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27/09/2015

La guerre du feu ! USA et le rôle de la Corée du Nord dans les attaques à impulsions électromagnétiques détruisant les réseaux de communication et d'Internet !

Après avoir lu le 1er article : USA : pannes majeures de réseaux de communications et d' internet lisez celui du 16 avril 2013: Etats Unis : Etat d'alerte concernant une attaque nucléaire sous forme d'impulsion électromagnétique

Tout s’éclaire un peu ! C’est bien la guerre du feu !

Et comme les attaques d’après la carte ci-dessous, sont concentrées sur plusieurs états américains, il se pourrait bien que l’opération Jade Helm était aussi liée à toutes ces attaques de la Corée du Nord.

La Californie semble être la cible principale visée par ces impulsions magnétiques. Pas étonnant que la terre s’enfonce et qu’il y règne une sécheresse intense depuis quelques années.

Allons savoir si toutes ces explosions et ces incendies aux USA, en Russie et en Chine, qui ont eu lieu cet été, ne sont pas dus à ces armes électromagnétiques ?

Des milliers de pompiers luttent contre une vingtaine d'incendies en Californie

USA : pannes majeures de réseaux de communications et de internet

On ne sait pas ce qui se passe, mais quelque chose se passe. Explosions à répétition, panne massive mobilisant le FBI… Et, bien évidemment, il ne faudra pas s’attendre à en savoir plus, ou alors les explications seront tirées par les cheveux, comme d’habitude.

USA : pannes majeures de réseaux de communications et de internet


Etats Unis : Etat d'alerte concernant une attaque nucléaire sous forme d'impulsion électromagnétique

mardi 16 avril 2013

Les autorités américaines s'inquiètent que la Corée du Nord pourrait utiliser son « lanceur spatial » pour exploser un engin nucléaire à haute altitude sur les États-Unis, la création d'une impulsion électromagnétique (emp) qui pourrait détruire des parties importantes du réseau électrique ainsi que des infrastructures critiques du pays.
 
L'inquiétude est si grande que les responsables américains qui regardent la Corée du Nord surveillent continuellement l'état du « lanceur spatial » de la Corée du Nord, dont le statut pourrait suggérer une frappe nucléaire préventive contre les États-Unis.
 
Les responsables connaissent le missile à trois étages, la Corée du Nord en a lancé un en décembre dernier qui a également mis en orbite un « package », dont les experts disent que ce pourrait être un test de mise en orbite d'une arme nucléaire, qui seraient ensuite désorbitée sur commande n'importe où sur les États-Unis pour exploser à une altitude élevée, créant un effet EMP.

guerre-nucleaire-coree

Cette préoccupation a récemment été renforcée par une étude peu médiatisé par l'US Army War College qui dit qu'une détonation nucléaire en altitude au-dessus, d'une ville des États-Unis pourrait anéantir le réseau électrique pour des centaines, peut-être des milliers de kilomètres à la ronde. (source wnd)
 
Tensions dans la péninsule coréenne
 
Début mars, en signe de protestation contre les exercices conjoints des Etats-Unis et de la Corée du Sud, Pyongyang a renoncé à tous ses accords de non-agression et de dénucléarisation conclus avec son voisin. Tout de même, les deux Corées n'iront pas jusqu'à la guerre bien que des conflits locaux soient possibles.
 
La Corée du Nord a annoncé mardi qu'elle comptait remettre en service le réacteur du centre nucléaire de Yongbyon, arrêté en 2007. Les experts russes ont qualifié ces déclarations de « chantage visant à intimider les pays occidentaux ».
 
Une chance existe
 
Moscou pense qu'il est encore possible de négocier avec la Corée du Nord sur son programme nucléaire. Mais certains pays devront cesser de profiter de la situation dans la région.
 
« Il faut cesser toute rhétorique, renoncer à toute action pouvant aggraver la tension », a déclaré aux journalistes Grigori Logvinov, ambassadeur russe itinérant.
 
Pyongyang a déclaré le 30 mars que les relations entre les deux Corées étaient passées à « l'état de guerre » et qu'il agirait en conformité avec les lois idoines en cas de « provocations » hostiles, qui pourraient dégénérer en conflit « à part entière », voire « nucléaire ». Le communiqué précise que dans ce cas, la Corée du Nord attaquerait les bases américaines d'Hawaï et de Guam en Corée du Sud, ainsi que les bases sud-coréennes et la résidence présidentielle de Séoul.
 
Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, les Etats-Unis ont envoyé en Corée du Sud deux chasseurs F-22 Raptor, qui participeront aux exercices américano-sud-coréens Foal Eagle. L'AFP a rapporté le 2 avril que les USA avaient déployé au large des côtes sud-coréennes leur destroyer USS Fitzgerald, équipé du système polyvalent de combat Aegis, capable d'intercepter des missiles.
 
Selon le diplomate russe,
 
« le pire serait de s'enliser dans des querelles pour savoir qui a tort ou raison (...) Il est primordial d'empêcher un scénario militaire sur la péninsule et de maintenir la situation dans un cadre politique et diplomatique ».
Il doute que l'une des deux Corée aille jusqu'à déclencher une guerre mais des conflits locaux restent possibles.
 
« L'important, c'est d'empêcher que cette guerre des nerfs dégénère en guerre tout court », ajoute le diplomate. (RIA Novosti)
 
Pyongyang bloque l'accès du complexe de Kaesong aux Sud-Coréens
 
Le 3 avril, Pyongyang a officiellement interdit aux spécialistes sud-coréens d'entrer dans le complexe industriel intercoréen de Kaesong, rapporte mercredi l'agence sud-coréenne Yonhap.
 
« Le Nord nous a indiqué ce matin qu'il n'autoriserait que les départs depuis Kaesong et interdirait les trajets vers le complexe », a déclaré Kim Hyung-Suk, porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification, en charge des relations entre les deux pays.
 
« Le gouvernement sud-coréen regrette profondément l'interdiction de l'entrée à Kaesong et appelle à la lever immédiatement », a souligné le porte-parole. Le complexe de Kaesong, situé en Corée du Nord et symbole de la coopération entre les deux pays, est ainsi devenu un nouveau foyer de confrontation dans la péninsule coréenne qui connaît un net regain de tension ces dernières semaines. Séoul a également prévenu qu'il disposait d'un plan d'urgence prévoyant un possible recours à la force militaire en vue de garantir la sécurité de ses citoyens travaillant à Kaesong. (RIA Novosti)
 
Pyongyang veut redémarrer ses sites nucléaires
 
La Corée du Nord a annoncé qu'elle allait redémarrer son site de recherches nucléaires de Yongbyon. Comme l'a déclaré un porte-parole du département général de l'énergie atomique de la RDPC, tous les réacteurs et installations seraient mis en service.
 
Yongbyon est le seul centre de la RDPC capable de produire du plutonium de qualité militaire. En 2000 Pyongyang a arrêté le réacteur de Yongbyon le jour suivant la livraison dans le pays d'un premier lot de mazout ?50 mille t. Il a commencé à être livré en Corée du Nord grâce au financement de la Russie, des Etats-Unis, de la Chine et de la Corée du Sud en échange de la suspension du programme nucléaire nord-coréen.
 
