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11/07/2009

Un nouvel ordre mondial ?

Le rêve cauchemar américain

usa-carte-drapeau-300x256.jpgL’Amérique n’est vraiment pas ce que les livres d’histoires nous ont appris à l’école. Rien d’étonnant quand on sait que l’écriture de l’histoire en revient toujours aux vainqueurs de la guerre.
Sans commenter le fait que les États-unis se sont construits sur le génocide d’un peuple (les indiens) et sur l’esclavage d’un autre (les africains), passons directement au sujet que je souhaite développer ici.

Au lendemain du 65e anniversaire du débarquement, je pense que ça devrait remettre un peu les choses en place sur la vérité, dans l’esprit de tous.
Je vais vous parler du parcours de 2 personnages américains, qui ont influencés l’histoire du début du XXe siècles à nos jours. Je pense pour ma part, qu’ils sont responsables de l’état de notre monde actuel, en termes : économique, idéologique, écologique, géo-politique, stratégico-financière.... pour avoir influencé, financé, et soutenu des hommes comme Hitler, Mussolini, "Ben Laden" et ainsi avoir développé une économie déshumanisée, matérialiste, élitiste, raciste...et qui est devenu malheureusement la nôtre aujourd’hui. Basée sur le pétrole, l’armement, l’automobile...mais aussi la manipulation, la corruption, les divisions, les guerres, la peur......notre civilisation est devenu chaotique et autodestructrice.

robinson.gifBalzac disait que derrière toutes fortunes, il y avait un grand criminel. C’est malheureusement aussi vrai que le rêve américain n’est qu’un mythe, et la décadence actuelle des USA, n’en est que la confirmation, quant au dessein projeté par ces "élites", vers la gouvernance d’un nouvel ordre mondial. Ces élites franc-maçonnique s’appellent : skull and bones, bilderberg, illuminati.......
Mais revenons à nos 2 personnages ; Il s’agit d’Henry Ford, fondateur de la Ford Motor Company et de Prescott BUSH, père de George H. W. Bush 42e president des Etats-Unis et grand-père de George W. Bush 43e Président des Etats-Unis.


La famille Bush, les fabricants de guerres

Le 15 mai 2008, George W. Bush lors de son discours à la Knesset a fait un parallèle remarqué entre les déclarations du sénateur Neuville Chamberlain concernant Hitler en 1939, et celles de Barack Obama concernant les terroristes et les extrémistes.

Bush_Polemique
26031596.jpg

Bush … Hitler … Bush … Hitler …

Il m’a fallu quelques jours pour :

* me souvenir qu’il y avait un lien,
* mettre la main sur « La guerre des Bush » d’Eric Laurent
* dépoussiérer le livre qui date de 2003, et a inspiré un documentaire en 2004 « Le monde selon Bush »
* en extraire du premier chapitre quelques morceaux choisis, que voici.

Ces extraits font suite à une introduction sur l’effort de guerre Allemand durant la 2nde Guerre Mondiale, soutenu par les groupes Ford, General Motors et IBM.

Extraits des pages 17 à 21 :

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La guerre des Bush, selon la formule d’un observateur, « à cette époque, il existait deux races de financiers et de spéculateurs. Ceux qui comme Joe kennedy affichaient des sympathies nazies mais ne faisaient pas d’affaires avec l’Allemagne nazie, et les autres qui n’éprouvaient pas d’engouement particulier pour Hitler mais saisissaient les opportunités ».

Visiblement Prescott Bush se rangeait dans la seconde catégorie, une zone grise où les actes sont mus par un solide apolitisme, une absence de conviction profonde et une certaine amoralité propre au monde des affaires.

...

En 1921 il épousa Dorothy Walker, la fille d’un puissant financier de Wall Street, et cinq ans plus tard il rejoignait, en tant que vice-président, la banque d’affaires que son beau-père venait de créer en partenariat avec les Harriman, ses amis d’université : W.A. Harriman and Co. L’établissement fusionna en 1931 avec la société financière anglo-américaine Brown Brothers pour devenir la banque d’affaires la plus importante des Etats-Unis, et politiquement la plus influente.

hitler_bush.jpgPrescott Bush et ses partenaires avaient pris pied en Allemagne dès les années 20 en rachetant la compagnie de navigation Hambourg-America Line qui détenait la quasi-exclusivité du trafic maritime allemand vers les Etats-Unis. Il s’agissait là d’une première étape. La banque installa son antenne européenne à Berlin et élabora de nombreux partenariats, notamment avec certains des industriels les plus puissants du pays. Au premier rang desquels Fritz Thyssen, propriétaire du groupe sidérurgique qui portait son nom. Thyssen allait publier quelques années plus tard un livre remarqué, au titre éloquent : « J’ai financé Hitler ». Véritable profession de foi envers le national-socialisme, l’ouvrage confirmait également ce qui était déjà de notoriété publique : Thyssen avait aidé le mouvement nazi dès octobre 1923, et on le qualifiait de « banquier privé de Hitler ».

Harriman and Co et Thyssen, à travers une banque qui lui appartenait aux Pays-Bas, la Bank Voor Handel , décidèrent de la création d’un établissement commun, l’union Banking Corporation. Selon les enquêteurs qui se penchèrent sur ce dossier, cette banque devait permettre de favoriser des investissements croisés, aux Etats-Unis et dans le groupe Thyssen, ainsi que dans d’autres firmes allemandes.

bush_nazi_connection.gifLe 20 octobre 1942, peu après l’entrée en guerre des Etats-Unis, l’Union Banking Corporation fit l’objet d’une saisie du gouvernement fédéral pour « commerce avec l’ennemi ». Prescott Bush était le directeur de l’établissement, et ses principaux associés et actionnaires, outre Roland Harriman, étaient trois cadres nazis, dont deux travaillaient pour Thyssen. Huit jours plus tard, l’administration Roosevelt appliqua les mêmes sanctions à l’encontre de la holland-American Trading Corporation et de Seamless Steel Equipment Corporation, toutes deux dirigées également par Bush et Harriman, et accusées de coopérer avec le Troisième Reich. Un mois plus tard, le 8 novembre 1942, une procédure identique frappa la Silesian American Corporation, une holding qui possédait d’importantes mines de charbon et de zinc, en Pologne et en Allemagne, exploitées en partie par les prisonniers des camps de concentration, « dont l’utilisation, selon un rapport, a sans aucun doute fourni au gouvernement allemand une aide considérable dans son effort de guerre ».

Prescott Bush siégeait au conseil de direction de cette firme qui avait fait l’objet de montages juridiques complexes laissant quelque peu dans l’ombre son partenaire allemand. Et pourtant, il s’agissait de l‘industriel Friedrich Flick, lui aussi bailleur de fonds du parti nazi, puis plus tard du corps des SS à travers le « cercle de amis de Himmler » dont il était membre.

...

Les hommes d’affaires aiment agir mais guère se souvenir. Prescott Bush fortune faite, la page équivoque de la Seconde Guerre mondiale tournée, se présenta au Sénat. Battu en 1950 il fut élu deux ans plus tard.

