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01/11/2015

Syrie: la tête contre les murs ! par Karim Mohsen

Syrie: la tête contre les murs! par Karim Mohsen

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Oct 31, 2015 02:45 UTC – IRIB - C'est le cas de le dire au regard de l'insistance et la persistance de l'Occident et de l'opposition syrienne dite «modérée» d'exiger, sans autre forme de procès, le départ du président Bachar al-Assad.

Cette exigence obsessionnelle fausse toute analyse sereine de la situation prévalant en Syrie et rend complexe l'issue du conflit. Chercher comment terminer cette guerre (qui a fait plus de 250 000 victimes et contraint des millions de Syriens à fuir le pays) ne semble pas être la priorité de ceux qui se sont autoproclamés parrains du peuple syrien. Or, ni Hollande ni Obama et encore moins Fabius ou Kerry ne sont mandatés pour choisir qui doit diriger la Syrie. Ce n'est pas parce que l'on crie le plus fort ou que l'on soit mieux armé que l'on a forcément raison.

Ceci dit, on ne peut manquer de relever les convulsions des Occidentaux voulant imposer leur «solution» au peuple syrien au nom duquel ils décideraient du destin de ce pays. Aveugles, grandes et petites puissances occidentales prescrivent le dénouement qu'elles «recommandent» pour la Syrie, mais trébuchent sur un mur qu'elles ne parviennent pas à franchir. Et pour cause! L'Occident pose mal le problème syrien, le résultat ne pouvait qu'être inapproprié. Les dirigeants occidentaux et monarchiques qui mènent la guerre contre al-Assad se rendent-ils seulement compte des errements où ils se sont fourvoyés croyant être les seuls à détenir les remèdes à un monde malade de leurs diktats?

Faut-il sans doute attendre dix ans pour qu'ils avouent avoir fait tout faux en Syrie, comme le récent mea-culpa de Tony Blair et avant lui, Collins Powell à propos de l'Irak en 2003 ?

Faut-il que la Syrie n'existe plus pour les détromper ? D'aucuns aussi, veulent se faire une notoriété sur le dos de la Syrie et des Syriens qui tombent chaque jour en martyrs d'une guerre dont ils ne comprennent pas les raisons. Ainsi, toute meurtrie d'avoir été ignorée, la semaine dernière, lors de la réunion quadripartite de Vienne [à l'invitation de Moscou], la France avait convoqué mardi dernier sa «propre» réunion sur la Syrie à Paris.

Las! Les ténors brillaient par leur absence. Les Etats-Unis se sont contentés de se faire représenter par un adjoint du département d'Etat. Rentrée depuis belle lurette dans les rangs, la France cultive encore cette coquetterie de croire qu'elle a encore un rôle à jouer dans les affaires du monde. Et comme tout petit qui tape du pied pour se faire remarquer, la France est la plus intraitable contre le président syrien et le traitement de la crise syrienne alors que, de fait, Paris joue les utilités. La vérité est que l'initiative, ou l'incursion, politico-militaire russe dans le conflit syrien - considéré comme une chasse gardée des Occidentaux - a bouleversé la donne et lui a induit une autre dimension. En fait, les choses ont changé: en trois semaines, la Russie a réussi à faire «bouger les lignes» et à sortir les terroristes de leurs tanières. Moscou est parvenu en un mois à faire ce que n'a pu réaliser la coalition internationale menée par les Etats-Unis (une cinquantaine de pays) en plus d'un an.

La Russie est entrée directement dans le vif du sujet, quand les Occidentaux manipulaient la sémantique entre terroristes «modérés» [anti-Assad] et «radicaux» n'entrant pas dans cette catégorie. Pour Moscou, un «terroriste» reste un «terroriste» et doit être combattu et vaincu. Pas seulement Daesh/EI.

A raison, le chef de l'Etat syrien pouvait qualifier de «grande hypocrisie», la proportion des Occidentaux à définir les uns et les autres pour lesquels dit-il «le terrorisme n'en est un que lorsqu'il les touche, mais lorsqu'il nous atteint, il constitue révolution, liberté, démocratie et droits de l'homme».

C'est sans doute là que se situe le noeud gordien du problème, quand l'Occident s'arroge le droit - et lui seul - à définir les choses. Le conflit syrien a été créé de toutes pièces, car la rébellion ça a d'abord été des mercenaires et des jihadistes recrutés à prix d'or par le Qatar et l'Arabie saoudite et, last but not least, formés et armés par l'Occident, en particulier les Etats-Unis.