A présent l'histoire peut se répéter avec le site de Yongbyon. La RDPC a plus d'une fois usé de menaces d'accélérer ses programmes nucléaires pour obtenir de l'Occident de l'aide alimentaire et énergétique. Pyongyang a vivement réagi au durcissement des sanctions décidé par l'ONU. Le leader de la RDPC Kim Jong-eun a signé le 29 mars un :
 
« plan de préparation technique des troupes stratégiques pour frapper des bases militaires dans la partie continentale des Etats-Unis, à Guam, aux îles Hawaï, ainsi qu'en Corée du Sud ? en cas de provocation de la part de l'adversaire »

Pyongyang a de même annoncé la rupture du cessez-le-feu, conclu avec la Corée du Sud et les Etats-Unis en 1953, et la décision de résoudre par la suite tous les problèmes avec Séoul conformément aux lois martiales. Il faut dire que Washington a réagi avec assez de retenue à ces démarches de Pyongyang. Parler d'une quelconque possibilité de frappe préventive contre le Nord (de Corée) n'est tout simplement pas sérieux, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney.
 
« La rhétorique belliqueuse de Pyongyang n'était accompagnée d'aucune action militaire, que ce soit par une mobilisation à grande échelle ou dans le positionnement de ses forces. Mais nous prenons au sérieux l'annonce de la Corée du Nord. »

Certains experts russes disent que voir dans les menaces de Pyongyang un seul chantage pour obtenir de nouvelles livraisons de riz ou de combustible c'est simplifier trop les choses. Ecoutons Konstantin Asmolov, analyste du Centre coréen à l'Institut de l'Extrême-Orient auprès de l'Académie russe des sciences.
 
« Une opinion courante existe, suivant laquelle Pyongyang cherche à obtenir ainsi de l'aide. Je dirais que du moment que Pyongyang ne fera plus objet de sanctions et cessera d'être traité en pays voyou, il ne lui sera plus nécessaire de demander de l'aide. L'essentiel pour le pays réside dans le changement de statut.

Source : La voix de la Russie

 

 

 

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02:30 Publié dans Asie, Chine, Corée, USA, Israël | Lien permanent | Tags : asien corée | |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it!

26/09/2015

Nasrallah:la présence militaire russe en Syrie changera le cours de la bataille

Apparemment tout le monde est heureux de la présence Russe en Syrie et les USA prennent aussi quelques humiliations à cause des rebelles qu'ils ont formés et qui feraient défection.

Nasrallah: la présence militaire russe en Syrie changera le cours de la bataille

26-09-2015 - 00:27

 

Dans une interview exclusive sur la chaine satellitaire libanaise alManar, le SG du Hezbollah Sayyed hassan Nasrallah a évoqué diverses questions régionales et locales.. Il a révelé les coulisses des négociations de Zabadani, il a parlé de la position du Hezbollah concernant le renforcement  la présence russe en Syrie,  il a évoqué les évolutions au Yémen, la situation à Bahrein..mais aussi la question de la mosquée d'alAqsa et les répercussions régionales sur l'entité sioniste...

Au niveau local, son  éminence a expliqué la position du Hezbollah envers la candidature présidentielle du général Aoun, évoquant la question des législatives en soutenant comme solution une nouvelle loi électorale fondée sur la proportionnalité. Pour conclure sur les questions sociales notamment la corruption, il a révélé pour la première fois  la position du Hezbollah envers le mouvement de protestation populaire des jeunes qui se déroule au Liban..

L’incident du pèlerinage

Dans un premier temps, il a d’abord regretté la tragédie qui a frappé le pèlerinage de la Mecque, estimant que cet incident est d’abord une tragédie humaine et une tragédie pour les musulmans en particulier.


Il a mis en garde contre la tentative d’inscrire cet incident dans le cadre du conflit politique qui sévit dans la région et dans lequel l’Arabie-saoudite fait  partie de par ses guerres qu’elle mène directement ou indirectement contre le  Yémen, le Bahreïn, en Syrie...« Mon  approche est différente, il faut rappeler que l’Arabie se doit être la garante de la sécurité de ce pèlerinage.  C’est elle qui assume cette lourde responsabilité et refuse à quiconque de l’aider dans cette mission. Or, selon une lecture chronologique des incidents qui ont eu lieu à la Mecque lors de chaque pèlerinage , comme par exemple en  2006 , 300 pèlerins sont morts  à cause des bousculades, en 2002 il y a eu aussi des morts à cause des bousculades et dans les années 90 ..Tout cela prouve que l’organisation du pèlerinage est mauvaise et qu’il faut prendre des mesures..


De toute façon,  l’Arabie a annoncé son intention de former  une commission d’enquête et il est important que cette dernière soit composée de délégués des pays qui ont perdu des gens lors de cet incident tragique comme l’Iran et le Maroc qui ont le plus perdu de gens..

Concernant les mesures,  cet incident  remet  en cause  toute la direction saoudienne, mais l’Arabie refuse  toute autre direction que la sienne .. on peut alors proposer comme solution une supervision sur cette direction composée de plusieurs pays musulmans dans le cadre de l'Organisation de la Conféence islamique, tout en gardant la direction purement saoudienne.  Mais ce qui est certain c’est que l’Arabie ne peut plus se permettre de refuser aux autres pays musulmans de l’aider  dans cette mission..

Le renforcement de la présence russe militaire en Syrie

Interrogé sur sa définition du Hezbollah, compte tenu des grandes modifications qui sont intervenues dans son rôle, avce la crise syrienne, il a répondu que c'est un parti libanais qui jouit d’une certaine influence sur des   questions régionales, cette influence nous la tenons aussi du fait de nos alliances avec certains pays..


L'évolution des évènements en Syrie est en notre faveur et logique pour diverses raisons.


D’abord,  il faut retenir la résistance d’un peuple durant cinq années dans une guerre universelle menée contre la Syrie  pour renverser le régime de Bachar alAssad, il faut retenir la résistance de son armée, mais aussi de ses alliés.. La résistance est un facteur essentiel..

Ensuite, il y a les causes de l'échec de cette guerre comme par exemple  l’échec de la stratégique d’Obama dans la lutte  contre Daech.. Les Etats-Unis ont formé des combattants, ils ont mené des raids aériens, ils ont formé une coalition internationale..  Et ils ont échoué partout.. Et même si les hommes armés de Daech et les takfiristes enregistrent des progressions sur le terrain ici ou là, cela ne signifie aucunement qu’ils ont remporté la bataille sur le terrain..

De plus il y a les conséquences des évolutions en Syrie, dont entre autre  le retour des combattants étrangers à leurs pays d’origine.. Ou encore, la question des migrants, ces migrants qui se rendent en Occident dont les pays se vantent de défendre les droits de l’homme et ne peuvent donc pas fermer leurs frontières. Donc il faut régler le problème à la racine, en stoppant la guerre en Syrie.. Ces conséquences influent sur le cours de la guerre..


