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21/11/2015

Une étude affirme que 81% des individus en lien avec Daesh aux USA sont des citoyens américains

Une étude affirme que 81% des individus en lien avec Daesh aux USA sont des citoyens américains

Alors que de nombreux politiciens US voudraient suspendre l'accueil des réfugiés syriens et irakiens par crainte d'une recrudescence du terrorisme, une étude montre que la majorité des personnes inculpées pour lien avec Daesh sont des Américains.

Selon des chiffres récemment publiés par le Centre pour la Sécurité Nationale, de l’université de Fordham, seules trois personnes sur 68 (soit 4,4%) soupçonnées d’être en relation avec des membres de l’Etat Islamique sont des demandeurs d’asile. Aucun des suspects n’est passé par la Syrie.

55 individus (80,9%) sont en revanche des citoyens américains, parmi lesquels 44 sont nés sur le territoire national. Quant aux autres, six proviennent de Bosnie, quatre d’Ouzbékistan, trois de Somalie et deux du Soudan.

Sur l’ensemble des gens poursuivis aux Etats-Unis pour des liens qu'ils entretiendraient avec l'organisation terroriste Daesh, on dénombre 10 femmes et 58 hommes. La moyenne d’âge est, elle, relativement jeune puisqu’un tiers des personnes ont moins de 21 ans, et que la moyenne est de 26 ans.

Selon la directrice du centre qui a mené l’enquête, Karen Greenberg, les différents jugements prononcés semblent plutôt accréditer la thèse de jeunes gens en manque de «distraction» plutôt que de terroristes purs et durs posant une menace sévère à la sécurité nationale.

Alors que les Etats-Unis prévoyaient, pour l'année 2016, l’accueil de quelques 30 000 réfugiés venant de Syrie, de nombreux politiciens évoquaient un risque terroriste.

Le 19 novembre, la Chambre des Représentants des Etats-Unis a voté une loi qui accroît les procédures de vérifications concernant les réfugiés qui rentrent sur le territoire. Avant d’être adoptée définitivement, la mesure devra passer par le vote du Sénat, puis par l’accord de la Maison Blanche, qui a d’ores et déjà fait savoir que le président mettrait son véto.

Poutine, : " Les dirigeants Français et Américains doivent expliquer au monde" ....

«Pour Paris !» et «Pour les nôtres !» : message aux terroristes écrit sur des bombes russes (VIDEO)

Extraordinaire de la part des militaires qui ont une pensée pour les victimes françaises !

C'est quand même autre chose que le torchon sale de Charlie Hebdo, qui prétend faire boire du champagne à un individu criblé de balles qui boit soi-disant à la santé des terroristes

«Pour Paris !» et «Pour les nôtres !» : message aux terroristes écrit sur des bombes russes (VIDEO)

© Capture d'écran d'une vidéo sur YouTube / Ministère russe de la Défense
 

Les militaires russes qui participent aux frappes sur les positions des terroristes syriens leur ont adressé un message par voie aérienne, après les terribles attentats qui ont emporté la vie de centaines de russes et de français.

Sur sa chaîne officielle Youtube, le ministère russe de la Défense a diffusé les images d’un bombardier s’apprêtant à décoller de la base aérienne de Lattaquié pour frapper les positions des terroristes. Préparatifs ordinaires des techniciens : les militaires vérifient le fonctionnement des systèmes de largage et installent les bombes sur leurs supports… mais cette fois, ils ajoutent des inscriptions inhabituelles, en cyrillique : l’une, «Pour les nôtres», et l’autre, «Pour Paris».

Il n’a pas été précisé s’il s’agit d’une initiative personnelle des militaires ou bien d’une stratégie de communication russe.

Après les attentats du 13 novembre à Paris, qui ont été suivis de près par les révélations du FSB sur l’existence d’une bombe à l’origine du crash de l’A321 russe en Egypte, le président russe Vladimir Poutine a ordonné aux unités militaires russes engagées en Syrie d’entamer une coopération directe avec les troupes françaises et de «les traiter comme des alliés».

En savoir plus : «Les bombardements en Syrie se déroulent bien, mais ce n’est pas encore assez», dit Poutine

Depuis le 30 septembre 2015, la Russie mène une campagne antiterroriste en Syrie depuis la base de Lattaquié, mobilisant forces aériennes et marine de combat. Ne serait-ce que lors des dernières 24 heures, les missiles russes ont éliminé plus de 600 combattants terroristes en Syrie, a annoncé vendredi le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou.

20/11/2015

Quand la France livrait des fusils d’assaut à l’Etat Islamique, n'est-ce pas Fabius ?

Quand la France livrait des fusils d’assaut à l’Etat Islamique

Un tweet de Laurent Fabius en août 2014!

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Pourquoi la Russie a des doutes sur la sincérité de F. Hollande?

