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27/06/2009

Système monétaire mondial – Crise du dollar

Qui mène le monde ? Les Banques privées US.... dont la FED qui n'a de fédérale que le nom !

Système monétaire mondial – Crise du dollar

Les manipulations du système monétaire et du système des changes provoquent le scandale le plus important de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, parce qu’elle a lieu effectivement dans le monde entier, qu’aucun gouvernement ne peut plus la contrôler ni la stopper ou l’empêcher et que, formellement, elle a même lieu légalement en raison de lois désuètes.


L’étape décisive dans la rupture avec la monnaie d’Etat a été la fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des Etats-Unis. Dès la fin du XIXe siècle, les banques sous la coupe de l’empire Rotschild ont lancé une grande campagne pour prendre le contrôle de l’économie des Etats-Unis. Venant d’Europe, les Rotschild ont financé la Banque J.P. Morgan & Co., la Banque Kuhn Loeb & Co., John D. Rockefellers Standard Oil Co., les chemins de fer d’Edward Harriman et les aciéries ­d’Andrew Carnegie.


Aux environs de l’an 1900, les Rotschild ont envoyé aux Etats-Unis un de leurs agents, Paul Warburg, pour coopérer avec la Banque Kühn Loeb & Co. Jacob Schiff et Paul Warburg ont lancé une campagne visant à instaurer des «Federal Reserve Banks» (FED), instituts privés d’émission. Appuyés par les deux grands groupes financiers Rotschild et Rockefeller, ils sont parvenus à fonder une banque centrale privée ayant le droit d’émettre sa propre monnaie, moyen légal de paiement garanti à l’origine par l’Etat. L’instauration de la FED en 1913 a permis aux banquiers internationaux de raffermir leur puissance financière aux Etats-Unis. Paul Warburg a été le premier président de la FED.


Le XVIe amendement de la Constitution américaine, qui a permis au gouvernement de prélever un impôt sur le revenu, a suivi la fondation de la FED. Telle était la conséquence du fait que le gouvernement ne pouvait plus émettre sa propre monnaie. Ainsi, les banquiers internationaux faisaient indirectement main basse sur le patrimoine privé des citoyens américains. A l’époque, les plus importants actionnaires de la FED étaient:


  1. Les banques Rothschild de Paris et de Londres
  2. La Banque Lazard frères de Paris
  3. La Banque Israel Moses Seif en Italie
  4. La Banque Warburg à Amsterdam et à     Hambourg
  5. La Banque Lehmann à New York
  6. La Banque Kuhn Loeb & Co. à New York
  7. La Banque Rockefeller Chase Manhatten à New York
  8. La Banque Goldman Sachs à New York.

Après la Première Guerre mondiale, les réserves d’or mondiales ont été accumulées dans cette banque privée qu’était la FED, de sorte que de nombreuses banques centrales n’ont plus pu maintenir l’étalon-or et que leur pays a sombré dans la déflation – la première crise économique mondiale. Même pendant la Guerre mondiale, les Etats-Unis ont exigé des pays en guerre qu’ils paient les armements livrés en or. Après la fin de la guerre, l’or de l’Allemagne a dû aussi être cédé comme butin de guerre. A elles seules, plus de 30 000 tonnes d’or du monde se sont ainsi accumulées aux Etats-Unis. Cet or a servi de couverture au dollar. Toutefois, comme une grande partie des dollars étaient détenus dans les banques centrales étrangères comme réserves monétaires, les Etats-Unis ont pu imprimer et dépenser davantage de dollars qu’ils n’avaient d’or. En effet, les autres pays avaient besoin de dollars pour acheter des matières premières, traitées uniquement en cette monnaie. Outre l’or, le dollar est donc devenu de plus en plus une des réserves monétaires principales des banques centrales étrangères. Le règne du dollar dans le monde avait commencé.


