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10/01/2015

Charlie Hebdo : De nouvelles preuves du False Flag

 Alors que les salariés de Charlie Hebdo bénéficiaient de la protection policière permanente qui a ouvert la porte de la rédaction ? Où était la Police ?


« Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites…par Olivier Cyran

Quelques raisons supplémentaires pour boycotter le rassemblement à Paris, demain  !

NOUS DEMANDONS A TOUS LES MUSULMANS DE FRANCE DE RESTER CHEZ EUX, DEMAIN,  POUR EVITER TOUTES LES PROVOCATIONS AU COURS DU CORTEGE !

Que nous soutenions le respect de toute vie sacrée dans le monde ! OUI !

Mais sans faire l'apologie du crime, que nous soutenions une officine subversive, fanatique, sioniste, raciste qui passe son temps à attiser la haine de l'autre, déguisée sous la couverture d'un journal humoristique/satirique infâme et pornographique qui n'a pour unique sacerdoce que de s'attaquer qu'aux musulmans et qu'aux catholiques, et  dont les objectifs sont ceux d'alimenter le racisme, de provoquer une guerre civile, ce qui semble être son "UNIQUE COMBAT", et officine  qui est de surcroît financée par Rothschild, le chef des Sionistes ! NON !

Elle ne mériterait que sa DISSOLUTION !

Notons que les citoyens devront payer pour assurer la sécurité du cortège et s'ils font l'apologie de l'attaque de Charlie Hebdo !

*- Sécurité renforcée avant la marche républicaine de dimanche

*- Charlie Hebdo : jusqu'à sept ans de prison pour les messages d'apologie de l'attentat

Voyons sur la base du témoignage d'Olivier Cyan qui a travaillé chez CharlIsraël, quels sont les liens de ceux qui sont ou étaient à la rédaction de Charlie Hebdo !

 

« Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites…

 

Primo, condamnons sans équivoque la barbarie de ce crime indéfendable.

Secundo, honorons la mémoire des victimes et pensons à leurs proches

Tertio, à l’heure où on veut nous obliger à hurler “Je suis Charlie”, n’oublions pas ce que c’est non plus et ce qu’on veut nous faire endosser… D’où cette mise au point utile d’un des anciens de Charlie Hebdo, écrite il y a 1 an.

Désolé, je voulais attendre 1 mois plein avant de remettre ceci sur le tapis, mais le fil des événements, ainsi que l’expérience du 11 septembre me pousse à contrecoeur à traiter de ces sujets plus tôt.

Non, “Charlie Hebdo” n’est pas raciste !, par Charb

Tribune dans Le Monde du 20/11/2013 de Charb (Directeur de publication “Charlie Hebdo”) et Fabrice Nicolino (Journaliste)

>Toute la rédaction de Charlie Hebdo se joint aux auteurs de cette tribune.

Charlie, notre Charlie Hebdo a mal aux tripes et au coeur. Car voilà qu’une incroyable calomnie circule dans des cercles de plus en plus larges, qui nous est rapportée chaque jour. Charlie Hebdo serait devenu une feuille raciste.

Un jour, un chauffeur de taxi arabe exige de l’un des collaborateurs du journal, reconnu par lui, qu’il descende aussitôt, au motif de dessins moquant la religion musulmane. Un autre jour, un interlocuteur nous refuse un entretien pour la raison qu’il “ne parle pas à un journal de gros racistes”. Et, quand le crapuleux Minute s’en prend de la manière que l’on sait à Christiane Taubira, il se trouve des imbéciles, jusque dans les télévisions, pour accoler des couvertures de notre journal à celles de ce torchon raciste.

PROCÈS EN SORCELLERIE

Mais où est passée la conscience morale, si toutes les vilenies deviennent à ce point ordinaires ? Nous avons presque honte de rappeler que l’antiracisme et la passion de l’égalité entre tous les humains sont et resteront le pacte fondateur de Charlie Hebdo.

Bien entendu, le procès en sorcellerie que tant d’esprits faibles nous font ne peut être mené qu’en secret, loin de la lumière, en l’absence de toute défense. Car la lecture de notre journal est la preuve définitive de ce que nous affirmons ici. Ceux qui osent dire le contraire ne nous lisent pas, et se contentent de se délecter d’une abominable rumeur.

Pour les autres, qui respectent encore des valeurs élémentaires, voici en quelques phrases notre histoire. Créé après l’interdiction d’Hara Kiri hebdo par le ridicule pouvoir gaulliste de 1970, Charlie Hebdo est fils de Mai 68, de la liberté, de l’insolence, et de personnalités aussi clairement situées que Cavanna, Cabu, Wolinski, Reiser, Gébé, Delfeil de Ton…

Qui oserait leur faire un procès rétrospectif ? Le Charlie Hebdo des années 1970 aura aidé à former l’esprit critique d’une génération. En se moquant certes des pouvoirs et des puissants. En riant, et parfois à gorge déployée, des malheurs du monde, mais toujours, toujours, toujours en défendant la personne humaine et les valeurs universelles qui lui sont associées.

L’un des drames des calomniateurs, c’est que Cavanna, Cabu, Wolinski sont toujours là, fidèles au poste chaque semaine, sans avoir jamais renié une once de leur passé. Contrairement à tant d’autres, qui ont eu le temps, en quarante années, de changer plusieurs fois de costume social, l’équipe de Charlie continue sur la même route.

Nous rions, nous critiquons, nous rêvons encore des mêmes choses. Ce n’est pas trahir un secret : l’équipe actuelle se partage entre tenants de la gauche, de l’extrême gauche, de l’anarchie et de l’écologie. Tous ne votent pas, mais tous ont sablé le champagne quand Nicolas Sarkozy a été battu en mai 2012.

NOUS AVONS CHOISI NOTRE CAMP

Aucun d’entre nous ne songerait à défendre la droite, que nous combattrons jusqu’au bout. Quant aux fascismes, quant au fascisme, nous considérons évidemment cette engeance comme un ennemi définitif, qui ne s’est d’ailleurs jamais privé de nous traîner devant les tribunaux.

Ouvrez donc ce journal ! Jean-Yves Camus y suit avec la rigueur qu’on lui connaît l’activité des extrêmes droites. Laurent Léger dévoile les turpitudes des réseaux si étendus de la corruption. Bernard Maris décortique l’économie et le capitalisme comme aucun autre. Patrick Pelloux raconte avec douceur les horreurs des urgences hospitalières. Gérard Biard ferraille contre le sexisme et la pub. Zineb el Rhazoui critique – oui, et de belle manière – les insupportables manifestations de certain islamisme. Fabrice Nicolino regarde le monde en écologiste radical, mais humaniste. Sigolène Vinson détaille le quotidien absurde de tant de tribunaux. Luce Lapin défend avec une opiniâtreté sans borne les animaux, ces grands absents du débat. Antonio Fischetti raconte la science, les sciences avec drôlerie et impertinence. Philippe Lançon proclame chaque semaine la victoire de la littérature sur la télé. Et puis tous les autres ! Quant aux dessinateurs, qui ne connaît leur trait ?

De Charb à Riss, de Luz à Willem, de Riad Sattouf à Tignous, en passant par Honoré, Catherine et bien sûr Wolin et Cabu, ils font rire chaque semaine ceux qui n’ont pas renoncé à être libres.

Où seraient cachés les supposés racistes ? Nous n’avons pas peur d’avouer que nous sommes des militants antiracistes de toujours. Sans nécessairement avoir une carte, nous avons choisi dans ce domaine notre camp, et n’en changerons évidemment jamais. Si par extraordinaire – mais cela n’arrivera pas – un mot ou un dessin racistes venaient à être publiés dans notre hebdomadaire, nous le quitterions à l’instant, et avec fracas. Encore heureux !

Reste dans ces conditions à comprendre pourquoi. Pourquoi cette idée folle se répand-elle comme une maladie contagieuse ? Nous serions islamophobes, disent nos diffamateurs. Ce qui, dans la novlangue qui est la leur, signifie racisme. Où l’on voit combien la régression a gagné tant d’esprits.

NOUS CONTINUERONS, BIEN SÛR

Il y a quarante ans, conspuer, exécrer, conchier même les religions était un parcours obligé. Qui entendait critiquer la marche du monde ne pouvait manquer de mettre en cause les si grands pouvoirs des principaux clergés. Mais à suivre certains, il est vrai de plus en plus nombreux, il faudrait aujourd’hui se taire.

Passe encore que Charlie consacre tant de ses dessins de couverture aux papistes. Mais la religion musulmane, drapeau imposé à d’innombrables peuples de la planète, jusqu’en Indonésie, devrait, elle, être épargnée. Pourquoi diable ? Quel est le rapport, autre qu’idéologique, essentialiste au fond, entre le fait d’être arabe par exemple et l’appartenance à l’islam ?

Nous refusons de nous cacher derrière notre petit doigt, et nous continuerons, bien sûr. Même si c’est moins facile qu’en 1970, nous continuerons à rire des curés, des rabbins et des imams, que cela plaise ou non. Nous sommes minoritaires ? Peut-être, mais fiers de nos traditions en tout cas. Et que ceux qui prétendent et prétendront demain que Charlie est raciste aient au moins le courage de le dire à voix haute, et sous leur nom. Nous saurons quoi leur répondre.

Charlie Hebdo pas raciste ? Si vous le dites… par Olivier Cyran

Tribune d’an ancien de Charlie Hebdo du 5/12/2013

Il y a travaillé de 1992 à 2001, avant de claquer la porte, échaudé par « la conduite despotique et l’affairisme ascensionnel » d’un certain Philippe Val. Depuis, Olivier Cyran observe de loin, hors les murs, l’évolution de Charlie Hebdo et sa grandissante obsession pour l’islam. Il revient sur cette longue dérive à l’occasion d’une tribune récemment publiée dans Le Monde, signée Charb et Fabrice Nicolino.

