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07/06/2014

Interview : Poutine ne fait confiance qu'à deux alliés : son armée et sa flotte !

Le vrai visage de Poutine, tout le contraire de ce que les merdias aux ordres nous présentent sur la base de sa propagande infâme.

Pour Poutine cela veut dire en clair : " Vous pouvez dire et faire ce que vous voulez. Je peux parler à tout le monde, mais si cela ne me convient pas, les deux seuls alliés que j'aie en période de crise, ce sont mon armée et ma flotte ! En résumé : Causez toujours vous m'intéressez !

 

Après la vidéo vous retrouverez le véritable interview de Vladimir Poutine retranscrit correctement et non pas sabré pour engendré la polémique et le calomnier, afin de redresser la vérité.

Entretien avec Poutine : « un moment que je n’oublierai jamais ! » – JP Elkabbach

Entretien avec Poutine : « un moment que je n’oublierai jamais ! » – JP Elkabbach

Après un parcours du combattant pour décrocher l’interview et des heures d’attente dans la résidence de Vladimir Poutine, Jean-Pierre Elkabbach d’Europe 1 et Gilles Bouleau de TF1 vont enfin approcher le président de la Fédération de Russie pour un entretien libre et ouvert qui sera diffusé ce soir à la fois sur TF1 et Europe 1.

Regardez et écoutez les impressions de Jean-Pierre Elkabbach.

http://www.dailymotion.com/video/x1yf2us_un-moment-que-je...


"Un moment que je n'oublierai jamais !" par Europe1fr

 

Interview de Vladimir Poutine à la chaîne de télévision TF1 et a la radio Europe 1 (version intégrale)

Interview de Vladimir Poutine à la chaîne de télévision TF1 et a la radio Europe 1 (version intégrale)

Par La Voix de la Russie |  Voici la transcription de l’interview de Poutine. C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe).

Question (Bouleau) – Bonsoir, M. le président. Merci beaucoup d’accueillir Europe 1 et TF1 dans cette résidence, dans votre résidence de Sotchi pour cet entretien exceptionnel. Jeudi soir, vous serez reçu à l’Élysée par le président François Hollande et le lendemain, le 6 juin, vous participerez aux commémorations du Débarquement. Ce sera la première fois pour vous que vous irez sur les plages de Normandie. Mais c’est aussi la première fois qu’un président russe participera et sera invité à ces cérémonies. Qu’est-ce que cela vous fait en tant que citoyen russe d’être invité à cette commémoration exceptionnelle ?

Vladimir Poutine – C’est un événement important pour l’Europe et le monde entier. Nous allons rendre hommage à ceux qui ont empêché les nazis de réduire l’Europe en esclavage. Je pense que la participation de la Russie à cette commémoration est chargée de symboles. Je veux dire par là que la Russie et les autres pays de la coalition antihitlérienne, y compris la France, étaient alliés dans cette lutte pour la liberté. La participation de notre pays a été très importante, voire décisive pour vaincre le fascisme.

Mais nous n’oublierons jamais non plus les combattants français de la Résistance, notamment ces soldats français qui sont venus combattre à nos côtés sur le front de l’Est, le front germano-soviétique. Et il me semble que c’est quelque chose qui doit nous rappeler notre passé et, en même temps, nous servir à construire nos relations d’aujourd’hui et de demain.

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Justement, vous avez, avec la Russie, votre place sur les plages de la Normandie. Jusqu’à l’âge de quarante ans, vous viviez en Union soviétique. Vous avez vu son effondrement. Et vous participez, vous, activement à la renaissance de la Russie. Qu’est-ce que vous voulez ? Qu’est-ce que vous cherchez ? Votre stratégie est-elle une stratégie de dialogue ou d’expansionnisme et de conquête ?

Vladimir Poutine – Non, bien sûr. Je suis persuadé que dans le monde contemporain une politique basée sur l’expansionnisme et les conquêtes n’a aucun avenir. Il est évident que la Russie, dans le monde d’aujourd’hui et de demain, peut être et doit être partenaire de ses alliés historiques dans le sens large du terme. C’est cela que nous voulons et nous allons continuer d’œuvrer en ce sens. C’est la seule manière dont nous pouvons concevoir nos relations avec nos voisins et tous les autres pays.

Question (Elkabbach) – Mais vous voulez être l’avocat de la nation russe ou le symbole d’un nationalisme russe, d’un empire russe ? On se sait ce que vous avez dit quand l’Union soviétique s’est écroulée : « L’éclatement de l’empire soviétique a été la pire catastrophe géopolitique du XXe siècle. » Cela a été beaucoup interprété. Et vous avez dit : « Celui qui ne regrette pas l’Union soviétique n’a pas de cœur et celui qui veut la reconstituer n’a pas de tête. » Or, vous avez une tête. Qu’est-ce que vous proposez : le nationalisme russe ou un empire russe sur les frontières d’avant ?

Vladimir Poutine  Nous n’envisageons ni de soutenir le nationalisme russe ni de reconstituer un empire. Quand je disais que la disparition de l’URSS était une des plus grandes catastrophes du XXe siècle, je parlais d’une catastrophe humanitaire avant tout. Je voulais dire qu’en URSS existait une population qui – quelle que soit son origine ethnique – vivait dans un pays uni. Par contre, après sa dissolution, 25 millions de Russes se sont soudain retrouvés dans des pays étrangers. Et cela a été une vraie catastrophe humanitaire. Ni politique, ni idéologique, mais un problème d’ordre humanitaire. Des familles ont été séparées, beaucoup de gens ont perdu leur emploi et se sont retrouvés sans ressource, sans moyen de communiquer. C’est là qu’était le problème.

Question (Elkabbach) – Et à l’avenir ? Voulez-vous reconstituer l’empire dans ses anciennes frontières ou voulez-vous continuer à développer votre pays à l’intérieur de ses propres frontières ?

Vladimir Poutine –Nous souhaitons développer notre pays à l’intérieur de ses frontières, bien sûr. Mais – et ceci est très important – comme d’autres pays dans le monde, nous voulons utiliser des moyens modernes pour devenir plus compétitifs, notamment grâce à l’intégration économique. C’est ce que nous faisons dans l’espace de l’ex-URSS dans le cadre de l’Union douanière et de l’Union eurasiatique.

Question (Bouleau) – Président Poutine, alors que nous discutons ici un pays voisin qui n’est pas très lointain, l’Ukraine, est en état de guerre. Il n’y a pas d’autre mot. Les pro-russes affrontent ceux qui veulent garder les frontières actuelles de l’Ukraine. Qui va les arrêter et voulez-vous arrêter cette guerre ?

Vladimir Poutine  Vous savez, personnellement, je ne parlerais pas de ces gens-là comme des pro-russes ou des pro-ukrainiens. Il y a des personnes qui ont des droits, politiques, humanitaires et ils ont besoin de pouvoir en jouir.

Par exemple, en Ukraine, jusqu’à aujourd’hui les gouverneurs de toutes les régions sont encore nommés par le pouvoir central. Or, après le coup d’État inconstitutionnel qui a eu lieu à Kiev en février de cette année, la première chose que le nouveau pouvoir a tenté de faire était de supprimer le droit des minorités d’utiliser leur langue maternelle. Cela a provoqué une grande inquiétude chez une grande partie de la population en Ukraine orientale.

Question (Elkabbach) – Et cela vous ne l’avez pas accepté. Mais est-ce que vous dites, président Poutine, que nous sommes rentrés dans une nouvelle phase de la guerre froide, même glaciale entre l’Est et l’Ouest ?

Vladimir Poutine  Premièrement, j’espère qu’il n’y aura pas une nouvelle phase d’une guerre froide. Deuxièmement, et j’insiste là-dessus, les gens, où qu’ils vivent, ont des droits et doivent avoir la possibilité de les défendre. Voilà ce qui est en jeu.

Question (Elkabbach) – Y a-t-il un risque de guerre ? Maintenant, alors que des chars font route depuis Kiev, de nombreuses personnes en France se posent cette question : « Avez-vous été tenté d’envoyer des troupes à l’Est de l’Ukraine ? »

Vladimir Poutine  Il s’agit d’un entretien ce qui suppose des questions courtes et des réponses courtes. Mais si vous êtes patient et me donnez une minute, je vais vous dire comment nous voyons les choses. Voici notre position. Qu’est-ce qui s’est réellement passé là-bas ? Il existait un conflit et ce conflit est survenu parce que l’ancien président ukrainien a refusé de signer un accord d’association avec l’UE. La Russie a une certaine position sur cette question. Nous avons estimé qu’il était en effet déraisonnable de signer cet accord, car il aurait eu un grave impact sur l’économie, y compris l’économie russe. Nous avons 390 accords économiques avec l’Ukraine et l’Ukraine est un membre de la zone de libre-échange au sein de la CEI. Et nous ne serions pas en mesure de poursuivre cette relation économique avec l’Ukraine en tant que membre de la zone de libre-échange européenne.

