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14/10/2015

Lavrov : l'Occident doit se transcender et dévoiler son véritable objectif en Syrie

Quand Lavrov enfonce encore un peu plus le clou et pousse les USA et ses alliés à dévoiler leurs réelles intentions et sur leur présence en Syrie.

Ils se pourraient bien que les forces russes se battent contre les armées US, Britanniques et les autres, au lieu de lutter contre des mercenaires ! 

Poutine doit savoir depuis longtemps qui se bat en Syrie, contre qui et quoi, et il doit vouloir pousser les USA et ses alliés à se dévoiler publiquement.

N'oublions pas que Poutine avait menacé les USA de dévoiler leurs données satellitaires concernant les attentats US en 2001.

SCOOP ! Bush et le Mossad avaient planifié les attentats du 11/9/2001 !

 

Lavrov: les USA évitent les contacts avec la Russie

14:50 13.10.2015

Lavrov: les USA évitent les contacts avec la Russie

Moscou regrette que les USA tardent à établir une coordination réelle des efforts de tous ceux qui font face à la menace terroriste en Syrie, a déclaré Sergueï Lavrov.

 

Sergueï Lavrov

21:57 13.10.2015

Les cinq thèmes principaux de l'entretien de Sergueï Lavrov

Dans son entrevue pour l'une des principales chaînes russes NTV, à l'émission de Kirill Pozdnyakov, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov exprime son opinion sur la désinformation, la crise syrienne et la mauvaise volonté de la coalition menée par les Etats-Unis de coopérer avec la Russie.

Groupe d'aviation militaire russe à l'aéroport Hmeymim en Syrie

 20:16 13.10.2015

Lutte contre le terrorisme et le respect de la souveraineté des Etats

La campagne anti-terroriste russe en Syrie bat son plein et les résultats sont plus qu’encourageants, surtout en tenant compte du début tout récent de cette campagne.


Lavrov : l’Occident doit se transcender et dévoiler son véritable objectif en Syrie

13 oct. 2015

 

Sergueï Lavrov

 L’Occident est peut-être mal à l’aise devant le succès de l’opération militaire en Syrie, a confié le ministre russe des Affaires étrangères à la chaîne NTV. Mais il doit surmonter son faux sentiment de dignité pour éradiquer la menace terroriste.

Question : Sergueï Lavrov, qu’est-ce qui empêche nos partenaires occidentaux de répondre favorablement à la proposition russe de créer une large coalition antiterroriste comme contre Hitler ? La colère, le découragement parce qu’un nouveau centre de forces est apparu ou la remise en question de leur exclusivité ?

Sergueï Lavrov (S.L.) : C’est sans doute un ensemble de facteurs et de raisons. Il n’est probablement pas très agréable de voir quelle est l’effectivité du travail de nos militaires en comparaison de celui que poursuit la coalition créée par les Etats-Unis depuis plus d’un an et qui a effectué, à mon avis, environ 60 000 vols, dont la moitié devaient être des vols de combat, mais dont on ne voit pas de résultats positifs «au sol». Au contraire, l’Etat islamique et d’autres groupes terroristes tels que Jabhat al-Nosra, une branche d’Al-Qaïda, n’ont fait qu’étendre leur influence et leurs territoires, dans lesquels ils créent leur califat en organisant la vie des gens conformément à leurs droits. En général, c’est un nouveau genre de terrorisme. Nos collègues essaient de nous dire que Daesh a pu se former seulement parce que la crise en Syrie a duré, et maintenant la Syrie attire comme un aimant tous les sunnites, parce que les alaouites recourent à la force contre les sunnites pour ne pas leur céder le pouvoir. C’est un pari très dangereux. J’ai parlé à nos collègues, avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry, avec nos partenaires européens sur le fait qu’il est inadmissible d’essayer de réduire ce conflit à une opposition à l’intérieur de l’islam. Nous luttons tous contre le terrorisme. C’est ce qu’a déclaré le président russe Vladimir poutine.

Je répète que si nos partenaires sont mal à l’aise parce qu’ils n’ont pas atteint de résultats notables, il faut quand même se transcender et décider de ce qui est plus important : un faux sentiment de dignité ou priver le monde de la menace la plus effrayante de ces dernières décennies.

Nous n’avons aucun doute qu’une partie considérable des armes américaines tombe dans les mains des terroristes.

