprenons bien que Poutine voulait protéger la Russie et les pays de son proche voisinage des atteintes des US/UE Nazis et de toute tentative pour l'OTAN de s'approcher de ses frontières.

Aussi, pour les US/UE/Nazis, Poutine voulait reconstituer l'ancienne URSS en proposant l'adhésion à l'Union Eurasique aux pays voisins qui constituaient le bloc de l'URSS, en le qualifiant de nazi pour vouloir recréer le lien entre tous ces pays pour reconstituer l'ancien bloc de l'URSS. 

C'est l'hôpital qui se fiche de la charité, car que font l'UE et les USA si ce n'est d'étendre leur puissance sur les pays Européens ? De 8 pays nous sommes passés à 28, et la Russie ne pourrait pas être à l'initiative de créer une Union eurasique ? Sauf qu'il fallait sans doute compromettre Poutine pour le forcer à rentrer dans l'UE nazie de gré ou de force !
 
Nous rappelons que l'ancien président de l'Ukraine a fait l'objet d'un coup d'état parce qu'il avait refusé de faire rentrer l'Ukraine dans l'UE !
 
Comprenne qui pourra !

Kiev a renoncé jeudi 21 novembre 2013 à l'accord d'association proposé par l'UE, une semaine avant sa signature prévue et longuement attendue.A la place, l'Ukraine propose la création d'une commission tripartite incluant Moscou et l'UE sur le commerce. L'objectif, selon le Premier ministre Mykola Azarov : "assurer la sécurité nationale, relancer les relations économiques avec la Russie et préparer le marché intérieur à des relations d'égal à égal avec l'Union européenne".

La Russie veut l'Union eurasiatique
La Russie veut l'Union eurasiatique

L'Ukraine, une pièce stratégique sur l'Échiquier eurasien ou les enjeux du référendum en Crimée

Jean Geronimo
Mondialisation.ca
dim., 16 mar. 2014 16:08 CDT

A l'heure d'un risque d'embrasement de l'Est ukrainien, sonnant comme un cri de révolte et d'incompréhension face à une évolution politique en partie impulsée de l'étranger, la maladresse de l'ingérence occidentale risque de coûter très cher au peuple de Kiev.

Crimée

© Inconnu

La méconnaissance des bureaucraties occidentales de la réalité ukrainienne, historiquement imbriquée à l'histoire russe, éclate aujourd'hui comme une évidence. Surfant sur l'élan initial des protestations de rue, contre « un autocrate corrompu, aux soldes de Moscou », les opposants politiques les plus divers et extrêmes ont réussi leur coup d'État, recouvert du vernis légitime de « révolution ».

C'est cette légitimité kiévienne qui est remise en cause par l'autre partie du peuple ukrainien, jusqu'à présent curieusement oubliée par la pensée unique relayée par les médias, et qui constate, impuissante, l'arrivée de nostalgiques du nazisme aux responsabilités gouvernementales. Un rêve déçu mais, surtout, un retour en eaux troubles, vers un passé que l'on croyait à jamais révolu.

Peut-on parler de manipulations ?

Entre soft power et manipulations, voyage en eaux troubles

Après les fausses « révolutions colorées » d'inspiration libérale, frappant dans les années 2000 la périphérie post-soviétique et plaçant des dirigeants pro-américains à la tête des États géorgien, ukrainien et kirghize, la « révolte de Kiev » apparaît au final comme un sous-produit d'un modèle déjà expérimenté et prolongé, récemment, au Moyen Orient, principalement en Libye et en Syrie. A la base de ce modèle « révolutionnaire », se trouve une stratégie de désinformation permettant la justification du processus politique conduisant au renversement d'un régime hostile (ici, celui de Ianoukovitch) et, surtout, à l'arrivée de dirigeants politiquement corrects (ici, pro-européens). Depuis la « croisade » américaine de 2003 en Irak, ce scenario s'inscrit dans une redoutable permanence : G.W. Bush lui-même, n'avait-il pas alors reconnu, que la première guerre à gagner était « celle de l'information » ? Comme une inquiétante inertie.

La seconde « révolution de Sébastopol », haut lieu historique et symbole politique de la vieille Russie, tout en visant à contrebalancer la première « révolution de Kiev » dénonce, de manière implicite, cette utilisation inconsciente par l'Occident du soft power issu de l'information. Subordonnée à la réalisation d'un objectif politique précis, centré sur l'élimination du président légitime, cette stratégie communicationnelle de la coalition anti-Ianoukovitch a été patiemment construite, indépendamment de ses coûts. Or, au regard de leur ampleur et de leur impact déstabilisateur sur la région, ces coûts semblent irréversibles.