Cher Charb, cher Fabrice Nicolino,

« Et que ceux qui prétendent et prétendront demain que “Charlie” est raciste aient au moins le courage de le dire à voix haute, et sous leur nom. Nous saurons quoi leur répondre. » En lisant cette rodomontade à la fin de votre tribune dans Le Monde 1, façon « viens nous le dire en face si t’es un homme », j’ai senti monter comme une envie de rejoindre mon poste de combat dans la cour de récré. La sommation ne m’était pourtant pas destinée. Quelles bonnes âmes vous espérez convaincre, d’ailleurs, mystère. Cela fait belle lurette que quantité de gens disent à « voix haute » et « sous leur nom » ce qu’ils pensent de votre journal et du fonds de sauce qui s’en écoule, sans que personne chez vous ne se soit soucié de leur répondre ou d’agiter ses petits poings.

Ainsi donc Le Monde vous a charitablement ouvert son rayon blanchisserie, pour un repassage express de votre honneur tout chiffonné. À vous entendre, il y avait urgence : même plus moyen de sortir dans Paris sans qu’un chauffeur de taxi vous traite de racistes et vous abandonne les bras ballants sur le bord du trottoir. On comprend la vexation, mais pourquoi ce besoin d’aller vous refaire une beauté dans un autre journal que le vôtre ?Charlie Hebdo, son site internet et sa maison d’édition ne vous offrent donc pas un espace d’expression à la hauteur ? Vous invoquez le glorieux héritage du « Charlie » des années 1960 et 70, quand c’était la censure du pouvoir politique et non la hantise du discrédit qui donnait du fil à retordre au journal. Mais je doute qu’à l’époque un Cavanna ou un Choron eussent quémandé l’aide de la presse en redingote pour se façonner une respectabilité.

S’il m’est arrivé à moi aussi, par le passé, de griffonner quelques lignes fumasses en réaction à tel ou tel de vos exploits, je ne me suis jamais appesanti sur le sujet. Sans doute n’avais-je ni la patience ni le cœur assez bien accroché pour suivre semaine après semaine la navrante mutation qui s’est opérée dans votre équipe après le tournant du 11 septembre 2001. Je ne faisais déjà plus partie de Charlie Hebdo quand les avions suicide ont percuté votre ligne éditoriale, mais la névrose islamophobe qui s’est peu à peu emparée de vos pages à compter de ce jour-là m’affectait personnellement, car elle salopait le souvenir des bons moments que j’avais passés dans ce journal au cours des années 1990. Le rire dévastateur du « Charlie » que j’avais aimé sonnait désormais à mes oreilles comme le rire de l’imbécile heureux qui se déboutonne au comptoir du commerce, ou du cochon qui se roule dans sa merde. Pour autant je n’ai jamais qualifié votre journal de raciste. Mais puisque aujourd’hui vous proclamez haut et fort votre antiracisme inoxydable et sans reproches, le moment est peut-être venu de considérer sérieusement la question.

Raciste, Charlie Hebdo ne l’était assurément pas du temps où j’y ai travaillé. En tout cas, l’idée qu’un jour le canard s’exposerait à pareil soupçon ne m’a jamais effleuré. Il y a avait bien quelques franchouillardises et les éditos de Philippe Val, sujets à une fixette inquiétante et s’aggravant au fil des ans sur le « monde arabo-musulman », considéré comme un océan de barbarie menaçant de submerger à tout instant cet îlot de haute culture et de raffinement démocratique qu’était pour lui Israël. Mais les délires du taulier restaient confinés à sa page 3 et ne débordaient que rarement sur le cœur du journal qui, dans ces années-là, me semblait-il, battait d’un sang plutôt bien oxygéné.

À peine avais-je pris mes cliques et mes claques, lassé par la conduite despotique et l’affairisme ascensionnel du patron, que les tours jumelles s’effondrèrent et que Caroline Fourest débarqua dans votre rédaction. Cette double catastrophe mit en branle un processus de reformatage idéologique qui allait faire fuir vos anciens lecteurs et vous en attirer d’autres, plus propres sur eux, et plus sensibles à la « war on terror » version Rires & Chansons qu’à l’anarchie douce d’un Gébé. Petit à petit, la dénonciation en vrac des « barbus », des femmes voilées et de leurs complices imaginaires s’imposa comme un axe central de votre production journalistique et satirique. Des « enquêtes » se mirent à fleurir qui accréditaient les rumeurs les plus extravagantes, comme la prétendue infiltration de la Ligue des droits de l’homme (LDH) ou du Forum social européen (FSE) par une horde de salafistes assoiffés de sang 2. Le nouveau tropisme en vigueur imposa d’abjurer le tempérament indocile qui structurait le journal jusqu’alors et de nouer des alliances avec les figures les plus corrompues de la jet-set intellectuelle, telles que Bernard-Henri Lévy ou Antoine Sfeir, cosignataires dans Charlie Hebdo d’un guignolesque « Manifeste des douze contre le nouveau totalitarisme islamique 3 ». Quiconque ne se reconnaissait pas dans une lecture du monde opposant les civilisés (européens) aux obscurantistes (musulmans) se voyait illico presto renvoyé dans les cordes des « idiots utiles » ou des « islamo-gauchistes ».

À Charlie Hebdo, il a toujours été de bon ton de railler les « gros cons » qui aiment le foot et regardent TF1. Pente glissante. La conviction d’être d’une essence supérieure, habilitée à regarder de très haut le commun des mortels, constitue le plus sûr moyen de saboter ses propres défenses intellectuelles et de les laisser bailler au moindre courant d’air. Les vôtres, pourtant arrimées à une bonne éducation, à des revenus confortables et à l’entre-soi gratifiant de la « bande à Charlie », ont dégringolé à une vitesse ahurissante. Je me souviens de cette pleine page de Caroline Fourest parue le 11 juin 2008. Elle y racontait son amicale rencontre avec le dessinateur néerlandais Gregorius Nekschot, qui s’était attiré quelques ennuis pour avoir représenté ses concitoyens musulmans sous un jour particulièrement drolatique.

Qu’on en juge : un imam habillé en Père Noël en train d’enculer une chèvre, avec pour légende : « Il faut savoir partager les traditions ».

Ou un Arabe affalé sur un pouf et perdu dans ses pensées : « Le Coran ne dit pas s’il faut faire quelque chose pour avoir trente ans de chômage et d’allocs ».

Ou encore ce « monument à l’esclavage du contribuable autochtone blanc » : un Néerlandais, chaînes au pied, portant sur son dos un Noir, bras croisés et tétine à la bouche.

Racisme fétide ? Allons donc, liberté d’expression ! Certes, concède Fourest, l’humour un peu corsé de son ami « ne voyage pas toujours bien », mais il doit être compris « dans un contexte néerlandais ultratolérant, voire angélique, envers l’intégrisme ». La faute à qui si les musulmans prêtent le flanc à des gags difficilement exportables ? Aux musulmans eux-mêmes et à leurs alliés trop angéliques, ça va de soi. Comme l’enseigne Nekschot aux lecteurs de Charlie Hebdo, « les musulmans doivent comprendre que l’humour fait partie de nos traditions depuis des siècles ».

Personne chez vous n’a claqué sa démission après cette page insuffisamment remarquée, qui après tout ne faisait que consacrer le processus entamé six ou sept ans plus tôt. Vos sortes de tolérances vous regardent. Mais quand je lis dans votre tribune du Monde : « Nous avons presque honte de rappeler que l’antiracisme et la passion de l’égalité entre tous les humains sont et resteront le pacte fondateur de Charlie Hebdo », la seule information que je retiens, c’est que votre équipe ne serait donc pas totalement inaccessible à la honte. Vraiment ?

Après le départ en 2009 de Val et de Fourest, appelés à de plus hautes destinées, l’un à la tête d’une radio publique, l’autre sur les podiums de l’antiracisme gouvernemental, on se demandait si vous continueriez à faire du Val sans lui et de la Fourest sans elle. Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous êtes restés fidèles à la ligne. Imprégnés jusqu’au trognon, faut croire.

Aujourd’hui, les mouches qu’un Tignous n’omet jamais de faire tourner autour de la tête de ses « barbus » se collent plus que jamais à votre imaginaire dès que vous « riez » des musulmans. Dans une vidéo postée fin 2011 sur le site de Charlie Hebdo, on te voyait, Charb, imiter l’appel du muezzin sous les hoquets hilares de tes petits camarades. Tordant, le numéro de la psalmodie coranique à l’heure du bouclage, Michel Leeb n’aurait pas fait mieux. Dans quelle marinade collective faut-il macérer pour en arriver là ? Dans quelles crevasses psychologiques puisez-vous matière à « rire » d’un dessin représentant des femmes voilées qui exhibent leurs fesses pendant qu’elles font leur prière à la « mère Mecquerelle » ? Minable vanne même pas honteuse, embarrassante d’imbécilité avant même que d’être révélatrice d’un état d’esprit, d’une vision du monde.

C’est ce dessin de Catherine qui me vient à l’esprit, mais je pourrais en citer tant d’autres parmi les épanchements de gaudriole islamophobe que vous autres, fabricants d’humour gonflé aux vents du temps, dégazez à longueur de semaines. Ce dessin-là accompagnait une pseudo-enquête sur les « djihadistes du sexe » en Syrie 4. Un « scoop » dont on apprenait peu de temps après – il est vrai qu’on s’en doutait un peu à la lecture – que c’était un tissu d’âneries bidonné à des fins de propagande 5. À noter que vous n’avez même pas retiré cette daube de votre site web : apparemment, certains sujets se prêtent mieux que d’autres au relâchement. Quand on rigole avec la femme voilée, on peut bien se laisser aller, s’autoriser un peu de confusion entre info croustillante en papier mâché et poilade de salle de garde.

