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01/07/2009

Israël intercepte en mer des pacifistes en route pour Gaza

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La famine et la mort pour GAZA...???!!!!
La presse est toujours interdite à Gaza et le blocus de l'aide alimentaire et médicale continue.......

Par Reuters

ASHDOD, Israël - La marine israélienne a pris le contrôle d'un navire qui transportait des militants du mouvement pacifiste pro-palestinien Free Gaza et une cargaison humanitaire destinée à la bande côtière en dépit du blocus qu'Israël impose au territoire et elle a conduit le bateau dans le port israélien d'Ashdod.

"Aucun coup de feu n'a été tiré durant l'abordage du bateau", dit l'armée israélienne dans un communiqué. Selon une source proche de la police, l'équipage et les activistes seront vraisemblablement expulsés.

Le ferry avait quitté Chypre avec les militants de Free Gaza, mouvement basé aux Etats-Unis, pour livrer de l'aide humanitaire aux Palestiniens de la bande de Gaza, territoire administré depuis 2007 par le mouvement islamiste Hamas.

"Hier soir, la marine israélienne a contacté le bateau en mer pour faire comprendre qu'il ne serait pas autorisé à entrer dans les eaux côtières de Gaza en raison de risques liés à la sécurité dans cette zone et du blocus naval en vigueur", indique Tsahal.

"Au mépris de tous les avertissements, le cargo est entré dans les eaux côtières de Gaza", ajoute l'armée en précisant que les produits humanitaires qui se trouvaient à bord seraient transférés dans la bande de Gaza "sous réserve d'autorisation".

Sur son site internet, le mouvement Free Gaza précise que la Nord-Irlandaise Mairead Maguire, prix Nobel de la paix 1976, et l'ex-parlementaire américaine Cyntia McKinney étaient au nombre des militants embarqués sur le cargo.

"Nous sommes indignés, ils ont tout bonnement volé notre bateau et enlevé nos représentants", a dit Greta Berlin, porte-parole du mouvement à Chypre. "Les derniers mots que nous ayons entendus d'eux étaient: 'Ils nous encerclent, ils nous encerclent', puis la liaison téléphonique s'est arrêtée."

Mark Regev, porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a déclaré que "chaque jour Israël permet que des secours humanitaires parviennent à la population de Gaza, des produits alimentaires, des médicaments, de l'énergie, etc...

"Il n'était pas question de cela dans ce bateau, il s'agissait d'activistes politiques qui ont fait l'apologie du régime du Hamas", a-t-il dit.

La marine israélienne avait déjà intercepté deux fois des militants de Free Gaza en route pour Gaza.

Amir Cohen à Ashdod, Allyn Fisher-Ilan à Jérusalem et Michele Kambas à Nicosie, Version française Jean-Philippe Lefief, Philippe Bas-Rabérin et Nicole Dupont

Vidéo "secrète" d'Ahmadinejad: BHL s'explique...

Encore un nouveau bidonnage de BHL ? La vidéo était connue de longue date et avait été filmée par des professionnels.

Heureusement que BHL a été réélu pour la 5ème fois (25 ans) au conseil de surveillance d'Arte sur la demande de Nicolas SARKOZY, son ami intime depuis 25 ans. On se demande d'ailleurs pour quelles raisons Nicolas SARKOZY vouvoie BHL dans le courrier qu'il lui adresse personnellement, s'ils se connaissent depuis 25 ans ? Nous sommes assurés de la non ingérence de notre Président de la République au sein des médias, et de l'impartialité de BHL sur le choix des programmes de ARTE.

Pas de censure aucune ni de propagande raciste..... !

Et surtout n'allez pas croire qu'il s'agisse de népotisme ou d'ingérence, vous vous tromperiez lourdement....!!!
Mauvaises langues.....!!!!
Tout le monde a le droit d'avoir des copains dans la politique, non ? Surtout les copains.......!!!!