En 1971, Richard Nixon (37e président des Etats-Unis de 1969 à 1974) a résilié l’obligation de convertir le dollar en or (l’étalon de change-or) et, simultanément, la garantie de l’Etat à propos du dollar. Depuis lors, le billet vert n’est couvert ni par l’or ni par une garantie de l’Etat; il s’agit donc de la monnaie privée libre de la FED.
Or la masse monétaire de dollars en circulation déterminée par la FED (depuis mars 2006, celle-ci ne publie plus le chiffre de la masse monétaire M3) est devenue un problème insoluble: pendant que la masse mondiale de biens quadruplait au cours des 30 dernières années, la masse monétaire s’est multipliée par quarante.


Comment fonctionne cette banque privée qui a le droit d’imprimer des dollars? La FED produit des dollars. Ceux-ci sont prêtés au gouvernement des Etats-Unis contre des obligations qui servent de «sûretés» à la FED. Les banques de la FED qui détiennent ces titres perçoivent des intérêts annuels. Astucieux, n’est-il pas vrai? Dès 1992, les obligations détenues par la FED avaient une valeur de quelque 5 trillions de dollars, et les intérêts payés par les contribuables américains augmentent constamment. La FED s’est appropriée ce patrimoine incroyable en prêtant de l’argent au gouvernement américain et en encaissant alors des intérêts. La contre-valeur: du papier de couleur, nommé dollar.


Répétons-le: le dollar est émis non pas par le gouvernement des Etats-Unis, mais par la FED, qui est contrôlée par des banques privées et met à disposition du gouvernement de l’argent et, en contre-partie, encaisse largement des intérêts et prélève des impôts. Personne ne remarque cette duperie. De plus, les obligations émises par le gouvernement donnent à la FED un droit de gage, public et privé, sur l’ensemble des biens-fonds des Etats-Unis.
De nombreuses actions en justice se sont efforcées de faire annuler la loi sur la FED, mais sans succès jusqu’à maintenant. Le président John F. Kennedy a été le premier à tenter de transformer la FED en édictant un décret présidentiel («executive order number 11110»). Peu après, il a été assassiné, probablement par son propre service de renseignements. Le premier acte de son successeur, Lyndon B. Johnson, a été d’annuler le décret de son prédécesseur dès son retour de Dallas à Washington, dans l’avion présidentiel.

Et aujourd’hui ? Les banques privées tentent par tous les moyens de maintenir et d’assurer leur gigantesque source de revenu qu’est le dollar. Les Etats qui veulent nouer leurs relations commerciales internationales sur la base de l’euro, tels l’Irak, l’Iran ou le Venezuela, sont déclarés terroristes. Les gouvernements sont forcés de livrer des produits aux Etats-Unis contre des dollars sans valeur, et l’augmentation effrénée de la liquidité fournit à la haute finance les liquidités illimitées avec lesquelles elle peut acheter dans le monde entier. Les banques centrales du monde entier sont forcées de détenir des dollars sans valeur comme «réserves monétaires». Le dollar des Etats-Unis est la monnaie privée de la haute finance, garantie par personne si ce n’est par elle-même, utilisée pour maximiser le profit, accrue sans vergogne, employée comme moyen de domination mondiale et pour accaparer toutes les ma­tières premières et autres valeurs au monde.     •

Source: Internationaler Hintergrundinformationsdienst für Politik, Wirtschaft und Wehrwesen, inter info, suite 344, juillet et août 2007
(Traduction Horizons et débats)

Source : http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=462

 

Vaccin Hépatite B : Le labo GSK reconnu responsable d'une sclérose en plaques

Société 25/06/2009 à 17h54

Le labo GSK reconnu responsable d'une sclérose en plaques

INFO LIBÉ

Le laboratoire pharmaceutique a été reconnu responsable de la sclérose en plaques d'une adolescente, survenue après sa vaccination contre l'hépatite B.

FLORENT LATRIVE

Vaccination (ici contre la grippe).