Mais je ne vous écris pas pour vous parler de bon goût, plutôt de ce pays que vous avez contribué à rendre plus insalubre. Un pays qui désormais interdit à une femme de travailler dans une crèche au motif que le bout de tissu qu’elle porte sur la tête traumatiserait les bambins. Où une élève de troisième coiffée d’un bandana jugé trop large se fait exclure de son collège avec la bénédiction d’un maire UMP, du ministre socialiste de l’Éducation nationale et de la presse écumante 6. Où l’on peine à trouver un comptoir de bistrot ou une table de fins lettrés sans qu’à un moment ne se déverse le genre de blagues qui, à « Charlie », vous font péter les boyaux le jour du bouclage. Où l’on considère comme une avant-garde de la cinquième colonne toute femme qui se couvre les cheveux, au point qu’on lui interdit de participer à une sortie scolaire ou de faire du bénévolat aux Restos du cœur 7.

Je sais qu’à vos yeux ces vigoureuses dispositions sont cruciales pour la survie de la république et de la laïcité. Récemment, vous avez jugé utile de publier une interview de votre avocat, Richard Malka, le valeureux défenseur de Clearstream, de DSK et de l’esprit des Lumières. « Le voile, c’est l’anéantissement, l’ensevelissement du triptyque républicain “Liberté, Égalité, Fraternité” 8 », pérorait votre bavard comme à un concours d’éloquence pour vendeurs d’aspirateurs 9. Faudrait déjà qu’il nous explique en quoi ce fameux triptyque a une existence concrète et au bénéfice de qui, mais passons. Ce qu’il enfonce dans la tête de vos lecteurs, pourtant déjà abondamment instruits en la matière, c’est que quelques centimètres carrés de coton éventuellement mêlé de polyester menacent de répandre la peste sur notre beau pays. Que ce voile est si dangereusement infecté qu’il ne serait pas sage de prêter attention à l’individu qui le porte.

Je dois préciser à ce stade que, personnellement, je n’ai aucun « problème » avec le bonnet de ma tante ou les dreadlocks de mon cousin, et que je n’en ai pas davantage avec le voile de ma voisine. Si cette dernière me confiait qu’elle le porte contre son gré, j’aurais certainement le réflexe de l’encourager à trouver les moyens de vivre comme elle l’entend. Je réagirais de même si on l’obligeait à porter des bas résille ou le kilt écossais. En dehors d’un tel scénario, qu’une femme décide ou non de porter telle ou telle liquette ne me regarde pas. Que ce soit pour des motifs personnels, religieux, esthétiques ou autres, c’est son affaire. Étonnante, cette manie qu’ont les gens dans ce pays de projeter leurs fantasmes sur un carré d’étoffe, qui l’aliénation de la femme, qui la peur de l’invasion islamique, qui la défense du droit masculin à la drague capillaire, etc. Peu m’importent le voile, les talons hauts ou même le t-shirt Camaïeu made in Bangladesh, du moment que la personne dessous, dessus ou dedans mérite le respect. Où en sommes-nous rendus pour qu’il faille réhabiliter un principe aussi évident ? Essayez-le, vous verrez : c’est le meilleur préventif contre l’ulcère à l’estomac et la sauce blanche dans la tête.

Le pilonnage obsessionnel des musulmans auquel votre hebdomadaire se livre depuis une grosse dizaine d’années a des effets tout à fait concrets. Il a puissamment contribué à répandre dans l’opinion « de gauche » l’idée que l’islam est un « problème » majeur de la société française. Que rabaisser les musulmans n’est plus un privilège de l’extrême droite, mais un droit à l’impertinence sanctifié par la laïcité, la république, le « vivre ensemble ». Et même, ne soyons pas pingres sur les alibis, par le droit des femmes – étant largement admis aujourd’hui que l’exclusion d’une gamine voilée relève non d’une discrimination stupide, mais d’un féminisme de bon aloi consistant à s’acharner sur celle que l’on prétend libérer. Drapés dans ces nobles intentions qui flattent leur ignorance et les exonèrent de tout scrupule, voilà que des gens qui nous étaient proches et que l’on croyait sains d’esprit se mettent brusquement à débonder des crétineries racistes. À chacun sa référence : La journée de la jupe, Elisabeth Badinter, Alain Finkielkraut, Caroline Fourest, Pascal Bruckner, Manuel Valls, Marine Le Pen ou combien d’autres, il y en a pour tous les goûts et toutes les « sensibilités ». Mais il est rare que Charlie Hebdo ne soit pas cité à l’appui de la règle d’or qui autorise à dégueuler sur les musulmans. Et comme vos disciples ont bien retenu la leçon, ils ne manquent jamais de se récrier quand on les chope en flag’ : mais enfin, on a bien le droit de se moquer des religions ! Pas d’amalgame entre la critique légitime de l’islam et le racisme anti-arabe !

C’est évidemment ce même sillon que vous labourez dans votre tribune du Monde. « Passe encore, vous lamentez-vous, que Charlie consacre tant de ses dessins de couverture aux papistes. Mais la religion musulmane, drapeau imposé à d’innombrables peuples de la planète, jusqu’en Indonésie, devrait, elle, être épargnée. Pourquoi diable ? Quel est le rapport, autre qu’idéologique, essentialiste au fond, entre le fait d’être arabe par exemple et l’appartenance à l’islam ? »

Je veux bien tâcher d’éclairer vos lanternes sur ce point, mais permettez-moi d’abord d’apprécier la vicieuse petite incise dans laquelle vous resservez en loucedé le vieux plat sur l’islam-religion-conquérante qui fait rien qu’à croquer la planète. L’islamisation de l’archipel indonésien a commencé au XIIIe siècle, quand des princes de Sumatra se sont convertis à la religion des marchands perses et indiens qui faisaient bombance dans leurs ports – non sous la contrainte, mais par désir d’intégrer un réseau commercial prospère. Plus tard, au XVIIIe siècle, ce sont les colons hollandais, chrétiens irréprochables, qui se sont arrangés pour imposer l’islam à Java, en vue de soustraire sa population à l’influence séditieuse des Balinais hindouistes. On est loin de l’imagerie du farouche bédouin réduisant à sa merci des peuples exotiques, à laquelle se résume apparemment votre connaissance du monde musulman.

Mais revenons à la question du « rapport » entre Arabes et musulmans, racisme et islamophobie. La démarcation que vous tracez avec une belle assurance entre les deux catégories est-elle vraiment si claire dans vos esprits ? À lire le début de votre tribune, il est permis d’en douter. L’édifiante anecdote du « chauffeur de taxi arabe », qui refuse de conduire à bon port un collaborateur du journal « au motif de dessins moquant la religion musulmane », révèle à cet égard une certaine confusion. En quoi la qualité d’« arabe » prêtée au chauffeur – qui d’après vous ne saurait donc être simplement français – nous renseigne-t-elle sur l’affront subi par votre infortuné collègue ? Croyez-vous qu’il faille être « arabe » pour froncer le nez devant vos beaufitudes de fin de banquet ? Moi qui ne suis ni arabe ni chauffeur de taxi, pas sûr que je dépannerais votre collaborateur d’un ticket de métro. J’espère néanmoins qu’il aura surmonté son choc des civilisations en se dégotant un chauffeur blanc qui l’accepte sur sa banquette arrière.

Vous avez raison, arabe et musulman, ce n’est pas la même chose. Mais vous savez quoi ? Musulman et musulman, ce n’est pas pareil non plus. Sachez qu’il y en a de toutes sortes, riches ou pauvres, petits ou grands, sympathiques ou revêches, généreux ou rapiats, désireux d’un monde meilleur, réactionnaires ou même, oui, intégristes. Or, dans Charlie Hebdo, rien ne ressemble davantage à un musulman qu’un autre musulman. Toujours représenté sous les traits d’un faible d’esprit, d’un fanatique, d’un terroriste, d’un assisté. La musulmane ? Toujours une pauvre cloche réductible à son foulard, et qui n’a d’autre fonction sociale que d’émoustiller la libido de vos humoristes.

Parlant de cela, il y aurait beaucoup à dire sur la composante graveleuse de votre inspiration. L’euphorie avec laquelle Charlie Hebdo a acclamé les militantes topless des Femen suggère que le graillon islamophobe s’agrège parfaitement aux éclaboussures de testostérone.

L’ode de Bernard Maris à Amina Sboui, une Femen tunisienne qui avait posé torse nu sur Internet, offre un bon échantillon de la mayonnaise hormonale qui colle à vos pages : « Montre tes seins, Amina, montre ton sexe à tous les crétins barbus habitués des sites pornos, à tous les cochons du désert qui prêchent la morale à domicile et se payent des escorts dans les palaces étrangers, et rêvent de te voir lapidée après t’avoir outragée… Ton corps nu est d’une pureté absolue en face des djellabas et des niqabs répugnants 10. » Allo, docteur ?

