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26/09/2015

Humour : Réponse des Iraniens aux menaces militaires américaines post accord nucléaire

Cette attitude va bien aux USA de continuer à se prendre pour le centre du monde et de dénigrer les progrès accomplis par les autres pays et peuples du monde, au point de les aveugler !

Très bientôt, ils seront contraints de rabaisser leur caquet !

Surtout qu'ils ne sont plus en mesure de la ramener avec leur armée selon Dick Cheney.

Pas question de recourir à l’option militaire (Dick Cheney)

Sep 22, 2015 09:50 UTC

L'ancien vice-président américain Dick Cheney a dénoncé la réduction du budget défensif de l’armée US, disant que l’armée se trouve dans une telle situation que Barack Obama ne pourrait même pas faire appel aux forces militaires. L'ancien vice-président américain Dick Cheney a demandé au futur président des Etats-Unis de renforcer la puissance de l’armée pour que ce pays soit en mesure de lancer une réaction rapide si nécessaire. « Les options militaires de Barack Obama ont été affaiblies par la réduction du budget défensif », a déclaré Dick Cheney, soulignant que la situation dans laquelle se trouve actuellement l’armée US ne permettra pas à Barack Obama de s’appuyer sur les forces militaires.

 

Humour : Réponse des Iraniens aux menaces militaires américaines post accord nucléaire

Humour : Réponse des Iraniens aux menaces militaires américaines post accord nucléaire

 

Après l’accord sur le nucléaire iranien, Barack Obama s’était cru obligé, pour rassurer les Américains, de déclarer lors d’un entretien télévisé, que les Etats-Unis balaieraient l’Iran très facilement. En réponse à ces bravades, la télévision iranienne a produit la vidéo humoristique ci-dessous, rappelant à Obama certains faits précis qui ont fait l’actualité, et surtout que les Américains ne devraient jamais sous-estimer l’Iran.

 

Clip humoristique de la TV iranienne



Les troupes au sol russes entrent en action en Syrie

 

Voir aussi :Les armes déployées par la Russie en Syrie

Les troupes au sol russes entrent en action en Syrie

Les troupes au sol russes entrent en action en Syrie

Après s’être retirée d’Idlib en mars 2015, et de Jisr al-Shughur en avril 2015, l’armée syrienne a lancé, à la fin du mois d’août, une offensive pour reprendre une zone située dans le nord-est de la province de Lattaquié occupée par ISIS et le groupe Jabhat al-Nusra, les deux groupes combattant côte à côte contre l’armée.

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Dans les vidéos publiées sur l’internet lors de cette bataille, il apparait un véhicule blindé, peint aux couleurs de camouflage différentes de celles de l’armée syrienne, sous le numéro 111. Il s’agissait d’un véhicule de transport amphibie BTR-82A, armé d’un canon de calibre 30 mm dans la tourelle et équipé d’un appareil de vision de nuit l TKN-4GA-02. L’armée syrienne avait bien reçu de la Russie, en décembre 2013 et mars 2014, des véhicules de transport amphibie BTR-80, seulement ceux-ci sont plus vieux et diffèrents des BTR-82A, et sont armés d’une mitrailleuse de 14,5 mm .

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Le BTR-82А est le véhicule de transport de troupes blindé le plus moderne et le plus sophistiqué dans le monde. Il a terminé le programme de tests il y a un an et est entré dans la dotation de plusieurs unités d’infanterie de Marine de la Russie.


La province de Lattaquié est située sur la côte de la mer Méditerranée, où se trouve Tartous, le port de ravitaillement des navires russes, ainsi que la ville de Lattaquié, avec le plus grand port de la Syrie et l’aéroport Bassel Al-Assad dans lequel les Russes ont déployé des avions de combat.

http://reseauinternational.net/le-premier-mouvement-important-de-Russie-en-Syrie/

En même temps que ces vidéos du BTR-82A, d’autres images sont apparues sur Internet, montrant des drones d’observation survolant la ville de Jisr al-Shughur (25 km au nord-est de Lattaquié) et les localités dans l’ouest de la ville d’Idlib (55 km au nord-est de Lattaquié). Les drones en question ressemblent aux drones russes de type Pchela-1T (altitude 100-2500 m, la vitesse de 180 km/h, rayon d’action 60 km) et ont très probablement été lancés par le contingent russe de Bassel Al-Assad.

