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08/10/2015

Irak : La popularité de Poutine boostée par l’intervention en Syrie

Après les Syriens qui voient les russes comme étant leurs sauveurs, la popularité de Poutine est boostée en Irak par son intervention en Syrie !

Tout le monde s'identifie à Poutine !

Irak : La popularité de Poutine boostée par l’intervention en Syrie

8 oct. 2015, 14:48

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine

De nombreux Irakiens voient dans le président russe l'espoir de vaincre Daesh sur leur territoire, allant jusqu’à faire preuve d'une véritable «Poutinemania».

Après les récentes déclarations du Premier ministre et du président du comité parlementaire irakien de la Défense en faveur d’une intervention russe, la popularité de Vladimir Poutine semble actuellement en plein boost dans le pays. Sur les réseaux sociaux, nombre d’Irakiens mentionnent «Poutine le chiite», comme ils l’appellent affectueusement. D’autres font circuler différentes blagues attribuant des origines irakiennes au dirigeant russe. 

 

Iraqi Shia: Putin is the descendant of a Christian who fought alongside AlHussain against Yazid. cc @Dnk4r pic.twitter.com/m5GWXKt7jB

Comme le rapporte l’AFP, les Irakiens considèrent majoritairement la Russie «comme un allié plus naturel que les Etats-Unis, qui ont occupé leur pays pendant huit ans». C’est par exemple le cas du peintre Mohammed Karim Nihaya, qui affirme que «les Russes obtiennent des résultats» en Syrie alors que «les Etats-Unis et leurs alliés eux bombardent depuis un an sans parvenir à quoi que ce soit». 

En savoir plus : L'opération fulgurante des avions russes en Syrie, le bilan de la première semaine

 

Exclusif, depuis la base aérienne Lattaquié en Syrie : la campagne russe fonctionne à plein régime

Exclusif, depuis la base aérienne Lattaquié en Syrie : la campagne russe fonctionne à plein régime

8 oct. 2015, 19:14

https://cdn.rt.com/french/images/2015.10/article/56169328c461888c548b45c4.jpg

 

Des avions de combat, des hélicoptères militaires, et maintenant la marine, la Russie fonctionne à plein régime pour accélérer sa campagne antiterroriste en Syrie. Le correspondant de RT sur place Mourad Gazdiev entre dans les plus récents détails.

 

 

 

Des avions russes frappent un poste de commandement et d’autres installations de Daesh (VIDEOS)

Et allez, ça y va à la manœuvre !

Des avions russes frappent un poste de commandement et d’autres installations de Daesh (VIDEOS)

8 oct. 2015, 17:12

Les frappes russes en Syrie

Les frappes russes en Syrie

Le ministère russe de la Défense a publié trois vidéos provenant des raids aériens russes en Syrie, le 8 octobre. Lors des frappes, les avions ont détruit un centre de commandement, un dépôt de carburant et des fortifications des terroristes.

 Frappe sur un entrepôt de carburants de Daesh près de Khan al-Asal



Les forces aériennes russes frappent

le centre de commandement terroriste près de Tamana



La Russie a bombardé les positions retranchées
de l’Etat Islamique à proximité de Tamana

 

 

Comment la Russie a pris note du plan américain pour une zone d’exclusion aérienne en Syrie ? par Daniel Fielding

Ce qui confirme que la Russie, en plus de Poutine, a de fins stratèges militaires !

Vous nous fermez la porte ? Nous rentrons par la fenêtre !

Comment la Russie a pris note du plan américain pour une zone d’exclusion aérienne en Syrie par Daniel Fielding

mercredi 7 octobre 2015, par Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org/IMG/jpg/navire_russe.jpg

Le croiseur russe Moskva : il change la donne dans la crise syrienne.

 

Comment la Russie a pris note du plan américain pour une zone d’exclusion aérienne en Syrie

Davantage d’informations confirment que le déploiement russe visait autant à éviter un plan américain d’imposition d’une zone d’exclusion aérienne sur la Syrie - provoquant un changement de régime - qu’à vaincre l’État islamique.

La réaction outrancière de l’OTAN à une violation mineure de l’espace aérien turc par un avion russe révèle le point crucial du déploiement militaire russe.