Autant dire que les négociations avec le régime hitlérien, la famille Bush en a une certaine expérience.

Le but du Nouvel Ordre Mondial


Passons maintenant à Henry Ford et focalisons-nous sur la partie "cachée de l’icerberg", si j’ose dire !!!

Henry Ford et l’antisémitisme

Foncièrement antisémite et furieux de découvrir que son entreprise pourrait être affectée par ce qu’il considère indigne de forces politiques, il n’hésite pas à accuser les Juifs d’avoir déclenché la Première Guerre Mondiale. Nombreux sont les mouvements américains qui reprennent ses théories antisémites pour raviver une haine latente. Son antisémitisme s’exprime également dans ses mémoires. Dans le chapitre XVII de My Life and Work, Ford s’exprime sur les juifs américains : « Notre travail n’a pas la prétention d’avoir le dernier mot sur les juifs en Amérique.[...] Si les juifs sont si sages qu’ils le disent, ils feraient mieux de travailler à devenir des juifs américains, plutôt que travailler à construire une Amérique juive ».

Se justifiant à ce sujet, il explique dans son livre Le juif international, que pour lui l’antisémitisme n’est que le pendant de l’ antigoyisme de la communauté juive.

The International Jew

p0005.jpgHenry Ford a publié un ouvrage en quatre volumes, The International Jew, qui rassemble des articles parus dans le journal The Dearborn Independent. Une phrase dans un texte dédié à la salutaire « réaction de l’Allemagne contre le Juif » illustre cet esprit soi-disant "scientifique" et dont le langage est chargé de métaphores médicales : il s’agit d’une question d’« hygiène politique », parce que « la principale source de la maladie du corps national allemand [...], c’est l’influence des Juifs ".

Dans plusieurs autres passages, les Juifs sont présentés comme un « germe » qui doit faire l’objet d’un « nettoyage ». Adolf Hitler et ses collaborateurs reprendront cette terminologie pour justifier leurs crimes. Le Juif n’est plus défini par sa religion mais par sa « race », « une race dont la persistance a vaincu tous les efforts faits en vue de son extermination ». Il faut donc réveiller chez les jeunes la « fierté de la race .

ford hitler.jpgFord s’inspire des Protocoles des Sages de Sion, un ouvrage qui serait « trop terriblement vrai pour être une fiction, trop profond dans sa connaissance des rouages secrets de la vie pour être un faux », cité et commenté abondamment, comme preuve ultime et irréfutable de la conspiration juive pour s’emparer du pouvoir à l’échelle mondiale. Cet ouvrage est par ailleurs vivement critiqué par le Times de Londres. Il y est souvent fait référence à l’Allemagne qui est décrite comme dominée par les Juifs malgré le fait qu’il « n’y a pas dans le monde de contraste plus fort que celui entre la pure race germanique et la pure race sémite ».

Le thème de la complicité entre le judéo-bolchevisme et la finance capitaliste juive, dans une conspiration pour imposer à la planète un gouvernement mondial juif est abondamment repris par le nazisme. Trois volumes ont pour objet la place des Juifs aux États-Unis. Selon Ford, leur émigration massive d’Europe de l’Est en Amérique du Nord n’a rien à voir avec de prétendues persécutions : les pogroms ne sont que de la propagande ; il s’agit bel et bien d’une véritable invasion : le « Juif international » peut déplacer un million de personnes de la Pologne vers l’Amérique « comme un général déplace son armée  ». Les Juifs sont responsables de l’introduction dans les arts de la scène aux États-Unis d’une « sensualité orientale » sale et indécente, « instillant un poison moral insidieux ».

La contribution de Ford à la propagation de l’antisémitisme va au-delà de l’imprimé. Il travaille activement à former une communauté. Au départ, réunis autour du Dearborn Independent, ces hommes constituent une force importante dans l’évolution américaine de l’antisémitisme, et inclus un grand nombre de profasciste.

Germanophile ou nazophile

orange-ford-medal2.pngÀ peu près à la même époque, Henry Ford est aussi le plus célèbre des bailleurs de fonds étrangers d’Adolf Hitler, et il a été récompensé dans les années 1930 pour ce soutien durable avec la plus haute décoration nazie pour les étrangers.

Cette faveur accordée par les nazis engendre une importante controverse aux États-Unis et finit par un échange de notes diplomatiques entre le gouvernement allemand et le Département d’État. Ford s’exprime à propos de cette polémique en clamant que « [son] acceptation d’une médaille du peuple allemand ne [le fait] pas, comme certains semblent le penser, entraîner aucune sympathie de [sa] part avec le nazisme ». Alors que Ford clame publiquement qu’il n’aime pas les gouvernements militaristes, il tire profit de la Seconde Guerre mondiale, en alimentant l’industrie de guerre des deux camps : il produit, via ses filiales allemandes, des véhicules pour la Wehrmacht, mais aussi pour l’armée américaine.

FORD+planifie+la+guerre+d'Hitler.jpgHenry Ford participe à l’effort de guerre allemand avec Opel, filiale de General Motors. Des succursales de Ford implantées en Allemagne demandent réparation pour les bombardements subis. Un million de dollars est réclamé aux Américains pour les dégâts provoqués dans l’usine de Cologne. Ford demande aussi des réparations au gouvernement français. 38 millions de Francs sont versés après le bombardement de son usine de Poissy

Prochaine étape aux Etats-unis : effondrement monétaire, avec guerre civile à la clef, désintégration du système économique et financier pour arriver à la phase finale, d’un nouvel empire dirigé par "l’élite" et de la mise en place du nouvel ordre mondial.

 




 

Monté Cristo

à lire aussi :

http://www.mai68.org/textes/PrescottBush.htm


 

Gaza : la démocratie et les droits de l'homme selon Israël

07/07/2009 20:00

Christophe Oberlin : « Nous attendons que les Israéliens nous laissent traverser »

Une équipe de chirurgiens français est empêchée depuis dimanche 5 juillet d’entrer dans la bande de Gaza. Joint au téléphone, Christophe Oberlin, l’un des responsables de cette mission, raconte

Quand devait débuter votre mission dans la bande de Gaza ?

Christophe Oberlin : Nous sommes partis de France samedi 4 juillet. On devait passer dimanche le check-point israélien d’Erez, qui permet d’entrer dans la bande de Gaza. Mais cela fait trois jours que nous sommes bloqués et que nous attendons que les Israéliens nous laissent traverser. Nous sommes neuf chirurgiens, français, anglais et espagnol, mandatés par le ministère français des affaires étrangères, dans le cadre de la mission humanitaire de formation de chirurgie et d’enseignement que l’on mène depuis 2002, à raison de trois à quatre missions par an à Gaza.

Quelles raisons invoquent les Israéliens pour vous empêcher de passer ?