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En recoupant tous ces éléments d’information, il est possible d’en conclure que les drones ont effectué des vols de reconnaissance, réussissant à collecter des informations complètes sur le dispositif de combat des rebelles. Sur la base de ces données, l’armée syrienne, soutenue par des véhicules de transport blindés russes a neutralisé les points d’appui du feu des rebelles.

Selon le http://turkishnavy.net/2015/09/23/foreign-warship-on-bosphorus-2015-part-42/, les navires de débarquement de la flotte russe de la mer noire : Nikolay Filchenkov, Țar Kunikov, Azov, Novocharkassk, Alexander Otrakovsky, Saratov et Korolev ont été enregistrés 6 à 8 fois pour le passage du détroit du Bosphore, entre août et septembre 2015. Ils étaient accompagnés par le destroyer Smetlivyi, la corvette Samum et la frégate Smolny. Les camions et les véhicules blindés à bord portent l’insigne de la 810ème Brigade d’infanterie de marine de Crimée, avec les BTR-82А mentionnés ci-dessus. Tous ces nouveaux éléments montrent que les soldats russes sont déjà en grand nombre dans le théâtre des opérations de la Syrie et que la Russie préparerait des offensives à grande échelle, aérienne et terrestre, contre ISIS.

http://reseauinternational.net/que-cherche-Poutine-a-trav...

Valentin Vasilescu

Traduction Avic – Réseau International

 

 

Russie, Iran, Irak et Syrie unis contre Daesh

Coalition à laquelle il faut rajouter la Chine apparemment et à laquelle pourraient se joindre l'Inde et le Brésil qui souhaitent entrer au Conseil de sécurité de l'ONU, ce qui n'arrange pas les intérêts US, mais qui sont deux pays amis de la Russie qui ont adhéré aux BRICS. 

Le Brésil et l’Inde bientôt membres permanents du Conseil de sécurité ?

Le Brésil et l'Inde par ailleurs membres des BRICS, pourraient alors renforcer considérablement la présence de cette organisation au Conseil de sécurité, avec la Russie et la Chine, ce qui ne correspond pas aux intérêts des Etats-Unis, estime l'expert.

"La renaissance de la Russie est l'évènement géopolitique principal de la deuxième décennie du XXIe siècle. Elle crée un pôle alternatif à l'hégémonie américaine à présent. Et les BRICS, c'est un outil encore plus puissant, parce qu'il affaiblira certainement l'influence des Etats-Unis", a conclu M.Pennaforte.

En même temps en : Méditerranée: l'armée russe manœuvre à l'Est

Nous allons voir en combien de temps seront vaincus tous ces criminels quand nous savons qui les financent !

Le vie ne sera plus facile pour Israël qui joue le fauteur de troubles dans la région !

Bientôt lui sera enlevé son terrain de jeu favori au Moyen Orient, cet état barbare qui se croit tout permis et qui ne respecte rien y compris les journalistes.


Journalistes de l'AFP agressés par des soldats israéliens en Cisjordanie

 

Russie, Iran, Irak et Syrie unis contre Daesh

16:54 26.09.2015

la Syrie

La Russie, la Syrie, l'Iran et l'Irak ont créé à Bagdad un centre d'information visant à coordonner la lutte contre le groupe terroriste Etat islamique, a rapporté une source militaro-diplomatique.

"La Russie, la Syrie, l'Irak et l'Iran ont pris la décision d'ouvrir à Bagdad un centre d'information qui comprend des représentants des états-majors de ces pays", a annoncé la source;

Le centre aura pour fonction principale de collecter, traiter, résumer et analyser les informations courantes sur la situation au Proche-Orient, dans le contexte de la lutte contre l'EI, de les distribuer selon l'utilisation prévue ainsi que de les transmettre rapidement à leurs états-majors respectifs.