Sarkozy souhaitait la réélection de BHL au conseil de surveillance d'Arte

“A l’issue de votre mandat, je veux vous remercier du travail accompli et souhaite son renouvellement”. Ces propos sont, révèle Le Monde, ceux tenus par Nicolas Sarkozy dans une lettre adressée à Bernard-Henri Levy quelques jours avant que ce dernier ne soit réélu président du conseil de surveillance d’Arte France (lundi 22 juin), pour un cinquième mandat consécutif. Il a été élu pour la première fois en 1993.

Pour le philosophe, qui n’y voit aucune ingérence et veut anticiper toute polémique, “c’est une lettre personnelle qu’il a adressée à quelqu’un qu’il connait depuis vingt-cinq ans”, explique-t-il.

Source : Nouvel Obs

Vidéo "secrète" d'Ahmadinejad: BHL s'explique...

Le 26/06/2009,

On en sait un peu plus sur la vidéo supposément "clandestine" postée par le philosophe. Mais l'origine du document demeure peu clair.

C'est quoi cette histoire?
Ce jeudi, l'écrivain publie sur sa page DailyMotion une vidéo qu'il qualifie de "tout à fait extraordinaire". Il affirme qu'il s'agit d'un document "clandestin".

Que signifie cette vidéo? Comment l'auteur se l'est-il procurée? Est-ce un document exclusif? L'auteur s'explique sur Slate.fr et L'Express.fr.

(Source: Dailymotion)


Comment cette vidéo est-elle arrivée dans les mains de l'écrivain?
"Cette vidéo m'est parvenue via une écrivaine Iranienne qui réside à Paris, Fariba Hachtroudi", explique-t-il sur Slate.fr.

"C'est elle qui, à son retour de Téhéran où elle vient de faire un nouveau et long séjour, l'a reçue, puis traduite et sous-titrée. Elle désespérait de voir la presse s'y intéresser. Une version non sous-titrée avait été postée sur Youtube, mais sans réactions", ajoute-il sur l'Express.fr

Quel a été le rôle de Bernard Henri-Levy dans tout cela?
"Sachant qu'une version non sous-titrée circulait déjà, je lui ai conseillé d'abord de la traduire en français. Puis, ce matin, je l'ai fait poster sur ma page Facebook", poursuit-il sur l'Express.fr.

Pourquoi publier cette vidéo?
"Son contenu, maintenant. Je le trouve délirant. Et, donc, terrifiant. Le calme glacial de la voix. Le ton d'évidence sur lequel ce message d'apocalypse est dit. (...) Tout cela, cet appel à un islam "pur", ce fanatisme, sont proprement glaçants", écrit BHL sur Slate.fr.

Qui a fait sortir cette vidéo et pourquoi?
"Il semble qu'elle ait été prise avec un appareil photo, par un des participants à cette réunion, clandestinement. On peut toujours imaginer, bien sûr, que quelqu'un l'aurait fait sortir à dessein. Mais pourquoi? Dans quel but? Franchement, je ne vois pas", admet l'écrivain sur Slate.fr.

Qu'est-ce qui prouve que cette vidéo est clandestine?
Alors que nous distinguions jeudi un flash d'appareil photo à 10 minutes 26 secondes exactement, dans les commentaires "lamine" explique apercevoir un cameraman en haut à droite, au début de la séquence.

"Vous avez vu la distance de zoom? Et plus ça se rapproche, plus ça devient net. C'est une petite caméra digitale posée sur un trépied. Pas de "bougé" dans l'image. Le zoom est rectiligne et sans hésitation. Le type était filmé et le savait", avance de son côté le posteur mon chien aussi.

"Personne ne parle du son ? C'est un enregistrement à partir d'un micro, donc soit le micro est devant lui, soit quelqu'un a refait la post-synchro à sa sauce...En d'autres termes il s'agit bien de la captation officielle de la réunion", affirme enfin "blazed" dans le commentaires.

BHL fait-il encore "un bidonnage à la Géorgienne"? interroge valjean dans les commentaires... Certains internautes se souviennent d'un vrai-faux témoignage de la Géorgie en guerre, publié par Le Monde l'été dernier.