Autre échec américain: l’accord nucléaire. Les Etats-Unis ont cru que l’Iran négociera la Syrie  en échange de l’accord.. Et donc, ils ont pensé que cet accord offrira l’occasion d’éloigner l’Iran de la Syrie.. ils se sont trompés car l’Iran a insisté pour que cet accord se limite exclusivement au dossier nucléaire..

Puis, un nouveau facteur survient : la décision de la Russie de renforcer sa présence militaire en Syrie. Il ne s’agit pas d’un renforcement consultatif ou d’expertise mais au niveau de la participation au combat..

Pourquoi cette intervention en ce moment?

Il faut se rappeler que la Russie a toujours soutenu la Syrie : notamment à l’ONU en posant son veto contre tout résolution dirigée contre la Syrie  . Mais aussi , la Russie a respecté ses contrats de livraison d’armements, elle a des experts militaires en Syrie, donc elle était présente au niveau logistique..Ce n’était pas  une présence au sens combatif.. Malgré cela les Etats-Unis ont misé  sur l’Arabie et la Turquie  pour convaincre la Russie d’abandonner la Syrie en tentant de la séduire par tous les moyens, mais en vain... certains ont même pensé que la Russie n’avait pas de position nette envers le régime de Bachar al-Assad..

Alors,  qu’est-ce-qui a changé ? ..

Il y a la question ukrainienne. Aussi la question nucléaire et ses répercussions sur la question du bouclier américain. Les Etats-Unis  insistaient pour déployer leur bouclier antimissile en Europe en avançant comme cause de la protéger  contre l’Iran.. Mais avec la signature de l’accord, la menace iranienne n’existe plus et le déploiement de ce système n'est plus justifiée. La Russie a exigé le démantèlement de ce système de bouclier, mais les Etats-Unis ont refusé;  ce qui a renforcé les suspicions de la Russie envers les USA.

Il y a aussi la menace des islamistes tchétchènes qui  ont combattu avec Daech et le Front alNosra et qui sont retournés en Russie..

Selon mes informations depuis un certain temps, des discussions ont eu lieu entre la Russie, la Syrie, l’Iran et l’Irak afin de créer une forme de nouvelle alliance de lutte contre le terrorisme..  
Ce qu’il  faut retenir dans la position russe c’est qu’elle ne parait plus ambigüe   envers la Syrie..

Nous en tant que Hezbollah,  nous accueillons toute puissance qui renforce ce front et qui nous aide à repousser la menace du terrorisme et donc le facteur  russe est positif et aura d’importantes répercussions..

Certains ont tenté de montrer que cette force russe vient au secours  de la Syrie , ce n’est pas vrai, ce renforcement est  le résultat de mois de discussions.. et ce renforcement n’a aucune impact sur l’influence iranienne en Syrie, tout simplement parce qu’il n’y a pas d’influence iranienne en Syrie et donc il n’y a pas de compétition entre l’Iran et la Russie.. Tout ce qui importe pour l’Iran c’est d’empêcher la Syrie de tomber entre les mains de Daech..

La présence de la Russie en termes militaires se traduit en chasseurs ultra- performants, en missiles ultra-précis, en des moyens militaires technologiques sophistiqués, sans compter  des  équipes et des unités.. nous savons que ces éléments seront très influents  dans toute bataille à venir..


Cette présence peut évoluer car la Russie a affirmé que si la Syrie lui demande de combattre à ses cotés, elle sera prête..


Les coulisses de l'accord de Zabadani

Interrogé sur l'accord conclu sur une trêve de six mois entre Zabadani conquise dans majeure partie par le Hezbollah et l'armée, et les deux localités loyalistes de la province d'Idleb, Fouaa et Kafraya, encerclées par les miliciens de Jaïch al-Fateh, une coalition dont la colonne vertébrale est la branche d'al-Qaïda en Syrie, le front al-Nosra, il a précisé: 

Il y a des objectifs communs au Liban et à la Syrie et cela a commencé avec la bataille de Qalamoun en passant par la province  de Ersal.. Notre souci est de protéger toutes nos frontières;  nous nous sommes engagés dans la bataille de  Qalamoun car nous savions que les voitures piégées étaient confectionnées là-bas..

Ensuite, il y a eu Qalamoun 2 c’est-à-dire la libération des environs de Qalamoun où notre but était de prendre le contrôle des collines et des montagnes pour resserrer l’étau autour des hommes armés...

Ensuite il y a eu Zabadani,  cette dernière était devenue le refuge de tous les takfiristes de la région et a représenté une menace pour la route de Damas,  une voie vitale pour le Liban.. la bataille de Zabadani ressemble à celle de la bataille de Qalamoun dans ces objectifs..

Après deux semaines depuis le début de l’opération,  la situation des miliciens  était devenue très difficile.. Le terrain était contrôlé par l’armée syrienne et le Hezbollah.... alors ils ont appelé au secours à leurs chefs  qui ont pensé faire pression en changeant l’équation de Zabadani et  en y rajoutant Fouaa et Kafraya ..

Je puis vous confirmer que la bataille de Zabadani pouvait se conclure rapidement.. mais nous avons estimé après consultation avec l’armée syrienne que cette nouvelle équation offrait  une occasion pour libérer Fouaa et Kafraya qui était encerclée depuis sept mois..

L’armée syrienne  s'est alors chargé de trouver une solution pour Fouaa et Kafraya et libérer leurs habitants..c'est ainsi qu'il a été décidé de prolonger la bataille de Zabadani tout en essayant en même temps de parvenir à  un accord Sur Fouaa et Kafraya..

L’objectif était que Zabadani ne devait pas tomber, tout en restant en même temps une carte pour négocier sur le sort de ces deux localités. .. 

Et donc contrairement à ce que nous avons fait dans la bataille de Qalamoun où nous avons laissé une issue de sortie aux hommes armés  en échange de leur abandon de la bataille, nous n'avons gardé aucune possibilité de sortie pour les hommes armés à Zabadani et ce dans le but de  libérer Fouaa et Kafraya..

Les négociations de Zabadani ont commencé d’abord avec de De Mistura qui s’est rendu en Iran en tant que représentant de l’opposition : elle  lui a demandé d'exiger un arrêt des bombardements  contre Zabadani en échange d’un arrêt des bombardements contre  Fouaa et Kafraya.. les Iraniens ont répondu qu’il n’état que des médiateurs pour la Syrie et donc le négociateur essentiel est la Syrie..
 

Ensuite, il y a eu des réunions en Turquie entre le médiateur iranien, celui de l’ONU et les représentants des hommes armés. Les Turcs n'étaient pas présents, et leur rôle était plutôt absent. Les médias se sont trompés en parlant de supervision turque..

L’accord a règlé les problèmes de  toutes les parties. Sans la bataille de Zabadani, les milices armées n'araient jamais rendu Fouaa et Kafraya,  surtout que certains cheikhs takfiristes diffusaient des fatwas sur le sort réservé aux habitants de ces deux localité, pour qu’ils se rendent..