Aucune. Arrivés à Erez, on a montré nos papiers, notre ordre de mission et on nous a dit que nous ne passerions pas. Au cours des 25 missions que j’ai effectuées, on a souvent eu des ennuis avec les Israéliens. Tantôt, ils laissaient passer cinq personnes de l’équipe, et pas les autres. Certains ont été bloqués cinq jours, d’autres définitivement. Une fois, l’un d’entre nous a été remis dans l’avion de manière arbitraire. Jamais l’équipe entière n’a été bloquée pendant toute la durée de la mission.

Que dit le ministère des affaires étrangères français ?

Toutes les vexations que nous connaissons aujourd’hui sont le quotidien des diplomates du consulat de France à Jérusalem. Le premier adjoint du consulat s’est fait refouler à Erez, avant-hier. Un véhicule du consulat de France a été fouillé récemment alors que c’est illégal. C’est l’ambassade de France qui maintenant se charge du dossier et son premier secrétaire appelle régulièrement l’armée, en vain pour l’instant.

Quel est le but de votre mission ?

Cette semaine, nous devions donner trente heures de cours à des chirurgiens palestiniens qui suivent sur deux ans une formation en microchirurgie et chirurgie réparatrice. Nous devions voir aussi en consultation chirurgicale 70 patients qui souffrent de séquelles de blessures de guerre, paralysie, chirurgie nerveuse, reconstruction cutanée. Par la même occasion, nous soignons aussi les enfants atteints de tumeur ou victimes d’accidents d’autres origines. Depuis le début de cette mission, on a opéré entre 700 à 800 patients, dont 45 % sont des enfants.

Combien de chirurgiens formez-vous à Gaza ?

C’est une formation en deux ans. Sept Palestiniens ont été diplômés dans la première promotion sortie il y a deux ans. Cette année, dans la deuxième promotion, en fin de première année, ils sont huit. On devait faire passer les examens pour le passage de première en deuxième année. Si les Israéliens ne nous laissent pas passer, la formation de ces chirurgiens palestiniens est fichue pour cette année.

À chaque mission, nous voyons quatre fois plus de patients que nous ne pouvons opérer. C’est pourquoi nous sommes passés à la formation car il y a un besoin aigu. Le premier de nos élèves formés, Mohamed Al Rantissi, fait 100 interventions chirurgicales par an, ce que nous faisons en un an avec quatre déplacements. Une personne sur place est aussi efficace que la totalité des missions. Avec les diplômés et ceux à venir, d’ici à cinq ans, on devrait couvrir les besoins de la population de Gaza dans ce type de chirurgie spécialisée. Ces formations évitent des évacuations sanitaires et permettent de créer des centres chirurgicaux localement.

Recueilli par Agnès ROTIVEL

(1) Auteur avec Jacques-Marie Bourget de Survivre à Gaza, un portrait de Mohamed Al-Rantissi, Éd. Koutoubia, 198 p., 18,90 €.

Source : http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2381209&a...

Le Pr. Oberlin est entré dans la bande de Gaza !

vendredi 10 juillet

Quand le Pr. Christophe Oberlin estime être dans son droit, difficile, même pour les Israéliens, de se mettre en travers de sa route. Après 4 jours de refus consécutifs de la part du gouvernement israélien, le chirurgien de renommée internationale est entré ce matin dans la bande de Gaza et s’est aussitôt mis au travail à l’hôpital Khan Younès avec 3 autres médecins de son équipe.

Il a fini par rentrer jeudi à 11 H 30 dans la Bande de gaza, après avoir squatté pendant 4 jours devant le poste frontière d’Erez et avoir appelé la terre entière pour réussir à tenir ses engagements.
Dès cet après-midi, il était au travail, aux côtés du Dr. Mohamed Rantissi, pour une longue série de consultations, qui ont pris du retard, et qui seront suivies d’interventions chirurgicales liées à des blessures infligées par l’armée israélienne à la population palestinienne pendant l’opération élégamment nommée "plomb durci".
Il dispensera ensuite aux médecins palestiniens un enseignement dans sa spécialité, comme il le fait à chacune de ses missions.

Il a fallu notamment l’intervention de Me Gilles Devers, qui a engagé des procédures, déposant plainte auprès du ministre français des affaires étrangères, pour que le gouvernement israélien soit obligé de céder. Tandis que le journal La Croix et la radio France Info faisaient état de la situation de cette équipe chirurgico-médicale bloquée par l’armée israélienne au poste frontière d’Erez, l’ambasseur d’Israël appelait Frédéric Barrère à France Inter, pour demander qu’il renonce à traiter cette information !

Source : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?breve112

 

Lettre du Pr. Christophe Oberlin à la ministre de l’Intérieur

Mercredi, 9 avril 2008 :: Christophe Oberlin ::
Lettre du Pr. Christophe Oberlin à la ministre de l’Intérieur

Madame la ministre,

J’ai appris que le sous préfet Bruno Guigue était menacé d’exclusion de la fonction publique à la suite de propos qu’il aurait tenus dans un article. Il aurait déclaré que des soldats israéliens assassinent des enfants sur le chemin de l’école, et que la torture est pratiquée dans les prisons israéliennes.

Me rendant moi même régulièrement dans les territoires palestiniens occupés pour y soigner des blessés, je ne peux malheureusement qu’attester avoir vu des blessés, parfois très gravement handicapés, qui m’ont dit avoir été torturés dans les prisons israéliennes.

J’ai rencontré des familles dont un ou plusieurs enfants ont été assassinés. L’un des mes élèves, le Dr Samir El Jazy, a été assassiné par un tireur israélien, à Rafah, chez lui, alors qu’il était en train de coucher sa fille.

Tous ces faits sont malheureusement avérés, et Bruno Guigue n’a fait qu’énoncer une triste vérité. Par ailleurs il ne l’a pas fait, à ma connaissance, dans l’exercice de ses fonctions, et invoquer le « devoir de réserve»  est pour le moins curieux. Est-il interdit de parler ou d’écrire, même en dehors de ses fonctions ? J’ai lu l’un des livres de Bruno Guigue sur le conflit israélo-palestinien : c’est un livre d’universitaire et d’historien, dont rien n’est attaquable. Le livre en question en est d’ailleurs à sa deuxième édition… Un limogeage sans motivation et sans jugement, voilà qui ne nous fait pas honneur.

Je suis moi-même membre de la fonction publique. Va-t-on me limoger parce que je décris également ces réalités ?

Source : http://www.geostrategie.com/671/lettre-du-pr-christophe-oberlin-a-la-ministre-de-l%E2%80%99interieur

 

 

Survivre à Gaza: le Pr Christophe Oberlin témoigne (vidéo)

oberlin Pr Christophe Oberlin* est connu pour son engagement en tant que médecin dans l’action humanitaire. Il intervient dans les parties du monde ravagées par les conflits armés. Il a effectué plusieurs séjours à Gaza et se trouvait dans cette ville assiégée durant les trois semaines de bombardements israéliens. Il est revenu à Paris avec des témoignages, un nouvel éclairage sur la situation dans la région, notamment à travers « Survivre à Gaza« , un livre d’entretiens avec son ami le chirurgien Gazaoui Mohamed Al-Rantissi, le frère d’Abdelazziz Al Rantissi,l’un des fondateurs du Hamas, assassiné par Israël en 2004.


algerie-focus.com . Gaza. Le Pr Christophe Oberlin témoigne


Entretien :

1- Vous êtes un témoin de l’intérieur, puisque vous vous trouviez à Gaza durant les bombardements israéliens. Comment avez-vous vécu votre séjour sous les bombes, et quelle est l’image la plus marquante que vous gardez de cette expérience ?