Les russes sont lucides sur le bonhomme Hollande et sur ses réelles intentions quant à vouloir tout à coup, créer une large coalition avec les USA et la Russie !

Rajoutons l'affaire de l'Ukraine, celle de l'avion descendu par les Ukrainiens, les critiques pour l'annexion de la Crimée sur un référendum populaire, l'annulation de la vente des Mistrals, les sanctions toujours maintenues contre la Russie, les humiliations de faire sortir Poutine provisoirement du G7 ou G20, Poutine doit avoir une excellente mémoire et il doit attendre Hollande au tournant.

Pourquoi la Russie a des doutes sur la sincérité de F. Hollande?

vendredi 20 novembre 2015

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V. Tretiakov, politologue

François Hollande, après les attentats de Paris, décide de faire deux visites. La première à Washington. La seconde à Moscou. Afin de permettre un front uni contre l'état islamique. Nous avons déjà montré en quoi cette alliance élargie est loin d'être facile et sa possibilité même se heurte à la réalité des intérêts géopolitiques divergents des deux grands joueurs (voir notre analyse ici).

Au-delà des difficultés déjà soulevées, la personnalité même de F. Hollande et la politique française laissent planer de sérieux doutes sur sa crédibilité en tant que nouvel allié stratégique de la Russie.

 Même si les médias français semblent très (trop) optimistes sur l'avenir d'une grande coalition démocratique à laquelle la Russie se serait enfin ralliée après les attentats de Paris, comme l'a très justement remarqué un lecteur, vu de Russie, la situation est beauc

oup plus complexe et parfaitement exprimée par Vitaly Tretiakov, politologue, doyen de l'école supérieure du journalisme télévisuel à l'Université d'Etat de Moscou (Lomonossov).

Voici son interview sur la chaîne national TV Tsentr du 18 novembre pour l'émission analytique "La 25e heure":

 
 
Les idées avancées sont simples et claires et on les retrouve sur sa page Facebook.
 
Tout d'abord, de Russie, le processus d'islamisation de l'Europe est devenu un "fait" difficilement contestable. Les pays européens, entendus de l'Union européenne car la Russie aussi est européenne même si elle ne fait pas partie de l'UE, ont renoncé à leurs racines chrétiennes. Par l'importance migratoire des populations de confession musulmane issues des anciennes colonies et avec les vagues migratoires récentes, ce renoncement créé un vide qui potentiellement peut être occupé par l'islam. 
 
Le conflit de civilisations lié à la religion arrive à un stade de conflit ouvert et débouche sur une forme de guerre. Dans ce cadre, la question se pose de savoir pourquoi les pays européens ne cherchent pas une plus grande coopération avec la Russie, l'allié naturel d'un point de vue culturel dans ce cas. La réponse est, pour V. Tretiakov, historique. Les pays d'Europe de l'ouest, la vieille Europe, ont toujours vu dans la Russie un concurrent sur le même continent. Il ne faut pas non plus oublier l'autre facteur, qui perdure, à savoir le complexe de supériorité qui gangrène les pays européens. Sûrs de leur supériorité culturelle, de leur bon droit, de la vérité inaltérable et indiscutable de leurs valeurs, ils ne supportent pas qu'un pays puisse choisir une autre voie. La Russie est donc souvent perçue comme un pays non civilisé.
 
Ainsi, les pays européens ne se retournent vers la Russie qu'en cas de véritables problèmes, lorsque leur existence est en jeu. Mais cela peut-il être pour autant conçu comme une alliance véritable, construite de principe de l'égalité de ses membres? L'on peut en douter. Car si les membres sont sur un pied d'égalité, ils doivent également partager les bénéfices politiques et économiques de la victoire, et cela l'Occident ne peut se le permettre.
 
En ce qui concerne plus particulièrement la France, il est significatif de voir arriver son Président non pas après le crash de l'airbus A321 en Egypte, mais après les attentats de Paris. Autrement dit, l'alliance qui se profile est une alliance dictées par les circonstances et non par un changement profond de politique intérieure. Il s'agit d'une alliance tactique et non stratégique.
 
D'autant plus que la France maintient les sanctions, ne remet pas en cause son choix de ne pas livrer les Mistrals. Bref, ne modifie en rien sa politique ni ses obédiences. Or, si la Russie est à ce point un pays dangereux pour ne pas lui livrer les navires militaires commandés et payés, pourquoi lui demander de l'aide, militaire justement ? Cette incohérence montre bien que la politique française n'a pas changé.
 
La Russie reste au minimum, pour la France, un concurrent, au pire un ennemi, donc les sanctions sont maintenues, mais en ce moment c'est un ennemi nécessaire et la real politik impose de collaborer avec elle. Ça ne va pas plus loin. Se pose alors avec insistance la question de la confiance que les autorités russes seront susceptibles d'accorder à F. Hollande.