Tendanciellement, un des coûts collatéraux de cette stratégie a été de réveiller les mouvements radicaux, extrémistes et néofascistes, teintés d'un vernis nationaliste. A terme, au-delà d'un redécoupage géopolitique de l'Ukraine selon l'ancien clivage Est/Ouest, catalysé par la volonté d'indépendance de la Crimée - dans le prolongement d'une jurisprudence initiée par l'indépendance du Kosovo en 2008 - c'est bien l'extension de l'axe OTAN-USA via l'UE, contre les intérêts russes, qui se joue.

Au cœur de l'Echiquier eurasien, cette extension de l'axe euro-atlantique sanctionnerait, de manière définitive, sa victoire de la Guerre froide.

Le réveil révolutionnaire de la Crimée, contre l'illégitimité kiévienne

Dans la mesure où la « révolution de Kiev » n'est pas représentative de la majorité du peuple ukrainien, la révolte de l'Est ukrainien et en particulier, de la Crimée, n'est qu'un juste retour des choses. La majorité silencieuse, trop longtemps passive, a laissé aller à son terme l'étrange révolution libérale, verrouillée par les élites occidentales mais infiltrée par des éléments extrémistes. Ces derniers semblent avoir provoqué consciemment les terribles massacres - avec l'aide de snipers pour accélérer les événements - en tirant sur les forces de police et de sécurité, dès lors, condamnées à riposter. Face à l'inflexion nationaliste et anti-russe de la nouvelle ligne « révolutionnaire », la peur gagne désormais le camp des minorités ethniques. Le réveil de la société civile ukrainienne, après un véritable coup d'État programmé, n'en est que plus brutal. Le soleil se lève, aussi, à l'Est.

Crimée

© Inconnu

Lors des émeutes de Kiev du 18 février 2014, un étendard de la division SS Galicie a été fièrement brandi par les manifestants. Cet acte abject, condamné par Moscou, n'a guère été dénoncé par l'Union européenne et ses démocrates dirigeants. Une telle évolution s'inscrit dans une tendance plus globale à réécrire l'histoire et à glorifier le nazisme dans certaines régions européennes, orientales et baltes - récemment en Estonie (où d'ailleurs, les russes ethniques sont définis comme « non-citoyens » !). Une autre tendance parallèle - observée en Bulgarie, le 24 février 2014 - est de souiller les monuments élevés à la mémoire des soldats soviétiques morts pour stopper la progression de la barbarie nazie et donc, pour notre Europe libre. Les leçons de l'histoire n'ont-elles pas suffi ? Et, en définitive, pourquoi de telles informations sont-elles occultées par nos médias ?

Aujourd'hui, avec l'appui de Moscou, l'Est pro-russe conteste la légitimité de la nouvelle direction politique ukrainienne. Et cela, d'autant plus qu'avec le soutien occidental, cette dernière a surfé et, en partie, instrumentalisé les « tendances nationalistes et néofascistes » dénoncées, le 26 février 2014, par le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. A l'origine de cette rupture politique, sanctionnée par la destitution du président Ianoukovitch, il y a un double « malentendu », minutieusement construit par des forces intérieures et extérieures à l'Ukraine, solidarité libérale internationale oblige.

A la suite de cette crise de légitimité politique, générée par l'irresponsable attitude occidentale, est apparue une menace majeure : un risque de partition de l'Ukraine - dont la sécession de la république autonome de Crimée - , réactivant une forme de conflictualité bipolaire Est versus Ouest. Retour vers le passé.

Un coup d'État, issu d'un double « malentendu » adroitement construit

Dans un premier temps, initiée le 21 novembre 2013 et focalisée contre l'inflexion pro-russe de la politique ukrainienne, la protestation populaire pro-européenne de Maïdan est issue d'une désinformation évidente. En effet, l'idée d'un rejet de l'Europe, à travers celui de l'accord de libre-échange, n'a jamais été une réalité. Comme je l'ai déjà souligné, le Président Ianoukovitch voulait simplement réviser les conditions trop drastiques de l'accord, pour mieux prendre en compte la spécificité de l'économie ukrainienne et ses liens denses avec la Russie structurés sous le soviétisme, via la division planifiée du travail socialiste. L'Europe bureaucratique avait-elle les moyens intellectuels de le comprendre ? L'application stricto sensu de cet accord aurait conduit à l'affaissement économique et social de l'Ukraine, associant à la fois tournant ultralibéral vers le tout marché et abandon des derniers acquis sociaux de l'État-providence communiste. Une sorte de chaos programmé, « à la grecque », sous bienveillance du FMI.