L’image la plus marquante est celle d’un  garçon de 14 ans que nous avons reçus à l’hôpital de Rafah moins d’une demi heure après notre entrée à Gaza. Une bombe est tombée sur le la place du marché à la nuit. Quinze blessés ont été amenés instantanément. Parmi eux ce jeune homme, qui avait pris un éclat d’obus dans la colonne vertébrale et qui est maintenant paraplégique à vie.

Une autre image, plus gaie, est celle des douze chirurgiens égyptiens qui nous avaient précédés à l’hopital de Khan Younis, certains passés par des tunnels, et qui travaillaient si bien et en si bonne entente avec nos amis palestiniens. Cette solidarité à la fois chirurgicale et culturelle, pour ne pas dire religieuse, m’a beaucoup touchée.

2- Tsahal, relayée par des médias occidentaux, accuse le Hamas d’avoir utilisé la population civile comme bouclier humain, notamment dans les écoles et les hôpitaux de Gaza, et ce afin de justifier son lourd bilan en perte de vies humaines innocentes palestiniennes dont beaucoup de femmes et d’enfants. Est-ce que cet argument est crédible ?

Cet argument est un stéréotype raciste classique: l’arabe, pour Israël, est naturellement peureux (il se cache) et lâche (parmi les civils). La vérité est qu’un combat si inégal justifie de s’adapter, ce que fait la résistance palestinienne, dans la mesure de ses moyens.

3- Ces même commentateurs décrivent le Hamas comme une force brutale qui opprime et tient en otages les Gazaouis ?

Je n’ai jamais rien constaté ni entendu de tel. Bien au contraire la « cote » des résistants et en particulier du Hamas, me semble encore plus élevée à la suite de cette guerre. Des élections le démontreraient aisément.

4- Souscrivez-vous à ce discours et comment décririez-vous, vous le Hamas étant donné que vous avez rencontré personnellement ses dirigeants sur place ?

J’ai rencontré à de multiples reprises les dirigeants du Hamas, et leur discours m’a toujours semblé raisonnable et démocratique. Je note d’ailleurs que cette opinion que j’ai émise de multiples fois depuis plusieurs années, a été reprise il y a quelques mois par un diplomate français, Mr De La Messuzière , et ces jours ci par le vice président de la commission des affaires étrangères du Sénat, Jean François-Poncet.

5- A ce propos, de votre dernier voyage à Gaza est né «  Survivre à Gaza », un livre d’entretiens avec Mohamed Al-Rantissi, chirurgien Gazaoui et frère de Abdelaziz Al-Rantissi, l’un des fondateurs du Hamas. Pouvez-vous nous dire un mot sur ce livre ?

6- Dans le livre Mohamed Al-Rantissi, accuse plusieurs dirigeants du Fatah, y compris Mahmoud Abbas, de collaborer avec Israël et conclut que seule la résistance islamique du Hamas est à même de faire plier l’Etat hébreu et d’aboutir à la création d’un Etat Palestinien. Êtes-vous d’accord avec cette position du Hamas ?

Je suis d’accord avec l’idée que le Fatah, du fait de l’absence de résultats positifs pour les palestiniens depuis la mort d’Arafat, est à bout de souffle, et ne travaille plus efficacement pour les palestiniens. La conséquence en est d’ailleurs le succès électoral du Hamas, qui dépasse nettement les sympathisants directs.

7- L’Union européenne et les Etats-Unis posent trois conditions au dialogue avec le Hamas : qu’il reconnaisse l’Etat d’Israël ; qu’il renonce à la violence ; qu’il reconnaisse les accords d’Oslo. Qu’en pensez-vous; est-ce que le Hamas accepterait ces conditions ?

Aucune de ces conditions ne peut être remplie avant la négociation. S’y accrocher revient à prolonger délibérément la guerre. La position du Hamas est claire et n’a jamais changé: négociations immédiates, directes, avec les représentants élus des palestiniens (y compris le fatah) sans préalables, sur le fond.

8- D’aucuns s’accordent à dire que la situation humanitaire est dramatique à Gaza. Vous en tant que médecin quel est votre constat ?

La situation économique, alimentaire est dramatique. Sur le plan médical, l’essentiel est assuré, notamment les urgences, mais certains traitements font cruellement défaut,  en particulier les traitement anti cancéreux.

9- Benyamin Netanyahou, réclame une nouvelle offensive contre Gaza, pour « terminer le travail et faire disparaître la menace » ( ndrl, le Hamas et le Hezbollah). A quoi devons-nous s’attendre, si jamais cette menace venait-elle à être mise à exécution ?

Ce serait une folie, un crime épouvantable que les USA et l’Europe ne l’en dissuadent pas. Et cela ne déboucherait sur aucun accord politique

Entretien réalisé par Fayçal Anseur
Pour algerie-focus.com et www.lefinancier-dz.com

(*)Christophe Oberlin – Médecin – FRANCE

Chirurgien spécialisé dans la microchirurgie et la chirurgie de la main. Responsable de missions de chirurgie réparatrice des paralysies auprès des blessés palestiniens depuis décembre 2001 (une quinzaine de missions au total). Professeur des Universités. Une centaine de publications, deux livres traduits en anglais, et en chinois. Responsable de deux Diplômes d’Université. A effectué une vingtaine de missions humanitaires de chirurgie réparatrice (lèpre, ulcère du Buruli) entre 1981 et 1995 (Centrafrique, Bénin, Congo, Côte d’Ivoire).
Sympathisant(e) ou membre de : Coordination des Appels pour une Paix Juste au PO,

Source : http://www.algerie-focus.com/2009/02/07/gaza-temoignage-d...

 

 

Un vidéaste de la FEMA, présent à Ground Zero rend public son témoignage

Logo Association ReOpen911Un vidéaste de la FEMA, présent à Ground Zero rend public son témoignage

Vidéaste officiel pour le gouvernement américain, Kurt Sonnenfeld a été dépêché à Ground Zero le 11 septembre 2001 où il a filmé 29 enregistrements durant un mois : "Ce que j'ai vu à certains moments et à certains endroits... est très troublant!" Il ne les a jamais transmis aux autorités, et a été persécuté depuis lors. Kurt Sonnenfeld s'est exilé en Argentine où il a écrit El Perseguido (Le persécuté). Son livre, récemment publié, relate son cauchemar interminable et porte un nouveau coup au rapport du gouvernement concernant les événements du 11/9. Une interview exclusive réalisée par le Réseau Voltaire. 22 juin 2009 De Buenos Aires (Argentine)

 

Kurt Sonnenfeld avec un spécialiste en recherche et secourisme non identifié dans une poche souterraine des décombres de Ground Zero

Introduction

Kurt Sonnenfeld, diplômé de l'Université du Colorado (USA), a étudié les affaires internationales et l'économie ainsi que la littérature et la philosophie. Il a travaillé pour le gouvernement des États-Unis en tant que vidéaste officiel et comme directeur des opérations de diffusion de l'équipe d'intervention d'urgence pour l'Agence Fédérale des Situations d'Urgence (FEMA). Kurt Sonnenfeld a également travaillé sous contrat pour diverses agences gouvernementales et des programmes pour des opérations confidentielles et "sensibles" dans des installations scientifiques et militaires sur le territoire américain.