Comme le souligne le posteur "blazed"  dans les commentaires, on ne peut en tous cas pas reprocher la véracité du document à l'écrivain-philosophe. Quant au but de la manoeuvre de l'auteur de cette vidéo, elle reste encore à identifier.

Source : Le Post


A lire aussi :
- BHL publie une vidéo "clandestine" d'Ahmadinejad: d'où sort-elle?
- Pean/Kouchner: quand Bernard-Henri Levy s'en mêle...

Nous savons maintenant que cette vidéo était officielle, volontairement filmée et que le Président Iranien proposait un plan de redressement de son pays et de la jeunesse iranienne, selon ses convictions. Légitime, qu'il s'occupe des affaires de son pays.

Maintenant pour être objectifs et équitables, intéressons-nous au vote juif français.

Lorsque le lobby juif francais parle ça donne cela

http://www.dailymotion.com/video/x81hoi_lorsque-le-lobby-...

Lorsque le lobby juif francais parle ça donne cela...

envoyé par Titaween. - L'info video en direct.

Commentaires sous la vidéo : Vous remarquez que les juifs de France ne s'identifient par rapport à la France mais par rapport à israel...le fameux "NOUS" par opposition à eux...c'est à dire " nous "les français...  Il est beau le communautarisme !!

 

Réunion à Alger du Conseil des ministres arabes de l'Eau

Soumis par toma le lun, 2009-06-29 21:03.

Le Conseil des ministres arabes de l'Eau a tenu, lundi à Alger, sa première session, avec comme objectif de jeter les bases d'une coopération interarabe à même de relever les défis liés à cette ressource vitale.

Dans une allocution lors de la séance d'ouverture, le secrétaire général de la Ligue Arabe, M. Amr Moussa a mis l'accent sur la nécessité d'œuvrer à la sensibilisation des différentes couches sociales, à l'échelle arabe, aux problèmes de l'eau et de l'environnement, soulignant le besoin d'augmenter les capacités des pays arabes dans tous les domaines en rapport avec ces secteurs, particulièrement en matière de gestion efficiente des ressources en eau.

Après avoir fait remarquer que "l'ère de l'accès facile à l'eau est révolue", M. Moussa a souligné que "l'appropriation par Israël des sources d'eau dans les territoires arabes occupés et leur détournement par la force, constituent une menace à la sécurité d'approvisionnement de la Palestine, la Jordanie, la Syrie et du Liban".

De son côté, le président du Conseil mondial de l'eau (CME), M. Loïc Fauchon, a insisté sur la nécessité de préserver les sources d'eau et de veiller à la rationalisation de la distribution et de la consommation, expliquant que le gaspillage de cette denrée vitale, qui va se raréfiant, est devenu "inacceptable".

M. Mustapha Janah, secrétaire général du Secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement, qui a représenté le Maroc à cette réunion, a confié à la Map que cette rencontre est une occasion de faire le point de la situation et de la gestion des ressources en eau dans les pays arabes, comme elle permet, a-t-il ajouté, de procéder à un échange de vues concernant les grandes orientations stratégiques à adopter, en vue de parvenir à un développement durable et garantir la sécurité dans les domaines alimentaire et de l'eau.

Il a souligné que le Royaume s'est attelé depuis des décennies à la maîtrise de ses ressources en eau, à travers la réalisation de grands barrages, ce qui lui permet de couvrir ses besoins en eau. Mais en dépit des étapes franchies dans ce domaine, a-t-il fait remarquer, le Maroc n'est pas à l'abri de la raréfaction des ressources en eau, en raison des changements climatiques.

MAP

Source : http://www.biladi.be/7440-reunion-alger-du-conseil-des-mi...

29/06/2009

Israël au Liban : Nouvelle provocation !