Nous en avons discuté avec nos partenaires européens. Au lieu de poursuivre avec nous ce débat par des voies légitimes et diplomatiques, nos amis européens et américains ont soutenu une prise du pouvoir armée et anticonstitutionnelle. Voilà ce qui s’est passé. Nous n’avons pas provoqué cette crise. Nous aurions voulu que les choses se passent autrement, mais après le coup d’État anticonstitutionnel – avouons-le, après tout…

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Mais on voit tant de tensions dans la vie politique. Pourtant, malgré cela, vous serez en Normandie pour parler de paix alors que Barack Obama continue d’exhorter l’Europe à s’armer.

Vladimir Poutine  Eh bien, il faut continuer de parler de paix, mais il faut comprendre les causes et la nature de cette crise. Le fait est quepersonne ne devrait être porté au pouvoir par un coup d’État anticonstitutionnel armé, plus particulièrement dans l’espace post-soviétique, où les institutions gouvernementales n’ont pas encore atteint leur pleine maturité. Quand cela s’est produit, certaines personnes ont accueilli avec joie ce régime tandis que d’autres, disons, dans l’Est et le Sud de l’Ukraine ne veulent tout simplement pas l’accepter. Il est essentiel de parler avec ces gens qui n’ont pas accepté cette prise de pouvoir au lieu de leur envoyer des chars, comme vous le dites vous-même, au lieu de tirer à partir d’avions des missiles sur des civils et de bombarder des cibles non militaires.

Question (Bouleau) – Les États-Unis affirment détenir la preuve que, vous, la Russie, intervenez en Ukraine en laissant des combattants franchir la frontière et même en fournissant des armes à ce que les États-Unis appellent des sécessionnistes. Ils disent avoir des preuves. Vous croyez à ces preuves ?

Vladimir Poutine  Preuves ? S’ils ont des preuves, ils n’ont qu’à les présenter. Nous avons vu, et tout le monde a vu, le secrétaire d’État des États-Unis agiter en 2003 au Conseil de sécurité de l’ONU les preuves de détention d’armes de destruction massive en Irak. Ils avaient montré une éprouvette avec une substance inconnue qui était peut-être simplement de la lessive en poudre. Finalement, les troupes américaines ont envahi l’Irak, ils ont fait pendre Saddam Hussein, suite à quoi nous avons appris qu’il n’y avait pas, qu’il n’y avait jamais eu en Irak d’armes de destruction massive. Il y a donc une grande différence entre faire des déclarations et avoir des preuves réelles. Je vous le répète : il n’y a pas de militaires russes en Ukraine.

Question (Elkabbach coupant Bouleau et Poutine) – Vous voulez dire que, là, ils sont en train de mentir les Américains ?

Vladimir Poutine – Ils mentent. Il n’y a pas de militaires, aucun instructeur russe dans le sud-est de l’Ukraine. Il n’y en a pas eu et il n’y en a pas.

Question (Elkabbach) – Vous n’avez pas envie d’annexer l’Ukraine ? Et vous n’avez jamais tenté de déstabiliser l’Ukraine ?

Vladimir Poutine – Non. Nous ne l’avons jamais fait et ne le faisons pas maintenant. Et le pouvoir qui est aujourd‘hui en place en Ukraine devrait établir le dialogue avec sa propre population. Et pas à l’aide d’armes, de chars, d’avions et d’hélicoptères, mais en lançant des négociations.

Question (Bouleau)  Le nouveau président ukrainien a été élu le 25 mai par un vote démocratique. Considérez-vous M. Porochenko comme un président légitime ?

Vladimir Poutine  Je vous ai déjà dit et le répète : nous respecterons le choix du peuple ukrainien et nous coopérerons avec les autorités ukrainiennes.

Question (Bouleau) – En d’autres termes, si vous le rencontrez le 6 juin sur les plages de Normandie, et si le président Hollande contribue à rendre possible cette rencontre, vous lui serrerez la main ? Lui parlerez-vous ?

Vladimir Poutine  Vous savez, je n’ai pas l’intention d’éviter quiconque. Le président Hollande m’a gentiment invité à participer à cette commémoration en tant que représentant de la Russie, même si l’événement commémoré fut tragique. C’est avec joie que j’ai accepté son invitation et je suis reconnaissant au Président de m’avoir invité. Il y aura d’autres invités, et je n’en éviterai aucun. Je suis prêt à parler avec chacun d’eux.

Question (Elkabbach) – Mais allez-vous rencontrer M. Porochenko ? Vous avez dit que vous ne travailleriez avec lui qu’à la condition qu’il ne soumette pas totalement à l’influence américaine.

Vladimir Poutine — Je n’ai pas dit qu’il ne doit pas céder à l’influence américaine. Il est libre d’accepter l’influence qu’il désire. Les Ukrainiens l’ont élu et il est libre d’adopter une politique qui lui est propre. S’il choisit d’accepter la forte influence d’un pays tiers, libre à lui. Mais je ne le ferais pas…

Question (Elkabbach coupant Bouleau) – Mais vous acceptez la souveraineté de l’Ukraine et, peut-être, son indépendance entre la Russie et les Occidentaux ? Sa neutralité, son indépendance ? Ça, on peut le dire ?

Vladimir Poutine  Bien sûr, nous reconnaissons la souveraineté de l’Ukraine ! En outre, nous aurions aimé qu’elle se sente elle-même comme un état souverain.

Parce que la participation à un bloc militaire, quel qu’il soit, ou à une structure rigide d’intégration signifie une perte partielle de souveraineté pour ce pays. Maintenant, si l’Ukraine accepte cela et accepte cette perte, c’est son choix. Mais quand nous parlons de l’Ukraine et des blocs militaires, il est évident que cela nous inquiète. Parce que si, par exemple, l’Ukraine rejoint l’OTAN, les infrastructures militaires de cette organisation se retrouvent à côté de nos frontières, et nous ne pouvons y rester indifférents.

Question (Bouleau)  Monsieur le Président, les troupes russes ont récemment annexé la Crimée. Allez-vous jamais la rendre ?

Vladimir Poutine – Il est faux de croire que les troupes russes ont annexé la Crimée. Les troupes russes n’ont rien fait de la sorte. Franchement…

Question (Bouleau coupant Poutine)  Mais la Crimée a été ajoutée à la carte de la Russie, le genre de cartes utilisées à l’école. Elle fait partie de la Russie maintenant. De quoi s’agit-il ? D’une annexion ou d’une réunification ? Quel mot faut-il utiliser ?

Vladimir Poutine – Si vous me permettez de terminer, je pense que vous verrez ce que je veux dire.

Les troupes russes étaient en Crimée en vertu du traité international sur le déploiement de la base militaire russe. Il est vrai que les troupes russes ont aidé la Crimée à organiser un référendum sur leur (a) l’indépendance et (b) son désir de rejoindre la Fédération de Russie. Personne ne peut empêcher ces personnes d’exercer un droit qui est prévu à l’article 1 de la Charte des Nations Unies, le droit des peuples à l’autodétermination.

Question (Elkabbach coupant Poutine)  En d’autres termes, vous ne rendrez pas la Crimée ? La Crimée fait partie de la Russie, c’est ça ?

Vladimir Poutine – Conformément à l’expression de la volonté des personnes qui y vivent, la Crimée fait partie de la Fédération de Russie et de son entité constitutive.

Je veux que chacun comprenne cela clairement. Nous avons mené un dialogue exclusivement diplomatique et pacifique – je veux le souligner – avec nos partenaires européens et américains. Nos tentatives d’organiser un tel dialogue et de négocier une solution acceptable n’ont eu pour toute réponse que leur soutien pour un coup d’État anticonstitutionnel en Ukraine. Nous ne savions donc pas si l’Ukraine ne deviendrait pas une partie de l’alliance militaire de l’Atlantique Nord. Dans ces circonstances, nous ne pouvions pas permettre qu’une partie historique du territoire russe avec une population majoritairement russe puisse être intégrée dans une alliance militaire internationale, en particulier parce que la Crimée voulait faire partie de la Russie. Je suis désolé, mais nous ne pouvions pas agir autrement.