Le 11 septembre 2001, la zone appelée "Ground Zero" a été fermée au public. Pourtant, Sonnenfeld y avait libre accès, ce qui lui a permis de documenter l'enquête (qui n'a jamais eu lieu) et de fournir des scènes "expurgées" à pratiquement toutes les chaînes d'information dans le monde. Les enregistrements révélant certaines anomalies qu'il a découvertes à Ground Zero sont toujours en sa possession.

Accusé, selon le scénario manifeste d'un coup monté, surtout à la lumière des événements qui ont suivi (1), d'un crime qui n'a pas eu lieu, Kurt Sonnenfeld a été persécuté sur deux continents. Après des années de peur, d'injustice et d'isolement, il a décidé de prendre publiquement position contre l'histoire officielle du gouvernement; il est prêt à soumettre les documents en sa possession à l'examen attentif d'experts fiables.

Votre livre autobiographique intitulé : "El Perseguido", (Le persécuté), a récemment été publié en Argentine où vous vivez en exil depuis 2003. Dites-nous qui vous persécute ?

Kurt Sonnenfeld: Bien que ce soit une autobiographie, il ne s'agit pas de l'histoire de ma vie. Etant devenu un témoin gênant après mon service à Ground Zéro, c'est plutôt le récit des événements extraordinaires qui nous sont arrivés, à ma famille et moi-même, du fait des autorités US durant plus de sept ans et dans les deux hémisphères.

Vous avez expliqué que votre demande de statut de réfugié politique, selon la Convention de Genève de 1951, est encore à l'étude par le Sénat argentin, alors qu'en 2005 on vous garantissait l'asile politique, quoique sur des bases provisoires. Cela fait probablement de vous le premier citoyen américain dans cette situation! Sans doute le premier officiel du gouvernement directement exposé aux événements entourant le 11 septembre 2001 qui soit devenu un "whistle-blower", un dénonciateur. Est-ce cela qui vous a conduit à l'exil ?

Avec sa femme Paula, témoignant devant le Sénat argentin

Kurt Sonnenfeld: Un réfugié est une personne qui a été forcée de quitter son pays (ou ne peut y retourner) pour cause de persécution. Il est indéniable que de nombreuses personnes ont été injustement persécutées à cause des lois quasi- fascistes et des politiques issues du choc du 11 septembre 2001 et ils ont droit au statut de réfugié. Mais le fait est que demander le statut de réfugié est une démarche risquée et dangereuse. L'Amérique est la seule "super puissance" restant au monde, et la dissidence y a été réprimée de fait. Quiconque demande le statut de réfugié sur des bases politiques fait ainsi acte de dissidence extrême. Si votre demande est rejetée, que faites-vous ? Une fois que vous avez déposée la demande, il est impossible de revenir en arrière.

Personnellement, je n'étais pas obligé de quitter les États-Unis, je ne me suis certainement pas enfui. À l'époque, je n'étais tout simplement pas conscient de ce qui se tramait contre moi. Je n'avais pas encore établi les liens. Alors, quand je suis parti en 2003, c'était avec l'intention de revenir. Je suis venu en Argentine pour un court répit, pour tenter de récupérer après tout ce qui m'était arrivé. Je suis venu ici librement avec mon propre passeport, en utilisant mes propres cartes de crédit. Mais par une suite incroyable d'événements, j'ai été depuis forcé à l'exil, et je ne suis pas rentré.

À quelles sortes d'événements faites-vous allusion ?

Kurt Sonnenfeld: J'ai subi de fausses accusations pour des "crimes" qui, d'évidence, ne se sont pas produits, un emprisonnement abusif, la torture suite à ces accusations, en plus de scandaleuses calomnies envers ma réputation, de menaces de mort, de tentatives d'enlèvement, et plusieurs autres violations des droits civils et humains telles que dénoncées par de nombreux accords internationaux. Mon retour aux États-Unis ne serait pas seulement une prolongation de ces violations, il aboutirait à une séparation - peut-être permanente d'avec ma femme et nos jumelles de 3 ans, la seule raison d'être qui me reste. Et puis, avec l'impossibilité d'obtenir un procès équitable pour un crime qui n'a jamais eu lieu, je risquerais même la peine de mort.

En 2005, le gouvernement américain a fait une requête pour vous extrader, ce qui a été refusé par un juge fédéral. Puis, en 2007, la Cour suprême argentine -dans une démonstration d'intégrité et d'indépendance- a refusé l'appel américain, mais votre gouvernement a persisté. Pouvez-vous nous éclairer sur la situation ?

Kurt Sonnenfeld: En 2008, absolument sans aucune base légale, le gouvernement américain a fait de nouveau appel auprès de la Cour suprême, qui maintiendra certainement les deux décisions inattaquables déjà prises par le juge fédéral.

L'une de ces décisions rapportait qu'il y avait trop de "sombras", ou des zones d'ombres dans mon cas. Il y avait de nombreux mensonges dans l'ordre d'extradition envoyé ici par les autorités US et heureusement, nous avons pu le prouver. Le fait qu'il y ait tant de mensonges a servi à soutenir ma requête de demande d'asile. On a pu montrer que l'on a été victimes d'une longue campagne de harcèlement et d'intimidation de la part des services de renseignements américains. En conséquence, ma famille est depuis sous protection policière permanente. Comme l'a remarqué un sénateur à propos de mon cas: "leur comportement trahit leurs motivations réelles."

Ils veulent vous épingler pour "un crime qui n'existe pas." Comment justifiez-vous un tel acharnement ? En temps que fonctionnaire de la FEMA, le gouvernement aurait dû vous croire. À quel moment la situation a-t-elle basculé ?

Kurt Sonnenfeld: Rétrospectivement, je réalise que la situation a basculé peu avant que j'en prenne conscience. Initialement, la fausse accusation portée contre moi était totalement irrationnelle, elle m'a complètement démoli. C'est incroyablement difficile d'avoir souffert de la perte de quelqu'un qu'on aime et qui se suicide. Mais en être accusé, c'est insupportable. L'affaire s'est soldée par un non-lieu, car une montagne de preuves m'absolvait totalement (Nancy, ma femme, a laissé une lettre derrière elle, et des écrits suicidaires dans son journal; il y a eu des cas de suicide dans sa famille; etc.) L'accusation était sure à 100% de mon innocence avant de demander le non-lieu.

