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17/04/2010

Goldman Sachs accusée de fraude, Wall Street en chute

Les valeurs américaines ont fini en net repli après la plainte déposée par l'autorité boursière américaine contre la banque qui aurait trompé les investisseurs.

 (AFP)
(AFP)

Les valeurs américaines ont fini en net repli vendredi 16 avril, après l'accusation de fraude portée par l'autorité boursière américaine contre la banque Goldman Sachs ayant incité les investisseurs à prendre leurs bénéfices après six séances de hausse.

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L'indice Dow Jones a perdu 1,13% ou 125,91 points, à 11.018,66 points, le Standard & Poor's 500 1,61% ou 19,54 points, à 1.192,13 points et le Nasdaq Composite 1,37% ou 34,43 points à 2.481,26 points. Sur la semaine, le Dow reste en hausse de 0,2%, de même que le Nasdaq (+1,1%) mais le S&P perd 0,2%.

Goldman Sachs a été accusée de fraude vendredi par l'autorité des marchés financiers américains, qui lui reproche d'avoir trompé les investisseurs lors de la conception et la commercialisation d'un produit financier complexe lié à des prêts immobiliers "subprime".

L'action Goldman Sachs a dégringolé de près de 13%, à 160,70 dollars.

L'information a fait dévisser l'ensemble des financières. L'indice KBW des bancaires a fini en repli de 3,46%. Morgan Stanley a perdu 5,6% à 29,16 dollars. De même, Bank of America a chuté de 5,5% à 18,41 dollars malgré un résultat supérieur aux attentes.


Une opération qui aurait coûté plus d'un milliard de dollars

Selon la plainte du gendarme de la Bourse américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), le gestionnaire de "hedge funds" Paulson & Co (fonds spéculatifs) dirigé par le milliardaire John Paulson, a collaboré avec Goldman Sachs pour créer un CDO ("collateralized debt obligations"), dénommé Abacus tout en misant sur la baisse de la valeur de cet instrument. Cette opération aurait coûté plus d'un milliard de dollars (741 millions d'euros) aux investisseurs.

L'autorité des marchés financiers américains ajoute que Fabrice Tourre, vice-président de Goldman Sachs, est le principal responsable de la création d'Abacus. Elle l'accuse personnellement de fraude.

Paulson n'est en revanche pas accusé. "Goldman a fait des présentations aux investisseurs, pas Paulson", a déclaré lors d'une conférence téléphonique Robert Khuzami, responsable de l'application des règles de la SEC. La SEC a bénéficié de la coopération d'un ex-gérant de Paulson & Co, Paolo Pellegrini, a-t-on appris auprès d'une source proche du dossier.

Goldman Sachs, désireuse de défendre sa réputation, a en revanche fait savoir qu'elle contesterait avec vigueur les accusations de la SEC, qu'elle juge totalement infondées.

Cette plainte, déposée devant le tribunal fédéral de Manhattan, marque un développement spectaculaire des efforts des autorités de régulation visant à déterminer les responsabilités des personnes et des entreprises ayant joué un rôle dans la crise financière. Elle survient également au moment où les législateurs américains débattent de la réforme de la régulation financière au Congrès.

"La fraude est une accusation énorme"

"La fraude est une accusation énorme. Cela pourrait véritablement paralyser Goldman", a déclaré Rob Stein, chez Astor Asset Management à Chicago. "Cela prouve que les financières ne sont pas le compartiment où il faut être pour la prochaine étape de la reprise."

La nouvelle concernant Goldman Sachs est venue s'ajouter à la déception suscitée par les résultats trimestriels, pourtant supérieurs aux attentes, de Google ainsi qu'à la baisse inattendue du moral des ménages.

Google a perdu 7,6% à 550,145 dollars. Le moteur de recherche sur internet a annoncé jeudi une hausse de 23%, supérieure aux attentes, de son chiffre d'affaires au premier trimestre, certains investisseurs habitués à des performances bien meilleures encore, apparaissant déçus.

Autre grande valeur, General Electric a abandonné 2,7% à 18,97 dollars. Le conglomérat a pourtant publié un bénéfice supérieur aux attentes pour le premier trimestre et a jugé possible de revoir à la hausse sa prévision d'un résultat annuel inchangé en 2010.

Autre sujet incitant aux prises de bénéfices, le moral des ménages américains a subi en avril une dégradation inattendue pouvant s'expliquer par les perspectives toujours sombres en matière de revenus et d'emploi.