Question (Elkabbach) – François Hollande vous a invité en France, à Paris et en Normandie. Vous le connaissez très bien. Pouvons-nous aller plus loin et dire qu’il existe entre vous une relation de confiance ?

Vladimir Poutine  Oui, je le pense.

Question (Elkabbach) – Le pensez-vous ou en êtes-vous sûr ?

Vladimir Poutine – Je l’ai toujours pensé. Je n’ai pas de raison de penser le contraire. Nous avons de très bonnes relations interétatiques, mais nous avons encore beaucoup à faire pour promouvoir nos relations économiques.Mais nos relations personnelles ont toujours été fondées sur la confiance, ce qui aide également sur le plan professionnel. J’espère que cela continuera.

Question (Bouleau) – Vous parlez de relations basées sur la confiance — à la fois pour ce qui est de la défense et de l’économie.

Question (Elkabbach coupant Poutine) – En dépit des pressions externes, vous avez commandé à la France ces navires d’assaut – et si la France les livre, vous pourriez en commander d’autres, n’est-ce pas ?

Vladimir Poutine – Nous attendons de nos partenaires français qu’ils s’acquittent de leurs obligations contractuelles, et si tout se passe comme convenu, nous n’excluons pas la possibilité de nouvelles commandes,et pas nécessairement dans la construction navale, elles peuvent concerner d’autres secteurs. Dans l’ensemble, nos relations dans ce domaine se développent favorablement, et nous aimerions continuer à les renforcer, dans l’aviation, la construction navale et d’autres secteurs. Nous avons une expérience de coopération réussie dans l’exploration spatiale, au Centre spatial guyanais près de Kourou.

Vous avez acheté (et même payé) plus d’un milliard d’euros deux porte-hélicoptères Mistral à la France et des marins russes doivent arriver à Saint-Nazaire dans quelques jours, quelques semaines. Est-ce que vous allez autoriser ces marins russes à aller en France dans quelques jours ?

Vladimir Poutine  Oui, bien sûr. J’espère que nous vivons dans un monde civilisé et tout le monde respecte ses obligations contractuelles. J’ai beaucoup entendu parler de l’opinion qui a été exprimée selon laquelle la France ne devrait plus nous vendre ces bâtiments. Et à cela je peux vous dire qu’en Russie également il y a eu beaucoup d’opposants à ce contrat. Si la France décide d’annuler ce contrat – elle peut le faire – nous exigerons alors un dédommagement. Mais cela ne contribuera pas positivement au futur développement de nos relations dans le domaine de coopération technique et militaire. Mais en principe, nous sommes ouverts à la coopération, éventuellement à signer de nouvelles commandes si nos partenaires français souhaitent continuer la coopération.

Question (Elkabbach coupant Poutine) – En dépit des pressions externes, vous avez commandé à la France ces navires d’assaut – et si la France les livre, vous pourriez en commander d’autres, n’est-ce pas ?

Vladimir Poutine – Nous attendons de nos partenaires français qu’ils s’acquittent de leurs obligations contractuelles, et si tout se passe comme convenu, nous n’excluons pas la possibilité de nouvelles commandes,et pas nécessairement dans la construction navale, elles peuvent concerner d’autres secteurs. Dans l’ensemble, nos relations dans ce domaine se développent favorablement, et nous aimerions continuer à les renforcer, dans l’aviation, la construction navale et d’autres secteurs. Nous avons une expérience de coopération réussie dans l’exploration spatiale, au Centre spatial guyanais près de Kourou.

Question (Elkabbach) – La France est-ce qu’elle est pour vous une puissance souveraine, indépendante qui est écoutée ? Il y a l’Allemagne. Vous parlez le russe et l’allemand avec Mme Merkel. François Hollande ne parle aucune des deux langues, est-ce que vous pouvez vous comprendre ? Est-ce que la France a ce statut ?

Vladimir Poutine – La langue n’est pas une barrière, le fait que je ne parle pas français ne nous empêche pas, François Hollande et moi, de dialoguer. Nous avons des interprètes si besoin et, en général, nous pouvons toujours très bien nous comprendre.

Pour ce qui concerne la souveraineté, je répèterai : un pays qui rejoint une organisation militaire consent à céder une partie de sa souveraineté à une institution supranationale. Pour la Russie cela est inacceptable, pour les autres pays, à eux de décider, cela ne nous regarde pas. Mais cela me rappelle la France, la tradition gaulliste, de Gaulle qui était un défenseur de la souveraineté française et qui, selon moi, mérite du respect. Un autre exemple est celui de François Mitterrand qui parlait d’une Confédération européenne où, d’ailleurs, même la Russie pourrait participer. Je pense que rien n’est encore perdu en ce qui concerne le futur de l’Europe.

Question (Bouleau) – Je voudrais qu’on parle des États-Unis. Dans quelques jours vous serez à côté à quelques mètres de Barack Obama. Apparemment, il ne souhaite pas vraiment vous parler. Comment les choses vont-elles se passer entre deux des plus grandes puissances du monde ? Le pays le plus riche du monde, les États-Unis, et de très loin le pays le plus grand, le plus vaste du monde, le vôtre. On image mal que vous ne parliez pas l’un avec l’autre, d’autant plus qu’on a un besoin impérieux puisque la guerre n’est pas très loin à quelques centaines de kilomètres d’ici.

Vladimir Poutine  D’abord, je pense que vous exagérez un peu en disant qu’une guerre approche.Vous êtes un peu agressif comme journaliste, pourquoi pensez-vous qu’une guerre approche ? Pourquoi essayez-vous de faire peur à tout le monde ?

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Parce que l’Ukraine n’est pas loin d’ici.

Vladimir Poutine – Et alors ?

Question (Elkabbach) – C’est là qu’il y a la guerre. (pointant vers l’Ukraine) Et quand il (l’autre journaliste) mentionne la guerre, elle est là.

Vladimir Poutine – Ce n’est pas une guerre, mais une opération de représailles que mène le pouvoir de Kiev contre cette partie de sa population. Il ne s’agit pas d’une guerre entre États, il y a là une grande différence…

Question (Elkabbach coupant Poutine) – Mais cela doit cesser ? Cette opération punitive pour vous, Vladimir Poutine, elle doit cesser, vite ?

Vladimir Poutine – Je pense que M. Porochenko a une chance unique : pour l’instant ses mains ne sont pas tachées de sang, et il peut suspendre cette opération punitive et commencer un dialogue direct avec ses propres citoyens à l’Est et au Sud de son pays.

Quant à mes relations avec M. Obama – je n’ai pas oublié votre question –, je n’ai aucune raison de penser qu’il ne souhaite plus du tout communiquer avec le président de la Russie. Mais c’est à lui de décider après tout. Je suis toujours prêt pour le dialogue, car le dialogue est le meilleur moyen de se comprendre. Jusque-là nous étions toujours en contact, nous avons régulièrement parlé au téléphone…

Question (Bouleau) – La Russie et les États-Unis connaissent des difficultés. S’agit-il d’un différend entre deux puissances ou deux personnes, entre Barack Obama et Vladimir Poutine ?

Vladimir Poutine – Il existe toujours des tensions entre pays, plus particulièrement avec des pays aussi vastes que la Russie et les États-Unis. Des problèmes se posent toujours, mais je ne pense pas que nous devrions aller à l’extrême. En tout cas, ce ne serait pas notre choix. Je suis toujours prêt à parler à l’un de mes partenaires, y compris le président Obama.

Question (Elkabbach) – Alors vous êtes prêt à discuter et vous regrettez ce qui se passe ? Mais ne pensez-vous pas que les États-Unis tentent d’encercler la Russie, pour vous affaiblir en tant que dirigeant et peut-être vous isoler du reste du monde ? Vous êtes très diplomatique maintenant, mais vous connaissez les faits.

Vladimir Poutine – Les faits ? Vous l’avez dit vous-même : la Russie est le plus grand pays dans le monde. Il est très difficile de l’encercler et le monde change si vite que ce serait essentiellement impossible, même en théorie.

Bien sûr, nous pouvons voir les tentatives des États-Unis qui font pression sur leurs alliés en utilisant leur position dominante évidente dans la communauté occidentale, dans le but d’influer sur la politique de la Russie.

La politique de la Russie est fondée uniquement sur ses intérêts nationaux. Bien sûr, nous prenons les opinions de nos partenaires en compte, mais nous sommes guidés par les intérêts du peuple russe.