Mais la garde à vue a été prolongée, même APRES qu'il ait été dit que je devais être libéré, ce qui m'a prouvé que quelque chose se tramait en coulisse. J'ai été incarcéré QUATRE MOIS après que mes avocats eurent été informés qu'un non-lieu était requis; j'ai finalement été libéré en juin 2002. Pendant ce temps, une incroyable suite d'événements étranges s'est produite. Alors que j'étais encore détenu, j'ai eu une conversation téléphonique avec des fonctionnaires de la FEMA afin de résoudre le problème, mais j'ai réalisé qu'on me considérait comme "compromis", représentant un danger. On m'a dit qu'il était convenu que "l'agence devait être protégée", surtout à la lumière du bouleversement qui menaçait avec la mise en application du "PATRIOT ACT" et de l'intrusion attendue qui viendrait avec le nouveau Département de la Sécurité de la Patrie (Department of Homeland Security). Après tous les risques que j'avais encourus, toutes les épreuves et les difficultés que j'avais endurées durant presque 10 ans, je me suis senti trahi. La déception a été terrible.

Parce qu'ils m'abandonnaient, je leur ai dit que je n'avais pas les enregistrements, que je les avais donnés à un "bureaucrate" de New York, et qu'ils devraient attendre que je sois relâché pour récupérer tout autre document en ma possession. Peu après cette conversation, ma maison a été saisie, les serrures ont été changées, et des voisins ont vu des hommes entrer chez moi, bien qu'il n'y ait pas à la Cour de rapport mentionnant leurs entrées, comme cela se devait. Quand j'ai enfin été libéré, j'ai découvert que mon bureau avait été mis à sac, mon ordinateur n'était plus là et plusieurs vidéos avaient disparu de ma vidéothèque au sous-sol. Des hommes étaient constamment garés dans la rue près de ma maison, mon système de surveillance a été piraté plus d'une fois, les lampes de sécurité extérieures étaient dévissées, etc., au point que je me suis installé chez des amis, dans leur copropriété à la montagne, qui par la suite a AUSSI été cambriolée.

Quiconque cherche la vérité reconnaît qu'il y a eu des séries d'irrégularités extraordinaires dans cette affaire et qu'une scandaleuse injustice est faite contre moi et ceux que j'aime. Cette intense campagne pour me faire retourner sur le sol américain est un faux prétexte à des motivations plus obscures.

Vous avez suggéré que vous avez observé des choses à Ground Zero qui ne concordent pas avec le compte-rendu officiel. Avez-vous dit ou fait quelque chose pour éveiller le doute à cet égard ?

Kurt Sonnenfeld: Lors de ce même coup de fil, j'ai dit que je révélerais au public, non seulement mes suspicions sur les événements entourant le 11 septembre 2001, mais aussi sur divers contrats pour lesquels j'ai travaillé par le passé

Sonnenfeld à Ground Zero, dans son travail de documentation sur le terrain

Sur quoi se basent vos soupçons ?

Kurt Sonnenfeld: Rétrospectivement, il y avait beaucoup de choses dérangeantes à Ground Zero. Cela m'a paru bizarre d'être envoyé à New York avant même que le second avion ne frappe la tour Sud, alors que les médias rapportaient seulement encore qu'un "petit avion" était entré en collision avec la tour Nord - une catastrophe bien trop bénigne pour faire intervenir la FEMA. La FEMA a été mobilisée en quelques minutes, alors qu'il lui a fallu dix jours pour se déployer à New Orleans en réponse à l'ouragan Katrina, malgré de nombreux avertissements préalables! J'ai trouvé bizarre que les caméras soient si farouchement interdites dans le périmètre de sécurité de Ground Zero, que toute la zone soit déclarée scène de crime, alors que les "preuves" y étaient enlevées et détruites si rapidement. Puis j'ai trouvé très étrange d'apprendre que la FEMA et plusieurs autres agences fédérales étaient déjà en position dans leur centre de commande, au Pier (quai) 92, le 10 septembre, un jour avant les attentats.

 

Des pneus du train d'atterrissage visibles dans un conteneur de preuves marqué "FBI Parties d'avion seulement."

On nous demande de croire que les quatre boîtes noires "indestructibles" des deux avions ayant percuté les tours n'ont jamais été retrouvées car elles ont été complètement pulvérisées, pourtant j'ai un film montrant des roues du train d'atterrissage peu endommagées, et aussi des sièges, des morceaux de fuselage, une turbine d'avion, qui n'était absolument pas désintégrés. Ceci dit, je trouve plutôt étrange que de tels objets presque intacts aient pu résister à ce type de destruction qui a transformé la plus grande partie des Tours Jumelles en poussière. Et j'ai assurément quelques doutes quant à l'authenticité de la turbine de "l'avion".

 

La turbine du Boeing à la décharge de l'île de Fresh Kill

Ce qui est arrivé au Bâtiment 7 est extrêmement suspect. J'ai une vidéo qui montre à quel point la pile de gravats était curieusement petite et comment les bâtiments de chaque côté n'ont pas été touchés par le Bâtiment 7 lorsqu'il s'est effondré. Il n'a pas été frappé par un avion; il n'a subi que quelques dégâts mineurs quand les Tours Jumelles se sont écroulées, il n'y avait que des incendies mineurs sur quelques étages. Il est impossible que ce bâtiment ait pu imploser comme il l'a fait sans une démolition contrôlée. Pourtant l'effondrement du Bâtiment 7 a à peine été évoqué par les médias dominants et ignoré de manière suspecte par la Commission sur le 11/9.

D'après certaines informations, les sous-sols du WTC7 contenaient des archives sensibles et indubitablement compromettantes. Avez-vous trouvé quelque chose à ce propos ?

Kurt Sonnenfeld: Le Service Secret, le Département de la Défense, le FBI, le Service des Revenus fiscaux (IRS, le Fisc, NDLR), la Commission de réglementation et de contrôle des marchés financiers (la SEC) ainsi que la "Cellule de crise" (de la ville de New York, NDLR) pour les situations d'urgence (OEM) occupaient énormément d'espace sur plusieurs étages du bâtiment. D'autres agences fédérales y avaient également des bureaux. Après le 11 Septembre, on a découvert que, caché dans le bâtiment 7, se trouvait le plus grand centre clandestin de la CIA dans le pays, hormis celui de Washington DC; une base opérationnelle d'où l'on espionnait les diplomates des Nations Unies et d'où étaient menées les opérations de contre-terrorisme et de contre-espionnage (ainsi que l'Intelligence économique, NDLR).

Il n'y avait pas de parking souterrain dans le bâtiment (World Trade Center) 7. Il n'y avait pas de caves. À la place, les agences fédérales du Bâtiment 7 rangeaient leurs véhicules, documents et pièces à conviction dans le bâtiment de leurs partenaires de l'autre côté la rue. Sous le niveau de la place du Bureau des Douanes US (Bâtiment 6), il y avait un grand parking souterrain séparé du reste de la zone souterraine du complexe et hautement surveillé. C'est là que les divers services du gouvernement garaient leurs voitures résistantes aux bombes, leurs limousines blindées, les faux taxis et les camions de la compagnie de téléphone utilisés pour des surveillances secrètes et des opérations secrètes, des fourgonnettes spécialisées et autres véhicules. Dans cette zone de parking sécurisé, il y avait aussi un accès à la chambre forte inférieure du Bâtiment 6.