Vous avez le toupet d’accuser vos détracteurs d’« essentialisme », et sans doute les bulbes congestionnés qui vous vénèrent applaudiront-ils l’acrobatie. Mais on n’est pas au cirque. L’essentialisme, vous vous y vautrez chaque semaine ou presque en racialisant le musulman sous les traits d’une créature constamment grotesque ou hideuse. Ce qui définit la vision dominante du « racialisé », « c’est qu’il est tout entier contenu dans ce qui le racialise ; sa culture, sa religion, sa couleur de peau. Il serait comme incapable de s’en sortir, incapable de voir plus loin que son taux de mélanine ou le tissu qu’il porte sur la tête, observe sur son blog Valérie CG, une féministe pas très intéressante puisqu’elle ne vous a pas montré ses seins. Musulman devient une sorte de nouvelle couleur de peau dont il est impossible de se détacher 11. »

Cette remarque judicieuse se rapportait aux élucubrations de la « pédopsychiatre » Caroline Eliacheff, qui, dans le magazine Elle, venait de justifier ainsi le licenciement d’une puéricultrice voilée par la crèche Baby-Loup : « On peut s’interroger sur les conséquences pour un nourrisson de ne voir que le visage de face, une tête amputée des oreilles, des cheveux et du cou 12. » Le voile est une arme de destruction massive, il ensevelit la république aussi sûrement qu’il ampute des organes vitaux. Inutile de préciser que Caroline Eliacheff, tout comme vous, « lutte contre le racisme », c’est en tout cas ce qu’elle déclare dans son interview. Pour professer des inepties, et justifier le renvoi brutal d’une employée reconnue comme compétente et que personne n’a vu appeler les petits chéris au djihad, on n’est jamais aussi confortablement juché qu’au plus haut sommet des vertus civilisées.

Mais votre trône surplombe un marécage. Toi, Charb, pour lequel j’ai jadis éprouvé de l’estime, et toi, Fabrice, dont j’appréciais la rigueur intellectuelle 13, je vous tiens, vous et vos collègues, pour coresponsables du pourrissement ambiant. Après le 11-Septembre,Charlie Hebdo a été parmi les premiers, dans la presse dite de gauche, à enfourcher le cheval du péril islamique. Ne vous privez donc pas de ramasser votre part du crottin au moment où le nombre d’actes islamophobes bat des records : + 11,3 % sur les neuf premiers mois de 2013 par rapport à la même période de 2012, selon l’Observatoire national de l’islamophobie. Lequel s’inquiète d’un « nouveau phénomène » de violence, marqué par au moins quatorze agressions de femmes voilées depuis le début de l’année.

Rassurez-vous, je ne dis pas que la lecture de Charlie Hebdo déclenche mécaniquement l’envie de badigeonner une mosquée avec du sang de porc ou d’arracher son voile à une cliente de supermarché, comme cela se produit ici et là. Vous avez désigné les cibles, mais vous ne voulez pas qu’un pauvre type s’attaque à elles pour de vrai, car vous êtes contre la violence et contre le racisme. Vos lecteurs aussi, très certainement. Ils n’ont aucun préjugé contre les musulmans, c’est juste qu’ils s’esclaffent de bon cœur sur ce dessin de Charb où l’on voit un Arabe à grosse moustache en arrêt devant une prostituée, tandis qu’un prédicateur à barbe le sermonne : « Mon frère ! Tu vas pas payer 40 euros une passe alors que pour le même prix tu peux acheter une épouse ! »

Dans les années trente, le même gag avec des juifs à la place des musulmans aurait fait un tabac, sauf qu’à l’époque son auteur n’aurait sans doute pas eu l’idée de venir brandir un brevet d’antiracisme. Le dessin en question illustrait un article démasquant les sombres desseins d’un petit groupe de salafistes à Bruxelles. Le sous-titre résumait bien l’idée : « Les frites seront-elles bientôt toutes halal en Belgique ? Quelques barbus s’y activent, et combattent la démocratie qui leur permet d’exister 14. » Quoi ? Islamisation des frites, démocratie en danger ? Dans sa tête, le lecteur commence déjà à graisser son fusil de chasse. Dans sa tête seulement, car c’est un antiraciste. À moins qu’il n’aille se déverser au bas de quelque site internet évoquant vos faits d’armes, à la manière de « lulupipistrelle », auteur de ce commentaire sur Agoravox : « Les caricatures de leur prophète ulcèrent les musulmans ? Et alors, moi j’ai envie de baffer toutes les bonnes femmes voilées que je croise, et je ne parlent [sic] pas des barbus… mais je me domine…15 »

Bien sûr que Charlie Hebdo ne se limite pas à cela, qu’on y écrit et dessine sur bien d’autres sujets. On veut bien croire que nombre de lecteurs vous achètent par attachement à la cause des animaux, ou pour Cavanna, ou pour Nicolino, ou pour les dessins drôles, ou pour congratuler Bernard Maris après sa nomination au conseil général de la Banque de France, autre repaire de joyeux drilles. Mais je doute qu’il y en ait beaucoup qui ne trouvent leur petit plaisir sale dans le ressassement de vos obsessions islamophobes – sans quoi le journal leur tomberait des mains. Il en est même, vous ne pouvez l’ignorer, qui l’achètent principalement pour ça : pour voir ce que « Charlie » va encore leur mettre dans les dents cette semaine. Faut avouer, c’est une bonne affaire. Depuis l’épisode des caricatures danoises et votre héroïque montée des marches en costumes de pingouins au festival de Cannes, bras dessus bras dessous avec Philippe Val, Daniel Leconte et BHL (mais hélas sans Carla Bruni, pourtant annoncée), le « muslim bashing » ripoliné en « défense intransigeante de la liberté d’expression » est devenu votre tête de gondole, que vous prenez soin de réapprovisionner régulièrement. Vous pouvez toujours certifier que les sans-papiers sont vos amis ou critiquer Manuel Valls pour ses rafles de Roms, c’est l’islamophobie votre marronnier, votre ligne de front.

Vous me direz que vous n’êtes pas les seuls. Votre positionnement sur ce terrain est en effet assez largement partagé par vos confrères de la presse écrite, de L’Express à Valeurs Actuelles en passant par Le PointMarianneLe Nouvel Observateur ou Le Figaro, pour s’en tenir aux plus enthousiastes. Et je ne parle même pas des télés et des radios. Le marché médiatique de l’islam « sans-gêne », « qui fait peur » et « qui dérange » rapporte gros, même s’il est quelque peu saturé. Toutefois, au sein de cette saine et fraternelle concurrence, votre canard parvient à se distinguer par des produits qui n’ont leur équivalent nulle part ailleurs, et qui vous permettent d’occuper un segment non négligeable de l’opinion islamophobe décomplexée de gauche.

Vous connaissant, je m’interroge cependant : c’est quoi, au juste, votre problème avec les musulmans de ce pays ? Dans votre texte du Monde, vous invoquez la salutaire remise en cause des « si grands pouvoirs des principaux clergés », mais sans préciser en quoi l’islam – qui n’a pas de clergé, mais on ne peut pas tout savoir, hein – exerce en France un « si grand pouvoir ». Hors de la version hardcore qu’en donnent quelques furieux, la religion musulmane ne me paraît pas revêtir chez nous des formes extraordinairement intrusives ou belliqueuses. Sur le plan politique, son influence est nulle : six millions de musulmans dans le pays, zéro représentant à l’Assemblée nationale. Pour un parlementaire, il est plus prudent de plaider la cause des avocats d’affaires et de voter des lois d’invisibilité pour les femmes voilées que de s’inquiéter de l’explosion des violences islamophobes. Pas un seul musulman non plus chez les propriétaires de médias, les directeurs d’information, les poids lourds du patronat, les grands banquiers, les gros éditeurs, les chefferies syndicales. Dans les partis politiques, de gauche comme de droite, seuls les musulmans qui savent réciter par cœur les œuvres complètes de Caroline Fourest ont une petite chance d’accéder à un strapontin.

Je n’ignore pas, Charb, que tu as reçu des menaces de mort et qu’il y a peut-être des dingues quelque part qui en veulent à ta peau. Cela me désole. Malgré tout ce que je vous reproche, à toi et aux autres, je ne me réjouis pas de t’imaginer avec deux flics collés en permanence à tes semelles et qui coûtent un bras à votre république chérie. Je crains aussi que tes molosses ne déteignent sur toi comme Val a déteint sur toute l’équipe. Mais si vraiment vous tremblez à l’idée que les musulmans de France se métamorphosent en serial killers de la guerre sainte, peut-être trouverez-vous un brin d’apaisement en voyant la manière placide dont les intéressés réagissent aux attaques réelles ou symboliques qui sont leur lot quotidien. Quand une mosquée est recouverte de tags racistes, croyez-vous que ses responsables ou les fidèles du coin se répandent en cris de vengeance ou en promesses de mettre l’Élysée à feu et à sang ? Non, à chaque fois ils déclarent s’en remettre tout simplement à la « justice de leur pays ». Parmi ceux que je connais, l’écume médiatique de vos prouesses ne fait qu’ajouter une petite couche supplémentaire à leur lassitude. Pas sûr que j’aurais la même patience.

Bunkérisés derrière vos zygomatiques, vous revendiquez le droit sacré de « rire » pareillement des imams, des curés et des rabbins. Pourquoi pas, si encore vous appliquiez vraiment ce principe. On oublie l’épisode Siné ou il faut vous faire un dessin ? Un constat avéré d’islamophobie, et c’est l’éclat de rire. Une mensongère accusation d’antisémitisme, et c’est la porte. Cette affaire remonte aux années Val, mais la pleutre approbation que votre patron d’alors a recueilli auprès de « toute la bande », et plus particulièrement auprès de toi, Charb, démontre que le deux poids deux mesures en vigueur à cette époque n’était pas le fait d’un seul homme. La même règle a perduré. À ce jour, me dit-on, le numéro spécial « Charia Hebdo » ne s’est toujours pas dédoublé en un « Talmud Hebdo ». Croyez bien que je ne le regrette pas.