Question (Bouleau) – M. le président, il est heureux d’une certaine manière que vous ayez affaire le 6 juin à Barack Obama. Si vous aviez affaire à Hillary Clinton, les choses tourneraient peut-être mal : elle a dit, il y a quelques jours, que ce que faisait la Russie en ce moment en Europe centrale ressemblait à ce qu’Hitler faisait dans les années 30.  Vous avez pris cela comme une injure suprême en tant que citoyen et président russe ?

Vladimir Poutine  Vous savez, il vaut mieux de ne pas se chamailler avec une femme. [sourire] Quant à Mme Clinton, elle n’a jamais été trop subtile dans ses déclarations, mais cela ne nous a pas empêchés de la rencontrer lors de différents événements internationaux et discuter normalement. Je pense qu’ici également nous pourrions trouver un langage commun, mais quand les gens dépassent certaines limites de politesse, cela montre leur faiblesse, pas leur force. Mais peut-être que, pour une femme, la faiblesse n’est pas tellement un défaut. [sourire]

Question (Elkabbach) – Il faut respecter les femmes, bien sûr, et je suis certain que vous les respectez. Mais vous pensez qu’elle est allée loin ? Il y a beaucoup de caricatures des dirigeants du monde et sur vous aussi, vous n’êtes pas épargné. Votre première réaction spontanée, c’est la colère ? Une certaine maîtrise de vous, l’envie de punir ? Ou peut-être un jour de rire ? On ne vous a jamais vu rire.

Vladimir Poutine – Oh, je ne voudrais pas vous priver de ce plaisir et je pense qu’un jour nous pourrions avoir l’occasion de rire ensemble d’une bonne plaisanterie. Mais quand j’entends desdéclarations de ce genre qui dépassent un peu les limites, j’en conclus que les gens n’ont simplement plus d’arguments. Les déclarations de ce genre ne sont pas un très bon argument.

En ce qui concerne la politique des États-Unis, ce n’est un secret pour personne que le pays qui mène la politique internationale la plus agressive, la plus dure, pour défendre ses intérêts comme ses dirigeants les voient, ce sont les États-Unis. Et ce depuis de nombreuses années.

Nous n’avons pratiquement pas de présence militaire à l’étranger alors que les bases de l’armée américaine sont présentes sur toute la planète. Et partout où ils sont, ils décident activement du sort des autres peuples, à des milliers de kilomètres de leurs frontières. Alors, nous reprocher de ne pas respecter des règles me semble un peu étrange de la part de nos interlocuteurs américains.

Question (Elkabbach)  Mais vous avez fait des efforts en matière de budget militaire. Est-ce que, en ce moment, le président de la Russie, le président Poutine prend des décisions particulières sur la sécurité et la défense, parce que le climat est dangereux ?

Vladimir Poutine  Oui, en ce qui concerne les budgets militaires tout le monde ne le sait pas – sauf peut-être quelques spécialistes – mais le budget militaire des États-Unis est plus élevé que les budgets de tous les autres pays du monde pris ensemble. Et qui mène une politique agressive alors ? En ce qui concerne notre budget militaire : en termes de pourcentage du PIB, il n’augmente pratiquement pas, de quelques dixièmes de pour cent peut-être. Il est vrai que nous souhaitons rééquiper notre armée et notre flotte avec des technologies de pointe, réduire la quantité et améliorer la qualité. Nous avons tout un programme de rééquipement qui ne date pas d’hier, mais qui n’a aucun lien avec les évènements en Ukraine, c’est un projet à long terme que nous allons poursuivre.

Question (Bouleau)  M. le président, le président syrien Bachar el-Assad vient de s’offrir une nouvelle réélection sans suspense. Vous avez de l’influence sur lui. Pourquoi ne lui demandez-vous pas d’arrêter les atrocités que son armée commet et d’arrêter de s’acharner sur son peuple ?

Vladimir Poutine – Saviez-vous que toutes les parties du conflit commettent des atrocités et que les organisations extrémistes, qui sont désormais très nombreuses, ne sont pas en dernière place ? Mais plutôt à la première sur ce point. Mais savez-vous ce qui nous inquiète le plus ?..

Question (Elkabbach coupant Poutine)  Religieuses, extrémistes, islamistes… ?

Vladimir Poutine – Oui, tout à fait. Ce sont des organisations liées directement à Al-Qaïda et il y en a une multitude. Personne n’essaie même plus de démentir cela. C’est un fait connu de tout le monde. Ce qui nous inquiète le plus, c’est que si nous agissons avec trop d’imprudence, la Syrie peut devenir une sorte de deuxième Afghanistan, un nid de terroristes totalement incontrôlable. D’ailleurs, c’est une menace pour les États européens également, parce que les extrémistes présents maintenant en Syrie vont se rendre un jour dans d’autres pays, y compris ceux d’Europe.

Question (Elkabbach)  Ce qu’on ne comprend pas c’est pourquoi vous, Vladimir Poutine qui voulez moderniser la Russie, vous continuez à soutenir, peut-être à donner des armes, à quelqu’un qui continue à massacrer son peuple et qui est comme Macbeth les mains couvertes de sang ? Comment ça se fait ? Et jusqu’à quand ?

Vladimir Poutine – Je vous donnerai une explication courte et facile à comprendre. Et je pense que la plupart des téléspectateurs et des auditeurs français me comprendront. Ce que nous craignons avant tout, c’est le démembrement de la Syrie à l’image de ce qui s’est produit au Soudan. Nous craignons que la situation y devienne similaire à celle que nous voyons aujourd’hui en Irak. Et nous craignons également que la Syrie devienne une sorte de nouvel Afghanistan. C’est pourquoi nous tenons à y conserver le pouvoir légitime, pour ensuite progressivement, avec la participation du peuple syrien et de nos partenaires européens et américains, réfléchir sur la façon de réformer cette société pour la moderniser et l’humaniser.

Question (Bouleau) – Je voudrais vous poser une question sur votre pays, la Russie. Comment décririez-vous son régime politique actuel ? Certains le décrivent comme une Démocratie, tandis que d’autres affirment que la Russie est tellement vaste qu’elle a besoin d’un homme à la poigne de fer. Comment Vladimir Poutine définit-il le régime de Poutine ?

Vladimir Poutine – Le régime actuel n’est pas lié à une personne en particulier, y compris le président sortant. Nous avons des institutions politiques démocratiques habituelles, même si elles reflètent les besoins de la Russie. Lesquels ? L’écrasante majorité des citoyens russes ont tendance à compter sur leurs traditions, sur leur histoire et, si je puis dire, leurs valeurs traditionnelles. Je vois cela comme le fondement et un facteur de stabilité pour l’État russe, mais rien de tout cela n’est lié au Président en tant qu’individu. En outre, il convient de rappeler que nous n’avons commencé à introduire ces institutions démocratiques habituelles que récemment. Elles continuent d’évoluer.

Question (Bouleau)  Est-il possible d’être un opposant en Russie sans mettre en danger ses relations et sa réputation ou éviter la sanction du système judiciaire russe ?

Question (Elkabbach) – Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ?

Vladimir Poutine –Mais nous avons plein d’opposants, de nombreux partis d’opposition, nous avons tout récemment libéralisé la création de nouveaux partis politiques. D’ailleurs, plusieurs dizaines de partis sont apparus, ils ont participé aux élections municipales ou régionales.

Question (Elkabbach) Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ?

Vladimir Poutine – Si vous écoutez certaines de nos stations de radio ou regardez certaines de nos émissions de télévision, je vous assure que vous avez peu de chance de trouver quelque chose de semblable à ce genre d’opposition en France.

Question (Elkabbach) – Il y a toujours eu dans la période de la Russie, avec les tsars ou après, l’ordre et l’autorité. Est-ce qu’à l’époque d’Internet, un pays peut s’épanouir sans avoir toutes les libertés ?

Vladimir Poutine – Non, ce n’est pas possible. Et, d’ailleurs nous ne limitons pas Internet.Quoi qu’on fasse il se trouve tout de suite quelqu’un qui commence à chercher des violations de principes démocratiques. Y compris pour ce qui est d’Internet. Avons-nous limité Internet ? Non, à mon avis. Certains de nos contradicteurs vont affirmer cela, dire qu’il existe des limitations intenables. Lesquelles ? Par exemple, nous avons une interdiction de propagande du suicide et des méthodes de suicide, de l’utilisation de stupéfiants, de pédophilie – voilà nos interdictions. Qu’y a-t-il d’exagéré ?…

Question (Bouleau coupant Poutine) – Et de l’homosexualité qui est une chose très distincte de la pédophilie. La propagande en faveur de l’homosexualité a été interdite…

Vladimir Poutine  Non, ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas de loi interdisant l’homosexualité, nous interdisons la promotion de l’homosexualité auprès d’un public de mineurs, ce sont deux choses tout à fait distinctes. Comprenez-vous ? Par exemple, certains États des États-Unis ont des lois, qui punissent pénalement les relations homosexuelles. Nous n’avons pas de peines de ce genre. Seulement quand il s’agit de propagande destinée à des mineurs, nous avons le droit de défendre nos enfants et nous allons le faire.