Approchant l'entrée vers les niveaux inférieurs du Bâtiment

Quand la tour Nord est tombée, le Bureau des Douanes US (Bâtiment 6) a été écrasé et complètement ravagé par le feu. La plupart de ses étages souterrains ont également été détruits. Mais il y avait des cavités. Et c'est par une de ces cavités, récemment découverte, que je suis descendu pour enquêter avec la Force d'intervention spéciale. C'est là qu'on a découvert l'antichambre de sécurité de la cave sévèrement endommagée. Tout au bout du bureau de sécurité se trouvait la grande porte en acier de la chambre forte avec, à coté, le clavier à code dans le mur en parpaing. Mais le mur était fissuré et partiellement effondré, et la porte était partiellement ouverte. A l'aide de nos torches, on a regardé ce qu'il y avait dedans. Si ce n'est plusieurs rangées d'étagères vides, la chambre forte ne contenait que des débris et de la poussière. Elle avait été vidée. Pourquoi ? Et quand avait-elle pu être vidée ?

Est-ce cela qui a fait résonner un signal d'alarme en vous ?

Kurt Sonnenfeld: Oui, mais pas immédiatement. Dans un tel chaos, il était difficile de réfléchir. Ce n'est qu'après avoir tout digéré que "l'alarme" s'est déclenchée.

Le Bâtiment 6 a été évacué 12 minutes après que le premier avion ait frappé la tour Nord. Les rues ont immédiatement été bouclées par des véhicules de pompiers, des voitures de police et les embouteillages, et la chambre forte était assez large, 15 mètres sur 15 selon moi, pour nécessiter au moins un grand camion pour évacuer son contenu. Après que les tours soient tombées et qu'elles aient détruit le niveau du parking, une mission pour récupérer le contenu de l'antichambre aurait été impossible. La chambre forte a donc dû être vidée avant l'attaque.

J'ai largement décrit tout ceci dans mon livre, et il semblerait que les choses d'importance aient été mises en lieu sûr avant les attentats. Par exemple, la CIA n'a pas semblé trop inquiétée par ses pertes. Après que l'existence de leur bureau secret dans le Bâtiment 7 soit découverte, un porte-parole de l'agence a dit aux journaux qu'une équipe spéciale avait été dépêchée pour fouiller les débris à la recherche de documents secrets et de rapports des services de renseignement, bien qu'il y ait des millions, si ce n'est des milliards de pages flottant dans les rues. Néanmoins, le porte-parole était confiant. "Il ne devrait pas y avoir trop de papiers dispersés." a t-il déclaré.

 

Les vestiges insolites du Bureau des Douanes US. (Bâtiment 6)

Et les douanes ont d'abord clamé que tout avait été détruit. Que la chaleur avait été si intense que toutes les pièces à conviction de la chambre forte avaient été réduites en cendre. Mais quelques mois plus tard, ils ont annoncé avoir mis un terme aux activités d'un important réseau de trafic de narcotiques et de blanchiment d'argent colombien après avoir récupéré des preuves cruciales de la chambre forte, dont des photos de surveillance et des enregistrements d'écoutes téléphoniques très sensibles. Et quand ils ont déménagé dans leur nouveau bâtiment au 1 Penn Plaza à Manhattan, ils ont fièrement accroché sur le mur du hall leur plaque honorifique et la grande enseigne ronde des Bureaux de la Douane US, elle aussi miraculeusement retrouvée, immaculée, dans leurs anciens bureaux du World Trade Center, écroulés et incendiés.

Vous n'étiez pas seul en mission à Ground Zero. Est-ce que les autres ont remarqué les mêmes anomalies ? Savez-vous s'ils ont également été harcelés ?

Kurt Sonnenfeld: En fait, j'ai entendu parler de quelques personnes sur deux sorties différentes. Certains d'entre nous en ont même discuté après. Ils savent de qui il s'agit et j'espère qu'ils se manifesteront, mais je suis certain qu'ils ont de fortes appréhensions sur ce qu'il leur arrivera s'ils le font. Je leur laisse le soin de décider, mais l'union fait la force.

Avec la parution de votre livre, vous êtes devenu un "lanceur d'alerte"- mais à un point de non retour ! Il doit y avoir beaucoup de gens qui savent ce qui s'est réellement passé ou non en ce jour fatidique. Pourtant, personne n'est monté au créneau, surtout pas ceux qui étaient directement impliqués de manière officielle. C'est ce qui rend votre cas si convaincant. À en juger d'après vos épreuves, il n'est pas difficile d'imaginer ce qui retient de telles personnes.

Kurt Sonnenfeld: En fait, il y a aussi des gens très bien et crédibles qui ont lancé des alertes. Ils sont discrédités, ignorés. Certains sont persécutés et harcelés comme moi.

Les gens sont tenus par la peur. Tout le monde sait que si vous questionnez les autorités US, vous aurez des problèmes d'une façon ou d'une autre. Au minimum, vous serez discrédité, déshumanisé. Le plus vraisemblablement, vous vous trouverez accusé de quelque chose sans aucun rapport, comme une fraude fiscale - ou même quelque chose de pire, comme dans mon cas. Regardez ce qui est arrivé à Abraham Bolden, dénonciateur du Service Secret par exemple, ou au maître des échecs Bobby Fischer après qu'il ait montré son mépris à l'égard des États-Unis. Il y a une quantité d'exemples. Par le passé, j'ai demandé à mes amis et associés de parler pour moi pour raconter tous les mensonges diffusés dans les médias, mais ils avaient tous peur des retombées contre eux-mêmes et leurs familles.

À quel degré vos découvertes à Ground Zero impliqueraient le gouvernement dans ces événements? Êtes-vous au courant des enquêtes qu'ont mené plusieurs scientifiques et des professionnels qualifiés qui non seulement corroborent vos propres découvertes, mais dans certains cas les surpassent de loin ? Considérez vous ces personnes comme des "adeptes de la théorie du complot" ("conspiracy nuts") ?

Kurt Sonnenfeld: Au plus haut niveau à Washington DC, quelqu'un savait ce qui allait se produire. Ils voulaient tellement une guerre, qu'ils ont, au minimum, laissé faire, et plus vraisemblablement ils ont même aidé ces événements à se produire.