L’Occident a perdu le contrôle du ciel de la Syrie.

Quand j’ai discuté initialement de la composition des avions russes en Syrie j’ai dit que les quatre avions de chasse SU30 devaient fournir la couverture aérienne de la force de frappe.

J’ai aussi pensé que les six SU34s n’étaient pas vraiment nécessaires, et qu’ils étaient là pour être testés dans un environnement de combat.

J’avais raison pour les SU30 ; je me suis trompé sur les SU34.

J’ai négligé le fait que tout en étant un redoutable bombardier de combat et d’attaque au sol, le SU34 est aussi un excellent combattant aérien. En cela, il diffère fondamentalement du SU24, qu’il remplace.

Le total combiné des dix SU30 et SU34 représente pour les Russes un groupe de défense aérienne fantastique. Alors que le SU34 n’est pas un combattant aussi puissant que le SU30 ultra maniable, il est supérieur aux F16 qui composent le gros de l’armée de l’air turque, et est du niveau des F15 et F16 de l’armée de l’air israélienne.

Ceci est important parce que, comme le montre l’incident à la frontière turque, le groupe d’attaque russe mène des frappes aériennes dans les zones proches des frontières turques et israéliennes, là où l’armée de l’air syrienne n’avait pas encore osé aller par peur d’intervention des forces aériennes turques et israéliennes.

Ceci comprend des frappes sur Raqqa - la capitale de facto de l’État islamique - et Idlib, toutes deux à faible distance de la frontière turque.

La présence des SU30 et SU34 signifie que - à la différence des Syriens - les Russes peuvent effectuer ces frappes sans craindre d’interférence avec l’armée de l’air turque.

Cela signifie que, pour la première fois dans la guerre syrienne, il n’y a aucun endroit de la Syrie, où l’État islamique ou des milices islamiques peuvent se dissimuler aux frappes aériennes.

Cela change radicalement le tableau militaire. C’est en partie parce que l’armée de l’air syrienne avait peur d’opérer près de la frontière turque que l’armée syrienne a été chassée de lieux comme Raqqa et Idlib, et pourquoi elle a été sur la défensive dans le nord de la Syrie, et dans les territoires nord et ouest d’Alep, qui sont facilement accessibles aux avions F16 turcs opérant à partir de bases intérieures turques.

Certains rapports suggèrent que la présence de l’aviation russe a même encouragé les avions syriens à entrer à nouveau dans cet espace aérien.

Il y a des indications que des F16 turcs volant durant le week-end près de la frontière syrienne ont été suivis (ou « affichés ») pendant 6 minutes par le radar d’un combattant MiG29.

Le groupe d’attaque russe ne comprend pas de MiG29. Si cet incident a réellement eu lieu le MiG29 a dû être un avion syrien.

Les dix SU30s et SU34s ne sont qu’une partie de la force de défense aérienne que les Russes ont placée en Syrie.

La base aérienne de Lattaquié est défendue contre les attaques aériennes par des systèmes de défense aérienne Pantsir.

Le Pantsir est un système mobile de défense aérienne à courte portée, combinant des canons antiaériens de 30 mm à courte portée et des missiles antiaériens. C’est l’équipement standard pour la défense des bases aériennes, et son déploiement n’a pas plus d’importance que cela.

Beaucoup plus important, et changeant la donne, est le déploiement du croiseur russe lance-missiles Moskva au large de la côte syrienne.

Le Moskva a des radars de défense aérienne extrêmement puissants, et est équipé de puissants missiles anti-aériens longue portée basés sur le système S300.

Il n’y a aucune preuve que les Russes aient déployé des missiles S300 en Syrie elle-même. Cependant, la présence du Moskva au large des côtes syriennes leur donne essentiellement la même aptitude.

On pense que les missiles S300 du Moskva ont une portée de 90-150 km. Bien qu’apparemment pas l’une des versions plus sophistiquées des S300 - qui devraient plutôt être considérés comme une famille de missiles - les S300 portés par le Moskva sont néanmoins des armes puissantes, fournissant une formidable capacité de défense aérienne.