Vaccination (ici contre la grippe). (Alix Guigon / AFP)

C'est une victoire pour tous ceux qui cherchent à faire établir en justice le lien entre la vaccination contre l'hépatite B et la sclérose en plaques. Après plus de dix ans de procédure, le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) vient d'être reconnu «entièrement responsable» pour la sclérose en plaques diagnostiquée chez une adolescente en 1998, quelques mois après sa dernière injection du vaccin Engerix B contre l'hépatite B.

La décision du Tribunal de Grande Instance de Nanterre, en date du 12 juin et révélée aujourd'hui par Libération, condamne GSK a verser 396.000 euros de dommages-intérêts à la jeune femme, aujourd'hui âgée de 27 ans.

Cette décision est une première depuis un arrêt de la Cour de Cassation de 2003 indiquant que le lien entre la vaccination et la sclérose en plaques ne pouvait être établi.

L'histoire débute en 1994, quand Camille (1), alors âgée de 12 ans, reçoit une première injection d'un vaccin contre l'hépatite B. Nous sommes alors en pleine campagne nationale: les pouvoirs publics incitent la population à se vacciner contre une maladie susceptible de déclencher des hépatites aigües et des cancers du foie. Entre 1994 et 1998, 20 millions de Français sont vaccinés, le tiers de la population.

En février 1997, Camille subit son rappel du vaccin. Dès avril, elle est hospitalisée pour des troubles de l'équilibre et de la vision, constatées lors d'une compétition de gymnastique rythmique. En janvier 1998, le diagnostic formel tombe: c'est la sclérose en plaques. L'adolescente est alors âgée de 15 ans. Sa mère dépose plainte contre GSK en février 1999.

Des centaines de plaintes similaires ont été déposées devant les tribunaux civils, mais aussi au pénal: la juge Marie-Odile Bertella-Geoffroy, qui dirige le pôle de santé publique à Paris, a mis en examen GSK et le français Sanofi Pasteur MSD l'an dernier pour «tromperie aggravée». L'affaire est toujours en cours d'instruction.

Comme bien souvent dans les affaires de santé publique, il est très difficile d'établir la preuve avec certitude. Les études scientifiques tentant de prouver le lien entre la vaccination contre l'hépatite B et la sclérose en plaques peinent à prendre en compte des accidents qui, en tout état de cause, demeurent rares. En septembre 2008, une étude menée par une équipe de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris concluait ainsi à un risque non-nul, mais faible sur les enfants.

Pour le Tribunal de Nanterre, nul besoin d'attendre une preuve définitive, qui ne viendra sans doute jamais. La responsabilité du laboratoire est engagée s'il existe des «présomptions précises, graves et concordantes», ce qui est le cas pour Camille. Contacté par Libération, GSK refusait jeudi en fin d'après-midi de commenter cette décision ou dire s'il comptait faire ou non appel.

(1) Le prénom a été modifié

Source :  Libération

 

Les USA dénoncent une fraude en Iran !

Ils ont tous juré qu'ils ne frauderont pas et sont prêts à dénoncer toute fraude électorale dans le monde...
Y compris chez eux...pour commencer.....


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Sérieux !!!  Juré !!!

Nous allons les croire n'est-ce pas ?
Ils ont la mémoire courte avec les élections de BUSH et des autres.......!!!

Nous ne sommes pas mieux servis chez nous, avec la dictature européenne que l'on nous impose.....!!!!!

Avez-vous voté Oui, vous, à la constitution européenne ?????????????? NON .......????

Eh bien, on se fiche pas mal de votre avis, elle est passée quand même en force sans vous, NON....???? !!

Et vous avez fait quoi pour défendre vos droits constitutionnels ???? Rien ....???????

VIVE LES DICTATURES FRANCAISE ET EUROPEENNE..!!!

Allez, allez n'allons pas chercher des dictatures aussi loin de chez nous, car nous y sommes déjà sous le régime dictatorial et nous pourrions devenir la risée du Monde, si ce n'est pas déjà fait.........!!!!!!