Il sera en outre dirigé par les officiers des pays mentionnés pendant trois mois sur une base rotative.

"Le succès du centre permettra, dans un proche avenir, de créer les conditions pour la formation sur sa base du Comité de coordination pour la planification et la gestion des opérations des forces armées de ces quatre pays luttant contre l'EI", a ajouté la source.

 

France/Bahreïn : Quand nos gouvernants arment la répression des manifs au Bahreïn.

Excellente enquête de Jean-Marie Manack - Journaliste @manhack sur l'hypocrisie de nos gouvernants qui arment la répression des manifs au Bahreïn.

Quand la France/Israël, n'hésite pas à s'allier aux véritables dictatures pour sévir contre la liberté d'expression ! Ensuite en France, ils nous feront un flan pour défendre la liberté d'expression du torchon Charlie Hebdo !

Non, nous ne sommes pas Charlie, décidément, NON !


Valls tragique à Milipol : 100 morts (pour l’instant)

Fin 2013, j'avais accepté de m'auto-censurer. Manuel Valls était ministre de l'Intérieur, et j'avais la preuve qu'il courtisait (et cherchait à commercer avec) des ministres de l'Intérieur de pays autoritaires (sinon totalitaires), dont un au moins, le ministre de l'Intérieur du Bahreïn, avait, sinon du sang sur les mains, tout du moins près d'une centaine de morts à son "actif".

J'avais écrit un article à ce sujet, et finalement accepté de ne pas le publier pour ne pas alerter les autorités sur ce que nous voulions révéler. Je travaillais en effet avec Jean-Pierre Canet, Benoit Bringer et Arthur Bouvart pour un numéro de #CashInvestigation consacré aux marchands de (soi-disant) "solutions" de sécurité surfant sur le "business de la peur".

Entre autres révélations, nous avons également découvert que des gendarmes français ont formé les policiers de Bahreïn pendant les émeutes de 2011, et réussi à franchir le sas de sécurité reposant sur le passeport biométrique avec de fausses empreintes digitales.

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Notre enquête est désormais (et enfin) disponible, Manuel Valls a depuis été nommé Premier ministre, le prochain salon Milipol aura lieu du 17 au 20 novembre 2015, occasion de publier l'enquête que j'avais accepté de ne pas publier, ainsi que l'extrait du documentaire qui lui est dédié.

Vous y entrapercevrez notamment les responsables d'Advanced Middle East SYStem, le faux-nez qui a racheté le système de surveillance de masse Eagle d'Amesys, au sujet duquel j'ai longuement écrit sur ce blog & pour OWNI, et que Futuropolis m'a permis de raconter dans une BD sortie cet été, Grandes oreilles & bras cassés, et dont FranceTV vient de publier les bonnes feuilles.


 

Valls tragique à Milipol : 100 morts (pour l'instant)

article écrit en novembre 2013

Les organisateurs de Milipol, le principal "salon mondial de la sécurité intérieure des Etats", co-organisé par le ministère de l'Intérieur, fin novembre, en banlieue parisienne, étaient fiers d'annoncer que Manuel Valls avait inauguré son édition 2013 en présence de "pas moins de 17 ministres de l'Intérieur en provenance d'Europe, d'Asie, du Proche-Orient ou d'Afrique". Ils se sont par contre bien gardés de préciser leurs pedigrees.

La photographie affichée en "une" de "Milipol News" (le journal diffusé auprès des visiteurs du salon) ainsi que les images partagées par Milipol sur Facebook, Twitter, Flickr puis YouTube, montrent, à la droite de Manuel Valls, trois moustachus aux crânes plus ou moins dégarnis, dont un en costume gris.