Vous vous réclamez de la tradition anticléricale, mais en feignant d’ignorer en quoi elle se différencie fondamentalement de l’islamophobie : la première s’est construite au cours d’une lutte dure, longue et acharnée contre un clergé catholique effectivement redoutable de puissance, qui avait – et a encore – ses journaux, ses députés, ses lobbies, ses salons et son immense patrimoine immobilier ; la seconde s’attaque aux membres d’une confession minoritaire dépourvue de toute espèce d’influence sur les sphères de pouvoir. Elle consiste à détourner l’attention des intérêts bien nourris qui gouvernent ce pays pour exciter la meute contre des citoyens qui déjà ne sont pas à la fête, si l’on veut bien prendre la peine de considérer que, pour la plupart d’entre eux, colonisation, immigration et discrimination ne leur ont pas assigné la place la plus reluisante dans la société française. Est-ce trop demander à une équipe qui, selon vos termes, « se partage entre tenants de la gauche, de l’extrême gauche, de l’anarchie et de l’écologie », que de prendre un tantinet en compte l’histoire du pays et sa réalité sociale ?

J’aime bien les bouffeurs de curés, j’ai grandi avec et ils m’ont inculqué quelques solides défenses contre les contes de fées et les abus de pouvoir. C’est en partie cet héritage-là qui me fait dresser les poils devant l’arrogante paresse intellectuelle du bouffeur de musulmans. La posture antireligieuse lui offre un moyen commode de se prélasser dans son ignorance, de faire passer pour insolents ses petits réflexes de contraction mentale. Elle donne du lustre à un manque béant d’imagination et à un conformisme corrodé par les yeux doux de l’extrême droite16.

« Encoder le racisme pour le rendre imperceptible, donc socialement acceptable », c’est ainsi que Thomas Deltombe définit la fonction de l’islamophobie, décrite aussi comme une « machine à raffiner le racisme brut »17. Les deux formules vous vont comme un gant. Ne montez donc pas sur vos grands chevaux quand vos détracteurs usent de mots durs contre vous. Ces derniers jours, vous avez hurlé au scandale parce qu’un rappeur pas très futé réclamait un « autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo » au détour d’un titre collectif inséré dans la BO du film La Marche. Comme si votre journal n’était qu’amour et poésie, vous avez fait savoir à la terre entière que vous étiez « effarés » par tant de « violence ». Pourtant, vous ne vous êtes pas offusqués lorsque le rappeur tunisien Weld El 15 a assimilé les policiers de son pays à des « chiens bons à égorger comme des moutons ». Au contraire, vous l’avez interviewé avec tous les égards dus à un « combattant de la liberté d’expression18 ». Les violences verbales de Weld El 15 trouvent grâce à vos yeux parce qu’elles visent un régime à dominante islamiste qui veut le renvoyer en prison. Mais quand la métaphore canine se retourne contre vous, ce n’est plus du tout la même chanson. Envolée, la liberté d’expression : ralliement à la rengaine néoconservatrice sur le rap comme « appel à la haine » et « chant religieux communautariste »19.

La machine à raffiner le racisme brut n’est pas seulement lucrative, elle est aussi extrêmement susceptible.

Bien à vous,
Olivier Cyran 

Source : Article11.info


1 « Non, Charlie Hebdo n’est pas raciste ! », Le Monde, 20 novembre 2013.

2 Fiammetta Venner, « Forum social européen : un autre jihad est possible », Charlie Hebdo, 29 septembre 2004. A lire ICI.

3 Publié le 1er mars 2006 dans Charlie Hebdo en partenariat avec L’Express, RTL, RMC, Europe 1 et France Info.

4 Zineb El Rhazoui, « Sexe and the Syrie »,Charlie Hebdo, 25 septembre 2013.

5 Ignace Leverrier, « Vous allez être déçus : le “djihad du sexe” en Syrie n’a jamais existé », 29 septembre 2013.

6 Pour un décorticage de cette affaire hallucinante, lire Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed,Islamophobie, comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman », La Découverte, 2013.

7 « Pas de femmes voilées aux Restos du cœur »,www.islamophobie.net, 6 décembre 2012.

8 Les majuscules sont fournies par la rédaction deCharlie Hebdo.

9 « Affaire Baby-Loup : la laïcité à la barre », interview de Richard Malka par Gérard Biard, Charlie Hebdo, 6 novembre 2013.

10 Bernard Maris, « Cette jeunesse irresponsable », Charlie Hebdo, 20 juin 2013. Quelqu’un peut-il expliquer à l’éditorialiste de « Charlie » que la djellaba n’est pas un attribut « musulman » mais un vêtement « arabe ? Un mois après cet article, et à la grande déception de son auteur, Amina Sboui claquait la porte des Femen en expliquant qu’elle ne souhaitait pas que son nom « soit associé à une organisation islamophobe ».

11 « L’islam, ce nouveau déterminisme selon Eliacheff et Elle », www.crepegeorgette.com, 22 novembre 2013.

12 « Le conflit sur le voile touche aussi les enfants », Elle, 13 novembre 2013.

13 - Je suis surpris que tu accrédites par ta signature la piteuse opération de ravalement de façade de tes employeurs. Je ne doute pas de la sincérité de ton ralliement, mais je vois dans celle-ci un mauvais signe.

14 Zineb El Rhazoui, « Les salafistes ont leur roi des Belges », Charlie Hebdo, 13 septembre 2013.

15 Commentaires de l’article « La dernière provocation de “Charlie Hebdo” contre les musulmans »,www.agoravox.fr, 19 septembre 2012.

16 Parmi vos sympathiques soutiens : Bruno Mégret, « Désislamiser la France », discours à l’université d’été du MNR, 27 août 2005 ; Ivan Rioufol, « Pourquoi “Charlie Hebdo” sauve l’honneur », Le Figaro, 19 septembre 2012 ; Benoît Rayski, « Tombouctou-sur-Seine : et si on tranchait les mains des dessinateurs de “Charlie Hebdo” ? », atlantico.fr, 28 novembre 2013.

17 Lire Alain Gresh, « L’islamophobie, “Le Monde” et une (petite) censure, Nouvelles d’Orient, 5 novembre 2013.

18 Zineb El Rhazoui, « Tunisie : l’islamisme menacé par du rap et des tétons », Charlie Hebdo, 19 juillet 2013.

19 Lire Sébastien Fontenelle, «  Un intéressant cas de foutage de gueule », Bakchich.info, 26 novembre 2013.

P.S. En Bonus :

 

 

Je ne suis pas CharlIsraël : boycottons la manifestation du 11 janvier (en 10 raisons)

Récupération politique de l'affaire CharlIsraël !

REMETTONS LES CHOSES EN ORDRE !

IL NE S'AGIT PAS D'ATTENTATS TERRORISTES COMME LES COMPLICES QUE NOUS AVONS AU GOUVERNEMENT VOUDRAIENT NOUS LE FAIRE CROIRE ET  L'IMPRIMER DANS LES ESPRITS FAIBLES, CAR CE N'EST PAS LA FRANCE QUI A ETE ATTAQUEE, MAIS UNE SIMPLE OFFICINE SIONISTE QUI A ETE ATTAQUEE PAR ROTHSCHILD LUI-MÊME QUI A PU FINANCER CETTE OPERATION MILITAIRE POUR DIVISER LES PEUPLES QUI CONSTITUENT LA FRANCE !

Quand il faut boycotter l'état terroriste d'Israël, Hollande, Merkel, Sarkozy, Cameron, Porochenko et toute la clique de Nazis qui s'apprête à soutenir Israël et Rothschild qui est l'Unique créateur et financier de son officine terroriste : Charlie Hedbo qui ne s'est  toujours uniquement attaquée qu'aux Musulmans et aux Catholiques appuyant le combat des FEMEN, sous couvert et avec l'appui du Gouverne-MENT, de lutter pour la laïcité des Francs-maçons sionistes avec l'active participation du Groupe La libre Pensée le bras armé visible de la Franc-maçonnerie qui est à l'origine de l'interdiction des crèches dans les lieux publics!

On imagine aisément que si Poutine ne vient pas à cette parodie de rassemblement visant à défendre la liberté d'insulter les musulmans et les catholiques et de provoquer à la guerre civile, qu'il sera accusé de soutenir les "Terroristes" !

Qu'a fait CharlIsraël cet été quand des milliers de morts palestiniens y compris des enfants  tombaient sous les bombes de l'état sioniste en Isra-ël ?

RIEN !!

RESTEZ CHEZ VOUS AU NOM DE LA PAIX DANS LE MONDE!

NOUS NE POUVONS PAS EN MÊME TEMPS SOUTENIR LA PALESTINE & LES ACTES TERRORISTES DE L'ETAT SIONISTE  D'ISRAEL QUI APPARTIENT A ROTHSCHILD

[Indécence] Rendons hommage à Charlie Hebdo : boycottons la manifestation du 11 janvier (en 10 raisons)

Primo, condamnons sans équivoque la barbarie de ce crime indéfendable.

Secundo, honorons la mémoire des victimes et pensons à leurs proches

Tertio, à l’heure où on veut nous obliger à hurler “Je suis Charlie”, n’oublions pas ce que c’est non plus et ce qu’on veut nous faire endosser… D’où cette mise au point utile d’un des anciens de Charlie Hebdo, écrite il y a 1 an.

Désolé, je voulais attendre 1 mois plein avant de remettre ceci sur le tapis, mais le fil des événements, ainsi que l’expérience du 11 septembre me pousse à contrecoeur à traiter de ces sujets plus tôt.

Je vous encourage donc à rendre hommage à l’équipe de Charlie Hebdo dimanche en boycottant la “manifestation” de dimanche.

Pour ma part, je n’irai pas, et  ce, pour plusieurs raisons (à vous de les évaluer et de vous faire votre opinion).

La première, pour ne pas être complice d’une infâme récupération

Avez-vous envie de vous associer à l’OTAN en grande pompes ?

