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23/07/2009

Réchauffement : Fonte spectaculaire du plus grand glacier français, aux îles Kerguelen

Romandie News

Fonte spectaculaire du plus grand glacier français, aux îles Kerguelen

PARIS - La calotte Cook, plus gros glacier en territoire français situé aux îles Kerguelen (Terres australes et antarctiques françaises, TAAF) a perdu 22% de son volume en 40 ans, tandis que la vitesse de diminution de sa surface a doublé depuis 1991, a constaté une équipe de chercheurs.

Par rapport au début des années 1960, "l'amincissement de la calotte Cook atteint 300 à 400 mètres au niveau des langues glaciaires à basse altitude", selon une présentation du CNRS des travaux publiés dans la revue américaine Journal of Geophysical Research.

Depuis une quarantaine d'années également, les "pertes d'épaisseur atteignent environ 1,5 mètre par an, une valeur très élevée quand on la compare à d'autres glaciers du globe", poursuit le texte.

"Les bilans de masse qu'on a l'habitude de voir, même dans des régions comme l'Alaska ou dans les Alpes ces 10 dernières années sont de l'ordre de un mètre par an", a précisé dans un entretien à l'AFP Etienne Berthier, du Laboratoire d'Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS).

En surface, "la perte de glace était de l'ordre de 1,9 km2 par an entre 1963 et 1991 et a augmenté pour atteindre 3,8 km2 par an après cette date", selon l'étude des chercheurs du LEGOS et leur collègue Raymond Le Bris, de l'université de Zurich.

Une partie du recul de la calotte Cook et des autres glaciers de Kerguelen correspond à une réponse différée au réchauffement consécutif au petit âge de glace (1650-1850).

La diminution des précipitations sur les Kerguelen a également joué un rôle, mais "l'accélération récente des pertes de surface et d'épaisseur ne peut pas être attribuée au réchauffement consécutif à la fin du petit âge de glace" et est la conséquence du réchauffement récent, selon M. Berthier.

La situation décrite par les chercheurs aux Kerguelen correspond à une tendance générale d'accélération de la fonte de glaciers.

"Jusque dans les années 90, il y avait quelques régions, notamment en Norvège ou en Nouvelle-Zélande, où l'augmentation des précipitations faisait plus que compenser l'élévation des températures. Mais même dans ces régions, il y a des pertes de glace depuis les années 2000", rappelle le chercheur.

La fonte des calottes et des glaciers contribue à l'élévation du niveau des mers, qui pourrait dépasser un mètre à la fin du siècle.

(©AFP / 22 juillet 2009 19h15)

Source : http://www.romandie.com/ats/news/090722171515.kriw1ufx.asp

09/07/2009

Michael Jackson : Earth Song

Une chanson de circonstance

Michael Jackson - Earth Song - World Environment Day

04/07/2009

Climat : Le "pot au noir" migre vers le Nord

CLIMAT

Le pot au noir migre vers le Nord

NOUVELOBS.COM | 02.07.2009 | 18:38

La bande équatoriale, connue sous le nom de zone de convergence intertropicale, à l’intérieur de laquelle les pluies sont abondantes, remonterait vers le nord. Certaines îles pourraient en pâtir.

 


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La ZTIC au-dessus du Pacifique. (agrandir la carte)(University of Washington)

Tout autour de l’équateur s’étend une bande au sein de laquelle les pluies sont abondantes : elles fournissent de l’eau douce à près d’un milliard d’habitants de la planète. Cette bande, connue sous le nom de zone de convergence intertropicale (ZCIT), s’est déplacée de 500 km depuis le petit âge de glace, remontant vers le Nord à la vitesse moyenne d’un kilomètre et demi par an, selon une étude publiée cette semaine par Nature Geoscience.

Si la migration de cette zone se poursuit, des régions aujourd’hui arrosées pourraient être plus sèches dans quelques décennies, souligne Julian Sachs, de l’Université de Washington (Seattle, États-Unis), premier auteur de cette étude.