A cette occasion je salue  la résistance des gens de Fouaa et Kafraya ainsi que la détermination de l’armée syrienne à ne pas les abandonner ..

La bataille de Zabadani a imposé une nouvelle équation aux milices armées..leurs combattants à Zabadani étaient encerclés  ils n'avaient guère plus le choix : soit ils se font tuer , soit ils doivent se rendre..

En fait, les opérations sur le terrain ont donné une marge de manœuvre pour  les négociations et l’armée syrienne a facilité les négociations..la difficulté venait surtout de leurs conditions impossibles comme par exemple ils demandent la libération de mille détenus alors qu’il n’y en a pas autant..

L’accord comprend deux étapes :

La première étape : tous les combattants sortent de Zabadani et cette dernière se retrouve sous le contrôle de l’armée syrienne . Les hommes armés et leurs blessés sortent vers Idlib et les civils de Zabadani ont le choix de sortir ou de rester..en échange 10 000 civils pourront sortir de Fouaa et Kafraya.. ils peuvent partir où ils veulent… un cessez le feu est accompagné d’une  trêve de six mois qui concerne la région de Zabadani et de ses environs …
Des aides médicales et des services humanitaires seront acheminées par les voies principales ..

Cet accord est garanti par l’Onu.. un calendrier a été  défini et chaque partie est sérieuse pour l’exécuter..
Ce qui nous importe c’est la question humanitaire à Fouaa et Kafraya..et que  Zabadani soit sous le contrôle syrien..

Quant à la deuxième étape : ses discussions concernent  les autres zones de Fouaa et Kafraya et la question des détenus des deux cotés ..

Les pertes humaines dans  la bataille de Zabadani ont été exagérées par les médias ainsi la télévision du courant du futur a parlé depuis quelques jours de la mort de 17 de nos combattants.. nous estimons que  le cout humain est normal car le nombre des miliciens est important.. c’est une bataille normale..

Un dernier mot : quand la nouvelle équation s’est imposée , les martyrs qui sont tombés des comités populaires,  de l’armée et de la résistance sont les martyrs des négociations de Zabadani et de la libération  alFouah Kefraya..

Cette bataille n'est pas du tout source de joie pour nous. Elle nous est imposée. Contrairement au fait de combattre les israéliens qui procure de la satsifaction et de la fierté. Combattre un arabe ou un musulman  est plutôt source de tristesse.. Mais si c’était à refaire, nous l'aurions mené plus tôt..car nous avions bien raison dans toutes les mises en garde que nous avons faites ..


Nous ferons partie de toute action visant à défendre alAqsa

Interrogé sur les derniers évènements qui ont lieu à la mosquée al-Aqsa et l'Esplanade des mosquées, et les violations des colons sionistes, il a répondu:

L’entité sioniste reste toujours le premier bénéficiaire de ce qui se passe dans la région.. Les israéliens ont défini deux options: soit la Syrie de Bachar alAssad  reste et donc c’est l’axe de résistance qui reste(...) Si la Syrie s'en sort victorieuse elle sera une menace stratégique pour Israel ..

Soit la Syrie tombe entre les mains des miliciens de Daech, cela signifie que la Syrie ne sera plus une menace car les forces takfiristes s’entretueront indéfiniment. Et si elles décident d’attaquer Israël, il est facile pour ce dernier de les frapper.

Donc  pour Israël, le deuxième choix est le meilleur..
Raison pour laquelle lorsqu'on parle désormais dans les milieux internationaux de la nécessité que Bachar alAssad reste au pouvoir, ceci ne rend pas du tout Israël heurex, car cela signifie une victoire de la Syrie et donc celle de l’axe de la résistance..


Je pense que la visite de Netanyahou en Russie  consiste à savoir jusqu’où Poutine est capable d’aller. Les Israéliens craignent que les armes russes    livrées à  la Syrie ne tombent  entre les mains du Hezbollah sans compter que  la présence militaire  russe en  Syrie réduira la  marge de manœuvre des forces de l’air  israéliennes  dans la région..et donc rien ne sera plus comme avant..


Concernant alAqsa , Israël profite de ce qui se passe dans la région pour poursuivre sa politique de judaïsation et de colonistaion..  quand j’ai accusé dans l’un de mes discours les arabes d'avoir  vendu la question palestinienne, les israéliens ont répondu que c’est vrai.. pour les israéliens il n’y a pas de monde arabe.. alAqsa est  menacée de destruction et de démolition mais les israéliens  savent que cela  risque d’être couteux. C’est pourquoi ils violent la sainteté d’alAqsa .. la prière de la fête d’alAdha  est une forme de résistance.. les israéliens appréhendent au cas où alAqsa est réellement menacée, que cela ne risque d’évoluer de manière dangereuse.. et donc d’exploser dans la face d’Israël..

La guerre contre Israël n’est pas  irrémédiable même si les israéliens insistent sur sa fatalité.. ils en parlent   dans le cadre de la guerre psychologique et aussi pour garder leur armée en état d’alerte continu.. Cela dit la probabilité de la guerre est toujours importante et cela nous impose d’être toujours préparé   à défendre notre peuple. .. Nous tenons compte des pires probabilités.. car nous savons qu’Israël peut déclencher la guerre quand il le veut et sans  raisons.. et donc nous devons être à tout moment prêts..


Pour ce qui est d’alAqsa nous ferons partie de toute action visant à le défendre mais ce n’est pas le moment d’en parler..

 

Le Yémen


L’avenir du Yémen semble dépendre de la bataille de Ma'reb surtout que l’Arabie et les pays arabes ont concentré leurs forces et multiplié leurs opérations pour la garder sous leur contrôle.. selon mes informations ils ont apporté des combattants de nationalités différentes comme ils l’ont fait en Syrie..

La résistance de l’armée yéménite et des forces populaires (Ansarullah, ndlr)  a infligé aux forces de la coalition saoudienne de cuisants échecs..  cela peut ouvrir les portes des négociations..

Ma'reb va dessiner l’avenir de la crise du Yémen.. il faut se rappeler que cela fait six mois que l’armée et les forces populaires sont encerclées par des armées, attaquées par des  armes super sopgistiquées etc .. malgré cela, elles ont réussi à pénétrer à l’intérieur de l’Arabie et se sont même emparées de certains villages..

Les images qui montrent une armée saoudienne qui abandonne ses positions et ne défend pas son territoire prouve que l’armée saoudienne n’est qu’une force de l’air..

Aujourd’hui  l’armée yéménite  et les forces populaires  combattent mieux qu’avant. La complexité du terrain a changé mais l’avenir de toute négociation dépend des évolutions sur le terrain.. La solution politique existe mais l’Arabie l'empêche ...