Armée: augmentation suprenante des appels téléphoniques israéliens vers le Liban 27/06/2009

 

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Le commandement de l'Armée Libanaise - Direction de l'orientation a révélé que nombre de citoyens et de militaires libanais faisaient l'objet d'appels téléphoniques provenant de l'entité sioniste, signalant que le rythme de ces appels avait augmenté de façon significative ces deux dernier jours.
Tous ces appels ont en commun de demander des informations sur des soldats ayant disparu au Liban en échange d'argent liquide.

L'armée a invité tous les Libanais à ne pas répondre à ces appels téléphoniques, dont la persistance  constitue " une  violation à la souveraineté du Liban», avertissant que «toute tentative d'établir des liens avec eux  relèvera de la collaboration avec l'ennemi".

http://www.almanar.com.lb

Source : Alterinfo

Commentaire sous l'article :

Ceux qui veulent en finir avec le Liban, la Syrie, l'Iran, etc. comme ils ont mis l'Irak à genoux...

C'est pas des musulmans !


http://www.takeourworldback.com/itwasntmuslims_fr.htm

Israël et la guerre pour l'eau !

Suite à notre précédent article: "Que recherche Israël au Liban ?", l'un de nos abonnés à la Newsletter que nous remercions, nous a répondu :

L'EAU !

Nous avons effectué quelques recherches sur ce sujet dont nous vous livrons ici quelques articles intéressants.

Ce qui nous interpelle encore, c'est le silence de la presse française et occidentale sur ce qui se trame actuellement aux frontières du Liban, voire au Liban, après les manoeuvres militaires organisées par Israël aux frontières du Liban, et la violation de l'espace aérien libanais par les mirages de l'armée israélienne. La censure bat son plein !

SILENCE ON TUE POUR L'EAU entre-autres richesses à exploiter !

LA GUERRE POUR L'EAU !

L'eau, une des priorités d'Israël.

Israël a vu le jour en 1948. Depuis sa naissance, l’Etat est au cœur de nombreux conflits dans la région.

La Guerre des Six Jours

Pour contrer l’aridité de son territoire, Israël cherche à récupérer un maximum d’eau, provenant notamment des fleuves frontaliers. En 1953, Israël décide d’assécher le lac Houleh pour s’assurer la totalité du débit du Jourdain. Débute ainsi la construction d’un canal, le futur Aqueduc national destiné à transporter l'eau du Jourdain vers les terres agricoles du Sud et du Néguev. Ce geste provoque une levée de boucliers dans le monde arabe, qui dépend lui aussi beaucoup du fleuve biblique.

Devant les tensions naissantes, les Etats-Unis interviennent en dépêchant Eric Johnston dans la région afin d’y présenter un plan de partage des eaux du Jourdain. Le plan Johnston, bien qu’il soit admis comme référence actuellement, n’a jamais été adopté par les différentes parties. Le puissant lobby agricole israélien a refusé tout compromis, de même que les Etats arabes pour qui cela équivalait indirectement à reconnaître l'Etat israélien.

Malgré les pressions internationales, Israël poursuit la construction de l’Aqueduc national. En contrepartie, les pays arabes voisins (la Syrie, le Liban et la Jordanie) décident en 1964 de détourner le Jourdain à leur profit exclusif et de s’approprier les ressources du Hasbani, du Banias et du Yarmouk qui alimentent le cours du fleuve biblique.
Israël réplique manu militari en bombardant plusieurs barrages et infrastructures de déviation de l’eau en menacant d’une opération de plus grande envergure. Si le Liban cède immédiatement, la Syrie ne s’inclinera qu’en 1967.
Israël ressort grand vainqueur puisqu’il annexe des territoires hydrologiquement stratégiques : le plateau du Golan et les nappes de Cisjordanie.

Le Golan et les territoires palestiniens occupés

Le plateau du Golan fournit 770 millions de mètres cubes d’eau par an à Israël, soit un tiers de sa consommation annuelle. La Syrie refuse de reconnaître l’annexion de ce territoire par Israël en 1967 et axe sa politique hydraulique sur les bases du plan Johnston.
Les eaux de Cisjordanie sont donc âprement disputées par la Syrie qui contrôle en amont le Yarmouk, par Israël et par les Palestiniens. Ceux-ci revendiquent leur droit d’ancienneté vis-à-vis des Israéliens. Toutefois, ces derniers répliquent en arguant qu’ils ont développé nombre de structures hydrauliques et qu’ils ont permis aux Palestiniens d’accéder à d’autres ressources en eau situées sur le territoire israélien.