Il y a encore une raison, et il faut l’examiner, je le demande régulièrement mes interlocuteurs des ministères des Affaires étrangères. Peut-être que le but déclaré [de la coalition] n’est pas tout fait vrai ? Peut-être que le but est un changement de régime ? Ils ne renoncent pas à leur position d’arriver à un règlement final en Syrie que quand Bachar el-Assad sera tombé.

Question : Des experts disent que si le régime de Bachar el-Assad tombe, il y aura un grand chaos au Moyen-Orient.

S.L. : Des experts le disent, nous le disons aussi. Nous ne voulons pas la répétition d’événements où, je le répète, ils n’ont pas seulement été dégoûtés de coopérer avec les terroristes, mais où ils ont misé sur eux, ont armé des extrémistes. Nos collègues français qui parlent tant et à voix haute sur la nécessité de respecter le droit international, ont livré des armes aux adversaires de Mouammar Kadhafi dans le cadre de la crise libyenne malgré la résolution prise par consensus qui interdisait de livrer des armes à n’importe qui en Libye, et en plus, ils en parlaient publiquement, bravant même le fait qu’ils le faisaient en violant une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Avec ces mêmes armes, les terroristes ont ensuite tiré contre les contingents français en Afrique, notamment au Mali. Au Mali, ils ont lutté contre ceux qu’ils ont créés et armés.

Ces doubles standards sont évidents et nous devons nous positionner, faut-il, comme un groupe de pays l’estime, détruire un autre régime, mettre en ruines un autre Etat…Au cours de dix-quinze dernières années, nous avons vécu l’Irak et la Libye, maintenant la crise en Syrie, c’est la même chose.

En savoir plus : L’armée syrienne, aidée de l’aviation russe, a libéré la ville de Al-Bahsa, au nord de Hama

Question : Une agence occidentale respectée, citant des sources anonymes, a publié qu’au cours d’une visite en Russie, un représentant de l’Arabie saoudite aurait proposé à la Russie de rejoindre la coalition dirigée par les Etats-Unis. Est-ce que c’est vrai ?

S. L. : Non, ce n’est pas vrai. J’ai entendu parler de plusieurs déclarations de certaines sources citées par Reuters selon lesquelles nous aurions été prévenus qu’il y aurait des conséquences désastreuses. Ce n’est pas vrai. Les discussions ont porté sur la même chose qu’avec vous : la nécessité de coordonner les efforts. Il a été clairement confirmé que nous luttions contre le terrorisme, et non pas contre l’opposition syrienne patriotique. Au contraire, nous voulons coordonner nos efforts avec cette opposition patriotique syrienne et l’aider à récupérer les territoires conquis par les terroristes, comme nous aidons l’armée du gouvernement syrien à reconquérir les localités après nos frappes contre les positions de Daesh, de Jabhat al-Nosra et d’autres groupes terroristes…Il me semble important de dire que nous avons eu une conversation honnête et franche avec le prince héritier d’Arabie saoudite. Toutes les inquiétudes de nos collègues saoudiens, sur le fait que nous ayons d’autres objectifs et qu’en aidant l’armée syrienne nous ne luttons pas contre le terrorisme mais sauvons le régime, ont été levées. Nous avons expliqué nos vrais buts, nous ne les cachons pas, il me semble que la compréhension de notre position s’est considérablement renforcée.

 

12/10/2015

Spiegel: la Russie a mis fin à l'hégémonie mondiale des USA

Bravo ! Hourra Poutine !

Spiegel: la Russie a mis fin à l'hégémonie mondiale des USA

08:44 12.10.2015(mis à jour 11:04 12.10.2015)

Moscou. Place Rouge

L'ancien ordre du monde, où les Etats-Unis jouaient un rôle dominant, a désormais touché à sa fin.

Les derniers événements survenus dans l'arène politique internationale, ont marqué un tournant majeur et également le début d'une nouvelle ère où les rapports de force ont définitivement changé, a écrit le magazine allemand Der Spiegel.

L'époque de la domination occidentale n'est aujourd'hui que du passé et l'Amérique n'a plus d'incidence déterminante sur l'ordre mondial, a souligné l'édition. Pendant plusieurs mois, l'Occident n'a eu de cesse de répéter que la Russie se trouvait isolée du monde entier. Pourtant, la politique internationale ne tourne plus en rond autour de l'Europe, et Washington, lui aussi, a considérablement perdu en pouvoir.

 De plus en plus de pays tendent actuellement à considérer la Russie comme un allié important, estime Der Spiegel. 