La guerre au Yémen est différente de celle en Libye où le conflit est purement interne.. Depuis le début , il y a une oppression exercée contre un peuple qui n'a fait dès le début que réclamer un partenariat et la paix avec tous ses voisins.. ce peuple a été  puni à cause de sa position politique, et aussi de son soutien à l’axe de la  résistance, car sa ligne politique est opposée à l’axe américain .. C’est ce qui nous a poussé à soutenir le Yémen car la bataille est liée a la question palestinienne , à la résistance..

Le Bahreïn :


Depuis le début du mouvement de protestation, l’oppression envers ce peuple était motivée par le confessionnalisme, car on a attribué à sa révolution une couleur confessionnelle et on a misé sur le désistement du peuple,  sous la pression des mesures de répression..

Le prince Nayef  avait proposé comme solution pour le Bahreïn que les gens rentrent chez eux.. alors que le régime syrien avait accepté de s’assoir autour d’une table pour discuter de leurs revendications..Mais, à Bahreïn, le régime saoudien a imposé une autre solution .... il est normal que le régime du Bahreïn soit aujourd’hui dans l’impasse … Tôt ou tard, il sera confronté à une  réalité incontournable: celle de discuter avec le peuple et de répondre à ses revendications..

Le Liban:

La table ronde  offre l’espoir de trouver des solutions.. mais  pas dans tous les dossiers mais la table a un but..  elle est l’idée de Nabih Berri et on l’a encouragé dans le cadre de trouver une solution à la crise mais certes pas pour faire passer le temps ..

L’Iran  ne s’ingère pas au Liban c’est nous qui décidons au Liban "en libanais" et donc il n’y a pas de priorité libanaise pour les iraniens ..

Concernant l’Arabie c’est différent car l’Arabie s’ingère  dans les affaires internes du Liban et suit les détails et  s’impose  sur ses  alliés locaux..

Le fait de choisir comme  candidat le général Aoun est lié aux qualités dont jouit le général Aoun et donc nous élisons  un président qui ne peut  pas être acheté, qui ne  plie pas, qui n’a pas peur de défier les menaces, d’affronter les dangers ...

Nous pensons que les chances pour lui d’être élu président sont toujours valables.. Certains  lient la question présidentielle à la conjoncture régionale. Or nous pensons  que les événements régionaux  sont en notre faveur et les chances de Aoun seront plus grandes…
Le général Aoun est un homme  réellement indépendant et autonome; il n’est lié à aucun pays .. il est suffisamment courageux pour affronter n’importe quel situation..

Il n’y a pas de limites temporelles à sa candidature c’est  le général qui décide s’il veut  la retirer pas nous sommes avec lui sans limites..

Il y a une recette pour tout règlement d'une crise dans un pays… celle de revenir au peuple.. notre problème c’est que  notre constitution ne mentionne pas de  référendum alors quand dans la majorité des  pays du monde,  il y a une constitution, des élections, un référendum etc.. Au Liban si on veut modifier la Constitution on revient au parlement. Il n’y a aucune consultation du peuple et sa seule expression est quand il élit le parlement..


L’entrée à la démocratie  doit se faire par une loi électorale fondée sur la proportionnalité car elle offre une chance  pour tout le monde de se faire représenter ou élire.. Elle permet à de nouvelles catégories de personnes d’être présentes au sein du parlement..  et de pallier à la division au sein du parlement entre les grands partis..  la proportionnalité instaure un véritable partenariat  au sein du pouvoir..


Celui qui refuse la proportionnalité a des tendances dictatoriales, car il refuse le partenariat au sein de sa communauté. Il veut s'accapparer sa communauté, et refuse une vois dissonnante. Certains affirment être non représentés,  or ils le sont mais ils ont vendu leurs voix pour cent dollars ou pour 5000 dollars à  celui qui va décider à leur place..

Pour ceux qui disent que l'armement de la Résistance entrave le partenariat dans le pays, nous disons qu'en 2005,  nos armes n'ont pas empêché l’équipe de Seniora d'avoir la majorité,  nos armes n’étaient pas un obstacle et donc l'argument des armes ne tient pas..  de plus nous n’avons aucun problème avec le fait que la proportionnalité  baisse le nombre de nos sièges au parlement  ..


L’efficacité de la table ronde entre le Hezbollah et le courant du Futur réside dans le fait qu’elle réduit les tensions dans la rue  et permet une certaine communication ne serait ce que pour briser la glace..


LES MANIFESTATIONS


Interrogé sur le mouvement de protestation qui a éclaté au Liban, contre la corruption, la désagrégation de l'Etat libanais, et l'absence des besoins de première nécessité comme l'électricité, le gaz et autre, il a indiqué:

 

Quand le mouvement populaire a commencé, nous avons adopté une position neutre car nous ne connaissions rien de ce mouvement, de ses chefs, de ses objectifs, sauf que ses slogans étaient justes..

Mais quand le mouvement a évolué et ses dirigeants nous ont demandé de participer aux protestations.. nous nous sommes arrêtés car nous ne suivons personne, pas n’importe qui et pas n’importe comment..

En ce qui nous concerne, n’importe quel mouvement qui pose des revendications réelles et justes nous le soutenons sans plus..
Nous sommes au Hezbollah contre toute participation dans n’importe quel mouvement car notre participation risque de saboter le mouvement de protestation populaire. Ce mouvement sera accusé d’être au service du  Hezbollah tout comme cela s’est produit dans le dernier  mouvement de protestation où des voix l’on accusé d’être un second  8 Mai.

N’importe quel mouvement populaire n’a aucun intérêt à nous demander de participer avec lui dans ses marches de protestation.. car il sera confessionalisé en lui attribuant une identité purement chiite..


Ce mouvement est composé de jeunes qui n’ont rien avoir l’extérieur.. telle est notre position nous ne sommes pas opposés à ses revendications nous les encourageons sans plus..


Ce n'est pas vrai que le  Hezbollah ne s’est pas retiré de la scène sociale et se désiste de ses responsablité à l'égard des gens. En tant que Hezbollah, nous avons toujours été préoccupés et concernés par les questions sociales de notre peuple.. Le Hezbollah est celui qui a le plus offert de sacrifices dans ce domaine:  par exemple les agressions israéliennes et la reconstruction du Liban-sud , de la banlieue, nous avons tout assumé.. nous avons dépensé de l’argent que nous avons pris de l’Iran sur Liban..

Malheureusement ceproblème réside dans l 'Etat libanais qui est absent à cause de sa structure confessionnelle..Cette structure empêche les consensus, et permet aux uns et autres de faire avorter les projets proposés par les uns pour le bien-être des gens.


Nous sommes entrés au gouvernement afin de préserver  la stabilité sécuritaire du pays, la paix civile..
L’expérience a prouvé notre juste choix car durant la guerre de 2006 notre présence au sein du gouvernement a évité une catastrophe.. Paradoxalement quand nous étions en dehors du gouvernement  ils ont pris la décision du 5 mai concernant la question des câbles téléphoniques et qui a provoqué les incidents du 7 mai..

Pour ce qui est de la corruption, la réforme ne commence pas par le gouvernement mais par le parlement..