Dans un second temps, le 22 février 2014, le renversement du président Ianoukovitch est venu, suite à la violation de l'accord conclu la veille entre ce dernier et l'opposition, via les intermédiations américaine, européenne et russe. La montée en puissance de la violence « révolutionnaire » de la rue, le lendemain de cet accord, explique la regrettable tuerie, volontairement provoquée à l'origine par des extrémistes armés - dont des snipers très expérimentés. Pourquoi une telle offensive, le lendemain d'un succès diplomatique et, surtout, pourquoi ne pas l'avoir dénoncé ?

A priori, pour pouvoir accéder au pouvoir, certains éléments de l'opposition n'avaient aucun intérêt au maintien du nouvel accord et, pour cette raison, ont créé les conditions lui retirant toute légitimité - via la construction du point critique, obligeant le pouvoir à la répression. Implacable logique.

L'Ukraine, au cœur d'une lutte d'influence sur le continent eurasien

L'enjeu implicite de la « révolution d'Ukraine » est le contrôle par l'axe euro-atlantique d'un espace stratégique, sur les plans politique et énergétique. Cette dimension stratégique du pays est renforcée par sa position intermédiaire (« pivot »), entre l'Europe et la Russie - sans oublier la base russe de Sébastopol, permettant un accès aux mers chaudes.

A terme, c'est donc l'extension des zones d'influence qui se joue, entre les puissances russe et américaine. Cette configuration géopolitique replace l'Europe - et, naturellement, l'Ukraine - au centre du jeu, c'est à dire au cœur de la partie d'échecs conduite sur le vaste continent eurasien, entre les deux anciennes superpuissances de la Guerre froide. C'est ce que Zbigniew Brzezinski, conseiller inaltérable des derniers présidents américains, depuis la fin des années 70, appelle le « Grand échiquier ».

Dans cette optique, la « révolution d'Ukraine » alimente la stratégie de reflux de la puissance russe, initiée par le bloc occidental - via l'axe OTAN-USA - , depuis l'implosion de l'Union soviétique en décembre 1991. A terme, il s'agit de réduire la puissance russe et de l'affaiblir sur sa ceinture périphérique, en vue de renforcer l'Europe « démocratique » et, dans le même temps, dissuader toute velléité de « retour impérial » de l'ancienne puissance communiste. Cette obsession de la politique étrangère américaine, qui considère l'Ukraine comme le cœur de cette reconstruction impériale, est traduite par l'analyse fondatrice de Z. Brzezinski.

Dans son fameux livre de 1997 Le Grand échiquier, ce dernier conclut notamment qu' « (...) aucune restauration impériale, qu'elle s'appuie sur la CEI ou sur un quelconque projet eurasien, n'est possible sans l'Ukraine. ». Une conclusion très claire, en prise avec l'actualité.

Le contrôle d'un « nœud géostratégique », pour contenir le retour russe

Au sens de Brzezinski, l'Ukraine est un pivot géopolitique, c'est à dire un Etat dont le pouvoir géopolitique est fondamentalement lié à sa capacité de nuisance sur des acteurs majeurs (régionaux et internationaux). Ainsi, selon ce dernier : « La notion de pivots géopolitiques désigne les Etats dont l'importance tient moins à leur puissance réelle et à leur motivation qu'à leur situation géographique sensible et à leur vulnérabilité potentielle, laquelle influe sur le comportement des acteurs géostratégiques ». Pour Brzezinski, dont l'analyse est considérée comme le vecteur de la politique extérieure américaine, le contrôle de l'Ukraine est donc une nécessité stratégique.

Dans la mesure où l'Ukraine se trouve à un carrefour stratégique sur la base de la trajectoire des tubes énergétiques et des grands axes politiques du continent eurasien, elle devient pour moi, une sorte de « super pivot » : un nœud géostratégique. Ce statut stratégique de l'Ukraine est renforcé par le fait qu'elle est potentiellement ciblée, d'une part, par l'extension programmée de l'OTAN aux ex-républiques soviétiques (en violation des promesses de 1989 faites à Gorbatchev) et, d'autre part, par l'implantation future du bouclier anti-missiles américain (déjà envisagée par l'administration de G.W. Bush). En effet, à partir du moment où l'Ukraine adhère à l'OTAN, rien ne s'opposera plus à l'extension du bouclier ABM à cette dernière et donc, aux portes de la Russie - d'autant plus si l'administration républicaine revient au pouvoir. Or, comme vient de le rappeler le président Poutine, en aucun cas la Russie ne pourra accepter à ses frontières, la présence d'un système anti-missiles neutralisant, en partie, sa puissance nucléaire stratégique.