L’eau du plateau du Golan et de Cisjordanie est aujourd’hui entièrement contrôlée par les Israéliens, via leur compagnie nationale de l’eau Mekorot. Cette entreprise israélienne gère tous les aménagements hydrauliques y compris ceux des territoires occupés. Sa politique favorise les installations israéliennes, et tend à négliger les puits palestiniens qui auraient pourtant besoin de profondes rénovations. Ce contrôle menace directement les palestiniens qui sont soumis au bon vouloir d’Israël quant aux livraisons d’eau. Celles-ci peuvent être perturbées voire coupées en fonction des tensions politiques.

En 1967, les Israéliens ont drastiquement limité la consommation d’eau des Palestiniens, imposant un rationnement, refusant la construction de nouvelles installations palestiniennes et annexant les puits existants au profit des colons. Depuis, certains assouplissements ont amélioré d’anciennes infrastructures mais le contrôle de l’eau s’avère tout aussi ténu qu’au sortir de la guerre. Ainsi les colons israéliens reçoivent près de 30% de l’eau des territoires occupés alors qu’ils ne constituent que 6% de la population. De même, le prix de l’eau favoriserait les colons. La tarification serait basée sur le niveau de vie des Israéliens. Toutefois, la plupart des Palestiniens ne paient pas leur facture, faute de revenus suffisants.
La situation dans la bande de Gaza est encore plus dramatique, l’eau y étant bien plus rare que dans les collines cisjordaniennes. Cette eau se caractérise par sa très forte salinité due aux surpompages des nappes dont Israéliens et Palestiniens s’accusent mutuellement d’être responsables.

Le Liban

Le château d’eau libanais attire Israël qui souhaiterait pouvoir pomper davantage dans les eaux du Litani et du Wazzani.
Ainsi, en 1978, Israël déclenche l’opération « Litani » contre le Liban suivie quelques années plus tard par l’opération « paix en Galilée ». Le but officiel est de repousser vers le nord les Palestiniens de l’OLP, toutefois la création d’une zone de sécurité dans le Sud Liban où coulent les deux fleuves laisse libre cours aux rumeurs libanaises. Des scientifiques ont démontré une diminution du débit du Litani dans la zone contrôlée par les Israéliens qui ont nié les accusations libanaises de détournement d’eau via des canalisations souterraines mais ont avoué avoir pompé une grande partie des eaux de la rivière Ouasani.

Par ailleurs, les fermes de Chebaa constituent une autre source d’intérêt israélien pour le Liban. Ces fermes sont situées sur les flancs du mont Hermon et surplombent un important réservoir d’eau. Lors du retrait de Tsahal, les Israéliens ont tenté de s’approprier cette région qui leur assurait le contrôle de deux sources contribuant à l’alimentation du Banias, du Dan et du Wazzani, dont les eaux se jettent dans le Jourdain. De même, la nappe aquifère du mont Hermon est très convoitée, la qualité de ses eaux favorise le refroidissement et le dessalement du lac de Tibériade. Enfin, grâce à la proximité entre ce mont et le plateau du Golan l'armée israélienne peut surveiller et protéger son infrastructure militaire au Golan.

Récemment, les libanais et plus particulièrement le Hezbollah ont mené à bien des projets de détournement des eaux du Hasbani et du Wazzani au profit des habitants de la région. Ainsi, une station de pompage a été construite et inaugurée en 2003. Ces installations sont assez préoccupantes pour Israël qui menace de les détruire militairement s’il le faut.