La lutte contre la corruption est un grand débat.Il dépasse nos capacités à nous seuls. Nous sommes un parti avec des effectifs et des capacités modestes. C'est nous qui assumons la responsabilité de la défense de nos frontières que ce soit avec Israël ou avec la Syrie. Cela exige de gros efforts humains, logistiques, militaires..  nous veillons aussi à la sécurité interne du pays ... et nous assumons notre rôle politique.. nous on ne peut pas tout assumer..

Nous ne pouvons certes pas tout faire. Pour ceux qui nous proposent de faire part à la bataille contre la corruption nous disons, assumez donc cette bataille sans nous. Nous avons assez de responsabilités, et nous vous soutiendrons par derrière.

En ce qui nous concerne, dans le gouvernement, jamais nous ne laissons passer des projets dans lesquels nous flairons un brin de corruption. Nous mettons directement en garde les concernés.  

 

Humour : Réponse des Iraniens aux menaces militaires américaines post accord nucléaire

Cette attitude va bien aux USA de continuer à se prendre pour le centre du monde et de dénigrer les progrès accomplis par les autres pays et peuples du monde, au point de les aveugler !

Très bientôt, ils seront contraints de rabaisser leur caquet !

Surtout qu'ils ne sont plus en mesure de la ramener avec leur armée selon Dick Cheney.

Pas question de recourir à l’option militaire (Dick Cheney)

Sep 22, 2015 09:50 UTC

L'ancien vice-président américain Dick Cheney a dénoncé la réduction du budget défensif de l’armée US, disant que l’armée se trouve dans une telle situation que Barack Obama ne pourrait même pas faire appel aux forces militaires. L'ancien vice-président américain Dick Cheney a demandé au futur président des Etats-Unis de renforcer la puissance de l’armée pour que ce pays soit en mesure de lancer une réaction rapide si nécessaire. « Les options militaires de Barack Obama ont été affaiblies par la réduction du budget défensif », a déclaré Dick Cheney, soulignant que la situation dans laquelle se trouve actuellement l’armée US ne permettra pas à Barack Obama de s’appuyer sur les forces militaires.

 

Humour : Réponse des Iraniens aux menaces militaires américaines post accord nucléaire

Humour : Réponse des Iraniens aux menaces militaires américaines post accord nucléaire

 

Après l’accord sur le nucléaire iranien, Barack Obama s’était cru obligé, pour rassurer les Américains, de déclarer lors d’un entretien télévisé, que les Etats-Unis balaieraient l’Iran très facilement. En réponse à ces bravades, la télévision iranienne a produit la vidéo humoristique ci-dessous, rappelant à Obama certains faits précis qui ont fait l’actualité, et surtout que les Américains ne devraient jamais sous-estimer l’Iran.

 

Clip humoristique de la TV iranienne



Les troupes au sol russes entrent en action en Syrie

 

Voir aussi :Les armes déployées par la Russie en Syrie

Les troupes au sol russes entrent en action en Syrie

Les troupes au sol russes entrent en action en Syrie

Après s’être retirée d’Idlib en mars 2015, et de Jisr al-Shughur en avril 2015, l’armée syrienne a lancé, à la fin du mois d’août, une offensive pour reprendre une zone située dans le nord-est de la province de Lattaquié occupée par ISIS et le groupe Jabhat al-Nusra, les deux groupes combattant côte à côte contre l’armée.

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Dans les vidéos publiées sur l’internet lors de cette bataille, il apparait un véhicule blindé, peint aux couleurs de camouflage différentes de celles de l’armée syrienne, sous le numéro 111. Il s’agissait d’un véhicule de transport amphibie BTR-82A, armé d’un canon de calibre 30 mm dans la tourelle et équipé d’un appareil de vision de nuit l TKN-4GA-02. L’armée syrienne avait bien reçu de la Russie, en décembre 2013 et mars 2014, des véhicules de transport amphibie BTR-80, seulement ceux-ci sont plus vieux et diffèrents des BTR-82A, et sont armés d’une mitrailleuse de 14,5 mm .

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Le BTR-82А est le véhicule de transport de troupes blindé le plus moderne et le plus sophistiqué dans le monde. Il a terminé le programme de tests il y a un an et est entré dans la dotation de plusieurs unités d’infanterie de Marine de la Russie.


La province de Lattaquié est située sur la côte de la mer Méditerranée, où se trouve Tartous, le port de ravitaillement des navires russes, ainsi que la ville de Lattaquié, avec le plus grand port de la Syrie et l’aéroport Bassel Al-Assad dans lequel les Russes ont déployé des avions de combat.

http://reseauinternational.net/le-premier-mouvement-important-de-Russie-en-Syrie/

En même temps que ces vidéos du BTR-82A, d’autres images sont apparues sur Internet, montrant des drones d’observation survolant la ville de Jisr al-Shughur (25 km au nord-est de Lattaquié) et les localités dans l’ouest de la ville d’Idlib (55 km au nord-est de Lattaquié). Les drones en question ressemblent aux drones russes de type Pchela-1T (altitude 100-2500 m, la vitesse de 180 km/h, rayon d’action 60 km) et ont très probablement été lancés par le contingent russe de Bassel Al-Assad.

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En recoupant tous ces éléments d’information, il est possible d’en conclure que les drones ont effectué des vols de reconnaissance, réussissant à collecter des informations complètes sur le dispositif de combat des rebelles. Sur la base de ces données, l’armée syrienne, soutenue par des véhicules de transport blindés russes a neutralisé les points d’appui du feu des rebelles.

Selon le http://turkishnavy.net/2015/09/23/foreign-warship-on-bosphorus-2015-part-42/, les navires de débarquement de la flotte russe de la mer noire : Nikolay Filchenkov, Țar Kunikov, Azov, Novocharkassk, Alexander Otrakovsky, Saratov et Korolev ont été enregistrés 6 à 8 fois pour le passage du détroit du Bosphore, entre août et septembre 2015. Ils étaient accompagnés par le destroyer Smetlivyi, la corvette Samum et la frégate Smolny. Les camions et les véhicules blindés à bord portent l’insigne de la 810ème Brigade d’infanterie de marine de Crimée, avec les BTR-82А mentionnés ci-dessus. Tous ces nouveaux éléments montrent que les soldats russes sont déjà en grand nombre dans le théâtre des opérations de la Syrie et que la Russie préparerait des offensives à grande échelle, aérienne et terrestre, contre ISIS.

http://reseauinternational.net/que-cherche-Poutine-a-trav...

Valentin Vasilescu

Traduction Avic – Réseau International

 

 

France/Bahreïn : Quand nos gouvernants arment la répression des manifs au Bahreïn.

Excellente enquête de Jean-Marie Manack - Journaliste @manhack sur l'hypocrisie de nos gouvernants qui arment la répression des manifs au Bahreïn.

Quand la France/Israël, n'hésite pas à s'allier aux véritables dictatures pour sévir contre la liberté d'expression ! Ensuite en France, ils nous feront un flan pour défendre la liberté d'expression du torchon Charlie Hebdo !