Dans ce contexte, les investisseurs n'ont pas réagi aux hausses des mises en chantier et des permis de construire le mois dernier qui ont respectivement atteint leur plus haut niveau depuis novembre et octobre 2008.

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/economie/201004...

15/04/2010

Van Rompuy annonce l’extension des mesures de restriction grecques à l’ensemble de l’Europe

« Les réformes nécessaires pour réduire les déficits budgétaires dans les pays de l’Union européenne imposeront des mesures impopulaires », a déclaré Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, dans un entretien donné à quatre grand quotidien européens, Le Monde, El Pais, De Standaard et le Frankfurter Allgemeine Zeitung.

vanrompuy

« Quand je vois l’agenda, les réformes nécessaires, les défis budgétaires, on sera contraint de prendre des mesures impopulaires », a souligné M. Van Rompuy, sans préciser toutefois s’ils s’agissait de l’agenda des État européens ou celui du groupe Bilderberg, qui l’a fait nommer à son poste.

« On devra le faire, on n’aura pas le choix. Ce sera très dur, mais nous n’échapperons pas à certaines réformes impopulaires », a-t-il encore ajouté.

Le président du Conseil européen est ensuite longuement revenu sur la situation économique de la Grèce, et le « mécanisme » du plan d’aide auquel les 27 pays membres devraient participer si Athènes se retrouvait en situation de défaut de paiement – ce qui ne devrait plus tarder à être le cas.

Premier test mardi

Les ministres des Finances de la zone euro, la Banque centrale européenne et la Commission européenne tiendront ce dimanche une vidéo-conférence pour « concrétiser les mécanismes d’aide à la Grèce ».

Jean-Claude Juncker, patron de l’Eurogroupe, et le commissaire européen chargé de l’économie et des finances, Olli Rehn, devraient tenir une conférence de presse dans la foulée.

L’objectif de la manoeuvre est de tenter de rassurer les marchés. La Grèce doit en effet emprunter environ 11 milliards d’euros d’ici fin mai pour refinancer sa dette (et quelque 53 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année). Un premier test aura lieu mardi, lorsqu’Athènes placera sur les marchés pour 1,2 milliard d’euros à six et douze mois. La tâche semblait impossible la semaine dernière, et on ne voit pas bien pourquoi elle s’améliorerait alors que l’agence de notation Fitch a abaissé sa note sur la dette souveraine grecque à BBB- avec perspective négative.

Faillite généralisée

Compte tenu de leur situation respective, on voit mal comment les pays de l’Union pourraient venir en aide à la Grèce.

La Banque des règlements internationaux vient juste de publier un rapport qui indique, pour chaque État, la situation de la dette publique dans les dix ans à venir. Ainsi, pour le Royaume-Uni, la dette publique représentera plus de 200 % du PIB. En Belgique, en France, en Irlande, en Grèce, en Italie et aux États-Unis, la dette publique sera de plus de 150 % du PIB, et représentera plus de 20% du budget.

Les dirigeants des pays européens peuvent continuer à faire des discours mais, au-delà des paroles, ils ne sont d’ors et déjà plus capables de faire quoi que ce soit, peut-être même pas d’éviter leur propre banqueroute.

La Grèce peut toujours attendre.

Mecanopolis

bulletin

Pousser la Grèce dans les bras du FMI

De réunion en réunion, les gouvernements de la zone euro ne sont toujours pas parvenus à lever le veto de l’Allemagne, dont l’objectif est de pousser la Grèce dans les bras du FMI, afin de ne pas être financièrement impliqué dans son sauvetage, et de défendre ce que l’on commence à appeler le deutscheuro.

fmi

Une téléconférence de l’Eurogroup devait avoir lieu ce dimanche à 14 heures, sans attendre la réunion des ministres du week-end prochain de Madrid, la situation réclamant qu’une décision soit prise sans tarder. C’est sans doute la réunion de la dernière chance, la Grèce n’ayant ensuite plus comme issue que de demander tôt ou tard l’intervention du FMI, dont les experts sont déjà à pied d’oeuvre.