La raison de la présence de ces systèmes de défense aérienne - les avions SU30 et SU34 et le Moskva avec ses missiles S300 - est maintenant claire.

L’article paru dans le Financial Times que je joins ci-dessous confirme ce que beaucoup avaient déjà soupçonné : les États-Unis étaient sur le point de déclarer une zone d’exclusion aérienne sur la Syrie.

Quoique la cible présumée ait été l’État islamique, étant donné que l’État islamique n’a pas de force aérienne, la cible réelle était clairement le gouvernement syrien.

Il semble qu’un scénario semblable à celui utilisé en Libye en 2011 était prévu : la déclaration d’une zone d’exclusion aérienne, suivie d’une campagne prolongée de bombardement contre l’armée syrienne destinée à donner la victoire à l’opposition syrienne soutenue par les USA. Le but déclaré de la zone d’exclusion aérienne - lutter contre l’État islamique - était simplement une couverture.

Cela explique le déploiement russe.

Les Russes ont évidemment découvert le plan américain et se sont précipités pour mettre à exécution leur propre déploiement, afin de le prévenir.

Qu’ils aient été à même de le faire bien que n’ayant - contrairement aux États-Unis - aucune base aérienne dans la région est remarquable, et est une preuve supplémentaire de la capacité des Russes, montrée à maintes reprises, d’agir avec une rapidité foudroyante, prenant les États-Unis à contre-pied. Les occasions précédentes où cela s’est produit furent la guerre de 2008 en Géorgie et l’opération de Crimée en 2014.

Que les Russes aient découvert le plan américain nous montre aussi le haut niveau de qualité de leurs services de renseignements.

L’article paru dans le Financial Times montre l’ampleur de la consternation à Washington, avec l’admission à contrecœur - malgré les demandes hystériques d’action par les faucons de guerre - que le plan pour une zone d’exclusion aérienne "est désormais impossible à adopter".

Voyez ce commentaire que le Financial Times attribue au chef militaire de l’OTAN, le général Breedlove :

« Le commandant militaire suprême de l’Otan en Europe, le général américain Phillip Breedlove a averti la semaine dernière que l’alliance était " inquiète d’une autre bulle A2/AD en cours de création dans la Méditerranée orientale. " A2/AD signifie anti-accès, interdiction de zone".

En d’autres termes, les Russes ont réussi à interdire aux États-Unis l’accès du ciel de la Syrie, contrecarrant leur plan pour une zone d’exclusion aérienne, et pour une campagne de bombardement forçant le renversement du gouvernement syrien.

Le Financial Times cite des sources qui décrivent le déploiement russe en Syrie comme un « désastre », montrant la consternation éprouvée par les États-Unis et les dirigeants occidentaux.

Le déploiement russe en Syrie a considérablement modifié la situation géopolitique.

Il montre que 25 ans après la chute de l’URSS, la superpuissance russe est de retour.

 

L’article suivant a été publié dans le Financial Times :

Le bombardement par la Russie des rebelles anti-régime en Syrie a été décrit comme un désastre pour les efforts de la coalition menée par les USA pour détruire Isis, le groupe militant islamiste, mais le vrai défi du Kremlin à Washington est dans les cieux au-dessus du pays déchiré par la guerre.

Parallèlement au modeste contingent, basé à Lattaquié, de deux douzaines d’avions Su-24 Fencer et Su-25 Frogfoot - avions conçus pour frapper des cibles terrestres - Moscou a déployé des atouts qui rendent la perspective d’une zone d’exclusion aérienne exécutée par les États-Unis ou ses alliés au dessus de la Syrie impossible à mettre en œuvre.

Il y a seulement quelques semaines, après des mois de diplomatie, les officiels étaient proches d’un accord sur l’application de zones de sécurité aériennes pour mettre fin aux bombardements de civils dans le nord et le sud de la Syrie par le régime d’Assad, selon des diplomates et des responsables militaires de la coalition menée par les USA.

L’accord était fondé sur des plans jordaniens et turcs présentés plus tôt cette année.

Beaucoup d’officiels pensent qu’un mouvement imminent d’accélération de l’activité de la coalition en Syrie a précipité la soudaine intervention du Kremlin à la fin du mois dernier.