Parfois, il me semble que les "dingues" (NDLR: les "adeptes de la théorie du complot") sont ceux qui s'accrochent à ce qu'on leur a dit avec une ferveur presque religieuse malgré toutes les preuves du contraire - ceux qui ne veulent pas considérer le fait qu'il y a eu une conspiration. Il y a tant d'anomalies dans l'enquête "officielle" qu'on ne peut les attribuer à des erreurs ou à de l'incompétence. Je connais les scientifiques et les professionnels qualifiés auxquels vous faites référence, leurs découvertes sont convaincantes, crédibles et présentées selon le protocole scientifique, en totale opposition avec les découvertes de l'enquête "officielle". De plus, de nombreux agents des services secrets et des fonctionnaires du gouvernement avancent leurs opinions très informées (disant) que la Commission sur le 11/9 était au mieux une farce, au pire une couverture. Mon expérience à Ground Zero n'est qu'une pièce de plus à rajouter au puzzle.

Ces événements remontent à presque 8 ans. Pensez-vous que découvrir la vérité à propos du 11/9 est toujours un objectif important ? Pourquoi ?

Kurt Sonnenfeld: C'est de la plus haute importance. Il en sera de même dans 10 ou même 50 ans si la vérité n'a pas éclaté d'ici là. C'est un objectif important car, à ce point de l'histoire, beaucoup de gens sont trop crédules face à ce que les "autorités" leur racontent et trop enclins à les suivre. En situation de choc, les gens cherchent à être guidés. Les gens qui ont peur sont manipulables. Savoir manipuler les masses aboutit à d'inimaginables bénéfices pour de nombreuses personnes très riches et très puissantes. La guerre est incroyablement chère, mais l'argent finit bien quelque part. La guerre est toujours très profitable pour un petit nombre. D'une manière ou d'une autre, leurs fils finissent toujours à Washington DC, ils prennent les décisions, établissent des budgets, tandis que les fils des pauvres et de ceux qui ne sont pas pistonnés finissent toujours au front, recevant les ordres et livrant les guerres des premiers. Les énormes caisses noires du Département de la Défense US représentent une machine de financement illimité pour le complexe militaro-industriel, chiffré à plusieurs milliers de milliards de dollars, et il en sera ainsi tant que les masses ne se réveilleront pas, tant qu'elles ne redeviendront pas sceptiques et qu'elles ne demanderont pas des comptes. Les guerres (et les faux prétextes mis en avant) ne cesseront pas tant que les gens ne prendront pas conscience des réels motifs de la guerre et tant qu'ils n'arrêteront pas de croire aux explications "officielles."

Ce qu'on appelle le 9/11 Truth Movement (le mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre, NDLR) a demandé une nouvelle enquête indépendante sur ces événements. Croyez-vous qu'en ce sens il y ait un espoir avec l'Administration Obama ?

Kurt Sonnenfeld: Je le souhaite vraiment, mais je reste sceptique. Pour quelles raisons le leadership d'un quelconque gouvernement établi agirait volontairement à ce qui aboutirait à une sérieuse compromission de son autorité ? Ils préfèrent maintenir le statu quo et laisser les choses en l'état. Le chauffeur du train a changé, mais le train a-il changé de direction ? J'en doute. L'impulsion doit venir du public, non seulement au niveau national mais aussi à l'international, comme le fait votre groupe.

Un nombre de groupes pour les droits de l'homme et des groupes d'activistes vous soutiennent dans la détresse, et non des moindres, le Prix Nobel de la Paix, Adolfo Pérez Esquivel par exemple. Comment les Argentins répondent-ils en général à votre situation ?

Kurt Sonnenfeld: Par un incroyable déferlement de soutiens. La dictature militaire est encore fraîche dans la mémoire collective de la plupart des gens ici, qui savent que la dictature (tout comme d'autres dictatures en Amérique du Sud à ce moment-là) avait été soutenue par la CIA, à l'époque dirigée par George Bush père. Ils se souviennent très bien des centres de torture, des prisons secrètes, des milliers de personnes "disparues" à cause de leurs opinions, la peur quotidienne. Ils savent que les États-Unis recommenceront aujourd'hui s'ils le jugent opportun, qu'ils envahiront un pays pour atteindre leurs intérêts politiques et économiques, puis pour manipuler les médias à l'aide de "casus belli" fabriqués de toute pièce pour justifier leurs conquêtes.

 

Kurt Sonnenfeld avec Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix 1980

Ma famille et moi sommes honorés de compter parmi nos plus chers amis Adolfo Pérez Esquivel et ses conseillers du Servicio de Paz y Justicia (SERPAJ). Nous avons travaillés ensemble à de nombreuses causes, dont les droits aux réfugiés, le droit des femmes, des enfants sans familles, et des enfants porteurs du HIV/SIDA. Nous sommes également honorés d'avoir le soutien de : Abuelas de Plaza de Mayo; Madres de Plaza de Mayo, Línea Fundadora; Centro de Estudios Legales y Sociales (CELS); Asamblea Permanente de Derechos Humanos (APDH); Familiares de Detenidos y Desaparecidos por Razones Políticas; Asociación de Mujeres, Migrantes y Refugiados Argentina (AMUMRA); Comisión de Derechos Humanos de la Honorable Cámara de Diputados de la Provincia de Buenos Aires; Secretaría de Derechos Humanos de la Nación; et le Programa Nacional Anti-Impunidad. Au niveau international, un "amicus curiae" a été présenté en notre faveur par l'ONG REPRIEVE de Grande-Bretagne, et nous bénéficions de la collaboration de NIZKOR d'Espagne et de Belgique. De plus, ma femme, Paula et moi avons été reçus au Congrès par La Comisión de Derechos Humanos y Garantías de la Honorable Cámara de Diputados de La Nación.

Comme nous le disions, décider d'écrire ce livre et de le rendre public a été un pas gigantesque. Qu'est-ce qui vous a poussé à le faire ?

Kurt Sonnenfeld: Sauver ma famille. Et faire savoir au monde que les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être.

Dernière question, mais pas la moins importante : qu'allez-vous faire de vos enregistrements ?

Kurt Sonnenfeld: Je suis certain que mes enregistrements révèlent plus de choses que je ne suis capable d'analyser vu mes compétences limitées. C'est pourquoi je coopérerai autant que je le peux avec des experts fiables et sérieux dans un effort commun pour faire éclater la vérité.

Merci beaucoup !

Interview réalisé et publié par le réseau voltaire.

Traduit par ReOpen911.

Association ReOpen911
http://www.reopen911.info/
www.ReOpen911.info/News

Et aussi sur ReOpen911 News :

10/07/2009

Attentats 9/11 : Un blog de soutien à Jean-marie Bigard

A découvrir : Un blog de soutien à Jean-Marie BIGARD et pour l'ouverture d'une internationale sur les attentats du 9/11 aus USA.

En hommage aux victimes des attentats et de toutes celles qui s'en sont suivies dans le monde à la suite de cette Effroyable Imposture. N'oubliez pas de signer la pétition.

http://911soutienabigard.hautetfort.com/


Retrouvons notre honneur et notre dignité humaine...!!!!


 

09/07/2009

Bigard : 11 Septembre - Les chasseurs américains

Le 11 septembre et les chasseurs américains

http://www.dailymotion.com/video/x9thju_bigard-11-septemb...

Bigard : 11 Septembre - Les chasseurs américains

envoyé par JeanMarieBigard. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.