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"Honte au gouvernement français d'avoir invité le ministre de l'intérieur du Bahreïn pour faire du shopping d'armements à Milipol"

La photographie partagée par Milipol sur Twitter a fait bondir l'ONG Bahrain Watch, et permis d'identifier le monsieur moustachu en gris comme étant Rashid bin Abdulla Al Khalifa, ministre de l'Intérieur du Bahreïn, un des 12 pays estampillés "ennemis de l'Internet" par Reporters Sans Frontières, classé 165e (sur 179) dans son classement mondial de la liberté de la presse, qui bloque l'accès à plus de 1000 sites web et qui, depuis juin 2012, a infligé 118 mois de prison cumulés à 13 internautes en raison de ce qu'ils avaient écrit, notamment sur les réseaux sociaux.

https://youtu.be/B-fPk598k4g

Dans ce tout petit royaume du Golfe persique, la répression ne vise pas que les internautes : les policiers anti-émeutes (formés par des CRS français) dispersent les manifestants à coups de plombs de chasse (type chevrotine), tirent des grenades lacrymogènes en visant la tête de manifestants et/ou "à l'intérieur" des maisons (quitte à tuer des gens), torturent & embastillent les défenseurs des droits de l'homme; entre autres :

Si le "printemps arabe" bahreïni a fait bien moins parler de lui que ceux qui ont (eu) lieu dans d'autres pays, c'est notamment parce que l'armée américaine y dispose d'une énorme base militaire et qu'elle préfère donc fermer les yeux sur les exactions qui y ont lieu. Mais aussi parce que 220 journalistes, représentants d'ONG, défenseurs des droits de l'homme ou personnalités politiques se sont vus refuser le droit d'entrer dans le pays, d'après le recensement de Bahrain Watch, qui documente aussi les fournisseurs de chevrotines et de grenades lacrymogènes utilisés par les policiers anti-émeutes.

L'ONG avait ainsi découvert que les policiers "anti-émeutes" utilisaient des gaz lacrymogènes fournis, en partie, par une entreprise française, Alsetex, qui se présentait comme le "Leader des produits pour la gestion démocratique des foules".

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/files/2013/01/Alsetex.png
http://bugbrother.blog.lemonde.fr/files/2013/01/AlsetexImg.png

Je découvrais de mon côté, dans le rapport sur les exportations d'armement de la France, que la France avait vendu pour plus de 26M€ d'armes au Bahreïn en 2011, dont 16M€ de "bombes, torpilles, grenades, pots fumigènes, mines, missiles, produits "pyrotechniques" militaires (et) cartouches", et 421 000 € d'"agents chimiques ou biologiques « antiémeutes »" (cf A quoi servent les « agents antiémeutes toxiques » français au Bahreïn ?).

Suite à mon enquête, Alsetex effaçait le terme "démocratique" de son site web, et retirait les fiches signalétiques de ses grenades lacrymogènes.

Dans la foulée, une source gouvernementale expliquait au Point que "suite à l'affaire tunisienne, l'exportation de l'ensemble des produits pour le maintien de l'ordre vers Bahreïn a cessé le 17 février 2011" (date du "Bloody Thursday", qui avait réuni 150 000 manifestants -sur 600 000 habitants-, et qui s'étant soldé par 4 morts et 300 blessés, marqua le début du "printemps arabe" bahreïni, NDLR), tout en rappelant que la France avait été parmi les premiers pays à prendre cette mesure unilatérale.

Interrogé sur les autorisations d'exportation de matériel de guerre vers le Bahreïn, le gouvernement avait assuré qu'il s'agissait "uniquement de matériel d'alerte biologique et de détection chimique".

Or, et comme le révélait la semaine passée Intelligence Online, seul média français à s'être fait l'écho de la visite de Rashid Abdullah al-Khalifa à Milipol, dans un article intitulé "Bahreïn : Paris continue d'épauler la police", le rapport annuel 2013 sur les exportations d'armes indique que la France a de nouveau autorisé l'exportation d'"agents chimiques ou biologiques" (pour un montant de 251 347€ en 2012), et révèle aussi et surtout un très net accroissement des exportations d'armement vers le Barheïn, la France ayant enregistré 4.4M€ de prises de commandes en 2012 (contre 0.7 en 2011 et 0.3 en 2010), et 76.7M€ de matériels livrés en 2012 (contre 26.8 en 2011, et 9.8 en 2010).