Question (Bouleau) – M. le président, j’aimerais qu’on parle de libertés publiques en Russie. Est-ce que, d’ici la fin de votre mandat en 2018, vous avez l’envie de fermer les camps de travail ? Il y a des gens dans ce pays qui sont condamnés non seulement à une peine de prison, mais à des camps de travail ce qui nous, en Occident, nous étonne. Les Pussy Riot, par exemple, ont été condamnées, me semble-t-il, à deux années de camp de travail avant que vous ne fassiez en sorte qu’elles ne soient libérées. Ce n’était pas une prison normale. Est-ce que vous allez fermer ces camps ?

Vladimir Poutine – Écoutez.Il ne s’agit pas de « camps » à proprement parler. Il s’agit d’endroit où les personnes sont, en effet, privées de liberté, mais peuvent mener une vie plus ou moins normale. Ce ne sont pas des prisons, où la personne, au contraire, n’a pas la possibilité de travailler. Une prison où l’individu ne peut pas travailler est justement la pire punition, et je ne pense pas que tous les condamnés doivent être placés dans ce type d’établissement. Je pense que c’est encore pire que les établissements que vous mentionnez.

Question (Elkabbach) – Qui vous a convaincu un jour que vous aviez une mission pour la Russie ? Que vous étiez destiné à vous occuper de la Russie ?

Vladimir Poutine –Pourquoi êtes-vous persuadé que je pense avoir une mission particulière ? J’ai la confiance de mes électeurs. Plus de 63 % ont voté pour moi. Je pense avoir le mandat me permettant de gérer la politique intérieure et extérieure de mon pays, et je travaillerai conformément à ce mandat.

Question (Elkabbach) — Avez-vous un modèle dans l’histoire de la Russie ? Êtes-vous guidé par la politique soviétique ou la politique russe ?

Vladimir Poutine — J’ai un grand amour et respect pour l’histoire et la culture russes. Mais le monde change, tout comme la Russie. La Russie est une partie du monde moderne, pas du passé, mais plutôt du monde moderne. Et je crois qu’elle jouera un rôle encore plus important à l’avenir que d’autres pays qui ne prennent pas soin de leurs jeunes, des nouvelles générations, de leurs enfants, et qui pensent qu’ils peuvent simplement se contenter du laisser-faire.

Question (Bouleau) – Et la dernière question, Monsieur le Président. En 2013, [le magazine] Forbes vous a classé comme la personne la plus puissante dans le monde. Avez-vous été flatté par ce titre ?

Vladimir Poutine — Vous savez, je suis adulte et je sais ce que signifie le pouvoir dans le monde moderne. Dans le monde moderne, la puissance est principalement définie par des facteurs tels que l’économie, la défense et l’influence culturelle. Je crois que sur le plan de la défense, la Russie est sans aucun doute l’un des chefs de file parce que nous sommes une puissance nucléaire et que nos armes nucléaires sont peut-être les meilleures dans le monde.

En ce qui concerne l’influence culturelle, nous sommes fiers de la culture russe : la littérature, les arts et ainsi de suite.

Quant à l’économie, nous sommes conscients que nous avons encore beaucoup à faire avant d’atteindre le sommet. Bien que, ces derniers temps, nous ayons fait d’énormes progrès et que nous soyons désormais la cinquième économie dans le monde par sa taille. C’est un succès, mais nous pouvons faire mieux.

Question (Elkabbach) – Vladimir Poutine, l’Histoire ne sait pas encore ce qu’elle retiendra des années Poutine. Elle attend et ces années s’écrivent. Qu’est-ce que vous voulez qu’il reste ?

Voulez-vous qu’on se souvienne de vous comme d’un dirigeant démocratique ou autoritaire ?

Vladimir Poutine  Eh bien, je voudrais être considéré comme quelqu’un qui a fait son maximum pour le bonheur et la prospérité de son pays et de sa nation.

Question (Elkabbach et Bouleau) – Merci beaucoup de nous avoir reçus tous les deux. Bon voyage en France ! Au revoir.

Vladimir Poutine  merci.

 

www.les-crises.fr

 
Source  http://french.ruvr.ru/2014_06_06/Interview-de-Vladimir-Po...

 

05/06/2014

Pourquoi il n’y a pas d’intervention militaire russe en Ukraine ?

Pourquoi il n’y a pas d’intervention militaire russe en Ukraine ? Ce qui rejoint les affirmations de Poutine lors de son interview donné à Europe1 et TF: ICI qu'il n'y a pas d'armée Russe en Ukraine.

Pourquoi il n’y a pas d’intervention militaire russe en Ukraine

"Pourquoi il n’y a pas d’intervention militaire russe en Ukraine"

Le niveau des discussions des analystes sur l’Internet russe est parfaitement décrit par ces mots de l’analyste scientifique Simon Uralov : « Il est tout à fait erroné de penser que la crise ukrainienne n’a transformé que nos collègues de Kiev en hystériques assoiffés de sang. Elle a aussi eu cet effet sur beaucoup de nos collègues de Moscou. » Aussi le but de cet article est-il de prendre un peu de recul et d’analyser calmement la situation en Ukraine.

Je vais d’abord apporter quelques éclaircissements nécessaires sur plusieurs sujets qui déchaînent beaucoup d’émotions :

Pourquoi n’y a-t-il pas d’intervention militaire russe ?

Si j’avais écrit ce texte il y a quelques jours, j’aurais dû en consacrer une grande partie à expliquer pourquoi envoyer des soldats en Ukraine était une idée idiote même après le référendum. Heureusement, le chef de la résistance à Slaviansk, Igor Strelkov, l’a fait mieux que moi : dans son message vidéo il a parlé clairement du manque de détermination de la population locale de Lugansk et Donetsk à protéger de manière active ses intérêts contre la junte. Pour devancer l’argument du référendum, je me hâte de dire que c’est certes sympa d’avoir voté en faveur de l’autonomie mais ça ne coûte pas plus cher que de porter un ruban blanc (belolentochnyh) ou d’ajouter un « like » sur facebook et ça ne change rien non plus. Le référendum était certes nécessaire mais pas suffisant.

Dans quelle mesure le Kremlin s’attendait-il à ce qui s’est passé en Ukraine, et dans quelle mesure improvise-t-il encore ?

Je vous conseille de lire le télégramme révélé par Wikileaks : https://wikileaks.org/plusd/cables/08MOSCOW265_a.html , qui montre que le Kremlin avait prévenu les Américains en 2008 de ce qui se passe aujourd’hui : « Des experts nous disent que la Russie est très inquiète des fortes divisions qui règnent en Ukraine concernant l’adhésion à l’OTAN du fait que les russes ethniques sont majoritairement contre ; ces profondes divisions pourraient entraîner des heurts et même une guerre civile. Si cela arrivait, la Russie aurait à choisir d’intervenir ou non ; un choix que la Russie ne veut pas avoir à faire ».

C’est logique d’assumer que ce qui s’est passé n’a donc pas surpris le Kremlin et que nous nous trouvons maintenant dans un scénario encore plus désagréable et moins nuancé.

Pour comprendre ce que le Kremlin va faire il faut d’abord préciser les objectifs :

  • Ne pas laisser l’Ukraine entrer dans l’OTAN.
  • Ne pas laisser s’établir en Ukraine un régime russophobe
  • Ne pas permettre le génocide de la population russe du sud-est.

Il faut atteindre ces trois objectifs tout en réorientant l’économie russe vers l’Asie sans qu’elle se détériore au passage et en empêchant en même temps les Etasuniens de nuire à l’économie européenne.

Comment atteindre tous ces buts en même temps ?

Commençons par le scénario le plus simple, et voyons quels sont ses inconvénients. L’armée russe entre en Ukraine et en quelques jours arrive à Kiev et prend toute l’Ukraine. Les « Patriotes » jubilent, il y a des parades sur le Khreschatyk, etc.