Place Maidan Kiev, Ukraine

© Inconnu
Place Maidan Kiev, Ukraine

Le futur statut européen de la Russie, donc de l'OTAN, en question

Ainsi, l'Ukraine se retrouve au cœur d'une lutte bipolaire pour son contrôle, qui déterminera, dans une large mesure, l'avenir du continent eurasien et par suite, selon Brzezinski, l'évolution géopolitique du nouvel ordre mondial.

Ce faisant, à travers cette lutte, c'est l'extension et le rôle de l'Europe politique qui se joue et, en son sein, le statut de la Russie post-soviétique. Mais, par ricochet, c'est aussi la fonction de l'axe OTAN-USA dans la future structure politico-sécuritaire européenne qui est en jeu. Ce qui, dans ses grandes lignes, peut expliquer - et justifier - la stratégie américaine en Ukraine, tout comme le projet de Z. Brzezinski d'une structure de sécurité transeurasienne intégrant Kiev, verrouillée par Washington et marginalisant la Russie.

De ce point de vue, l'idée d'une Guerre tiède développée et conceptualisée dans mon livre, semble de plus en plus crédible (1). N'en déplaise au messianisme auto-proclamé des sirènes du néo-libéralisme, trop vite convaincues d'une « fin de l'histoire » sanctionnant la fin des idéologies. Sous l'impulsion d'une Russie revancharde, aspirant à l'ordre multipolaire et contrebalançant l'hégémonie américaine, l'idéologie est de retour. Affirmer le contraire, à l'heure où V. Poutine menace le régime illégitime de Kiev - rallié à l'idéologie néo-libérale - d'une intervention armée, pour protéger ses ressortissants et défendre ses intérêts nationaux, relèverait d'une pure ineptie intellectuelle.

Aujourd'hui, il s'agit bien d'un conflit entre deux visions du monde antagonistes, renforcé par le désir de Moscou d'apparaître comme une alternative au néo-libéralisme et de s'opposer à l'unilatéralisme américain, systématisé depuis la disparition du contrepoids géopolitique soviétique - c'est en ce sens, que la disparition de l'URSS a été « la plus grande catastrophe géopolitique du 20° siècle ». Cette méfiance russe semble justifiée par la présence, au sein de la nouvelle équipe gouvernementale kiévienne, de dirigeants prônant une politique ultralibérale, anti-étatique et d'intégration à la zone euro-atlantique impliquant, à terme, l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. Une telle option exclurait toute intégration de Kiev à l'Union douanière, pierre angulaire du projet eurasien porté par V. Poutine - d'où, l'incompréhension russe.

Maïdan, une pièce stratégique sur l'Echiquier eurasien

Au-delà de cette opposition idéologique, la soif d'indépendance de la Crimée, encouragée par Moscou, traduit son envie de s'émanciper de la tutelle kiévienne sous domination américaine et aiguillée par un ultranationalisme fondé, en partie, sur une idéologie néo-fasciste, raciste et excluante. Elle relève, aussi, d'une volonté russe d'affirmer son droit de regard dans sa proche périphérie, dans la continuité du soviétisme. D'autant plus que le précédent kosovar, encouragé et légalisé par l'axe euro-atlantique rend légitime, de facto, la démarche politique du peuple de Crimée et en cela, le soutien de Moscou. L'enjeu sous-jacent étant, via le référendum, le rattachement de la Crimée à la Russie.

L'Etranger « très proche » est une ligne rouge à ne pas franchir, pour une révolution manipulée par le surpuissant bloc otanien hérité de la Guerre froide et en constante expansion, donc à visée géopolitique évidente. Par son ingérence illégale et dangereuse sur le plan politique, l'Europe a poussé la « révolution » kiévienne à franchir cette ligne et, en cela, elle est directement responsable du retour de la question de Crimée.

Maïdan, au joli vernis révolutionnaire de couleur orange, n'est qu'une pièce stratégique sur l'Echiquier eurasien.

La révolution d'Ukraine, et après ?

 

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