Non, nous ne sommes pas Charlie, décidément, NON !


Valls tragique à Milipol : 100 morts (pour l’instant)

Fin 2013, j'avais accepté de m'auto-censurer. Manuel Valls était ministre de l'Intérieur, et j'avais la preuve qu'il courtisait (et cherchait à commercer avec) des ministres de l'Intérieur de pays autoritaires (sinon totalitaires), dont un au moins, le ministre de l'Intérieur du Bahreïn, avait, sinon du sang sur les mains, tout du moins près d'une centaine de morts à son "actif".

J'avais écrit un article à ce sujet, et finalement accepté de ne pas le publier pour ne pas alerter les autorités sur ce que nous voulions révéler. Je travaillais en effet avec Jean-Pierre Canet, Benoit Bringer et Arthur Bouvart pour un numéro de #CashInvestigation consacré aux marchands de (soi-disant) "solutions" de sécurité surfant sur le "business de la peur".

Entre autres révélations, nous avons également découvert que des gendarmes français ont formé les policiers de Bahreïn pendant les émeutes de 2011, et réussi à franchir le sas de sécurité reposant sur le passeport biométrique avec de fausses empreintes digitales.

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Notre enquête est désormais (et enfin) disponible, Manuel Valls a depuis été nommé Premier ministre, le prochain salon Milipol aura lieu du 17 au 20 novembre 2015, occasion de publier l'enquête que j'avais accepté de ne pas publier, ainsi que l'extrait du documentaire qui lui est dédié.

Vous y entrapercevrez notamment les responsables d'Advanced Middle East SYStem, le faux-nez qui a racheté le système de surveillance de masse Eagle d'Amesys, au sujet duquel j'ai longuement écrit sur ce blog & pour OWNI, et que Futuropolis m'a permis de raconter dans une BD sortie cet été, Grandes oreilles & bras cassés, et dont FranceTV vient de publier les bonnes feuilles.


 

Valls tragique à Milipol : 100 morts (pour l'instant)

article écrit en novembre 2013

Les organisateurs de Milipol, le principal "salon mondial de la sécurité intérieure des Etats", co-organisé par le ministère de l'Intérieur, fin novembre, en banlieue parisienne, étaient fiers d'annoncer que Manuel Valls avait inauguré son édition 2013 en présence de "pas moins de 17 ministres de l'Intérieur en provenance d'Europe, d'Asie, du Proche-Orient ou d'Afrique". Ils se sont par contre bien gardés de préciser leurs pedigrees.

La photographie affichée en "une" de "Milipol News" (le journal diffusé auprès des visiteurs du salon) ainsi que les images partagées par Milipol sur Facebook, Twitter, Flickr puis YouTube, montrent, à la droite de Manuel Valls, trois moustachus aux crânes plus ou moins dégarnis, dont un en costume gris.

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"Honte au gouvernement français d'avoir invité le ministre de l'intérieur du Bahreïn pour faire du shopping d'armements à Milipol"

La photographie partagée par Milipol sur Twitter a fait bondir l'ONG Bahrain Watch, et permis d'identifier le monsieur moustachu en gris comme étant Rashid bin Abdulla Al Khalifa, ministre de l'Intérieur du Bahreïn, un des 12 pays estampillés "ennemis de l'Internet" par Reporters Sans Frontières, classé 165e (sur 179) dans son classement mondial de la liberté de la presse, qui bloque l'accès à plus de 1000 sites web et qui, depuis juin 2012, a infligé 118 mois de prison cumulés à 13 internautes en raison de ce qu'ils avaient écrit, notamment sur les réseaux sociaux.

https://youtu.be/B-fPk598k4g

Dans ce tout petit royaume du Golfe persique, la répression ne vise pas que les internautes : les policiers anti-émeutes (formés par des CRS français) dispersent les manifestants à coups de plombs de chasse (type chevrotine), tirent des grenades lacrymogènes en visant la tête de manifestants et/ou "à l'intérieur" des maisons (quitte à tuer des gens), torturent & embastillent les défenseurs des droits de l'homme; entre autres :

Si le "printemps arabe" bahreïni a fait bien moins parler de lui que ceux qui ont (eu) lieu dans d'autres pays, c'est notamment parce que l'armée américaine y dispose d'une énorme base militaire et qu'elle préfère donc fermer les yeux sur les exactions qui y ont lieu. Mais aussi parce que 220 journalistes, représentants d'ONG, défenseurs des droits de l'homme ou personnalités politiques se sont vus refuser le droit d'entrer dans le pays, d'après le recensement de Bahrain Watch, qui documente aussi les fournisseurs de chevrotines et de grenades lacrymogènes utilisés par les policiers anti-émeutes.

L'ONG avait ainsi découvert que les policiers "anti-émeutes" utilisaient des gaz lacrymogènes fournis, en partie, par une entreprise française, Alsetex, qui se présentait comme le "Leader des produits pour la gestion démocratique des foules".

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Je découvrais de mon côté, dans le rapport sur les exportations d'armement de la France, que la France avait vendu pour plus de 26M€ d'armes au Bahreïn en 2011, dont 16M€ de "bombes, torpilles, grenades, pots fumigènes, mines, missiles, produits "pyrotechniques" militaires (et) cartouches", et 421 000 € d'"agents chimiques ou biologiques « antiémeutes »" (cf A quoi servent les « agents antiémeutes toxiques » français au Bahreïn ?).

Suite à mon enquête, Alsetex effaçait le terme "démocratique" de son site web, et retirait les fiches signalétiques de ses grenades lacrymogènes.

Dans la foulée, une source gouvernementale expliquait au Point que "suite à l'affaire tunisienne, l'exportation de l'ensemble des produits pour le maintien de l'ordre vers Bahreïn a cessé le 17 février 2011" (date du "Bloody Thursday", qui avait réuni 150 000 manifestants -sur 600 000 habitants-, et qui s'étant soldé par 4 morts et 300 blessés, marqua le début du "printemps arabe" bahreïni, NDLR), tout en rappelant que la France avait été parmi les premiers pays à prendre cette mesure unilatérale.

Interrogé sur les autorisations d'exportation de matériel de guerre vers le Bahreïn, le gouvernement avait assuré qu'il s'agissait "uniquement de matériel d'alerte biologique et de détection chimique".

Or, et comme le révélait la semaine passée Intelligence Online, seul média français à s'être fait l'écho de la visite de Rashid Abdullah al-Khalifa à Milipol, dans un article intitulé "Bahreïn : Paris continue d'épauler la police", le rapport annuel 2013 sur les exportations d'armes indique que la France a de nouveau autorisé l'exportation d'"agents chimiques ou biologiques" (pour un montant de 251 347€ en 2012), et révèle aussi et surtout un très net accroissement des exportations d'armement vers le Barheïn, la France ayant enregistré 4.4M€ de prises de commandes en 2012 (contre 0.7 en 2011 et 0.3 en 2010), et 76.7M€ de matériels livrés en 2012 (contre 26.8 en 2011, et 9.8 en 2010).