Apparemment les trois buts ont été atteints mais ensuite on doit faire face aux problèmes suivants :

1. Dans l’Union Européenne où l’élite économique a fait de son mieux pour empêcher les politiciens de prendre des sanctions contre la Russie, le « parti de la guerre » (c’est à dire le parti des Etats-Unis ou plutôt le parti de la « Pax Americana ») triomphe. Les sanctions pleuvent sur la Russie ; certes elles ont avec effet boomerang sur l’économie européenne qui tombe en récession. Mais tout cela n’est bon pour personne.

Dans ce contexte, les Etasuniens n’ont aucun problème a faire signer aux Européens leur Traité de commerce transatlantique et d’investissement qui fait de l’UE une succursale des Etats-Unis. Les négociations sur le traité sont en cours et pour les Etasuniens l’entrée des soldats russes en Ukraine serait un merveilleux cadeau. Les sanctions contre la Russie détruiraient les entreprises européennes et la suppression des barrières douanières les achèverait. Au bout du compte l’UE se retrouverait à peu près dans le même état qu’après la guerre ; les Etats-Unis, tout joyeux, absorberaient joyeusement les marchés européens sans avoir affaire à la moindre concurrence. Il est clair que celui qui s’est fait avoir, ce n’est pas l’Amérique. Au fait, l’argument selon lequel les politiciens européens ne laisseraient pas l’UE commettre un suicide économique ne tient pas. Les Euro-bureaucrates n’en sont pas capables comme on peut le voir tous les jours.

2. Outre le fait que le Kremlin rendrait alors un grand service à Washington, nous devons nous pencher sur ce qui arriverait à la Russie.

  • Si des sanctions étaient prononcées contre la Russie avant que le contrat de 30 ans avec la Chine ne soit signé, la Chine serait en position de force pour négocier. Et même en position d’exercer un chantage.
  • Si des sanctions étaient imposées à la Russie avant que ne soit signé avec l’Iran le contrat sur le pétrole qui permettra à Rosneft de contrôler 500,000 barils de plus par jour, l’Iran serait en position de force pour négocier.
  • Toutes les négociations pour importer même ce dont nous avons besoin maintenant seraient plus dures et tout serait beaucoup plus cher.
  • Si des sanctions étaient imposées avant de signer l’accord pour créer la Communauté Economique Eurasienne, imaginez quels atouts cela donnerait à Lukashenko et Nazarbayev contre Poutine. Un peu plus et Moscou serait obligé de payer pour son pétrole pour créer l’EurAsEC.

3. C’est la Fédération de Russie qui devrait assumer le coût de la reconstruction de l’économie ukrainienne et sa dénazification avec le problème de combattre des nazis soutenus et aidés de l’extérieur. Bref, il est évident que ce scénario profiterait grandement aux Etats-Unis et à la Chine. Sans compter que, pour toute reconnaissance, la Russie aurait rapidement à subir les malédictions des « généreux » Ukrainiens furieux de « vivre sous occupation ».

Quelles sont les échéances sensibles ?

1. Le contrat de gaz avec la Chine -mai juin (signé le 21 mai !)

2. Le contrat pour le pétrole avec l’Iran cet été. (la raison pour laquelle les USA ont levé l’embargo c’est que Rosneft a beaucoup de partenariats avec BP et aucun avec Exxon Mobil. Où le pétrole va-t-il ? En Chine).

3. Important ! Les élections au Parlement Européen où il y aura beaucoup de votes eurosceptiques alliés de la Russie. Après l’élection le parlement européen sera recomposé et il sera plus facile de travailler avec lui – 25 mai. Encore plus important ! Les nouveaux députés poseront moins de problèmes pour la construction du gazoduc South Stream.

4. Rassemblement de tous les documents, permis, etc. nécessaires pour la construction de South Stream – Mai. A tout cela s’ajoutent des processus tout aussi importants qu’il est plus difficile de programmer dans le temps d’une manière précise :

  • La transition vers des transactions en roubles dans le domaine de l’énergie. Le pétrole et le gaz ne sont pas des pommes de terre : ils font l’objet de contrats sur le long terme qu’on ne peut pas modifier unilatéralement ni rapidement.
  • La transition vers des cotations en roubles à la bourse russe pour le marché de l’énergie – c’est un travail de titan ne serait-ce que parce que cela n’a jamais été fait.
  • Un système russe de paiement électronique.
  • La recherche d’importations de substitution et/ou l’amélioration de notre coopération avec des fournisseurs asiatiques (dans le calme et l’ordre).

La liste n’est pas finie et le Kremlin voit beaucoup plus loin.

Il faut ajouter les intéressantes initiatives du très entreprenant ministre russe des Affaires Etrangères. Par exemple, le Vice Ministre Karasin était à Doha le 6 mai où il a rencontré toute l’élite qatari. Les résultats ont été spectaculaires. Selon le ministre des Affaires Etrangères, l’émir qatari a dit qu’il appréciait la « politique régionale cohérente de la Fédération Russe », ce qui est très surprenant de la part d’un pays qui n’est pas seulement un allié des Etats-Unis et la branche politique d’Exxon Mobil au Moyen Orient et un opposant à 100% de la Fédération de Russie en Syrie. En fait, le rêve américain de remplir le monde de gaz bon marché est une sentence de mort pour le Qatar et ses élites. Le Qatar a besoin que le gaz soit très cher pour maintenir sa puissance régionale. Pendant cette visite à Doha, « l’accent a été mis sur l’accélération de la coordination du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) », le prochain sommet (en voilà une coïncidence !) se tiendra au Qatar. Le Forum des pays exportateurs de gaz est une organisation qui inclue des pays comme la Russie, l’Iran, le Qatar, le Venezuela, la Bolivie et d’autres exportateurs et que le Kremlin essaie en vain depuis longtemps de transformer en l’équivalent gazier de l’OPEC. On dirait que le bon moment est arrivé pour constituer un cartel du gaz. D’abord les trois plus grands exportateurs de gaz : la Russie, le Qatar et l’Iran ont des intérêts communs et devraient pouvoir travailler ensemble pour dominer le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) et du gaz par pipeline. Ce cartel même en format réduit (seulement la Fédération de Russie, le Qatar, et l’Iran) contrôlera au moins 55% des réserves de gaz mondiales et aura la possibilité d’influencer grandement les marchés de l’énergie de l’UE et de l’Asie. Ce projet sera naturellement difficile à mettre en place et se heurtera à une grande opposition, on ne peut pas être certain que ça marchera mais c’est important de voir que Moscou mène un vigoureux combat stratégique contre les Etats-Unis.

J’espère qu’on voit mieux maintenant ce que fait le Kremlin et quel parti il essaie de tirer de la situation ukrainienne.

Revenons aux problèmes directement reliés à l’Ukraine : on voit que même la mise en place de tous ces grands projets de politique extérieure ne permettra pas de dénazifier Kiev et de garantir que les troupes russes ou que l’armée rebelle de Novorossia soient accueillies à bras ouverts dans le centre du pays. Si l’armée de Novorossia a déjà des difficultés à mobiliser à Lugansk et Donetsk, ce sera encore plus difficile dans les régions zombifiées. Toutefois il semble qu’on verra bientôt apparaître sur le champ de bataille dans le camp de la Fédération de Russie le Colonel Famine et ses forces spéciales Giperok (« Hyperinflation »), ce qui modifiera considérablement l’équilibre des pouvoirs.

L’économie ukrainienne est fichue. Etant donné les mauvaises semailles de printemps, les récoltes détruites par le gel, le manque de crédit, les problèmes avec le gaz, l’augmentation du prix du pétrole, on peut dire sans risque que l’économie est en train de s’effondrer. Personne ne donnera un sou à la junte, pas même le FMI qui lui a promis environ 17 milliards de dollars (exactement 50% de ce dont l’Ukraine a besoin pour cette année), mais dans le contrat il y a une « clause de sauvegarde » : si Kiev ne parvient pas à contrôler toutes les régions alors Kiev ne reçoit pas un sou. La faim, le froid et l’inflation galopante devraient affaiblir la junte et dégriser les « généreux » Ukrainiens : ils ne se mettront sûrement pas à aimer la Russie mais ce n’est pas nécessaire. Ce qui est nécessaire c’est qu’ils regrettent le bon vieux temps où Ianoukovych était au pouvoir. Le chaos inévitable et l’effondrement total des structures sociales doublé d’une guerre civile de faible intensité garantit que l’OTAN n’acceptera pas l’Ukraine en son sein parce que l’Europe serait elle-même aux premières loges et d’ailleurs, même aux Etats-Unis, il y a des politiciens plus ou moins modérés qui refuseront de bouger sachant pertinemment que cela n’apporterait pas la victoire aux Etats-Unis mais conduirait à la guerre nucléaire.