Que recherche Israël au Liban ?

Nous sommes sans doute idiots, mais, nous nous posons la question légitime de savoir, ce que recherche Israël par le déploiement de ses forces militaires organisées depuis quelques jours aux frontières du Liban et pas seulement, par des survols en masse de chasseurs israéliens. Le fait constituant une nouvelle violation de l’espace aérien libanais et en même temps de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Les provocations commenceraient-elles, en sachant qu'au travers de celles-ci c'est l'Iran qu'Israël chercherait à provoquer pour son soutien au Hezbollah ?

Mais, car il y un mais....... ce n'est pas le Hezbollah soutenu par l'Iran qui a gagné les élections présidentielles Libanaises  mais la coalition pro-occidentale soutenue par les USA et les Saoudiens, même si le Hezbollah a conservé une majorité de blocage.

Cherchons l'erreur ?

Un autre silence qui nous interpelle...? Celui des médias français et occidentaux sur ces questions....!!!!

Censure de la presse ?


Déploiement en masse de troupes israéliennes à proximité de la frontière libanaise
Vendredi, 26 Juin 2009 09:06


Beyrouth, le 26 juin – Des troupes de l’armée israélienne sont déployées en masse au niveau de la frontière au Sud Liban. Dans le cadre d’une activité militaire non usuelle, les forces israéliennes ont déployé des tanks de type Merkava ainsi que des transporteurs de troupes et d’autres véhicules militaires armés tout le long de la barrière de fils barbelés séparant les fermes de Chebaa des territoires libanais libérés, selon une dépêche de l’ANI. Des tirs sporadiques sont également entendus à ce niveau.

Des survols en masse des chasseurs israéliens renforcent ce déploiement, constituant une nouvelle violation de l’espace aérien libanais et en même temps de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Les avions israéliens ont survolé les hameaux de Chebaa, les villages d’Al-Arkoub, asbaya, Marjeyoun, la Beqaa Ouest ainsi qu’Iklim el-Touffah.

A la périphérie de la localité d’Al-Abassiyé, les troupes de Tsahal ont érigé des fortifications et des barricardes dans le cadre de leur activité militaire aux alentours du poste d’Al-Douhayra, et des machines lourdes ainsi que des bulldozers et de larges grues sont également employés. Une activité similaire a lieu également près du poste de Jabal el-Cheikh.
Libnanews


Source : Libnanews

Que cherche Israël au Liban ?

Extrait d'un article :

22/06/2009 15:25:02 - Jeune Afrique- Par : Financial Times et Jeune Afrique 2009 -

On prend les mêmes...

La coalition pro-occidentale emmenée par Saad Hariri remporte contre toute attente les législatives. Mais le Hezbollah et ses alliés conservent une minorité de blocage.

Les élections libanaises du 7 juin vont sans doute déboucher sur la formation d’un gouvernement d’union nationale et sur un Parlement divisé. La coalition pro-occidentale emmenée par le Mouvement du futur de Saad Hariri l’a emporté contre toute attente (71 sièges).
Mais l’alliance conduite par le Hezbollah maintient ses positions et détient toujours une minorité de blocage au sein du gouvernement (57 sièges). En dépit d’une campagne extrêmement tendue, pas grand-chose ne devrait changer – il en aurait probablement été de même si le résultat avait été différent. Les contraintes sectaires liant la myriade de partis en une complexe équation de partage du pouvoir rendent très difficile toute modification du schéma politique.

Saad Hariri, le fils de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, assassiné en 2005 après une rupture officielle avec la Syrie, a néanmoins remporté une victoire remarquable. Le soutien des États-Unis et des Saoudiens, soucieux de circonvenir le Hezbollah, soutenu par l’Iran, n’a pas été de trop.