Ainsi, Vladimir Poutine, président russe, a assisté, avec son homologue chinois Xi Jinping, à deux défilés militaires – à Moscou et à Pékin. 

Le premier ministre indien Narenda Modi a également posté un tweet à l'occasion de 63e anniversaire du numéro un russe où l'on peut lire: "Je prie Dieu qu'il vous apporte santé, joie et longue vie".

Le ministre de la Défense de l'Arabie saoudite, allié dévoué des Etats-Unis, s'est rendu à deux reprises ces derniers temps à Moscou afin de conclure des accords, a indiqué le média allemand.

Quoi qu'il en soit, les structures anciennes de la sécurité mondiale sont désormais hors usage, ce qui peut expliquer la guerre en Ukraine et la crise syrienne. Cependant, il serait plus raisonnable de ne pas chercher de coupables, mais de regarder vers l'avenir.

Selon Der Spiegel, l'Europe a besoin de nouveaux accords portant sur la sécurité et sur la coopération ainsi qu'un nouvel accord d'Helsinki.

 

 

Moscou refuse d'aider Israël à bombarder les positions du Hezbollah

Tout est bon pour Israël pour essayer de provoquer Poutine à enfreindre le droit  International et le faire rentrer dans ses plans mortifères !

Moscou refuse d'aider Israël à bombarder les positions du Hezbollah

Oct 12, 2015 10:26 UTC

http://media.ws.irib.ir/image/4bhi25848e718e14ux_800C450.jpg

IRIB- Lors des négociations serrées avec les responsables du régime sioniste, Moscou a refusé la proposition avancée par ce régime pour bombarder les positions du Hezbollah.

Cité par Farsnews, un website américain actif dans les affaires de la région, basé à Washington DC, a annoncé, dans un reportage la tenue des négociations serrées entre les responsables russes et israéliens au sujet de la situation en Syrie et du Hezbollah libanais, négociations qui ont abouti sur un constat d'échec.

Selon ce website, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu s’inquiète sérieusement- vu la situation actuelle de la Syrie et l'absence d’entente nécessaire avec la Russie -, des modalités de confrontation aux menaces actuelles représentées par le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.

Une haute délégation militaire russe présidée par Nikolaï Bogdanov, premier chef adjoint de l'Etat-major général des forces armées russes, s’est déplacé le 6 octobre aux territoires occupés pour donner le suivi aux négociations Moscou/Tel-Aviv, entamées le mois précédent. Au cours de ce deuxième round de négociations russo-israéliennes, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu et le commandant de l’armée israélienne avaient annoncé leur vive inquiétude et préoccupation quant à la sécurité d’Israël, demandant un espace libre pour pouvoir barrer la route à l’acheminement des aides en équipements depuis le Liban et Gaza vers la Syrie.

Le website américain évoque ensuite, dans son rapport au sujet des derniers développements en Syrie, de la détection par les Mig russes des chasseurs F-16 israéliens. « Israël a effectué jusqu’à présent quelques vols de reconnaissance au-dessus des frontières communes entre la Palestine occupée, d’une part et celles de Ia Syrie et du Liban de l’autre, dans l’objectif de s’informer des points faibles permettant de pénétrer les opérations dans la zone. », peut-on lire sur ce website qui a également affirmé que dans un cas, les Mig russes ont identifié les chasseurs F-16 du régime israélien, qu’ils ont alors poursuivi les faisant chasser de cet espace aérien.

Le website américain a ensuite évoqué les propositions avancées par la partie israélienne à la délégation russe, en visite sur les territoires occupés : « Le chef d'état-major adjoint israélien, le général de division Yair Golan et quelques autres hauts responsables de renseignements de l’armée ainsi que des hauts commandants de l’armée israélienne ont en effet proposé à la Russie de laisser l’armée israélienne bombarder les convois d’armement du Hezbollah, circulant le territoire syrien vers le Liban, en contrepartie de la remise par ce régime des renseignements fiables au sujet des rebelles syriens (ou les forces anti-gouvernement d’Assad). Israël avait aussi promis qu’il mettrait la Russie au courant de toutes les opérations avant qu’il ne procède à son exécution, a aussi écrit le website américain.

 

06/10/2015

Etats voyous et grandes voyoucraties par Michel Raimbaud - Ancien ambassadeur de France au Soudan

Ancien ambassadeur de France au Soudan

Etats voyous et grandes voyoucraties par Michel Raimbaud

On le savait déjà, il y a désormais deux camps dans la communauté des nations : celui du droit international œuvrant en faveur d’un nouvel ordre mondial multipolaire en gestation, et celui de l’hypocrisie et de l’arrogance qui cherche à préserver son hégémonie en installant le chaos partout où il rencontre de la résistance.