De plus dans le contexte de l’effondrement de l’économie, les mineurs, les ouvriers de l’industrie métallurgique et d’autres travailleurs qui actuellement restent au travail pour ne pas perdre leur emploi et espèrent passer à travers les gouttes en restant à l’écart des problèmes politiques et économiques, devront prendre parti et se positionner pour ou contre la Nouvelle Russie. Et ils devront sans doute prendre les armes.

A ce moment-là la junte de Poroshenko, soutenue par l’Union Européenne, sera obligée de négocier avec Moscou, de faire des concessions et d’accepter des compromis. La nouvelle Commission Européenne qui a besoin de paix et de stabilité à l’est pour assurer le transit du gaz incitera Poroshenko à le faire. Et Poroshenko y sera aussi contraint par les soulèvements sociaux, le Colonel Famine et le Saboteur Hyperinflation.

Tous ces facteurs additionnés ouvrent de grande opportunités au Kremlin pour reformater l’ancienne Ukraine en fonction des intérêts de la Fédération de Russie. C’est précisément ce scénario que les Etats-Unis essaient d’empêcher et c’est pourquoi ils font tout ce qu’il peuvent pour aggraver le conflit et provoquer un bain de sang.

Si on ajoute, au temps nécessaire à la famine pour faire son oeuvre, le temps nécessaire pour mettre en place les partenariats avec la chine, l’Iran, sortir du dollar, réorienter les importations, etc. (grosso modo) on arrive à la conclusion qu’il faut de 5 à 9 mois (c’est à dire décembre, la même échéance qui avait obligé Ianoukovych à négocier) pour que la Russie tire le maximum d’avantages de la crise ukrainienne et des autres problèmes actuels. Pendant cette période, l’intérêt russe est de faire durer la guerre civile en Ukraine (par ex, en soutenant les forces rebelles) et idéalement, en plus de la guerre civile, d’entamer d’interminables négociations en Ukraine avec la participation d’observateurs internationaux, quelque chose comme 2 +4, par ex :Poroshenko + Tsarev + Russie, UE, ​​OSCE, USA.

La touche finale :

Ces derniers mois, les Etats-Unis ont lentement réduit l’activité de leur planche à billets de 85 à 55 milliards dollars par mois. Beaucoup de gens (*) s’attendent à ce que la machine à billets soit arrêtée vers la fin de l’année. Toujours en ce même mois de décembre. Parce que même si le dollar est la monnaie internationale, on ne peut pas en imprimer indéfiniment – c’est impossible. Selon diverses estimations, les Etats-Unis ont déjà presque épuisé la « puissance de réserve » du dollar qui leur a permis jusqu’ici de faire n’importe quoi avec leur machine à billet. De plus, la conséquence inévitable d’un tel tour de passe-passe est de réduire les taux de rendement des bonds du trésor étasunien ce qui, d’un côté, allège la dette de Washington mais, d’un autre côté, étrangle le système de retraites et d’assurance maladie étasunien qui est basé sur la rémunération de ces bonds. Bref, d’ici à la fin de l’année les Etats-Unis ont le choix entre faire exploser leur système social en continuant d’imprimer des billets de banque ou réduire drastiquement leur appétit pour préserver la stabilité intérieure. Si l’on en juge par la réduction de la quantité de dollars mis en service, Washington a décidé qu’il était plus important d’empêcher l’explosion que de poursuivre une politique étrangère ambitieuse.

Maintenant complétons le tableau avec quelques prédictions :

  • L’Amérique va essayer par tous les moyens d’aggraver la crise en Ukraine pour affaiblir la Russie et se rendre maître de tout le marché européen avant de débrancher ses imprimantes à billets.
  • Le Kremlin va essayer de faire passer la crise ukrainienne de l’état d’ébullition à l’état chronique – guerre civile plus négociations qui traînent en longueur sur fond de faillite économique de l’Ukraine. Le Kremlin va profite du temps dont il dispose pour se préparer à la confrontation directe avec les Etats-Unis – la sortie du dollar dans ses transactions avec la Chine, l’Iran, le Qatar, la création de la Communauté Economique Eurasienne (CEE), etc.
  • La crise prendra fin en décembre 2014, peut-être avant si les Etats-Unis cessent d’exacerber le conflit.
  • Et s’ils ne cessent pas ? Alors… un grande guerre… une guerre pour les ressources, parce que le boom du gaz de schiste (**) n’était qu’une bulle comme les autres.

worldcrisis.ru

Notes :

(*) (e.g. http://www.reuters.com/article/2014/04/27/us-usa-fed-idUS...)

(**) Voir l’article de William Engdahl « Washington shale boom – bust »

Traduction : Dominique Muselet

Source : www.oulala.info

Par le Réseau International

 

30/05/2014

OTAN : la Holding du crime organisé et des guerres internationales et les Mistrals destinés à la Russie

Sanctions des US/Israël contre la France et la Russie !

Voir l'article précédent : ICI

 L’OTAN ou le très lucratif marché international du crime organisé et des guerres internationales !

Ils en ont trouvé encore une autre pour faire ingérence sur les marchés militaires français et sanctionner la France et la Russie !

Depuis quand c’est le Congrès US/Israël qui donne des ordres à la France et à ses marchés ?

Et bien sûr les caniches français aux ordres de l’US/ISRAEL ne pourront que baisser leur pantalon !

L’OTAN – La Holding Internationale filiale de la Holding ONU serait-elle une société privée pour former des armées privées dans le monde, pour se permettre d’acheter les Mistrals destinés à la Russie ou pour acheter des armes militaires dont le marché très lucratif serait celui d’organiser le crime international et les guerres mondiales pour en tirer profit par les biais des banksters Illuminati grands promoteurs du Nouvel Ordre Mondial ?

Et bien sûr ce sont encore les peuples qui paieront pour permettre à l’OTAN d’acheter ses machines de guerre et fabriquer les guerres internationales sur leur dos !

Le financement de l’OTAN

http://www.nato.int/cps/fr/natolive/topics_67655.htm

 

On a compris pourquoi le budget de la défense se réduit à une peau de chagrin depuis quelques années et que les généraux français ont menacé le gouvernement de démissionner si le budget de la défense était encore réduit.

 

Du jamais vu : des généraux d’active montent au front !

http://la-dissidence.org/2014/05/26/du-jamais-vu-des-gene...


Notre armée peut mourir tranquille puisque les contribuables français, européens et autres paient pour se payer avec l’OTAN des armées privées !

Quand le budget de la défense française diminue et que celui de l’OTAN devient florissant !

 

La France et le financement de l'OTAN : un poids budgétaire croissant

http://www.senat.fr/rap/r06-405/r06-40523.html

S’il ne s’agit pas encore d’une haute trahison du peuple français par Nicolas SARKOZY – VRP des promoteurs du Nouvel Ordre Mondial et de tous les peuples dont les pays ont adhéré à l’OTAN ont peut se demander ce que c’est ?


Le retour de la France dans l’OTAN : un cas de haute trahison de Nicolas SARKOZY?
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l...

 

Une preuve de plus que nous sommes colonisés par les US/ISRAEL et que l’attaque dirigée contre la Russie était déjà prévue depuis quelques décennies.

OTAN : le retour de la France

Extrait de l'article : Cette réintégration, quoi qu’en dise le président Sarkozy, marque une rupture avec la politique traditionnelle de la France. Elle est toutefois l’aboutissement d’un infléchissement de sa stratégie commencé il y a plusieurs années, et qui a amené Paris à participer à des opérations de l’Alliance atlantique hors du mandat des Nations unies (comme au Kosovo) ou à se raccrocher à la stratégie américaine, comme en Afghanistan.

Le même jour, le président Obama nommait M. Ivo Daalder ambassadeur auprès de l’OTAN. Ce dernier est un partisan avéré de l’élargissement de l’organisation à l’Est et de sa transformation en alliance des démocraties (1).

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-03-13-France...

 

Et bien sûr comme la société privée de l’OTAN souffrait de sérieux problèmes de financement, il fallait bien relancer le marché de la guerre dans le monde pour alimenter les peurs sous couvert de lutter contre le terrorisme soi-disant international fabriqué de toutes pièces par leurs armées de mercenaires et obliger les peuples à payer pour entretenir leur machine de guerres. Ce qui explique les guerres actuelles.