La suite ici : Jeune Afrique

 

 

26/06/2009

Les perspectives israéliennes après les élections libanaises du 7 juin

Pour comprendre où sont les intérêts actuels du Liban et d'Israël

La démocratie libanaise et sa lingua franca confessionnelle : les limites de la représentation et les déficiences de la légitimité
Les perspectives israéliennes après les élections libanaises du 7 juin

4 juin 2009
Par Romain Lalanne, collaborateur à la chaire Raoul Dandurand

Dans quelques jours se tiendront au Liban des élections législatives dont l’issue jouera pour partie sur le difficile processus de stabilisation du pays. Si les médias israéliens occultent quelque peu la campagne électorale libanaise au profit d’un traitement des premiers mois du gouvernement Netanyahou et du dossier nucléaire iranien, les résultats devraient être particulièrement suivis par les décideurs politiques et militaires israéliens en raison de la percée annoncée du Hezbollah (1). Mais surtout, ces élections interviennent alors que différentes annonces ont pu lever le voile sur les activités secrètes conduites aussi bien par Israël que le Hezbollah.

Depuis plusieurs semaines maintenant, les autorités libanaises sont en effet parvenues à démanteler plusieurs réseaux d’espionnage conduits par des Libanais au profit d’Israël, tandis que le Hezbollah a reconnu apporter « tout type de soutien » au Hamas après que la police égyptienne ait révélé avoir arrêté dans le Sinaï plusieurs agents du mouvement chiite suspectés d’alimenter le trafic d’armes à destination de la bande de Gaza.

Or ces événements sont des coups durs aussi bien pour Israël que le Hezbollah.
Avec l’arrestation de ses agents libanais, le Mossad (2) va devoir se priver de précieuses informations en ce qui concerne l’emplacement des infrastructures et les intentions éventuelles du Hezbollah. Mais surtout, ces arrestations risquent de mettre à jour une partie des techniques et de l’architecture de l’espionnage israélien. Quant au Hezbollah, son activisme en Égypte pourrait renforcer l’animosité des États arabes à son égard, mais aussi celle d’une partie de l’opinion publique libanaise qui pourrait considérer que les intérêts du Liban sont bradés au profit d’un suivisme de l’agenda régional iranien.

Dernier événement en date : le quotidien allemand Der Spiegel publiait dans son édition du 23 mai dernier, une information selon laquelle le Hezbollah serait responsable de l’assassinat de Rafic Hariri en février 2005 (3). Si l’information a rendu les Libanais plus que sceptiques, elle a été largement reprise par les autorités israéliennes afin de stigmatiser le mouvement chiite. Naturellement, le Hezbollah a nié l’information en précisant que « ce sont des affabulations qui ont pour objectif d’influencer la campagne électorale et faire oublier les informations sur le démantèlement des réseaux d’espionnage travaillant pour le compte d’Israël (4) ».

Espionnage israélien au Liban, présence du Hezbollah sur la frontière sud d’Israël, « révélations » sur l’assassinat de Rafic Hariri : tout indique que quelque chose se passe actuellement, Israël n’étant pas parvenu à encaisser son échec de l’été 2006 et craignant l’issue du 7 juin, tandis que le Hezbollah n’aurait toujours pas renoncé à sa lutte contre Israël. À ce sujet, il ne faut pas écarter la possibilité que la ligne stratégique suivie par le Hezbollah viserait à venger l’assassinat l’année dernière à Damas d’un de ses dirigeants (5). Dans ces conditions, l’issue des élections du 7 juin représente un point de focalisation quant à l’avenir des relations israélo-libanaises.