"La raison ultime de ce qui arrive est l’intérêt renouvelé pour la Syrie et la nécessité là-bas d’une sorte de solution politique - quelque chose que nous avons pensé pouvoir réaliser en appliquant des zones d’exclusion aérienne, des zones de sécurité", a déclaré un haut diplomate européen .

Mais tout espoir de coordination militaire avec la Russie pour atteindre cet objectif, même à la suite de son déploiement perturbateur, s’est rapidement éteint.

Le commandant militaire suprême de l’Otan en Europe, le général américain Phillip Breedlove a averti la semaine dernière que l’alliance était" inquiète d’une autre bulle A2/AD en cours de création dans la Méditerranée orientale". A2/AD signifie anti-accès, interdiction de zone.

Les craintes du Général Breedlove se sont réalisées ces derniers jours quand le petit déploiement russe de quatre avions "flanker" Su-30 - avions très manœuvrable conçu pour abattre les autres avions - , qui se trouvent à la base aérienne Bassel al-Assad de Lattaquié a été élargi par un arsenal beaucoup plus conséquent.

Le ministère russe de la Défense a annoncé vendredi le déploiement de son croiseur lance-missiles Moskva à Lattaquié. Le Moskva est armé d’un complément de 64 S-300 missiles navire-air, la plus puissante arme anti-aérienne de la Russie.

Le déploiement des S-300 - ou d’autres systèmes pareillement sophistiqués, également connus comme « Sams à trois chiffres » - a longtemps été l’une des plus grandes craintes du Pentagone au Moyen-Orient. Le système S-300, qui a une portée de 150 km, est capable d’abattre tous les avions furtifs, sauf les plus sophistiqués. Cela signifie que la plupart des missions effectuées par les alliés de la coalition de Washington - la Jordanie utilise, par exemple, les avions F-16 - sont aujourd’hui très vulnérables. Même le déploiement des Tornados et Typhoons du Royaume-Uni à la base de la Royal Air Force de Akrotiri, à Chypre, est menacé par les missiles.

"Les forces russes maintenant en place rendent parfaitement évident que tout type de zone d’exclusion aérienne sur le modèle libyen imposé par les États-Unis et leurs alliés est désormais impossible, à moins que la coalition ne soit en fait prête à abattre des avions russes," dit Justin Bronk, analyste de recherche au Royal United Services Institute.

"Les Russes ne jouent pas à la désescalade - ils disent simplement : « laissez nous le champ libre ». Les opérations de la coalition en Syrie seront beaucoup plus complexes du point de vue de la planification des missions et du point de vue de l’évaluation des risques".

Même les missions de surveillance au-dessus la Syrie par des avions américains et de la coalition seront compliquées. Un officier de l’armée de l’air de l’Otan a déclaré que l’organisation s’attend à voir apparaître le genre de "tactiques de la guerre froide" et politique de la corde raide que la Russie a récemment utilisées dans les pays baltes. Les pilotes devront s’attendre à voir de puissants systèmes de radar russes "allumer" leur avion en démonstrations de force, a-t-il dit.

Prévenir la création de zones d’exclusion aérienne en Syrie par la coalition menée par les USA est important pour l’influence de Moscou sur les événements dans le pays. Avec l’emprise territoriale du régime d’Assad devenant fragile ces derniers mois, l’imposition supplémentaire par la coalition américaine d’une zone d’exclusion aérienne aurait pu imposer des négociations menant à une perte d’influence de la Russie. Maintenant tout processus diplomatique ou politique qui aura lieu se fera aux conditions de Moscou.

"Les actions militaires de la Russie servent à des fins politiques, il en existe plusieurs," dit Alex Kokcharov, analyste chez IHS Russie Janes, service de conseils de défense.

Pour M. Poutine, les États-Unis et l’Otan, les "zones d’exclusion aérienne" ont aussi une résonance supplémentaire.

"Poutine a été profondément touché par le renversement de Kadhafi en Libye," note M. Kokcharov. "Il y a une motivation personnelle à cela."