Il fallait séparer le bon grain de l'ivraie. Ce que l'Occident n'a pas fait, ne s'est pas donné la peine de faire, dès lors que des groupes rebelles, jihadistes, ou terroristes [la gamme est large] poursuivent les mêmes objectifs: faire un sort à al-Assad.

Les puissants n'ont que faire de partenaires, ils exigent des marionnettes. Et comme al-Assad, nonobstant ses défauts, est loin d'être un fantoche, c'est son maintien qui fait problème. Ainsi, les Etats-Unis n'ont pas hésité à débloquer 500 millions de dollars pour former 5000 rebelles par an. Résultat: catastrophé, le général Lloyd J Austin, chef de l'US Centcom avouait devant le Congrès que seuls 4, voire 5 rebelles syriens [équipés de pied en cap par les forces US] combattaient sur le terrain. Dès lors, les Etats-Unis se donnent tous les droits, y compris celui de former une armée de rebelles pour combattre le régime d'un Etat souverain. Ce sont ces oukases des puissants qui sont en train de mener le monde au bord du précipice.

 

Le projet américain - Le Grand Moyen Orient

Voilà pourquoi des innocents sont massacrés au Moyen-Orient et pourquoi la coalition criminelle US, illégale ne veut pas rentrer dans la coalition proposée par Poutine et Assad. 

Ils auraient trop à perdre avec l'état sioniste qui est leur leader sur place.

 

Le projet américain - Grand Moyen Orient

 

Moyen orient, pivot géopolitique

 

72 % des Français opposés au départ du président syrien

Une preuve de plus que le Gouvernement de Hollande n'est pas représentatif du Peuple français et qu'il est un état terroriste pour refuser de lutter contre les mercenaires de la CIA/Mossad en Syrie, et bien au contraire, en continuant à les soutenir en s'alliant à la coalition US et Cie, illégale et criminelle qui persiste à vouloir chasser Bachar Al-Assad du pouvoir  !

Voir aussi :

Des manifestants à Paris soutiennent l’opération russe en Syrie

Les Français opposés au départ du président syrien

07:57 31.10.2015 (mis à jour 08:11 31.10.2015)

Un homme lisant un journal

Les pays occidentaux exigent la démission de Bachar el-Assad depuis plusieurs années, pourtant l’opinion selon laquelle la sortie de la crise est impossible sans le président syrien est de plus en plus répandue.

La majorité des lecteurs du quotidien français Le Figaro se sont prononcés contre la démission de Bachar el-Assad.

Ainsi, près de 72% de lecteurs ont répondu non à la question du journal "Les puissances mondiales doivent-elles exiger le départ de Bachar el-Assad"? Il est à noter que plus de 21.000 personnes ont participé au sondage.

Les pays occidentaux exigent la démission de Bachar el-Assad depuis plusieurs années, pourtant l'opinion selon laquelle la sortie de la crise est impossible sans le président syrien est de plus en plus répandue.

Ainsi, le secrétaire d'Etat des Etats-Unis John Kerry a récemment déclaré que Washington n'insistait plus sur le départ inconditionnel du président syrien, tout en soulignant qu'une "transition progressive" était nécessaire.

Les divergences sur le sort du président syrien demeurent pourtant. Vendredi, les participants aux négociations de Vienne sur le règlement de la crise en Syrie n'ont pas réussi à s'entendre sur ce sujet, certains pays présents réclamant le départ de Bachar el-Assad, d'autres, comme la Russie, déclarant au contraire qu'il ne revient qu'aux Syriens d'en décider.

 

Des manifestants à Paris soutiennent l’opération russe en Syrie

Les français bougent pour apporter leur soutien à Poutine et aux frappes russes en Syrie ! 

Des manifestants à Paris soutiennent l’opération russe en Syrie

08:10 01.11.2015 (mis à jour 08:19 01.11.2015)

"En un mois, la Russie a fait pour la lutte antiterroriste beaucoup plus que les pays membres de la coalition occidentale en un an", estiment les organisateurs.

Une manifestation de solidarité avec les activités de la Russie en Syrie a été organisée samedi à Paris par le Collectif France-Russie, sous les drapeaux de la Russie et de la République arabe syrienne.

"Nous soutenons sans réserve l'opération antiterroriste menée en Syrie par les Forces aérospatiales russes. La Russie est le seul pays à mener une véritable lutte contre le mouvement terroriste Etat islamique", a indiqué André Chanclu, chef du comité d'organisation de la manifestation.

 

"En un mois, la Russie a fait beaucoup plus pour la lutte antiterroriste que les pays membres de la coalition occidentale en un an", selon lui. L'opération russe est "menée sur une base légale, à la demande du gouvernement syrien, en pleine conformité avec le droit international", a-t-il souligné.