A Milipol pour... "défendre la liberté d'expression"

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Seuls les médias bahreïnis se sont faits l'écho de la rencontre des deux ministres de l'Intérieur. On les retrouve ainsi, en tête à tête, sur le site de la Bahrain News Agency, ainsi que dans l'édition .pdf du Gulf Daily News (quotidien pro-gouvernemental sous-titré "La voix du Bahreïn") avec d'autres personnalités non encore identifiées (commentaires bienvenus).

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Étrangement, l'article de l'agence de presse bahreïnie est intitulé "Le Bahreïn s'engage pour la liberté d'expression"... comme si un ministre de l'Intérieur venait à Milipol, temple du maintien de l'ordre et des technologies de surveillance, pour y acheter des outils de défense de la "liberté d'expression".

L'article rapporte que cette rencontre a permis à Rashid Abdullah al-Khalifa de rappeler que son pays défendait la "liberté d'expression et les droits humains qui sont protégés par la constitution", le ministre bahreïni précisant cela dit qu'"il est regrettable que certains abusent de cette liberté pour se livrer à des activités en violation de la loi", et que la police de son pays ne faisait pas face à des "manifestants", mais à des "émeutiers, vandales et terroristes".

La Voix du Bahreïn précise par ailleurs que Rashid Al Khalifa était à Milipol à l'invitation de Manuel Valls, qui aurait accepté l'invitation d'aller, en retour, visiter le Bahreïn, au nom de la coopération bilatérale entre leurs deux pays.

D'après Intelligence Online, et en dépit de la répression qui sévit au Bahreïn, "Paris continue cependant de détacher des coopérants auprès du ministère bahreïni de l'intérieur".

"Pour que cesse l'impunité au Bahreïn"

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En tout état de cause, c'est avec un sens du timing étonnant que Manuel Valls a décidé d'inviter Rashid bin Abdulla Al Khalifa à Milipol, et de poser à ses côtés, alors que deux ONG de défense des droits de l'homme, plus un rapport parlementaire, viennent de rappeler l'ampleur des violations des droits de l'homme dans cette petite monarchie pétrolière dirigée par la famille Al Khalifa depuis... 1783.

Evoquant "un soulèvement maté dans le sang et l’indifférence générale", le rapport de la mission d'information sur les Révolutions arabes, réunissant des députés de la majorité et de l'opposition, rendu public le 14 novembre (5 jours avant l'inauguration de Milipol), déplore ainsi les "nombreuses perquisitions nocturnes et traitements inhumains et dégradants manifestement destinés à faire régner la terreur" depuis la violente répression du "Bloody Thursday" de 2011.

Le Bahrain Center for Human Rights venait quant à lui de lancer une campagne "pour que cesse l'impunité au Bahreïn, et mis en ligne les posters de 59 personnalités "Most Wanted", dont Rashid bin Abdulla Al Khalifa.

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L'ONG lui reproche notamment, en tant que ministre de l'Intérieur, de couvrir les violations des droits de l'homme imputables aux forces de l'ordre : passages à tabac de manifestants et citoyens, institutionnalisation de la torture dans les commissariats et les "centres de torture clandestins", recours excessif aux gaz lacrymogènes -qui auraient entraîné plus de 40 de la centaine de morts recensée par l'opposition depuis le début de la contestation (dont plusieurs nouveaux nés et personnes âgées, asphyxiés)-, le recours tout aussi excessif à la chevrotine pour disperser les manifestants (14 morts, plus de très nombreux blessés, et éborgnés), plus une douzaine d'"exécutions extra-judiciaires d'enfants et adultes".

https://youtu.be/vZ5N4vvMwHw

 

Dans le cadre de son opération 10 jours pour signer, Amnesty International, de son côté, revient sur les 13 prisonniers d'opinion condamnés à des peines allant de 5 ans d'emprisonnement à la prison à perpétuité (et pour certains torturés), pour avoir osé défendre les droits de l'homme et la démocratie.