Or si un fait inquiète Israël, c’est la perspective que l’avancée politique du Hezbollah et l’accroissement démographique chiite au Liban aillent de pair avec une remise en cause du confessionnalisme et de son corollaire : le partage du pouvoir avec les maronites et les sunnites (6). En Israël, certains analystes avancent d’ailleurs que l’objectif ultime du Hezbollah serait d’établir un État islamique qui ancrerait clairement le Liban dans une ligne pro-iranienne (7). Outre qu’elle est exagérée — l’ensemble des forces politiques libanaises s’entendant sur la nécessité d’alléger le confessionnalisme —, cette thèse écarte l’hypothèse qu’une percée du Hezbollah lors du scrutin du 7 juin prochain engendrerait à terme un mouvement de normalisation, même timide, des relations israélo-libanaises. Si l’on invoque la théorie de la rationalité des acteurs, les responsabilités gouvernementales apparaissent comme un vecteur d’adoucissement politique d’autant plus puissant que la force du système politique libanais est justement de créer des contre-pouvoirs qui poussent à la recherche du compromis. Le Hezbollah cherchant par ailleurs à gagner des soutiens en décloisonnant son spectre politique, on ne peut écarter la possibilité que sa direction fasse le choix d’exister dans le jeu politique libanais plutôt que dans un argumentaire militaire de lutte contre Israël qui, depuis le désengagement israélien du Sud-Liban en 2000, a considérablement perdu en raison d’être. À cela s’ajoute la question globalement résolue des prisonniers du Hezbollah détenus en Israël. A contrario, l’occupation des fermes de Chabaa par Israël — une zone qui constitue actuellement le dernier différend entre les deux pays — reste un puissant argument pour le Hezbollah. Mais en raison des ressources en eau dont elle dispose, cette zone représente un territoire d’importance stratégique pour Israël. Le statu quo semble donc l’emporter sur ce dossier, ce qui pourrait maintenir la tension existante sur la frontière.

Restent deux inconnues : les élections présidentielles en Iran le 12 juin prochain et la politique étrangère américaine. Celle-ci a fait preuve d’une volonté de rapprochement aussi bien avec la Syrie qu’avec l’Iran depuis l’accession au pouvoir du Président Obama. Or sans présumer d’une totale dépendance du Hezbollah à ces deux pays, il est clair que l’issue de ces deux dossiers jouera également sur l’avenir des relations israélo-libanaises.


(1)Le Hezbollah détient actuellement 14 des 128 sièges que comptent le Parlement libanais.
(2) Service de renseignement extérieur israélien.
(3) Eric Follath, « New Evidence Points to Hezbollah in Hariri Murder », Der Spiegel, 23 mai 2009, disponible au : www.spiegel.de/international/world/0,1518,626412,00.html
(4) « Le Hezbollah dénonce les affabulations du Der Spiegel et la classe politique met en garde contre les semeurs de discorde », L’Orient-Le Jour, 25 mai 2009, disponible au : www.lorientlejour.com/article/619327/Le_Hezbollah_dnonce_les_affabulations_du_Der_Spiegel_et_la_classe_politique_met_en_garde_contre_les_semeurs_de_discorde.html
(5) Imad Moughniyeh a été tué le 12 février 2008 à Damas par l’explosion d’une voiture piégée. Voyant dans cet acte la main d’Israël, le Hezbollah ne cache pas son intention de se venger tandis que Jérusalem rejette toute responsabilité.
(6) Le système politique libanais repose sur une forme de démocratie caractéristique des sociétés constituées de multiples minorités (ethniques et/ou religieuses, ce qui est précisément le cas du Liban). Dans ces sociétés, l’application des principes de la démocratie majoritaire reviendrait à écarter un grand nombre de minorités de l’accès au pouvoir, avec le risque de dérive vers une dictature minoritaire. Aussi l’ensemble des groupes sont-ils intégrés en institutionnalisant l’accès de tous au pouvoir sur la base du partage.
(7)Shimon Shapira et Yair Minzili, « Hizbullah’s Struggle to Change the Lebanese Regime », Jerusalem Viewpoints, Jerusalem Centre for Public Affairs, numéro 571, mai-juin 2009.


Observatoire dirigé par Barah Mikaïl, chercheur à l’IRIS.

Source : http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article1388