L’OTAN qui met le feu au Moyen-Orient depuis 25 ans et qui a engendré des milliers de terroristes ?

L’OTAN qui annonçait le lendemain du massacre avoir largué 5 000 bombes en Irak ? (et on s’étonne donc des retours de flamme ?)

Voulez-vous donc risquer de soutenir par avance des politiques qui causeront encore plus de morts là-bas, et plus de terroristes dans le futur ?

Alors sérieusement, vous pensez que Cabu a envie de voir Merkel venir larmoyer (et se faire de la publicité) sur son cercueil ?

La deuxième, c’est qu’il y aura le président ukrainien

Vous savez celui qui a des néo-nazies qui combattent pour lui, et dont les troupes ont tué des centaines de civils dans l’Est de l’Ukraine ? Lui dont la place est à La Haye, et pas à Paris avec Cabu ?  C’est l’esprit Charlie ça ?

La troisième, c’est qu’ils n’aimaient pas les messes du dimanche

La quatrième,  c’est qu’on ne manifeste pas “contre le terrorisme”

On manifeste pour demander au gouvernement des solutions concrètes non pas pour empêcher les terroristes d’agir, mais pour qu’il déconnecte la machine à fabriquer des terroristes (conflit en Palestine, islamophobie, “choc des civilisations”, “guerre contre le terrorisme”, BHL, misère, etc.)

La cinquième, c’est que je ne suis pas Charlie

Car Charlie avait une face sombre, discutable, non respectueuse de l’autre (à différents niveaux) et donc non humaniste, à laquelle je ne veux pas être associé.

Condamner le massacre : oui, évidemment ! Promouvoir la liberté d’expression, oui ! Mais donner un blanc seing à tout ce qui a été fait, non !

Vous êtes Charlie ?

Donc vous êtes ça :

(je n’ai pas la moindre complaisance avec le FN, j’ai encore dénoncé Marine Le Pen ce matin ; mais c’est 25 % des Français qu’on traite de merde, alors que beaucoup font partie des Français qui souffrent le plus dans notre pays – on est en droit d’espérer des analyses un peu plus fines)

Donc NON, désolé, je les pleure, mais Je ne suis pas Charlie, car je ne suis pas tout ça, moi je préfère que les gens soient – quand c’est possible – respectés, et qu’on travaille à rapprocher plutôt qu’à diviser.

Car je suis désolé, alors que plein de dessins de Charlie sont d’une intelligence extrême, la plupart de ceux-ci, ceux qui ont causé tant de problèmes et de dégâts, ne sont pas drôles, ne véhiculent aucune message, ne poussent pas à la réflexion : ce sont de simples provocations gratuites, sans talent, destinées à choquer, humilier, blesser (je ne dis pas non plus qu’il faudrait les interdire, bien entendu). Et que je vois mal où est la “liberté d’expression” là-dedans (car je ne vois pas “l’expression”, et je ne suis pas le seul),

alors que je vois assez bien où est l’incitation à la haine – un peu comme si vous allez hurler face à votre voisin que sa femme est très moche et ses enfants de gros mal élevés… Ce qui n’excuse évidemment en RIEN les actes barbares – mais qu’on ne vienne pas me demander de mettre des stickers “Je suis Charlie”…

On a aussi le droit d’écouter les autres, et d’essayer de faire preuve de fraternité…

Pour l’ex-Premier ministre de Malaisie, Mahathir Mohamad, l’hebdomadaire a maintes fois manqué de respect à l’islam. « Ont-ils besoin de ridiculiser le prophète Mahomet en sachant qu’ils offensent les musulmans ? » a-t-il dit cité par l’agence officielle Bernama. « Nous respectons leur religion, et ils doivent respecter la nôtre ».

La sixième, c’est que je veux protéger mes concitoyens

Je ne suis pas irresponsable comme tous nos médias. Honorer les morts oui, afficher “Je suis Charlie” partout, au vu des dessins précédents, envoie un clair message au monde musulman : “Attaquer ainsi votre prophète n’est pas le fait de quelques dessinateurs provocateurs, mais est assumé par toute la population française”.

Et donc chaque Français sera désormais une cible désignée pour les extrémistes de tout poil. Je ne porterai pas une telle responsabilité…

Libération indique d’ailleurs :

La septième, c’est que personne n’a manifesté contre ça en décembre :

Alors si on ne veut pas indiquer aux musulmans que leurs vies n’ont aucune valeur, qu’aucun dirigeant ne se déplace pour eux, autant appliquer la même règle à nos morts : le “2 poids 2 mesures” détruira notre civilisation à la longue.

La huitième, c’est que 3 barbares n’ont pas à influer sur ma vie

J’ai prévu autre chose dimanche, et ce ne sont pas 3 barbares qui vont changer un iota de ma vie…

Cela reviendrait à combler leurs attentes – et à envoyer un signal clair à l’État islamique : “renvoyez donc quelques barbares, vous aurez encore une semaine pleine sur nos médias pour parler de vous et terroriser notre population, avant qu’on vote une nouvelle loi liberticide et inutile”…

Enfin, la dernière, car les hommages, c’est vraiment de la merde !

Les gens exigent la liberté d’expression pour compenser la liberté de pensée qu’ils préfèrent éviter. [Sören Kierkegaard]

Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.” [Benjamin Franklin]

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.” [Martin Luther-King]

P.S. j’en ai surement oublié, tombant de fatigue, vous pouvez en rajouter en commentaire…

 

Comment un conflit inter-ethnique en France permettra une prise de pouvoir communautaire

Comment un conflit inter-ethnique en France permettra une prise de pouvoir communautaire

jeudi 8 janvier 20

La plupart des gens lucides et intellectuellement honnêtes sont dorénavant capables d’accepter l’idée que les événements du 11 septembre 2001 ont été commandités par le Mossad et la CIA, que la politique extérieure française est décidée et mise en œuvre par des sayanim (agents de pression) israéliens comme Bernard-Henri Lévy, corroborée par les crypto-sionistes ou initiés politiques comme François Hollande, Moscovici, Fabius, Valls, Copé. Le tout est vendu à l’opinion publique par la presse de propagande sioniste désormais en place sur tous les médias, ne trouvant que quelques voix dissidentes sur Internet. Si l’on a pu croire que la crise systémique économique était une fatalité depuis 2002, les décisions aberrantes prises en 2008 prouvent sans ambiguïté qu’une crise majeure économique est délibérément voulue et délibérément organisée par les banques supra-étatiques comme Goldman Sachs et de la Réserve « fédérale » américaine. 


En parallèle, les pays européens ont perdu totalement – par voie parlementaire contre l’avis exprimé par référendum du peuple – tout pouvoir législatif, judiciaire, budgétaire au profit d’institutions européennes douteuses, si ce n’est non élues. Le Nouvel ordre mondial sioniste en place en Israël et aux Etats-Unis s’étend donc doucement mais sûrement à l’Europe suivant les discours publics, déjà anciens, prononcés par les Rockefeller et Rothschild.

Cependant, personne ne semble réaliser clairement, qu’au-delà de ces grandes instances décisionnaires et financières, existe un réseau d’anonymes communautaires disséminé dans nos villes et nos campagnes, soudé à l’extrême, qui prépare jours après jours le terrain pour la réalisation de ce « Nouvel ordre mondial communautaire ». Même les plus informés des citoyens rechignent à croire que le nouvel ordre mondial n’est pas qu’une question d’hyper classe politique et financière, mais bien un question de prise de pouvoir anonyme dans un effort communautaire. On peut, soit penser que ce tissu communautaire est un moindre mal pour diriger l’humanité, soit penser qu’il s’agit d’une malédiction pour l’humanité. On peut se dire qu’il s’agit d’un bienfait ou d’une horreur absolue. Quoiqu’il en soit, là est désormais le seul clivage sérieux – conscient ou inconscient – qui demeure dans nos sociétés : accepté-je que ma destinée soit régie par le sionisme ou n’accepté-je pas le sionisme comme maître de ma destinée collective ? Chacun doit faire ce choix, chacun doit trancher cette unique et ultime décision. 

Le problème étant que le pouvoir sioniste occulte ne dit jamais son nom et ne se présente jamais comme sioniste. Ses moyens et ses lignes directrices sont largement ignorés de tous. Beaucoup se doutent bien de l’impact du sionisme sur notre quotidien, mais pensent encore qu’il s’agit d’un moindre mal. Ceux-là sont dans une molle approbation. Si ce sont des petits « ducs » de province, insérés dans le milieu bourgeois pseudo-intellectuel citant Sartre pour la forme, ils peuvent d’ailleurs être récupérés dans cette ambiance de gouvernance secrète, en entrant dans la franc-maçonnerie des bas degrés. Tous les pouvoirs, tous les centres décisionnels privés et publics en Occident sont désormais entre des mains sionistes ou plus rarement d’affiliés soumis à l’ordre sioniste. Plus personne ne devrait ignorer la réalité de la prise de pouvoir sioniste et les moyens qu’elle utilise. Tout le monde devrait faire son choix en son âme et conscience. Mais pour cela, encore faut-il avoir pleinement connaissance de ceux qui nous dirigent actuellement. Or la plupart des gens sont dans une ignorance totale des méthodes sionistes de conquête et de subversion. 