Cette gestion calamiteuse de la première crise de la dette publique augure très mal de celles qui vont suivre. En Europe pour commencer. L’heure n’est plus à déplorer l’impéritie dont les gouvernements font preuve ou bien de tenter de décrypter leurs calculs. Peu importe, car le fait est là : la Grèce va être pour les Etats le signal que Lehman Brothers a été pour les banques, aussi résolument même si son effet va être plus progressif. L’affaire ne peut pas et ne va pas en rester là. De premiers Etats, les plus vulnérables, vont rejoindre les banques dans un même statut de sinistré. « Dans quoi nous entraînent-ils ? quelle démonstration veulent-ils faire? », nous commençons à la comprendre.

Si la crise grecque a mis en évidence une chose, c’est que l’effet domino (on dit systémique maintenant) est susceptible de fonctionner en Europe, non pas selon un seul mécanisme mais avec la combinaison de deux : une brutale et incontrôlable hausse des taux obligataires atteignant un nouveau pays – la liste des pré-sélectionnés est connue – les banques pouvant ensuite vite répandre le mal, comme le cas de la Grèce le montre en ce moment. Car les grandes banques européennes sont gavées d’obligations d’Etats, et un plan global de restructuration de la dette qui interviendrait à la faveur de la crise d’un pays européen, avec réduction de peine à la clé, pourrait générer en retour un rude choc pour certaines. Confirmation du fait que les secousses successives de la crise – dégonflement brutal puis très lent de la dette privée, gonflement irrésistible de la dette publique – influent l’une sur l’autre, ce qui n’arrange rien.

En conséquence, il n’est pas concevable de laisser un pays faire défaut. Cette contrainte risquerait à force de poser problème, même au FMI, si les sauvetages devaient se succéder et le montant de l’addition s’envoler. Quant à elles, les banques centrales ont déjà donné tout ce qu’elles pouvaient, et sont désormais réduites au rôle de figurant. C’est clairement le cas de la BCE, qui n’est pas aux commandes, comme celui de la Fed. Cette dernière est traversée par des débats internes transparaissant de plus en plus, exprimant des désaccords accrus entre les membres du comité de politique monétaire à propos du maintien ou non de ses mesures de soutien et du risque d’apparition d’une nouvelle bulle financière privée pour certains, du retour de l’inflation pour d’autres. Ayant utilisé leur artillerie monétaire, les banques centrales n’ont plus d’autre ressource et leur seul discours possible porte sur les modalités et le calendrier de retrait des dispositions qu’elles ont prises.

Une seconde vérité commence à se faire jour, illustrant en contre-point que les gouvernements n’ont pas encore pris toute la mesure de la situation. Ils se réfugient toujours dans l’illusion que des plans de rigueur budgétaires (assortis de hausses d’impôts) vont permettre de réduire la voilure de l’endettement et de dégonfler la bulle publique, ne s’y engageant cependant qu’avec la plus extrême prudence, quand ils le peuvent. Sachant pourtant qu’une course de vitesse est engagée entre la hausse des taux obligataires, qui a débuté pays par pays, et un désendettement progressif, qui n’a pas commencé.

Mais les choses ne sont pas si simples. Les gouvernements doivent faire face à deux impératifs strictement contradictoires : diminuer les dépenses, mais sans plonger leur pays dans la récession. Ils sont aussi placés devant une autre réalité qui complique le jeu: la dette publique est pour une large part structurelle. Un mot qui, dans le langage des économistes, signifie qu’il faut remuer des montagnes pour y changer quoi que ce soit.

C’est la Banque des règlements internationaux (BRI) qui l’a annoncé de toute son autorité, et a analysé les dérangeantes conséquences. Elles sont toutes simples : la charge de la dette (le règlement de ses seuls intérêts) va atteindre des sommets dans les années à venir, dépassant souvent de beaucoup le seuil de 20% des ressources budgétaires des Etats occidentaux. Ce qui signifie qu’il va être pratiquement impossible pour ceux-ci de diminuer leur déficit primaire, car le payement des intérêts de la dette va absorber une partie très importante des économies réalisées dans le cadre des plans de rigueur, destinées à l’origine à réduire le déficit. C’est ce qui pourrait se passer pour la Grèce, qui est décidément un laboratoire. Ce nouveau paramètre pourrait entraîner les économies dans une spirale déflationniste descendante. Le Japon devenant alors le modèle précurseur et peu enviable de l’économie occidentale.