L’univers arabe et musulman et ses abords d’Afrique, d’Asie ou d’Europe sont le lieu d’une entreprise de destruction et d’asservissement conduite conjointement par l’empire atlantiste sous haute influence israélienne et ses clients islamistes radicaux. La Syrie est devenue le centre de gravité et l’enjeu d’une guerre inédite et perverse, mais aussi, pour ses promoteurs criminels, une cible emblématique. La « mère de la civilisation », qui combat en première ligne les terroristes sauvages du soi-disant « Etat Islamique » et du front Al Nosra/al Qaida, est donc présentée comme « l’Etat voyou » par excellence par ceux-là mêmes qui financent, arment et soutiennent le gangstérisme sanglant des djihadistes. Dans nos « grandes démocraties », l’inversion des rôles est devenue si naturelle que nul ne songe plus à s’en offusquer : c’est la base même du « false flag », omniprésent dans la narrative atlantiste.

L’Assemblée Générale des Nations Unies a consacré la journée du lundi 28 septembre dernier à la Syrie. Les puissants de ce monde ont utilisé cette tribune pour réaffirmer leurs positions sur l’interminable conflit. A la lumière des déclarations, il n’y a pas photo.


Obama dénonce la logique (russe) consistant à soutenir un « tyran » sous prétexte que l’alternative « serait pire ». Le tyran, c’est Bachar Al Assad, qui « massacre des enfants innocents ». Kerry, colombe repentie, précise : « Après tant de sang versé et de carnages, il ne peut y avoir un retour au statu quo d’avant la guerre ». Le Nobel de la Paix ne manque pas d’air : s’il a peut-être apaisé les relations avec Cuba et anesthésié jusqu’à sa fin de mandat le dossier nucléaire iranien, s’il a renoncé aux « frappes punitives » en Syrie en raison de ses réticences et/ou devant la détermination de l’adversaire, il a allumé ou entretenu au moins autant de conflits que George Debeliou et il est à la tête d’un Etat responsable de la mort de millions d’enfants et d’adultes, de la destruction d’Etats et de sociétés entières, de dizaines de millions de vies brisées, sans même remonter aux centaines de milliers de victimes d’Hiroshima et Nagasaki. Heureuse Amérique, bienheureuses « grandes démocraties », toujours sûres de leurs valeurs, plus souvent boursières que morales !

Il faut le répéter, il n’appartient pas aux maîtres occidentaux, à Erdogan l’apprenti calife, ou aux potentats pétroliers, de prescrire l’avenir de la Syrie après l’avoir détruite : c’est au peuple syrien et à lui seul d’en décider, sans ingérence étrangère. C’est ce principe de souveraineté que rappelle le Président chinois, Xi Jin Ping, clamant haut et fort que l’ère unipolaire est révolue et que le monde est désormais multipolaire.


Vladimir Poutine se place lui aussi dans le cadre de la légalité internationale et soutient l’Etat syrien et son gouvernement, ainsi que « les forces armées du président Al Assad qui sont les seules à combattre réellement l’Etat Islamique ». Il propose une « large coalition antiterroriste » en Syrie et en Irak, dans laquelle les pays arabes « joueraient un rôle clé » et qui devrait inclure le gouvernement syrien et l’Iran, son allié. Les décisions du Président russe suscitent la colère des Occidentaux, qui ont refusé la résolution déposée au Conseil de Sécurité par le Kremlin. Ils sont agacés par la référence appuyée à un droit international qu’eux-mêmes traitent avec légèreté.

Pour perpétuer leur hégémonie, les dirigeants atlantistes avancent à l’ombre des faux drapeaux de la démocratie, de la justice, de la morale et du droit. Ils diabolisent les pays qui font obstacle à leurs ambitions en les reléguant dans la géhenne des Etats « préoccupants » ayant vocation à être dépecés en entités « démocratiques » à la mode de l’Oncle Sam : en bref, les « Etats voyous ». Ce concept a joué un rôle essentiel dans la stratégie américaine plusieurs décennies durant, et c’est en jouant de cet épouvantail que les Etats-Unis, encourageant leurs alliés à faire de même, ont violé et violent systématiquement le droit international.