 L’OTAN souffre de sérieux problèmes de financement

http://www.alterinfo.net/L-OTAN-souffre-de-serieux-proble...

 

Cherchons à qui profite le crime international et les génocides dirigés dans le monde contre les peuples innocents ?

Aux Illuminati/Sionistes/Reptiliens grands promoteurs du Nouvel Ordre Mondial ?

 


Mistral: l'Otan propose d'acheter les navires destinés à la Russie (sénateurs US)

Dossier: La Russie achète un BPC Mistral

BPC français de classe Mistral
10:48 30/05/2014
MOSCOU, 30 mai - RIA Novosti

Un groupe de membres du Congrès américain a demandé dans une lettre adressée au secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen d'acheter ou de prendre à bail les porte-hélicoptères Mistral construits par la France pour la Russie, annonce vendredi l'agence Reuters.

"Cet achat sera un signal fort pour le président Poutine indiquant que l'Otan ne tolérera pas ses actions inconséquentes", lit-on dans la lettre dont l'agence a obtenu copie.

Selon l'agence, la lettre est signée, entre autres, par le président de la délégation américaine auprès de l'Assemblée parlementaire de l'Otan Michael Turner et, le républicain Elliot Angel, membre influent du comité des Affaires étrangères du Sénat américain.

Début mai, Washington a pour la première fois ouvertement déclaré qu'il était opposé à la vente à la Russie de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) français de classe Mistral.

© RIA Novosti.

La Russie et la France ont signé en 2011 un contrat de 1,2 milliard d'euros pour la construction de deux BPC de type Mistral pour la Marine russe. Ces bâtiments sont en cours de construction dans les chantiers STX, à Saint-Nazaire. Le premier navire, le Vladivostok, a été mis à l'eau et devrait être remis à la Russie fin 2014, et le second, baptisé Sébastopol, en 2015.

 

http://fr.ria.ru/defense/20140530/201379619.html

 

 

26/03/2014

La vérité sur Maidan Kiev, les faits passés sous silence des médias!!!

Est-ce que c'est Poutine et la Russie qui ont financé les nazis et qui leur ont donné l'ordre d'attaquer les forces de police et de sécurité ?

La vérité sur Maidan Kiev, les faits passés sous silence des médias!!!

https://www.youtube.com/watch?v=z2qvf6lugWI&feature=youtu.be

Michel Collon : Ukraine et médiamensonges,
comment ne pas se faire manipuler ?

https://www.youtube.com/watch?v=uTp6CIHh4qs

 

L'Ukraine signe l'accord d'association avec l'UE

Une question ?

Comment les autorités nazies de l’UEUS/Sionistes peuvent-elles faire signer des accords avec l’UE à un « gouvernement illégitime et nazi installé en Ukraine par les USA » ?

Quand est-ce que les élections démocratiques ont eu lieu en Ukraine depuis le coup d’état organisé en Ukraine contre l’ancien président Ukrainien ?


Ces documents qui vont emprisonner le Peuple Ukrainien, sont tout simplement INVALIDES !

Tout comme le mythe de l’UNION EUROPENNE est INVALIDE dans la mesure où aucun peuple européen n’a jamais voté pour élire ces représentants fantoches, quand les peuples n’ont pas été privés purement et simplement de référendums pour voter la Constitution Européenne !

Et nous allons encore payer pour l’Ukraine ?

L'Ukraine signe l'accord d'association avec l'UE

Le Monde.fr | 21.03.2014 à 10h20 • Mis à jour le 21.03.2014 à 12h46

Le premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a signé, vendredi 21 mars, lors du sommet des chefs d'Etat de l'Union européenne (UE), le premier volet de l'accord d'association entre son pays et l'UE. C'est le refus d'entériner ce document par les précédentes autorités ukrainiennes qui avait déclenché la révolution de Maïdan, à la fin de novembre, et la chute de Viktor Ianoukovitch.

  • Que contient cet accord ?

Négocié entre 2007 à 2012, l'accord d'association entre l'UE et l'Ukraine doit remplacer l'accord de partenariat et de coopération (APC), qui régit leurs relations depuis 1998. Qualifié « d'ambitieux et de novateur » par la Commission européenne, il doit permettre à Kiev de se rapprocher fortement de Bruxelles, mais il n'inclut pas de perspective d'adhésion à l'UE pour l'Ukraine.

L'accord prévoit une coopération avancée dans différents secteurs, dont la politique extérieure, la politique énergétique et nucléaire, et les domaines légal et judiciaire. Un chapitre entier est aussi consacré à la création d'une zone de libre-échange, comprenant la mise en place de normes communes. Ces différents dispositifs doivent, de plus, être renforcés par des négociations sur la libéralisation du régime des visas.

L'accord d'association aurait dû être signé à Vilnius, les 28 et 29 décembre 2013, lors d'un sommet où étaient aussi conviés l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie et la Biélorussie. Mais, une semaine avant ce sommet, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch avait annoncé son refus de signer. C'est suite à cette volte-face que les manifestants investirent la place de l'Indépendance, à Kiev.

Lire : Partenariat oriental de l'UE : ce qui se joue au sommet de Vilnius

  •  Qu'est-ce qui a été signé le 21 mars ?

Le volet « politique » de l'accord. Concrètement, il s'agit du préambule, et des chapitres 1, 2 et 7. Ce sont les parties les plus symboliques : le chapitre 1 énonce les grands principes de l'accord, le deuxième aborde le dialogue politique, et le septième les dispositions générales.

« Le volet politique de l'accord réaffirme les valeurs européennes et la nécessité d'une coopération institutionnelle, expliquait au Monde en début de semaine le ministre français chargé des affaires européennes, Thierry Repentin. Il comporte aussi plusieurs points pratiques, et notamment un volet sur la mobilité, avec une levée des visas pour les Ukrainiens circulant dans l'Union européenne.

Les points importants de l'accord, comme les mesures de coopération et la zone de libre-échange, se trouvent dans d'autres chapitres. Ils ne rentreront donc pas en vigueur suite à la signature.

La Commission compte tout de même offrir une aide économique à court terme à l'Ukraine, à travers deux actions. Premièrement, un prêt d'un milliard d'euros, proposé le 19 mars. Deuxièmement, une baisse des droits de douane pour les importations en provenance d'Ukraine. Cette dernière mesure, qui devrait permettre à l'Ukraine d'économiser un demi-milliard d'euros sur un an, a été approuvée par la Commission le 15 mars. Elle devrait entrer en vigueur dans les prochaines semaines, après approbation du Conseil et du Parlement.

  • Pourquoi signe-t-on le volet politique maintenant ?

A la Commission, on explique que cette signature constitue un signal fort, alors que la Russie vient d'annexer la Crimée. « C'est un signe de solidarité, pour montrer notre soutien », résume Maja Kocijanci, porte-parole de Catherine Ashton, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères. « On veut montrer à la Russie qu'on soutient toujours l'Ukraine », complète Peter Stano, porte-parole de Stefan Füle, le commissaire européen chargé de l'élargissement et de la politique de voisinage.

« Il faut accompagner l'Ukraine vers un autre avenir, renchérissait Thierry Repentin. Cet accord établit les bases pour une future négociation politique et fait rentrer l'Ukraine dans un grand forum démocratique. »

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  • Quand sera signée la seconde partie ?

Pas avant l'élection présidentielle du 25 mai et la formation d'un nouveau gouvernement. « Nous voulons un gouvernement démocratiquement élu, avec un fort soutien des électeurs », explique Peter Stano. Selon lui, les réformes à mener seront de grande ampleur, et nécessiteront donc un fort engagement du gouvernement et de la population.

Pour autant, la date n'est pas fixée. Le Conseil européen, à l'issue de sa réunion du 6 mars, déclarait que cela devait se faire d'ici à la fin août 2014. La Commission, elle, vise le 1er novembre comme date butoir. Pour ne pas retarder l'application du dispositif de libre-échange, la Commission et le gouvernement ukrainien ont convenu de l'appliquer dès qu'il sera signé, avant même sa ratification par le Parlement.

L'Ukraine espère obtenir 15 milliards de dollars (10,8 milliards d'euros) du FMI, avec lequel elle est actuellement en négociation. L'organisme international imposera, en échange, un plan d'austérité. Une hausse du prix du gaz, l'augmentation de l'âge de la retraite et la privatisation des mines publiques sont d'ores et déjà anoncées.

Jean Comte

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/03/21/l-ukraine-a-signe-un-accord-d-association-avec-l-ue_4386643_3214.html