Qu’importe si la BRI, pour étayer sa démonstration, considère que le vieillissement de la population dans les pays occidentaux est à lui seul la source de la hausse de la dépense publique, ou si elle voit les efforts budgétaires de réduction de la dette comme unique cause du faible taux de croissance futur des pays de l’OCDE. Deux analyses que l’on va beaucoup entendre et qui ont en commun d’escamoter le reste. La conséquence est que l’effort de réduction du déficit, s’il est réalisé, va précipiter les pays occidentaux dans la déflation, réduisant leurs rentrées fiscales et accentuant encore la part de leurs ressources attribuée au payement de leur dette.

Le décalage est impressionnant entre cette logique, les hésitations et les soubresauts qu’elle annonce, et les discours des gouvernements. Surtout si l’on écoute les partisans les plus farouches de la pensée néolibérale axiomatique, les Tories britanniques, Républicains américains et autres Libéraux allemands, qui expriment de manière crue le credo partagé plus mezzo voce par tous les autres. Toutes ces équipes se trompent d’époque et ne maitrisent toujours rien. La planche de salut qu’ils cherchent à imposer ne mènera nulle part. Au bout de la rigueur subsistera encore un énorme déficit et nous aurons à la fois l’une et l’autre !

Les marchés, eux, auront trouvé un nouveau gisement d’actifs à bon rendement et à faible risque. Risquant à force de faire de ce placement de père de famille de véritables junk bonds à l’arrivée ! L’industrie financière, décidément, n’est pas fréquentable. Elle nous prépare un nouveau méga transfert financier en sa faveur.

Alors que les Etats-Unis étaient encore en retrait à propos de la réduction de leur déficit public, Ben Bernanke, le président de la Fed, vient de prononcer à Dallas un discours annonciateur de la suite des opérations. Très prudent lorsqu’il a abordé les chapitres de la croissance, du chômage, de l’activité de crédit, ou de la reprise du marché du logement, il a par contre annoncé la certitude de « choix difficiles » à venir. Le pays aura, selon lui, à choisir inévitablement entre des impôts plus élevés, des modifications dans les programmes d’allocations chômage ou de sécurité sociale, des dépenses publiques moins fortes, de l’éducation à la défense, ou une combinaison de ces différentes propositions. Ben Bernanke sortait-il de la mission de la Fed – la lutte contre l’inflation et le chômage – en abordant ses thèmes ? Son discours aurait en tout cas pu être prononcé par Barack Obama, qui n’a toutefois jamais été aussi précis jusqu’à maintenant.

On assiste actuellement à l’élargissement d’un grand écart. Avec d’un côté un monde financier toujours subventionné par les banques centrales, qui continue d’accumuler bénéfices et résultats tout en masquant ses pertes réelles, et de l’autre une économie dont la faible relance dépend toujours de mesures de soutien public, y compris et surtout aux Etats-Unis. Comme si ces deux mondes de la finance et de l’économie étaient animés par des dynamiques dissemblables, l’économie réelle jouant le rôle de la parente pauvre.

Fermer les portes des salles de jeu du casino pourrait y remédier, mais cela n’en prend pas le chemin : le grand écart va donc se poursuivre, s’installer et risque de s’accentuer. Cela va s’accompagner de lourdes conséquences sociales et politiques, si cette logique s’impose.

Dans le fastidieux labyrinthe des mesures de la future régulation financière, encore à l’étude, un exemple permet d’illustrer la tendance. Michel Barnier, commissaire européen au marché intérieur et aux services financiers a, le 4 avril dernier, stupéfait l’assistance d’une assemblée de financiers à Londres, en envisageant de modifier la composition de l’IASB, l’organisme international qui définit les normes comptables. Celui-ci se refusant depuis des semaines à assouplir comme demandé par Bruxelles sa position, Michel Barnier a tout simplement proposé d’en modifier la composition, afin qu’en soient membres plus de représentants des régulateurs nationaux, des banques et des entreprises. Il a aussi précisé, à titre d’amicale pression, que le projet d’augmentation du budget de l’IASB était prématuré, les deux questions étant liées. On sait les enjeux qu’il y a derrière l’adoption de nouvelles normes comptables, attendues comme le Messie par la profession bancaire en Europe, afin de pouvoir sortir de la clandestinité et présenter des bilans officiellement estampillés.

Certes, L’industrie financière ne va pas sortir totalement indemne. Elle va devoir s’accommoder de contraintes, contre lesquelles elle bataille avec la dernière énergie – notamment à propos des projets de taxe des banques et de l’augmentation des fonds propres – son activité allant être plus ou moins bridée suivant les décisions qui seront finalement prises.