J'avais eu l'occasion de raconter l'histoire poignante de plusieurs d'entre eux (voir Arabes en colère, sur OWNI), des tortures infligées à Abdulhadi al-Khawaja, le fondateur du Barhain Center for Human Rights au courage de sa fille, AngryArabia, qui n'hésitait pas à manifester, seule (elle a depuis été incarcérée), en passant par la condamnation de Nabeel Rajab, son successeur.

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Par ailleurs secrétaire général délégué à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), Rajab avait réussi à déjouer la surveillance des autorités pour aller accorder une interview à Julian Assange, à Londres. Il savait qu'il risquait la prison mais il n'en décida pas moins de retourner se battre dans son pays, et fut interpellé à son retour en avion. Il croupit depuis deux ans en prison pour un tweet "insultant". Suite à la visite du premier ministre dans un village, Nabeel Rajab avait en effet avoir osé écrire, sur Twitter :

« chacun sait que vous n'êtes pas populaire et que, n'était le besoin d'argent, vous n'eussiez pas été le bienvenu chez eux. »

Détenu à l'isolement, enfermé avec des animaux morts, Nabeel Rajab, qui n'a droit qu'à 6 litres d'eau par semaine (alors que, souffrant de calcul biliaire, il aurait besoin de boire beaucoup d'eau), vient de voir sa condamnation confirmée en appel.

Les pudeurs de violette de Milipol

Evoquant un "bilan très positif, le communiqué de presse de clôture de Milipol se félicitait d'avoir accueilli "25 834 visiteurs de 150 pays dont 45% venaient de l’étranger", ainsi que "161 délégations officielles" de 97 pays ("contre 53 en 2011") :

Outre le nombre, la composition de ces délégations était de très haut niveau
(16 Ministres de l’Intérieur, 18 Directeurs Généraux)
.

Interrogé sur les pays d'où provenaient ces délégations "de très haut niveau", et notamment sur la nationalité des "16 Ministres de l’Intérieur et 18 Directeurs Généraux", Milipol s'est contenté de mentionner les noms de 4 ministres de l'intérieur : Jérôme Bougouma (Burkina Faso), Ranko Otojic (Croatie), Bajram Rexhepi (Kosovo) et Marwan Charbel (Liban), et 3 directeurs généraux : Abdulla Mohammed Al-Sowaidi (Qatar), Miroslav Veljovic (Serbie), Wieslaw Lesniakewicz (Pologne), omettant soigneusement de mentionner la présence de Rashid Abdullah al-Khalifa, ainsi que de 11 autres ministres de l'intérieur, et 15 directeurs généraux.

Voir aussi :
Calais : un « État policier en situation de guerre »
3300 migrants sont morts à Lampedusa depuis 2002
La guerre aux migrants a fait 18 000 morts (au moins)
A quoi servent les « agents antiémeutes toxiques » français au Bahreïn ?
« L’Internet est libre »… mais pas notre pays. Lettre ouverte au président de l’Azerbaïdjan

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2015/09/25/valls-tragique-a-milipol-100-morts-pour-linstant/#more-5702

 

Les Syriens de Lattaquié ravis de la présence des "visiteurs" russes

Bien sûr pour casser volontairement l’image d’Assad et la joie des Syriens de recevoir l’appui de leurs alliés Russes depuis 50 ans, il faut bien que l’AFP prenne la peine de noter qu’Assad appartiendrait à la secte hétérodoxe qui est quand même constituée de plus de 200 000 membres d'alaouites

Et si nous parlions de la secte judéo/maçonnique/Illuminati qui mène le monde à sa ruine, plutôt, hein ?

Les Syriens de Lattaquié ravis de la présence des "visiteurs" russes

 25-09-2015 - 15:10

Dans le hall de l'ex-hôtel Méridien de Lattaquié, cinq Russes, particulièrement athlétiques, sont attablés au milieu de familles syriennes en congé pour la fête musulmane d'Al-Adha. "Nous sommes des visiteurs, un point c'est tout", dit l'un d'eux.
   