Pour les planificateurs militaires russes, les zones d’exclusion aérienne - vues d’Occident comme une mesure de clémence humanitaire - sont souvent considérées comme des outils de changement de régime.

Article original :
http://www.comite-valmy.org/IMG/jpg/logo_russia_insider.jpgHow Russia Checked the US Plan for a No Fly Zone in Syria

Traduction Comité Valmy

 

L'opération fulgurante des avions russes en Syrie, le bilan de la première semaine !

HOURRA POUTINE !

Les opérations militaires russes qui permettent aujourd’hui à l’armée Syrienne de lancer une vaste offensive contre Daesh !

Les forces armées syriennes lancent une vaste offensive contre Daesh !

Bien sûr les deux nazisionistes de l’OTAN :

1 - le secrétaire de l’OTAN qui s'inquiète de voir échouer tous les plans de la mafia internationale Kazhare des Rothschild & Cie : Adieu le Grand Israël, le Grand Moyen Orient et leur Nouvel Ordre Mondial qui passait par Damas en Syrie pour ensuite aller s'attaquer à l'Iran et ainsi de suite. Il s'inquiète donc de la réussite des frappes russes en Syrie, et

2 - le président ERGOGAN, dont la Turquie membre de l’OTAN qui a toujours largement financé ISIS et Cie et qui voit revenir sur son propre territoire, ses propres mercenaires qui sont chassés de Syrie grâce aux frappes russes et qui menace la Russie d’interrompre l’achat de gaz russe et de compromettre la construction d’une centrale nucléaire. Pas grave, les élections arrivent et il n’est pas du tout sûr qu’ERGODAN restera au pouvoir. Ce d’autant plus que l’opposition à la politique d’ERDOGAN est ravie de l’intervention russe en Russie. L’opposition turque favorable à une opération contre l’EI

L'Otan voit une "escalade inquiétante" de l'activité militaire russe en Syrie

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a qualifié jeudi "d'escalade inquiétante" l'activité militaire de la Russie en Syrie, alors que Moscou multiplie des frappes massives sur les positions de l'EI depuis une semaine.

Incident aérien: le président turc menace de renoncer au gaz russe

Par ailleurs, la Turquie pourrait revoir la participation de la Russie à la construction de la centrale nucléaire d'Akkuyu.

La Turquie pourrait revoir ses achats de gaz russe sur fond de tensions avec la Russie provoquées par un récent incident aérien, a déclaré jeudi...

L'opération fulgurante des avions russes en Syrie, le bilan de la première semaine

8 oct. 2015, 08:35

Su-24M

Dure semaine pour les terroristes en Syrie : en quelque sept jours, la Russie a effectué plus d’une centaine de frappes aériennes contre leurs positions.

La Russie a lancé sa campagne aérienne en Syrie le 30 septembre et a réalisé, depuis, 120 sorties qui ont frappé 110 cibles en une semaine, selon le ministère russe de la Défense. Parmi les objectifs détruits figurent :

  • 70 véhicules blindés, 
  • 30 autres véhicules, 
  • 19 installations de commandement, 
  • 2 centres de communication, 
  • 23 dépôts de munitions 
  • 6 usines de fabrication d’engins explosifs improvisés, notamment des voitures piégées, 
  • plusieurs pièces d’artillerie, 
  • plusieurs camps d’entraînement.

 

«Des terroristes en fuite » 

L’objectif évident de cette phase de l’opération est de miner la capacité des combattants à maintenir leur pression sur les forces gouvernementales, au moyen de raids constants et d’attaques permettant à l’armée syrienne de trouver le temps nécessaire pour se regrouper et lancer une offensive. 

Les objectifs des frappes aériennes russes étaient dispersés à travers toute la Syrie, depuis le bastion de Daesh à Raqqa, dans le nord-est, à proximité de la cité antique de Palmyre, jusqu’aux banlieues du sud de Damas. 

Selon les militaires russes, la campagne de bombardement a sapé le moral des troupes de combattants de Daesh en poussant des milliers d’entre eux à s’enfuir.