La zone de convergence intertropicale est formée par la rencontre entre les alizés de l’hémisphère nord, qui soufflent vers le sud-ouest, et ceux de l’hémisphère sud, qui soufflent vers le nord-ouest. Les averses brusques et les orages violents de cette zone lui valent le surnom de ‘pot au noir’ chez les navigateurs.

Des études paléoclimatiques menées en Afrique ou en Australie avaient déjà suggéré que la ZTIC avait bougé au cours du dernier millénaire. L’équipe de Sachs a étudié des sédiments lacustres prélevés dans plusieurs îles du Pacifique –Palau, Galápagos, îles de la Ligne- pour retracer avec précision leur climat.

Palau, qui est aujourd’hui au cœur de la ZTIC, était aride pendant le petit âge de glace, celui qui a refroidi l’hémisphère nord entre 1250 et 1850, rapportent les chercheurs. L’île de Washington, dans l’archipel des îles de la Ligne, qui reçoit aujourd’hui près de trois mètres d’eau par an, était également très aride pendant le petit âge glaciaire. Les sédiments forés dans des lacs d’eau douce révèlent aussi que des microbes aimant les milieux salés vivaient dans ces mêmes lacs il y a 400 à 1000 ans, preuve que les pluies étaient beaucoup moins intenses qu’aujourd’hui, selon Sachs et ses collègues. A l’inverse, l’archipel des Galápagos était beaucoup plus humide pendant le petit âge de glace que maintenant.

Les chercheurs supposent que pendant cette période glaciaire la ZTIC était bloquée 550 km plus au sud par les températures plus froides de l’hémisphère nord, due à une baisse du rayonnement solaire. Avec le réchauffement, la zone remonte vers le nord : si elle poursuit sa migration sur le même rythme, elle se trouvera 126 km plus haut à la fin de ce siècle.

Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com
02/07/09

Source : Nouvel Obs Sciences

30/06/2009

2012 : Le film - Bande d'annonce

2012 - Le film

Bande d'annonce en français

Le fim sortira le 11 novembre 2009

 

 

19/06/2009

Climat: "risque accru" de changements "irréversibles"

PARIS - L'humanité sera confrontée à "un risque accru" de changements climatiques "abrupts et irréversibles" si elle ne réduit pas significativement ses émissions de gaz à effet de serre, selon un rapport de synthèse d'un congrès scientifique publié jeudi.

"Les observations récentes montrent que de nombreux aspects du climat évoluent près de la limite haute des projections du GIEC (Groupe international d'experts sur le changement climatique)", indique ce rapport, publié à six mois du sommet de Copenhague.

Hausse de la température moyenne à la surface de la terre, fonte des glaces, montée du niveau des mers, acidification des océans: de nombreux indicateurs climatiques se situent déjà au delà des fluctuations naturelles dans lesquelles se sont développées les sociétés contemporaines, notent les scientifiques.

"Si les émissions ne sont pas contrôlées, de nombreuses tendances vont probablement s'accélérer, provoquant un risque accru de changements climatiques abrupts et irréversibles", souligne cette synthèse, rédigée par 12 scientifiques, à partir de la réunion de 2.000 chercheurs de 80 pays début mars à Copenhague.

Les experts du climat rappellent que "l'une des évolutions les plus spectaculaires" depuis le dernier rapport du GIEC, publié en 2007, est la réduction rapide des glaces à la surface de l'océan Arctique à la fin de l'été.

Si le rapport rappelle l'urgence d'une réduction forte et rapide des émissions de gaz à effet de serre, mettant en garde contre des objectifs trop faibles pour 2020 qui risquent d'"augmenter le risque d'impacts graves", il ne prend pas position sur les engagements chiffrés, en cours de négociation.

Les objectifs à l'horizon 2020 annoncés jusqu'ici par les grands pays industrialisés représentent une baisse des émissions totales du "nord" de l'ordre de 8 à 14% par rapport à 1990, quand la science recommande une réduction de 25 à 40% pour limiter le réchauffement mondial à +2°C.

(©AFP / 18 juin 2009 11h52)

Source : Romandie