Ce droit est fondé sur la Charte des Nations-Unies qui, dans son article 51, attribue au seul Conseil de Sécurité le pouvoir de prendre les mesures adéquates qu’il juge nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales « une fois constatée l’existence d’une menace contre la paix, d’une rupture de la paix ou d’un acte d’agression (…) ». Mais les néocons de Washington se moquent de la légalité onusienne. Seules comptent « les menaces contre nos intérêts », qui sont le fait des « Etats voyous » et rendent nécessaires « des interventions militaires directes » et « le maintien de forces de projection considérables », particulièrement en direction du Proche-Orient. Pour ces faucons, le fondement du droit n’est pas la Charte de l’ONU, mais la Constitution américaine.

Selon Noam Chomski, « ce mépris de la primauté du droit est profondément enraciné dans la culture et les pratiques américaines ». Infiltrés au sein du « pouvoir profond », les néocons vont répandre chez les alliés occidentaux une idéologie dont le fondement reste simple : même si la guerre froide est terminée, les Etats-Unis conservent la responsabilité de protéger le monde face aux « Etats voyous ». En août 1990, Washington et Londres décrètent que l’Irak en est un, et ce ne sera que l’un des premiers d’une longue liste…


Une étude commandée en 1995 par le Strategic Command pose les « principes de base de la dissuasion dans l’après-guerre froide » : depuis que les Etats-Unis ont « remplacé l’Union soviétique par les Etats dits “voyous” », ils doivent projeter une image « irrationnelle et vindicative d’eux-mêmes », « certains éléments » du gouvernement apparaissant « comme potentiellement fous, impossibles à contrôler ».

C’est une reprise de la « théorie du fou » de Nixon qui jugeait souhaitable que l’Amérique soit dirigée par « des cinglés au comportement imprévisible, disposant d’une énorme capacité de destruction, afin de créer ou renforcer les craintes des adversaires ».

Cette prose délirante justifie en quelque sorte la transformation des « grandes démocraties » en « voyoucraties », respectant les trois critères qui, selon l’un des « nouveaux historiens » israéliens, Avraham Shlaim, professeur émérite à Oxford, définissent l’Etat voyou, le « rogue state » des anglo-saxons :

-  Violer régulièrement la légalité internationale,

-  Détenir des armes de destruction massive,

-  Utiliser le terrorisme pour terroriser les populations civiles.


C’est ainsi que Robert McNamara, ex-secrétaire américain à la défense (de 1961 à 1968), estime en juin 2000 (The International Herald Tribune) que les Etats-Unis sont devenus un « Etat voyou ». Noam Chomski fera de même au début des funestes « printemps arabes », constatant que son pays« se place au-dessus du droit international ».

A l’heure où le Grand-Moyen Orient est ravagé par l’extrémisme islamiste, patronné par les Occidentaux et leurs affidés régionaux, le débat sur l’éthique dans les relations internationales est pipé. Le conflit n’est plus entre un monde « libre » et un monde « totalitaire », mais entre les partisans du droit international et du respect mutuel entre nations et ceux qui se comportent en Etats voyous, guidés par la « théorie du fou » et la stratégie du « chaos innovateur ».

Conviction réelle pour les uns, leurre pour les autres, la référence au droit international n’a pas la même valeur pour les deux camps : les prêcheurs de guerre jouent avec l’idée d’un conflit mondial qui assurerait leur triomphe… sauf si l’équilibre militaire des forces rend leur victoire trop incertaine.
La Russie vient donc de bouleverser la donne en proposant sa « grande coalition » et en se lançant dans une lutte globale contre les terroristes, conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité et à la demande du gouvernement de Damas, tout en recherchant une solution politique entre Syriens, en application de l’accord de Genève. C’est un pavé dans la mare où depuis un an s’ébat presque seule la coalition US, dont les frappes homéopathiques détruisent la Syrie sans beaucoup nuire aux terroristes de Da’ech. C’est un pas important en direction de la paix, conforme au droit international. Les Européens saisiront-ils la perche ?

On l’a entendu à la tribune onusienne, le représentant du « pays des lumières », François Hollande, est plongé tout entier dans ses menées obscures et nourrit une obsession pathologique qui a nom Bachar, lequel doit être « neutralisé » et exclu de toute transition politique : « On ne peut faire travailler ensemble victimes et bourreau. Assad est à l’origine du problème : il ne peut pas faire partie de la solution ». Droit dans ses bottes tordues, le grand chef de guerre fait valoir qu’il n’est pas seul sur cette position intenable : « Barack Obama s’y refuse, d’autres dirigeants (on sait lesquels – NDLR) s’y refusent. Les Russes doivent en tirer les conséquences », conclut-il, impérial. Prend-on des gants avec le chef d’un « Etat-voyou » quand on est soi-même aussi populaire ?