Fondant ses espoirs dans la relance du marché de la titrisation, toujours en panne quand il n’est pas garanti par l’Etat, même si elle sait que ses beaux jours sont derrière lui, elle va s’efforcer de compenser les limitations apportées à ses champs d’action par l’ouverture de nouveaux marchés, en utilisant un instrument et une mécanique qui ont fait, si l’on peut dire, leurs preuves : celles des produits dérivés, à la fois coeur et poumons. Et elle va profiter sans attendre de la hausse progressive des taux sur le marché de la dette, qui va néanmoins l’atteindre par ricochet, quand elle devra à son tour lever des capitaux pour accroître ses fonds propres (à moins que d’autres formules sophistiquées plus souples, en discussion, soient admises comme éligibles et les soulagent).

L’industrie financière va utiliser ses énormes capitaux afin d’assouvir en priorité et à sa manière ses besoins insatiables. Car, moins que jamais dans la période qui s’annonce, l’économie réelle va se révéler en mesure de lui offrir les rendements de ses rêves. Cette dernière, de son côté, va devoir accepter des taux élevés pour financer son activité sur le marché obligataire privé, les banques n’étant plus en mesure – en raison de leurs nouveaux ratios de fonds propres – de distribuer comme auparavant le crédit, ou considérant surtout qu’elles ont mieux à faire que de se recapitaliser ou de prêter aux grandes entreprises.

Ce désquilibre global vaut, et bien plus, tous les déséquilibres commerciaux qui mobilisent en ce moment les chancelleries et que les Chinois et les Allemands, les deux premiers exportateurs mondiaux, sont sommés de réduire. Mais il est ignoré par des gouvernements qui s’accrochent toujours et encore à l’idée que la machine repartira comme avant, une fois que la dette publique aura été contenue et réduite. Un pari, un de plus, qui n’est pas gagné.

François Leclerc

Mecanopolis

JPMorgan annonce un bénéfice en hausse, meilleur que prévu AFP Au premier trimestre 2010, le bénéfice net de l’établissement américain ressort à 3,3 milliards de dollars, en hausse de 55% sur une année; les attentes ont été dépassées

Pendant que les citoyens croulent sous les dettes les banques s'enrichissent !

Au premier trimestre 2010, le bénéfice net de l’établissement américain ressort à 3,3 milliards de dollars, en hausse de 55% sur une année; les attentes ont été dépassées

La banque américaine JPMorgan Chase a publié mercredi des résultats meilleurs que prévu, tirés par la banque d’investissement, avec un bénéfice net en forte hausse au premier trimestre.


Le temps


14/04/2010

Etats-Unis : Aujourd'hui la crise touche aussi les plus fortunés et leurs pharaoniques demeures.

Courrier International - 09/04/10 - Craig Karmin, James R. Hagerty | The Wall Street Journal

De nombreux Américains modestes ont perdu leurs logements en raison de la crise. Aujourd'hui, celle-ci touche aussi les plus fortunés et leurs sompteuses demeures.

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L'acteur américain Nicolas Cage

Célébrités et nantis ont désormais un point commun avec des centaines de milliers d’Américains des classes moyennes et inférieures : la banque s’apprête à saisir leur domicile. Le nombre de saisies de maisons sur lesquelles pèsent des hypothèques de 5 millions de dollars ou plus devrait être en nette augmentation cette année, selon une étude RealtyTrac pour The Wall Street Journal.

La première semaine du mois d’avril, un manoir de style Tudor du quartier de Bel Air, à Los Angeles, appartenant à l’acteur Nicolas Cage, a été mis aux enchères après saisie et finalement attribué à l’organisme prêteur. Mercredi 7 avril, Richard Fuscone, un ancien dirigeant de Wall Street, s’est déclaré en faillite personnelle, ce qui lui a permis d’éviter la vente aux enchères de sa propriété de 6 hectares à Westchester, dans l’Etat de New York. Le mois dernier, un immeuble d’habitation de Manhattan appartenant au producteur de cinéma italien Vittorio Cecchi Gori a été vendu aux enchères 33,2 millions de dollars. Durant le seul mois de février, pour l’ensemble des Etats-Unis, 352 logements de luxe devaient être mis aux enchères, dernière étape avant le rachat par la banque. C’est le plus fort taux mensuel d’avis de ventes aux enchères pour des biens de ce type depuis le début de la crise financière. Pour comparaison, il n’y en avait eu que 1 312 sur toute l’année 2009.