Le dos couvert de tatouages dont une grande croix, lui et ses camarades pianotent sur leur téléphone portable. Lorsque le journaliste de l'AFP persiste à poser des questions, un autre Russe lui signifie qu'il faut cesser de les importuner.

"Je n'ai pas le droit de vous dire qu'il y a des Russes ici, mais c'est visiblement pas des touristes", affirme un responsable de l'hôtel de la ville de Lattaquié située dans l'ouest de la Syrie ravagée par la guerre.

"On dit que ce sont des pilotes d'avions-cargos. Les seuls touristes que nous avons sont des Syriens", ajoute-t-il.
   
Pourtant, dans cette cité balnéaire favorable au pouvoir de Bachar al-Assad, l'arrivée annoncée par les médias internationaux de militaires russes est particulièrement bien accueillie.

"Chaque matin, de 6 à 7 heures, je vois plusieurs avions russes voler et vraiment je me sens rassuré", dit Ahmad, 50 ans, qui habite tout près de l'aéroport civil et militaire Bassel Al-Assad à Hmeimim, au sud de Lattaquié.
   
Depuis des semaines, la présence russe a été renforcée en Syrie avec des avions de combat, des systèmes de défense aérienne et des équipements modernes, dont une partie est cédée à l'armée syrienne en guerre contre les insurgés depuis plus de quatre ans.
   
Pour un expert militaire syrien à Lattaquié, qui a tenu à garder l'anonymat, "tout le matériel ultrasophistiqué est opéré par les Russes, comme le guidage des drones. C'est eux qui entraînent les pilotes syriens et sont aux commandes".
   
  'Des frères'

 

 

 



 

 

 

"Il y a trois jours deux roquettes sont tombées sur l'aéroport. Les Russes ont aussitôt détecté la source de feu et deux avions ont décollé pour la réduire à néant à 20 km de la base", en territoire rebelle, ajoute-t-il.


A l'exception d'un soldat en faction, aucune activité n'était visible à l'extérieur du complexe militaire syrien d'Al-Sanobar, situé dans une forêt de pins au nord de l'aéroport.
   
En tout cas, la présence russe est au centre de toutes les conversations.


"C'était des amis et ils sont devenus des frères, bien plus que beaucoup d'Arabes. Avant, la Russie nous défendait diplomatiquement maintenant elle nous protège militairement", assure Rima, étudiante de 25 ans.

"Rien de plus merveilleux le matin que de boire son café et de fumer un narguilé sur mon balcon en entendant le bruit des avions russes", affirme Nafaa, un commerçant de 46 ans, qui habite Sharashir à 3 km de l'aéroport.

  
Attablé dans un café du quartier de Cheikh Daher, Fady, un ingénieur de 40 ans, est aussi chaud partisan de la Russie. "Je suis laïc et j'appartiens à une minorité religieuse. C'est la meilleure chose qui puisse arriver, car les Russes vont empêcher les extrémistes d'avancer et peut-être vont-ils même réussir à les repousser".


 Un 'tournant'

 

 

 

 

 

 

Lattaquié est au cœur du pays alaouite, la secte hétérodoxe à laquelle appartient M. Assad. Elle compte 400.000 habitants, dont la moitié est alaouites. Les rebelles islamistes sunnites alliés à Al-Qaïda tiennent la province limitrophe d'Idleb, à l'est. (...)
   
L'implication militaire russe est un "tournant", a déclaré à l'AFP un haut responsable syrien. "La Russie entend montrer qu'il n'y a pas de solution sans Bachar al-Assad et qu'il faut impliquer son armée dans la lutte contre Daech", un acronyme en arabe du groupe jihadiste Etat islamique qui contrôle de vastes régions du pays.
   
Pour lui, "Moscou veut rappeler aux Etats-Unis que ses relations avec la Syrie datent d'il y a plus de 50 ans et que ce pays est dans sa zone d'influence. C'est aussi un message aux pays de la région que la Russie entend y redevenir un acteur principal".

 

Avec AFP