Mou face aux problèmes de l’Hexagone, Hollande aura fait preuve d’un activisme forcené face à des affaires qui ne le regardent pas, le conflit de Syrie par exemple, où la France a déjà un bilan accablant : mauvaise évaluation de la solidité de l’Etat syrien, de la crédibilité de l’opposition off shore, appui inacceptable à la rébellion armée débouchant sur la couverture du terrorisme, obsession de « neutraliser » Bachar Al Assad, volonté manifeste de casser la Syrie rebelle et acharnement dans la destruction de son identité. Qu’on le veuille ou non, notre pays est partie prenante dans l’entreprise criminelle et prédatrice de ses alliés atlantistes, de ses amis turcs, saoudiens et qataris et des mercenaires qu’ils instrumentalisent. Il est coresponsable du résultat : des millions de réfugiés, déplacés, sinistrés, morts et blessés, des millions de familles dispersées, de vies brisées, le démantèlement du patrimoine, des infrastructures, des entreprises

Il aura aussi fait preuve d’une approche très floue de la légalité internationale et d’un certain déficit de cartésianisme, les terroristes étant traités en ennemis au Mali et « faisant du bon boulot » en Syrie.
Dans les grands dossiers de ce début de millénaire – la glissade du Moyen-Orient vers le chaos, la déstabilisation de l’ex-glacis soviétique grâce à la sollicitude de l’Occident – la France est affaiblie comme jamais et a perdu sa crédibilité, car elle est en divorce avec les acteurs qui comptent. Son hypocrite diplomatie compassionnelle lui attire le mépris. Les écarts de langage font le reste. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour réclamer le départ de Fabius, condition nécessaire mais non suffisante pour se refaire une virginité.

Fabius et Hollande étant ce qu’ils sont, on peut craindre que la France tarde à coopérer avec la Russie, l’Iran et la Syrie pour rétablir une paix juste et durable, dans le cadre d’un ordre mondial nouveau. Mais notre pays devra bien sortir de la triple impasse dans laquelle il s’est enfermé : l’entêtement à rester internationalement hors-la-loi devra céder la place à une politique plus décente et moins destructrice. En d’autres termes, il s’agira de reprendre son rôle traditionnel de faiseur de paix et non pas de fauteur de guerre.

Les citoyens des « grandes démocraties » finiront-ils par s’inquiéter de la dérive « voyoucratique » de leurs élites dirigeantes qui fait peu à peu de l’Occident arrogant une minorité honnie et haïe par le reste de la planète ? Comme on dit : ça urge.

Michel Raimbaud
Ancien ambassadeur de France au Soudan

http://comite-valmy.org/spip.php?article6401

 

02/10/2015

Washington blâme Poutine pour les frappes russes sur « les rebelles soutenus par la CIA » en Syrie !!!!

Ce sont eux les civils touchés par les frappes russes en Syrie ? 

Les rebelles soutenus par la CIA pour renverser Assad !

Même combat qu'en Ukraine et mêmes pratiques !

Ne sommes-nous pas dans la période de l'Apocalyse qui veut dire la Grande Révélation qui sera faite à l'humanité ?

Toute cette excitation et ces manoeuvres organisées à l'encontre de Poutine ont bien un but précis : celui de l'empêcher de dévoiler toutes les vérités au Monde !

Et voilà qui est fait en partie, dévoilant que les objectifs de Washington et de ses alliés étaient bien ceux de renverser Assad, grâce aux mercenaires financés par la CIA et Cie, et ce, bien sûr, au détriment du peuple Syrien qu'ils massacrent depuis 4 ans, afin de s'accaparer ce pays pour le rattacher à Israël et créer le Grand Israël !

BANDES DE CRIMINELS !

BRAVO POUTINE !

Washington blâme Poutine pour les frappes russes sur « les rebelles soutenus par la CIA » en Syrie !!!!

Incroyable, lisez ça, nous sommes sur une autre planète :

Selon le sénateur américain John McCain, les bombardements russes en Syrie ont visé, aujourd’hui, des rebelles entraînés et financés par la CIA notamment pour combattre le groupe Etat islamique. « Je peux absolument confirmer que ces frappes visaient l’Armée syrienne libre ou des groupes qui ont été armés et entraînés par la CIA ».