Des avions de pointe 

La flotte des appareils est très variée. Son noyau dur est constitué des «bourreaux de travail» que sont le bombardier SU-24 et le chasseur de soutien au sol SU-25. Ces deux avions ont été conçus il y a des décennies, mais les forces aériennes russes en utilisent des versions plus récentes. Des appareils de conception plus contemporaine sont également utilisés, tel le SU-34 qui n’est entré en service en Russie que l’année dernière. Le théâtre de combats en Syrie offre aux ingénieurs russes un champ d’essai pour tester cet avion qui peut frapper des cibles depuis l’altitude de 5000 mètres, loin de la portée des armes anti-aériennes dont disposent les combattants de l’Etat islamique. 


Les forces aériennes emportent un grand nombre de bombes dans leurs opérations, telles que les Kh-25L de pointe et guidées par laser, les KAB-250 orientables, les BETAB-500 qui détruisent des bunkers et les bombes plus simples et moins coûteuses FAB-500. Cette variété permet aux forces russes de frapper avec une très grande précision, où nécessaire, et de bombarder avec une puissance dévastatrice sans aucun dommage collatéral.


Le contrôle de mission 

Les missions russes partent de la base aérienne de Lattaquié. Il y a seulement deux mois, c’était un aérodrome abandonné, mais c’est aujourd’hui le point de départ de dizaines de sorties quotidiennes. Cette base aérienne accueille non seulement les avions les plus sophistiqués de la planète, mais également les pilotes de combat russes, ainsi que des techniciens et des troupes de soutien. Des militaires syriens se trouvent également dans la base pour aider à coordonner les opérations. 

De plus, la base aérienne est à même de se défendre. Des hélicoptères Mil Mi-24 patrouillent à proximité et sont prêts à frapper tous combattants qui tenteraient de l’attaquer. Des chars et d’autres véhicules blindés sont également prêts à repousser une attaque de grande envergure. 

Des complexes mobiles de défense aérienne Pantsir-S1 et des systèmes de guerre électronique avancés couvrent l’espace aérien.



En savoir plus : des hélicoptères d’attaque Mi-24 protègent la base militaire russe en Syrie

Des bévues et des faux 

La campagne aérienne russe a déjà connu quelques incidents bizarres. Ankara a ainsi déclaré que la Russie avait violé son espace aérien à deux reprises en une semaine. Moscou a promis de corriger ses missions de combat pour éviter de tels incidents à l’avenir. Des responsables de l’OTAN ont accusé la Russie de «violations inacceptables», notamment le sectrétaire général Jens Stoltenberg, mais la Turquie a semblé s’accommoder d’erreurs de ce genre. 

Le plus inquiétant sont les plaintes de responsables occidentaux qui reprochent à la Russie de cibler des rebelles soutenus par l’Occident en Syrie au risque de tuer des agents de la CIA sur le terrain. La Russie répète qu’elle vise uniquement les troupes terroristes et a montré comment ces derniers utilisaient des mosquées et d’autres installations civiles pour protéger leurs armes des attaques russes. Les forces modérées « ne sauraient recourir à pareilles pratiques », a fait remarquer le ministère russe de la Défense, Sergueï Choïgou.  

Les informations nombreuses sur des pertes civiles provoquées par les frappes russes n’ont pas été confirmées par des sources fiables. Ces allégations ont été réfutées à plusieurs reprises, car il a été démontré que les photos ou vidéos sur lesquelles elles se fondaient avaient été prises avant la campagne de frappes aériennes. 

Le ministère russe de la Défense a, de son côté, fourni des vidéos des frappes aériennes. Les militaires essaient de rendre l’opération la plus transparente possible.

En savoir plus : Qui se trouve derrière les sources accusant la Russie de frapper l'opposition en Syrie?

Quelle est la suite ? 

Une semaine après la lutte contre Daesh en Syrie, la Russie intensifie ses efforts. La marine russe s’est jointe à la campagne, mercredi en lançant des dizaines de missiles de croisière depuis la mer Caspienne contre des positions des terroristes en Syrie. 

L’Irak pourrait bientôt demander à la Russie de lancer des frappes contre les troupes de Daesh qui se trouvent sur son territoire, en élevant ainsi le niveau de coopération de Bagdad avec Moscou, Damas et Téhéran.