Selon les économistes, si les superriches sont généralement les derniers à perdre leur logement, c’est parce qu’ils possèdent beaucoup d’épargne et ont un meilleur accès aux prêts et à d’autres moyens leur permettant d’éloigner le spectre de la saisie. Cependant, ils sont aussi nombreux à travailler dans les services financiers et d’autres secteurs particulièrement touchés par la crise et à avoir vu leur fortune s’effondrer lors du krach boursier. Richard Fuscone, ancien directeur du secteur Amérique latine chez Merrill Lynch, avait mis sa demeure en vente en novembre dernier à 13,9 millions de dollars.

Mais elle n’a pas trouvé acquéreur. Un tribunal avait donc prévu de mettre aux enchères de cette propriété de 1 716 m2 possédant deux piscines, deux ascenseurs, six cheminées, 11 salles de bains et un garage pour sept véhicules. La mise en faillite personnelle de Fuscone est venue suspendre temporairement la procédure de saisie. Nicolas Cage avait lui aussi mis en vente sa maison de 1 100 m2 à Bel Air pour 35 millions de dollars, sans recevoir la moindre offre, raconte James Chalke, un agent immobilier. Lors d’une vente aux enchères organisée le 7 avril, la propriété n’a pas davantage trouvé preneur et a donc été acquise par le créancier ayant demandé la saisie. Ce phénomène ne se limite pas à New York ou à Los Angeles. Les banques ont remis la main sur des propriétés de plus de 5 millions de dollars en Géorgie, en Caroline du Nord et dans le Colorado. En Floride, les trois plus grandes saisies immobilières des dix derniers mois ont concerné une maison de 432 m2 à Sunset Islands, une autre de 784 m2 à Coral Gables et un appartement sur Miami Beach. Les emprunts contractés étaient compris entre 3,5 millions et 4 millions de dollars.

Les cessations de paiement ont commencé à se multiplier fin 2006, surtout chez les propriétaires devant rembourser des prêts à haut risque, ces prêts accordés aux acheteurs sans réelle assise financière, voire déjà endettés. Puis les difficultés de remboursement ont gagné les classes plus aisées, notamment les personnes qui avaient obtenu des prêts sans déclaration de revenu préalable. Fin 2009, près de 8 millions de foyers, soit 15 % de ceux ayant contracté un prêt immobilier, avaient du mal à rembourser leur prêt ou étaient sous le coup d’une procédure de saisie immobilière. Les gens les plus fortunés peuvent se permettre de retarder le plus possible la procédure, parfois pendant des années.

“Il leur est extrêmement difficile d’admettre leurs revers de fortune”, explique Maggie Navarro, agent immobilier à Pasadena, en Californie. Marc Carpenter, spécialiste des saisies immobilières à San Diego, souligne que s’il est beaucoup plus difficile aujourd’hui pour les acheteurs potentiels d’emprunter de l’argent, il y a encore moins d’acheteurs capables de s’offrir des propriétés aussi luxueuses.

Dans sa déclaration de faillite, M. Fuscone a fourni une liste des dettes contractées notamment auprès d’American Express, de Mercedes-Benz, d’une quincaillerie, d’une animalerie et d’une boutique de vêtements de luxe. “Je viens du monde de la finance et j’ai été personnellement ruiné par la crise financière qui a éclaté en mars 2008”, a écrit M. Fuscone dans sa déclaration de faillite. “J’ai été poursuivi en justice par la Patriot National Bank dans le cadre d’une procédure de saisie. Je n’ai actuellement aucun revenu pour les trente jours à venir.”

C.W. Kelsey, propriétaire de la quincaillerie Greenwich Hardware, fait partie des commerçants qui ont fait crédit à M. Fuscone. “Jusqu’à présent, la majorité de nos problèmes d’argent venaient de nos prestataires, observe-t-il. A présent, nous avons maille à partir avec des clients à qui on faisait crédit les yeux fermés il y a encore deux ou trois ans, des gens qui vivent dans des propriétés qui valent des millions.”


http://inventerre.canalblog.com/archives/2010/04/14/17567715.html

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15:43 Publié dans Crise Financière & Mondiale, USA, Israël | Lien permanent | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!