« C’est une incroyable illustration de (…) ce qu’est la première priorité du (président russe Vladimir) Poutine », a ajouté M. McCain, président de la Commission des forces armées du Sénat. « C’est bien sûr pour soutenir » le président syrien Bachar al-Assad.

Un groupe de rebelles soutenu par les Etats-Unis a indiqué avoir été la cible de frappes russes menées aujourd’hui. Américains et Russes doivent se réunir d’urgence pour mettre en place un minimum de coordination et de dialogue pour éviter des incidents entre avions de chasse. Il s’agit d’éviter un incident militaire entre les avions russes et ceux de la coalition pilotée par les Etats-Unis en action depuis un an.

Selon le ministère de la Défense, l’armée russe a déployé plus de 50 avions et hélicoptères ainsi que des troupes d’infanterie de marine, des parachutistes et des unités de forces spéciales pour son dispositif militaire en Syrie

Lisez ce qu’écrit Zero Hedge, c’est complètement fou, on est dans le burlesque total :

Le mercredi, nous avons dit que même si nous avions été surpris de la rapidité avec laquelle la machine de propagande occidentale avait été mise en mouvement dans le sillage des premières frappes aériennes de la Russie en Syrie, il n’est pas du tout surprenant de voir des rapports faire surface disant que Moscou ciblait des forces soutenues par les USA plutôt que ISIS. 

Suite au mouvement qui a suivi la décision des législateurs russes de sanctionner officiellement les frappes aériennes en Syrie, Moscou n’a pas perdu de temps dans le lancement de son premier tour de raids aériens. De l’autre coté, l’Occident n’a pas perdu de temps en affirmant que la Russie ciblait  les zones qui ne sont pas connues pour être stratégiquement importantes pour ISIS.

Voici un regard sur deux titres qui résument bien l’ensemble de la rhétorique que vous êtes sur le  point d’entendre sans cesse émanant de tous les coins du monde occidental dans les jours et semaines à venir :

  • Les US sont préoccupés par L’INTENTION DE LA RUSSIE de protéger ASSAD : KERRY
  • Nous avons « de graves préoccupations» Si la Russie frappe des ZONES en DEHORS D’ISIS

Et voici le WSJ qui entre en jeu avec un aperçu du nouveau récit sur lequel Washington travaille dur, pour l’affiner :

Le président russe Vladimir Poutine a entrainé son pays directement dans la guerre en Syrie mercredi alors que les forces russes ont lancé leurs premières frappes aériennes contre ce que Moscou a dit être des objectifs de l’ État islamique au Moyen-Orient.

Mais les dirigeants occidentaux ont émis des doutes quant à savoir si la Russie avait vraiment l’intention de prendre part à la lutte contre l’Etat islamique, ou simplement d’élargir l’offensive du régime syrien contre un large éventail d’autres adversaires.

Mais à l’exception de la zone qu’est de la ville de Salamiyah dans la province de Hama, aucun des domaines énumérés par le régime syrien n’a de présence connue de combattants de l’état ​​islamique. Ils sont largement dominées par des factions rebelles relativement modérées et de groupes islamistes comme Ahrar al-Sham et la filiale d’Al-Qaïda le Front Al Nusra.

Et puis Reuters a sauté dans le train, en disant sur la base d’un entretien avec les commandants rebelles sur Skype, qu’ il était clair que des avions de combat russes ont délibérément visé des forces anti-régime autres que ISIS

Le point ici n’est pas de ne pas penser que Moscou ne vise pas les autres factions rebelles opérant en Syrie, il est de dire que 1) La Russie n’a jamais fait mystère de ses intentions de renforcer Assad par l’annihilation des éléments extrémistes visant à renverser le gouvernement de Damas, et 2) l’idée que les Etats-Unis et ses alliés régionaux sommes un bon juge de qui est un rebelle « modéré » et qui est, ou finira par être un terroriste, est risible.

En effet, grâce à la brutalité de l’ISIS, l’étiquette «modérée» est désormais ouvertement appliquée à Al-Qaïda (voir l’article du WSJ cité ci-dessus) qui semble suggérer que Washington préférerait une Syrie dirigée par Ayman al-Zawahiri, plutôt que Assad.