Pour les non-communautaires comme moi, et vous sans-doute, le choix est simple : soit vous cautionnez par votre silence ce nouveau mode de contrôle de la société – au fonctionnement anonyme et opaque où certaines vies humaines sont bafouées – ou vous les dénoncez car vous craignez que la prise de pouvoir sioniste totale ne s’arrête pas là, mais qu’elle évolue vers des plans d’une autre envergure – un mariage entre communisme et capitalisme sous férule sioniste. Ce serait l’épisode suivant de ce qui aurait été entrepris en URSS. (Ce qui s’est soldé par la mort de millions de Russes dans les camps aux mains de cinquante concentrationnaires tous Juifs : Kaganovitch, Yagoda, Frenkel, Jejoff, Rappaport, Abramovici, Ouritski, Firine, Apetter…). Tout me porte à croire, que vous réaliserez bientôt l’étendue de l’effroyable imposture et de la guerre quotidienne de l’information encore dissimulée dont vous êtes les victimes. Dès lors, soit vous commencerez à vous rebeller contre l’ordre sioniste et affilié, soit vous fuirez à l’étranger, car bientôt, il ne sera plus possible de croire que nous vivons des « temps modernes infiniment raffinés », où la mentalité sioniste ne serait plus capable de provoquer des morts par millions comme elle l’a fait au siècle dernier en promulguant et finançant deux guerres ainsi que les Goulags de l’URSS.

Ce livre prétend briser la spirale du fonctionnement communautaire secret à l’échelle quotidienne qui permet de contrôler et surveiller le peuple. Ce secret devient de plus en plus difficile à maintenir pour les sionistes et affiliés, ce qui se traduit par l’apparition de phénomènes ciblés d’élimination ou d’empoisonnement psychique des acteurs de la dénonciation comme moi, comparable à ce qui a été utilisé contre les dissidents Russes comme Soljenitsyne. Il ne sera bientôt plus possible aux sionistes et affiliés de maintenir ce secret. Car l’éveil des consciences est là. Cet éveil est sensible chez les vingtenaires même si la jeunesse – porteuse naturelle d’espoir – se disperse encore un peu dans les activités de son âge, ce qui atténue la colère. Cet éveil est virulent chez les trentenaires déclassés socialement par rapport à ce que leur intelligence devrait leur permettre si le manque de soumission à l’ordre sioniste ne les tuait pas définitivement de manière occulte, lors d’opérations indignes, anonymes sionistes.

Cet éveil ne concerne cependant pas encore les couches populaires. Ces couches n’ont plus les moyens intellectuels de se figurer le monde tel qu’il est. Et si ces classes populaires s’éveillent, ce sera de toute manière, dans une bestialité guidée par des clivages accessibles à leur faible intellect – principalement un clivage ethnique. Malheureusement, les sionistes dirigeront cet éveil bestial des classes populaire à leur avantage en opposant – sur un clivage ethnique – les caucasiens de souche à faible intellect aux immigrés africains (qui ont déjà naturellement tendance au repli communautaire ethnique). Les sionistes seront les grands vainqueurs de ce pugilat interethnique qu’ils se seront efforcés de créer depuis 40 ans sous un paravent droit-de-l’hommiste et d’immigration dite « économique » – c’est pour dire que le plan de neutralisation de l’Europe par le biais ethnique a été décidé depuis très longtemps dans les hautes instances Juives de ce monde. 

Les voix pacifiques (comme l’association Egalité et réconciliation de l’intellectuel dissident Alain Soral) seront bientôt impuissantes pour informer le peuple de base de cette machination ; elles seront entraînées qu’elles le veuillent ou non dans cet affrontement ethnique sanglant ; d’autant plus sanglant que des mercenaires payés par les sionistes et affiliés seront déployés en Europe comme ils l’ont été en Libye ou en Syrie pour mettre le feu aux poudres et perpétrer des attentats sous faux drapeaux pour que les deux côtés s’accusent mutuellement et s’entretuent. 

En dernier lieu, les dissidents pacifiques seront obligés de se battre du côté de leur ethnie dans un chaos où personne ne comprendra rien à ce qui se passe, où tout le monde sera manipulé par les organes de presse demeurant (tous aux mains sionistes), et où chaque recoin du territoire français, surtout périurbain, sera un espace de guérilla, difficile pour la survie. Et comme les ethnies africaines sont encore beaucoup plus racialement soudées que l’ethnie blanche qui n’a désormais ni conscience ni fierté de race ; un conflit interethnique en France risque de se concrétiser par de lourdes pertes où la population caucasienne blanche sera la plus touchée.

Ainsi, prenons quelques minutes pour comprendre qui sont les réels responsables de tout cela. Bien entendu, à la base, il y a la folie Talmudo-sioniste éternellement revancharde face au monde de « Rome » dont nous sommes les héritiers, dans une volonté folle d’hégémonie mondiale toujours plus renforcée, sur laquelle nous reviendrons amplement. Mais qui sont – à part les sionistes – en toute objectivité nos bourreaux indirects ? Qui sont ceux dont l’ignorance et la mystification atteint des sommets ? Ce ne sont ni les vingtenaires et trentenaires caucasiens et africains éveillés comme Kémi Seba, ni les couches à faible intellect ignorantes caucasiennes, mais bien les catégories suivantes, dont vous faites peut-être partie :

• les quadragénaires, quinquagénaires, sexagénaires caucasiens actifs ou en retraite, dont la vision du monde est intégralement façonnée par les médias sionistes et affiliés, que rien ne peut plus sortir de leur paradigme illusoire. Il semble qu’ils ne peuvent plus réaliser pleinement que des anonymes sionistes et affiliés sont le chaînon exécuteur de la philosophie de conquête du nouvel ordre mondial. Ils ne croient pas au Nouvel Ordre Mondial, ne veulent, ne peuvent plus y croire. Même les plus lucides l’ignorent ou veulent l’ignorer avec d’autant plus de véhémence qu’ils estiment que leur fin de vie constitue « un bonus » de loisirs... Même les « intellectuels » autoproclamés de ces catégories l’ignorent totalement. Ils ont voté Hollande ou Sarkozy ou Mélenchon… Tout sauf Marine Le Pen (qui bien qu’étant obligée de montrer des gages de soumission au sionisme, constitue une alternative goy, ne serait-ce que dans son terreau idéologique paternel non talmudique).

• Les immigrés de première, deuxième, troisième génération d’ethnies africaines qui sont tout autant sous influence « viscérale » des médias sionistes et affiliés, constituent la deuxième catégorie responsable indirectement de la situation. Ce sont ces immigrés qui ont élus François Hollande à la place de Marine Le Pen, pensant qu’il s’agissait là encore d’une élection à clivage ethnique, le seul clivage qui fonctionne encore pour diriger leur vote. Or cette élection proposait deux choix : le choix des candidats sionistes de droite ou de gauche avec la sécession définitive de nos démocraties européennes aux sionistes et affiliés organisés désormais des deux côtés de l’Atlantique en institution supra-étatiques (choix présenté par la presse comme un progressisme, une démocratie renforcée, une ouverture sur le monde…) ou le choix de l’organisation à l’échelle du pays de nos institutions monétaires, législatives, judiciaires, budgétaires (choix présenté quotidiennement sur toutes les antennes comme raciste, obscurantiste, protectionniste, fermé sur le monde, dangereux, nazi, fasciste... etc.). 

• La dernière catégorie, et non des moindres, futur bras armé de la phase finale de conquête du Nouvel Ordre Mondial sioniste est constituée par les jeunes, voire très jeunes immigrés africains anarchistes en rejet de tout, incontrôlables, ayant perdu tout ciment social, toute valuation de la vie d’autrui, dans un fonctionnement purement d’appartenance ethnique, se prétendant islamiques (un islamisme criant, ostensible, revanchard, vengeur, dont ils ne perçoivent pas la sagesse, loin de la lumière divine reçue dans sa sphère la plus intime) pour la plupart, sans doute poussés à la haine et armés par des infiltrés sionistes. Ils sont actuellement poussés à souhaiter un conflit armé civil en France, par, notamment, des groupes de rap crypto-sionistes islamiques, ils sont poussés à voir le caucasien comme un ennemi. 

C’est précisément par ces centaines de milliers d’individus décérébrés, animaux et violents, regroupés à la périphérie des grandes agglomérations françaises – que les bobos quinqua et sexa feignent d’ignorer ou osent encore penser victimes de racisme – que va venir le chaos en France. Ces jeunes vont être armés et récupérés par des mercenaires armés (appelés « Al Qaïda » pour effrayer le crédule européen), envoyés sur place par les sionistes eux-mêmes (comme ils l’ont fait en Libye). Ces mercenaires existent déjà, ce sont des combattants armés, drogués, vaguement fanatisés, recrutés dans des couches ultra défavorisées du Maghreb, d’Afghanistan, du Yémen, qui sont entraînés, armés par les services américano-franco-israéliens. Ces mercenaires ont été envoyés en Libye pour y créer le chaos. Puis ils ont été dépêchés en Syrie. 

Ces mercenaires sont situés dans des bases en Afrique du Nord et déposés par les services franco-américano-israéliens pour déstabiliser des zones si besoin est, en se faisant passer pour « l’armée rebelle » dans les médias sionistes français. Cette « armée rebelle » massacre la population autochtone, tue la police avec des moyens armés importants (dont les occidentaux ne se demandent jamais la provenance ! Comme si les « opposants » – ces fameux « rebelles » des JT de 20h – avaient tous des pick-ups avec mitrailleuse automatique dans leur garage et des kalashnikov avec des dizaines de chargeurs et des grenades dans leur cuisine, achetés au sook du coin !). Le pays sous attaque (Libye, Syrie) envoie l’armée pour empêcher ces mercenaires de tuer le peuple et la police. Puis les médias occidentaux sionistes disent que l’armée du régime en place « bombarde les populations »…La bobo européenne est convaincue…Son mari s’en fout… Il n’en faut pas plus pour vendre la guerre à l’opinion de nos jours.. 