La Jordanie

En 1994, la Jordanie et Israël ont signé un traité de paix qui détermine entre autre le partage des eaux du Jourdain.
Durant l'été, Israël a le droit d'utiliser 12 millions de m3 des eaux du Yarmouk et 13 millions durant l'hiver. En contrepartie, Israël s'engage à fournir 50 millions de m3/an à la Jordanie d'eau potable supplémentaire, dont 20 millions seront fournis par un stock réservé dans le lac de Tibériade (Article 1, annexe II).
Suite à ce traité, le royaume Hachémite et l’Etat Hébreu se sont entendus sur l’aménagement de la vallée du Jourdain et développent des projets communs de dessalement, de canalisations et de réutilisation de l’eau en faveur de l’agriculture notamment.
Toutefois, l’application du traité est menacée par la baisse des eaux du lac de Tibériade. Cette baisse est due en partie à l’exploitation syrienne du Yarmouk qui alimente le lac. La Syrie ne respecte pas le plan Johnston de partage des eaux du Yarmouk ; elle cherche à s’approprier au maximum le fleuve pour sa consommation personnelle mais aussi pour limiter celle de son voisin israélien.
Ainsi, elle s’est alliée à la Jordanie pour construire un barrage sur le Yarmouk, le barrage al-Wahdah. Cependant, Israël bénéficie de moyens de pression vis-à-vis de la Jordanie grâce au traité de 1994 mais aussi vis-à-vis de la Syrie. En effet, Israël pourrait négocier son retrait du Golan syrien en exigeant le renoncement au projet al-Wahdah.
Le territoire aride d’Israël conduit l’Etat Hébreu à chercher de l’eau chez ses voisins arabes.
Qu’il s’agisse du Jourdain ou des fleuves qui l’alimentent, l’eau devient un bien de plus en plus rare et précieux que convoitent tous les pays de la région.
Les tensions générées explosent parfois en conflits violents entre Israël, la Syrie, la Jordanie ou le Liban. Si la géopolitique compliquée de cette région du monde ne dépend pas exclusivement des ressources en eau, celles-ci sous-tendent toujours les négociations de paix entre les pays riverains.

Sources : Christian CHESNOT (Pénurie d’eau au Proche-Orient) - Henry LAURENS (Le Moyen-Orient au XX. siècle)
 

L'eau du Liban, source de toutes les convoitises

Transmis par : GILLES LABARTHE, DE RETOUR DU LIBAN Actif 24 Mai 2004 - 23:00
International [3]
PROCHE-ORIENT - Après les guerres du pétrole, les guerres pour l'eau? La gestion de l'or bleu provoque déjà de nombreuses rivalités au Proche-Orient, concernant la captation et le détournement des eaux du Tigre, de l'Euphrate, du Jourdain ou du Nil. Turquie, Syrie, Irak, Egypte et Soudan bataillent aujourd'hui pour s'assurer des ressources stratégiques. Le Liban, véritable château d'eau régional, n'est pas épargné par le phénomène. Retour sur une longue polémique qui l'oppose à Israël. Pour échapper au stress de la capitale, les habitants de Beyrouth qui en ont le temps et les moyens aiment se rendre à Zahlé, petite ville nichée sur le versant est du Mont-Liban. Propice à la villégiature, Zahlé possède quelques bons restaurants dont les terrasses ombragées permettent de grignoter de délicieux mezzé, tout en regardant couler les eaux tranquilles de la rivière. En conduisant une heure plus au Sud, on traverse les riches vergers et les vignobles réputés de Ksara et de Kefraya.