A Milipol pour... "défendre la liberté d'expression"

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Seuls les médias bahreïnis se sont faits l'écho de la rencontre des deux ministres de l'Intérieur. On les retrouve ainsi, en tête à tête, sur le site de la Bahrain News Agency, ainsi que dans l'édition .pdf du Gulf Daily News (quotidien pro-gouvernemental sous-titré "La voix du Bahreïn") avec d'autres personnalités non encore identifiées (commentaires bienvenus).

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Étrangement, l'article de l'agence de presse bahreïnie est intitulé "Le Bahreïn s'engage pour la liberté d'expression"... comme si un ministre de l'Intérieur venait à Milipol, temple du maintien de l'ordre et des technologies de surveillance, pour y acheter des outils de défense de la "liberté d'expression".

L'article rapporte que cette rencontre a permis à Rashid Abdullah al-Khalifa de rappeler que son pays défendait la "liberté d'expression et les droits humains qui sont protégés par la constitution", le ministre bahreïni précisant cela dit qu'"il est regrettable que certains abusent de cette liberté pour se livrer à des activités en violation de la loi", et que la police de son pays ne faisait pas face à des "manifestants", mais à des "émeutiers, vandales et terroristes".

La Voix du Bahreïn précise par ailleurs que Rashid Al Khalifa était à Milipol à l'invitation de Manuel Valls, qui aurait accepté l'invitation d'aller, en retour, visiter le Bahreïn, au nom de la coopération bilatérale entre leurs deux pays.

D'après Intelligence Online, et en dépit de la répression qui sévit au Bahreïn, "Paris continue cependant de détacher des coopérants auprès du ministère bahreïni de l'intérieur".

"Pour que cesse l'impunité au Bahreïn"

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En tout état de cause, c'est avec un sens du timing étonnant que Manuel Valls a décidé d'inviter Rashid bin Abdulla Al Khalifa à Milipol, et de poser à ses côtés, alors que deux ONG de défense des droits de l'homme, plus un rapport parlementaire, viennent de rappeler l'ampleur des violations des droits de l'homme dans cette petite monarchie pétrolière dirigée par la famille Al Khalifa depuis... 1783.

Evoquant "un soulèvement maté dans le sang et l’indifférence générale", le rapport de la mission d'information sur les Révolutions arabes, réunissant des députés de la majorité et de l'opposition, rendu public le 14 novembre (5 jours avant l'inauguration de Milipol), déplore ainsi les "nombreuses perquisitions nocturnes et traitements inhumains et dégradants manifestement destinés à faire régner la terreur" depuis la violente répression du "Bloody Thursday" de 2011.

Le Bahrain Center for Human Rights venait quant à lui de lancer une campagne "pour que cesse l'impunité au Bahreïn, et mis en ligne les posters de 59 personnalités "Most Wanted", dont Rashid bin Abdulla Al Khalifa.

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L'ONG lui reproche notamment, en tant que ministre de l'Intérieur, de couvrir les violations des droits de l'homme imputables aux forces de l'ordre : passages à tabac de manifestants et citoyens, institutionnalisation de la torture dans les commissariats et les "centres de torture clandestins", recours excessif aux gaz lacrymogènes -qui auraient entraîné plus de 40 de la centaine de morts recensée par l'opposition depuis le début de la contestation (dont plusieurs nouveaux nés et personnes âgées, asphyxiés)-, le recours tout aussi excessif à la chevrotine pour disperser les manifestants (14 morts, plus de très nombreux blessés, et éborgnés), plus une douzaine d'"exécutions extra-judiciaires d'enfants et adultes".

https://youtu.be/vZ5N4vvMwHw

 

Dans le cadre de son opération 10 jours pour signer, Amnesty International, de son côté, revient sur les 13 prisonniers d'opinion condamnés à des peines allant de 5 ans d'emprisonnement à la prison à perpétuité (et pour certains torturés), pour avoir osé défendre les droits de l'homme et la démocratie.

J'avais eu l'occasion de raconter l'histoire poignante de plusieurs d'entre eux (voir Arabes en colère, sur OWNI), des tortures infligées à Abdulhadi al-Khawaja, le fondateur du Barhain Center for Human Rights au courage de sa fille, AngryArabia, qui n'hésitait pas à manifester, seule (elle a depuis été incarcérée), en passant par la condamnation de Nabeel Rajab, son successeur.

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Par ailleurs secrétaire général délégué à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), Rajab avait réussi à déjouer la surveillance des autorités pour aller accorder une interview à Julian Assange, à Londres. Il savait qu'il risquait la prison mais il n'en décida pas moins de retourner se battre dans son pays, et fut interpellé à son retour en avion. Il croupit depuis deux ans en prison pour un tweet "insultant". Suite à la visite du premier ministre dans un village, Nabeel Rajab avait en effet avoir osé écrire, sur Twitter :

« chacun sait que vous n'êtes pas populaire et que, n'était le besoin d'argent, vous n'eussiez pas été le bienvenu chez eux. »

Détenu à l'isolement, enfermé avec des animaux morts, Nabeel Rajab, qui n'a droit qu'à 6 litres d'eau par semaine (alors que, souffrant de calcul biliaire, il aurait besoin de boire beaucoup d'eau), vient de voir sa condamnation confirmée en appel.

Les pudeurs de violette de Milipol

Evoquant un "bilan très positif, le communiqué de presse de clôture de Milipol se félicitait d'avoir accueilli "25 834 visiteurs de 150 pays dont 45% venaient de l’étranger", ainsi que "161 délégations officielles" de 97 pays ("contre 53 en 2011") :

Outre le nombre, la composition de ces délégations était de très haut niveau
(16 Ministres de l’Intérieur, 18 Directeurs Généraux)
.

Interrogé sur les pays d'où provenaient ces délégations "de très haut niveau", et notamment sur la nationalité des "16 Ministres de l’Intérieur et 18 Directeurs Généraux", Milipol s'est contenté de mentionner les noms de 4 ministres de l'intérieur : Jérôme Bougouma (Burkina Faso), Ranko Otojic (Croatie), Bajram Rexhepi (Kosovo) et Marwan Charbel (Liban), et 3 directeurs généraux : Abdulla Mohammed Al-Sowaidi (Qatar), Miroslav Veljovic (Serbie), Wieslaw Lesniakewicz (Pologne), omettant soigneusement de mentionner la présence de Rashid Abdullah al-Khalifa, ainsi que de 11 autres ministres de l'intérieur, et 15 directeurs généraux.

Voir aussi :
Calais : un « État policier en situation de guerre »
3300 migrants sont morts à Lampedusa depuis 2002
La guerre aux migrants a fait 18 000 morts (au moins)
A quoi servent les « agents antiémeutes toxiques » français au Bahreïn ?
« L’Internet est libre »… mais pas notre pays. Lettre ouverte au président de l’Azerbaïdjan

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2015/09/25/valls-tragique-a-milipol-100-morts-pour-linstant/#more-5702