L'Union des patriotes syriens et le Collectif pour la défense des chrétiens d'Orient étaient les coorganisateurs de la manifestation. "Vive la Russie, vive la Syrie!" ont-ils scandé.

 

Le 30 septembre, la Russie a entamé une opération militaire contre l'EI en Syrie. Les frappes aériennes russes ciblent les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d'armes, de munitions et de combustible appartenant à l'EI. Le 7 octobre, des missiles russes ont également été tirés sur les sites de l'EI depuis des navires en mer Caspienne. Au total, l'aviation russe a réalisé plus de 1400 vols en Syrie, détruisant plus de 1600 sites des combattants du groupe djihadiste Etat islamique.

«Daesh a revendiqué l’attaque de l’avion russe pour sa propagande»

Mise au point des autorités russes et égyptiennes sur la revendication de l'attaque de l'avion russe par DAESH, l'enquête semble se diriger vers un incident technique de l'avion.

Voir aussi :

Crash d'un avion russe en Egypte: Air France et Lufthansa évitent le Sinaï

20:07 31.10.2015 (mis à jour 20:08 31.10.2015)

Les débris d'un Airbus A321 de Metrojet au Sinaï

Les terroristes du groupe Etat islamique (EI) ont revendiqué la responsabilité du crash dans un communiqué diffusé par ses partisans sur Twitter, ce dont doutent les autorités égyptiennes et russes.

Un troisième avion de sauveteurs russes atterrit en Egypte
07:45 01.11.2015

Crash du vol A321, Oct. 31, 2015.

Un troisième avion avec des sauveteurs et des équipements à bord dépêché par le ministère russe des Situations d’urgence est arrivé en Egypte, rapporte la chaîne russe "Rossiya 24".

«Daesh a revendiqué l’attaque de l’avion russe pour sa propagande»

31 oct. 2015

L’Etat islamique n’est pas à même d’abattre un avion, a confié à RT le spécialiste de la sécurité Charles Shoebridge. Selon lui, les terroristes ont revendiqué un attentat pour leur propagande et «punir» la Russie pour son opération en Syrie.

RT : Daesh revendique d’avoir abattu l’avion russe avec un missile, mais en ont-ils vraiment les capacités ?

Charles Shoebridge (C.S.) : On sait que l’Etat islamique n’a pas les capacités d’abattre un avion qui vole à l’altitude à laquelle volait cet avion, soit environ 10 000 mètres. C’est la même altitude que celle à laquelle le vol MH17 de Malaysia Airlines survolait l’Ukraine. Il a été annoncé correctement que le vol était hors d’atteinte des missiles dont les rebelles disposent en Syrie. En théorie, ils auraient pu abattre l’avion par un acte de sabotage, commis depuis l’aéroport de départ, ou par exemple, avec une bombe à bord. Mais il semble très clair, d’après les informations sur le terrain, les indications des témoins, que ce scénario est très peu probable. Pour le moment, la cause la plus probable est la défaillance technique

 

RT : Pourquoi les terroristes, revendiquent-ils cette catastrophe ?

C.S. : Cela correspond à leur mode de conduite, pas seulement pour l’Etat islamique, mais pour tous les groupes terroristes dans le monde. Il existe aussi des sites et des canaux de communication reconnus pour appartenir aux groupes terroristes. Tout le monde via Internet et les réseaux sociaux peut faire une déclaration au nom du groupe. Mais il y a des raisons à cette déclaration officielle. Cette revendication de Daesh peut être considérée comme une punition, c’est comme ça qu’ils veulent la présenter, contre l’engagement efficace de la Russie contre l’Etat islamique en Syrie au cours des dernières semaines.

RT : Air France et Lufthansa ont déclaré qu’elles ne survoleront plus la péninsule du Sinaï. Pensez-vous que c’est une réaction excessive ?

C.S. : Je pense que cela ne se serait pas produit s’il n’y n’avait pas eu le précédent du MH17. Si vous vous rappelez, l’Ukraine n’avait pas fermé son espace aérien malgré le conflit armé dans l’Est du pays. De plus, on peut comprendre qu’au vu du buzz médiatique après cette catastrophe, impliquant un avion russe, que quelques compagnies aériennes adopteront une approche prudente et décideront de changer leurs plans de vol, non pas à cause de possibles conséquences judiciaires à l’avenir, mais aussi et surtout pour rassurer leurs passagers.

 

En savoir plus : «L’Ukraine aurait dû fermer son espace aérien pour éviter un crash comme celui du MH17»