PARADIS SUR TERRE

Une promenade à travers la réserve naturelle verdoyante de Haamiq contribuera à donner de cette plaine fertile et bien irriguée de la Bekaa une impression de paradis sur terre. Le calme y est assuré. Mais dès l'approche du lac artificiel de Qaraoun, retenant les eaux du Litani, la présence marquée de militaires libanais et syriens vient rappeler que l'eau est aussi source de conflits. Postes de contrôle, canons de DCA et blindés encadrent ce barrage long de 1350 mètres. L'image idyllique de la Bekaa s'estompe rapidement face aux uniformes.
«Depuis les années septante, les Israéliens ont pris l'habitude de pomper les eaux du Litani», explique une responsable d'association locale. Elle évoque les années de guerre, l'invasion à répétition de cette région du Sud-Liban par l'Etat hébreu. «Opération Litani» en mars 1978, opération «Paix en Galilée» en 1982, occupation de la zone dite «de sécurité» jusqu'en mai 2000...
Plusieurs observateurs soutiennent que, outre la lutte armée contre les éléments de la résistance palestinienne ou du Hezbollah, l'accès aux ressources hydrauliques représente une des raisons majeures des occupations militaires orchestrées par Israël (lire ci-dessous). Pendant des années, ingénieurs, enquêteurs et même soldats des casques bleus de l'ONU ont livré des rapports concernant des cas de pompage des eaux du Litani par les Israéliens.


SABOTAGE SYSTÉMATIQUE

D'un côté, l'Etat hébreu, qui souffre de pénuries sur ses propres terres. De l'autre, le Liban et ses montagnes, véritable château d'eau du Proche-Orient, souvent accusé par le gouvernement de Tel-Aviv de dilapider l'or bleu. C'est un fait: une bonne partie des eaux du Litani se déverse directement dans la Méditerranée. En jetant un coup d'oeil au barrage de Qaraoun, on peine d'ailleurs à saisir les dimensions réelles du litige. L'installation libanaise semble aujourd'hui encore fonctionner au ralenti, bien en deçà des capacités d'exploitation réelles du fleuve. Comme si, technologiquement parlant, le temps s'était arrêté au milieu du siècle.
Précisément, la construction du barrage remonte à 1959. A l'origine, il était «destiné à la production d'électricité et à fournir de l'eau d'irrigation aux grandes étendues cultivées de la Bekaa, explique un guide. Mais ces objectifs n'ont pu être atteints pendant de nombreuses années, à cause de la guerre civile (1975-91) et de l'occupation d'Israël du Sud-Liban. Un des aspects les plus ambitieux du projet, qui pourrait être repris aujourd'hui, consistait à construire quatre autres barrages et à creuser un tunnel pour irriguer la région de Natatiyé», située plus au Sud.
Mais la mise en valeur du potentiel hydraulique libanais, considéré comme le plus important de la région et représentant la seule ressource naturelle du pays, piétine lourdement. Bon nombre d'infrastructures ont en effet été détruites pendant la guerre. Certaines sous les bombardements israéliens de 1982. Les soldats de l'armée israélienne auraient aussi mené des opérations de sabotage systématique des canalisations, selon les témoignages d'un habitant. Faute d'une gestion publique efficace, le gouvernement du premier ministre Rafic Hariri compte désormais sur les investissements du secteur privé pour lancer de nouvelles constructions de barrages dans le bassin Wazzani-Hasbani. Dont un projet ambitieux portant sur dix ans, estimé à un coût global de 420 millions de dollars, rapporte le Daily Star de Beyrouth.


SHARON MOINS OBSÉDÉ

Là encore, il faudra composer avec le voisin hébreu et en appeler à des médiations internationales pour éviter de nouvelles querelles, voire des bombardements. «Dès que l'on parle du Sud-Liban, il faut rappeler qu'Israël y a des intérêts importants, souligne Thomas Litscher, ambassadeur de Suisse au Liban. Ariel Sharon a menacé le pays en octobre 2002 quand le Gouvernement libanais a inauguré une nouvelle station de pompage des eaux du Wazzani. Pour Israël, cela valait déjà le casus belli.»
Le gouvernement de Sharon semble aujourd'hui moins obsédé par l'accès au fleuve Litani. La situation s'était relativement détendue dans les environs. A une vingtaine de kilomètres seulement au sud-est du lac Qaraoun, la fixation israélienne sur les eaux de la rivière Wazzani et le fleuve Hasbani, situé en bonne partie sur territoire libanais en amont du Jourdain, reste en revanche toujours de mise. C'est même dans cette région du Mont-Hermon, fief du Hezbollah, que de violents accrochages militaires ont eu lieu ces derniers jours.