Eh bien, le jeudi de la machine de propagande des médias a passé la vitesse supérieure,  le  WSJ réprimandait maintenant efficacement la Russie pour frapper des zones contrôlées en partie par des « rebelles soutenus par la CIA ».

Voici plus :

La Russie a lancé des frappes aériennes en Syrie mercredi, prenant des responsables américains et occidentaux au dépourvu et provoquant de nouvelles condamnations suggérant que c’était la preuve que Moscou ne visait pas le groupe extrémiste Etat islamique, mais plutôt d’autres opposants au régime de Bachar al-Assad.

Une des frappes aériennes avaient touché une zone principalement tenue par les rebelles soutenus par l’Agence centrale de renseignement et les services d’espionnage alliés, selon des responsables américains, catapultant la crise syrienne à un nouveau niveau de danger et d’incertitude.

L’entrée de Moscou signifie que les militaires les plus puissants du monde, y compris les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, sont maintenant dans des missions de combat non coordonnées, ce qui accroît le risque de conflit dans le ciel de la Syrie. (sans compter la Chine qui est entrée carrément avec son porte avion dans le port de Tartous il y a quelques jours, pour prêter main forte aux russes ! ndlr)

Le Secrétaire américain à la Défense Ash Carter a déclaré que l’approche de la Russie de la guerre pour la défense de M. Assad, tout en ciblant ostensiblement les extrémistes, équivalait à « verser de l’essence sur le feu. »

«J’ai fait affaire avec eux pendant une longue période. Et ce ne sont pas le genre de comportement que nous devons attendre des professionnels de l’armée russe, « M.Carter a déclaré lors d’une conférence au Pentagone.

Les États-Unis et ses alliés étaient en colère contre les Russes sur de nombreux niveaux : qu’ils soutiennent M. Assad; qu’ils ne coordonnent pas leurs actions avec la coalition anti état islamique menée par les USA existante ; qu’ils ont fourni une dépêche laconique seulement une heure avant leurs opérations; ils ont exigé que  la coalition des Etats-Unis reste hors de l’espace aérien syrien ; et qu’ils ont frappé dans les zones où les rebelles anti-Assad de l’Etat islamique opèrent.

« Il semble qu’ils étaient dans des zones où il n’y avait probablement pas de forces d’ISIS , et c’est précisément l’un des problèmes avec cette approche globale», a déclaré M. Carter, le chef de la défense américaine.

Il y aurait un « problème avec l’approche » si l’objectif était de ne pas rétablir le régime d’Assad, mais parce que c’est l'objectif explicite (pas un secret, et non  un « mystère », alors que Washington insiste sur ça) de la Russie, il n’y a pas de « problème » du tout avec ça.

Retour au WSJ pour des comparaisons inévitables avec la Crimée et l’Ukraine :

L’agence d’espionnage des États-Unis a armé et entraîné des rebelles en Syrie depuis 2013 pour lutter contre le régime Assad. Les rebelles qui reçoivent un soutien en vertu d’un programme d’armement et d’entraînement séparé, géré par le Pentagone n’étaient pas dans les zones ciblées par la Russie dans ses frappes initiales, ont indiqué les responsables.

La combinaison de l’action imprévisible et unilatérale qui a bafoué les exhortations que les occidentaux avaient posées montre une ressemblance incontestable avec l’Ukraine, où M. Poutine a annexé la région de Crimée et a défié les exigences internationales de mettre fin à son soutien aux séparatistes.

La prise de décision de M. Poutine en Syrie reflète la façon dont il a abordé la question en Ukraine, a déclaré Andrew Weiss, vice-président des études au Carnegie Endowment for International Peace.

« Il essaie délibérément de faire les choses pour déstabiliser ses adversaires et il essaie toujours d’obtenir une sorte d’élément de surprise et un avantage tactique sur les gens, et en quelque sorte il joue avec ce qui maintient un effet de surprise constant pour retourner les événements  en sa faveur, » a déclaré M. Weiss, qui a travaillé sur la politique russe dans les administrations de George HW Bush et Bill Clinton.

Oui, une «ressemblance incontestable avec l’Ukraine », tout comme l’approche de Washington pour évincer Assad par la formation et l’armement des éléments extrémistes marque une « ressemblance incontestable » d’innombrables bévues de la politique étrangère US au Moyen-Orient où les résultats de l’ingérence de Washington finissent par être bien pire que la « problème » que les Etats-Unis essayent de trouver une «solution».

Zero Hedge – Wall Street Journal – resistanceauthentique – RT