Telle est la guerre de IVème génération. (Infiltration de mercenaires / massacre aveugles des populations par ces mercenaires / propagande journalistique accusant le régime / chute du régime antisioniste). Ces mercenaires vont être dépêchés en France, à commencer par les grandes villes du Sud (Marseille) dès que le signal politique aura été donné ; ils vont constituer des milices ethniques faisant alliance avec les jeunes de banlieue africains encore sauvages (et ré-islamisés de l’intérieur notamment par des fonds Qataris et Américains) et ils vont tuer indistinctement tout caucasien alentours. 

Ce sont les acteurs futurs d’une rage génocidaire aveugle qui va décimer dans un futur proche la population caucasienne en Europe. Tel est le plan réel des sionistes et affiliés. Une fois cette première vague de guerre civile initiée par les sionistes (Ils attendront consciencieusement qu’il y ait assez de victimes avant d’intervenir), la coalition armée franco-américano-israélienne interviendra au prétexte « de protéger les populations civiles » (exactement de la même manière qu’ils justifient les bombardements en Libye ou Syrie) avec des moyens d’une autre ampleur militaire pour anéantir les mercenaires (qui se feront, au final, tuer par leur employeur sioniste !) avec les jeunes de banlieue cooptés qui y passeront aussi. La force militaire israélo-américaine pourra tout aussi bien bombarder des zones civiles tuant indistinctement caucasiens autochtones, mercenaires et africains de banlieue cooptés. Il en résultera une diminution de la population européenne souhaitée. Le choc psychologique chez les survivants sera tel qu’ils seront en mesure d’accepter n’importe quel gouvernement dictatorial pourvu que celui-ci garantisse le retour à la paix. 

Si les autorités sionistes décident qu’il n’y a pas eu assez de morts, le recours à de fausses épidémies déclenchées (mais aux morts réels) est envisageable. L’Afrique du nord deviendra en même temps le théâtre de l’affrontement de la coalition franco-britanico-israélo-américaine contre les pays musulmans du monde, sous prétexte de défense d’Israël qui serait soi-disant menacée, maintenant que les pays alentours ont été ré-islamisés par ces mêmes israéliens ! Il y aura des morts par millions, et peut-être le recours à l’arme atomique dans certaines régions au sous-sol pauvre. La Russie et la Chine s’impliqueront ou non dans le conflit. Il pourra être étendu au Venezuela et au reste des pays non alignés.

Seul un recul important face au travail de manipulation quotidien par la presse sioniste très organisée de France peut vous amener vers cette lucidité. Il serait donc temps pour ceux qui ferment les yeux sur ce nouveau mode de contrôle, qu’ils participent à la résistance active pour empêcher la mise en application de cette destinée pour l’Europe. S’il en est encore temps.

Source :

Lien vers le livre :

Raivelot Hamed - L'homme trafiqué

 

2015 sera l'année de la confrontation finale entre l'Empire du chaos et l'Eurasie

Voilà pourquoi il faut créer le chaos en France, en Europe et dans le monde !

Ils ont la rage !

Pris dans l'échec de partout, la faillite, il ne leur reste que la politique de la terre brûlée face à une population dont ils n'ont que faire à présent ! Autant éliminer les 2/3 de la population mondiale comme prévu dans leurs plans machiavéliques !

Si ça na pas marché contre la Russie attaquons-nous à la France, aux pays européens et à tous les  autres ! La 3ème guerre mondiale serait donc la bienvenue pour eux !

2015 sera l'année de la confrontation finale entre l'Empire du chaos et l'Eurasie

 

 

 

Les petites lueurs démocratiques surgies en Europe (Podemos, Syriza) suffiront-elles à illuminer une année 2015 menacée par la périlleuse confrontation entre un vieil empire occidental décadent et des forces émergentes qui ne s'en laissent plus conter ?
 

Les petites lueurs démocratiques surgies en Europe (Podemos, Syriza) suffiront-elles à illuminer une année 2015 menacée par la périlleuse confrontation entre un vieil empire occidental décadent et des forces émergentes qui ne s’en laissent plus conter ?

L’année 2014 aura été marquée par la brutale aggravation de la crise économique et financière mondiale et par la fuite en avant de l’Otan vers un dangereux chaos guerrier dont les métastases touchent désormais le continent européen.

  • Les masques statistiques euphoriques n’abusent plus que les gogos. La prétendue "reprise" continue à être financée par de la dette pour « une période considérable ». Les banques sont incapables de satisfaire à des stress-tests édulcorés. Les chiffres du chômage sont trafiqués par des radiations massives. La distribution de "food stamps" (tickets d’alimentation) bat des records aux États-Unis. Et plus alarmant encore, la courbe de la mortalité infantile US vient de repartir à la hausse [1].

  • L’État islamique en héritage : aux confins orientaux de leur empire, les maîtres du monde, venus semer à les entendre le Bien et la Démocratie, n’ont récolté que le chaos. Aux potentats régionaux détrônés succèdent les ravagés de l’État islamique qui sont aux États-Unis ce que Mr Hyde était au Dr Jekyll. Les atrocités médiatisées des uns ne valent-elles pas les bombardements à l’aveugle ou les pratiques tortionnaires enfin révélées des autres ?

  • Le cancer de la guerre frappe désormais aux portes du vieux continent européen : venue faire la nique à la Russie du vilain Poutine, l’Otan s’est pris les pieds dans le bourbier ukrainien après y avoir fomenté un coup d’État, sans manifestement maîtriser les moyens de le pérenniser.

Une course poursuite entre deux chaos

C’est donc une course contre la montre entre deux chaos, l’un "civil" (économique, financier, social), l’autre guerrier, qui se jouera en 2015. Une chose est sûre, aucune solution acceptable n’est à attendre des autorités politiques de l’empire. Paul Craig Roberts, qui connaît bien ce monde interlope pour l’avoir servi [2], est catégorique : les États-Unis sont plus que jamais aux mains d’un complexe militaro-industriel US va-t-en-guerre agissant dans l’ombre d’un président de comédie.

Le président Obama a perdu ce qui lui restait de pouvoir lors des dernières élections de mi-mandat le 4 novembre dernier. Les faucons néoconservateurs de Washington règnent en maîtres au sein de l’empire. Et ce ne sont pas leurs pâles vassaux européens, à l’image d’un Hollande déjanté et d’une Merkel ne sachant plus vraiment sur quels intérêts allemands danser, qui risquent de contrarier cette folle fuite en avant suicidaire.

Au point, juge Paul Craig Roberts, que le seul "espoir" restant est que le chaos économico-financier soit suffisamment rapide et retentissant pour couper court aux velléités de chaos guerrier.

« L’espoir vient de l’extérieur du système politique. L’espoir est que le château de cartes ainsi que les marchés truqués érigés par les décideurs politiques pour le bénéfice des 1% [de riches, ndlr] s’effondrent. »

La recomposition géopolitique du monde

« Attachez vos ceintures ; 2015 sera un tourbillon opposant la Chine, la Russie et l’Iran contre ce que j’ai décrit comme l’empire du Chaos. »

Selon le journaliste brésilien Pepe Escobar, l’année qui s’annonce renforcera sans aucun doute une recomposition géopolitique houleuse du monde autour d’un nouveau bloc : l’Eurasie.

La politique de sanctions occidentales n’aura rien réussi de mieux que de ressouder les liens entre les pays émergents des BRICS et pourrait même être en train de conduire à un rapprochement entre ces derniers et un autre "puni" : l’Iran. Pour Pablo Escobar, le chaos est en passe de se retourner contre l’empire qui l’a propagé.


Une si fragile lueur démocratique en Europe

Face à ce paysage dévasté, on assiste en Europe à la montée en puissance de mouvements alternatifs portés par des opinions publiques exténuées après des années d’austérité destructrice. Podemos et Syriza paraissent en mesure de profiter en 2015 de scrutins opportuns dans leurs pays respectifs, l’Espagne et la Grèce.

Mais la tâche s’annonce ardue :

  • Les "amicales" pressions des "démocrates" officiels de Bruxelles contre ces empêcheurs de capitaliser entre soi sont rien moins qu’agressives et intrusives. On imagine sans peine ce que seront ces pressions si d’aventure les "indésirables" viennent à s’emparer du pouvoir. Angela Merkel a d’ores et déjà prévenu Alexis Tsipras que ce serait la rigueur budgétaire (allemande) ou la porte (de la zone euro).

  • Les vieux partis (communistes) de gauche du siècle dernier s’échinent à défendre les derniers lambeaux de leurs prés carrés électoraux contre ces nouveaux venus qui leur font de l’ombre. En Espagne comme en Grèce, Izqierda Unida et le KKE passent au moins autant de temps à cogner sur Podemos et Syriza que sur leurs gouvernants de droite.

Reste qu’en ces temps ténébreux, il me semble préférable de s’accrocher aux petites lueurs démocratiques qui passent, MÊME AU RISQUE DE SE TROMPER, plutôt que d’essayer de les éteindre prématurément comme s’y emploient avec un zèle mauvais les inévitables pisse-vinaigre. Allez, santé à tous les autres. M’est avis que cette année 2015 va être chaude bouillante.

Notes

[1] Lorsqu’il écrivit en 1976 son essai sur la décomposition de la sphère soviétique, "La Chute finale" (éd. Robert Laffont), Emmanuel Todd fonda sa prédiction sur le constat de l’inversion à la hausse de la courbe de mortalité infantile en URSS, considérant cet élément comme fondamental de la réelle santé d’une puissance. Or en 2014, la mortalité infantile US est passée de 5,90‰ à 6,17 (rappel France : 3,31 - source : Statistiques mondiales.com).

[2] Paul Craig Roberts, économiste et journaliste américain, fut sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan et est un des pères fondateurs des Reaganomics.

 

http://www.politis.fr/2015-chaud-bouillant-le-monde-d,29515