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17/05/2018

Russie: Structure du nouveau Gouvernement et virage anti-néolibéral?

Poutine prend ses distances avec les modèles occidentaux !

Russie: Structure du nouveau Gouvernement et virage anti-néolibéral?

mercredi 16 mai 2018

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Hier le 15 mai, le président russe Vladimir Poutine a adopté un oukase (décret présidentiel) posant la structure du Gouvernement, qui laisse soupçonner un intéressant virage idéologique. En effet, certains fétiches de l'idéologie néolibérale, essentiellement l'enseignement, semblent remis en cause pour aller vers une politique plus détachée des recommandations internationales, dont nous voyons les effets dévastateurs en France. La Russie prend-elle un virage idéologique anti-néolibéral?
 
Par l'oukase du 15 mai 2018, V. Poutine a posé la structure du nouveau Gouvernement russe. Et certains éléments sont particulièrement significatifs. L'on peut découper en trois blocs les éléments importants: l'enseignement et la recherche, les organes para-étatiques, l'économie réelle.
 
L'enseignement et la recherche contre les recommandations de l'OCDE?
 
Alors que sous les précédents gouvernements nous avions vu, sous les effets cumulés de plusieurs personnalités néolibérales comme le vice Premier ministre Shuvalov (qui sort du Gouvernement), l'ancien ministre de l'enseignement Livanov (qui avait été déjà démis de ses fonctions) et la vice Premier ministre Golodets (qui est transférée vers le sport et la culture), l'implantation inconditionnelle des recommandations de l'OCDE (voir notre texte à ce sujet ici) et l'imprégnation de cette idéologie pédagogiste, le divorce (ou du moins la séparation) semble en vue.
 
Tout d'abord, parce que ces personnalités fortes que nous venons de citer ne seront plus en poste, ces vices Premiers ministres qui font partie du bloc néolibéral de Medvedev, qui en sort assez affaibli. Sans oublier la mise en touche inattendue de son bras droit, Dvorkovitch, au champ de compétence indéfini.
 
Ensuite, parce que l'oukase prévoit une restructuration importante du ministère de l'enseignement et de la recherche. La logique de l'OCDE est de prendre en bloc l'enfant de la maternelle jusqu'à la fin de ses études et d'imbriquer la recherche et l'enseignement, déstructurant les deux. Des écoliers et des étudiants qui font des "projets", des thésards qui doivent encore suivre des cours, obtenir un diplôme de doctorat non pas suite à la soutenance de la thèse, mais à des examens, la thèse devenant secondaire en cycle de recherche. Ce schéma est facilité par l'imbrication institutionnelle des domaines. 
 
Le Président a décidé de revenir au schéma antérieur à celui de la réforme de l'OCDE et de diviser le ministère de l'enseignement en deux ministères. De manière très symboliquement, le ministère de l'enseignement retrouve son appellation soviétique de ministère de l'instruction.  En espérant que l'on revienne réellement à la mission première de l'école, à savoir d'instruire, de permettre aux élèves d'acquérir les connaissances qui leur permettront ensuite de se développer et de réfléchir de manière indépendante, et non de répéter par manque de connaissances des slogans intégrés sur les bancs de l'école pédagogiste. Ce ministère aura en charge l'école primaire et secondaire et les écoles professionnelles et techniques non supérieures. 
 
De l'instruction s'autonomise la recherche, puisqu'elle demande logiquement d'avoir tout d'abord acquis les connaissances nécessaires et le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche est mis en place. Il doit préparer le programme de développement de la politique étatique en matière de recherche, s'occuper de l'enseignement supérieur professionnel, du développement des hautes technologies etc.
 
Remise en cause d'organes para-étatiques parasites
 
L'idéologie néolibérale, comme nous l'avions développé dans notre ouvrage Russie: la tentation néolibérale, a conduit en Russie à une attaque très forte contre l'institution historique qu'est l'Académie des sciences, qui a continué le combat et semble l'avoir remporté. Tout d'abord, car la division du ministère fait de celui de la recherche un ministère plus technique, comme à l'époque soviétique, l'Académie des sciences étant justement l'organe réellement en charge de son développement. Et la présence constante auprès du Gouvernement du nouveau président de l'Institution montre son retour dans l'arène. Ensuite, le président a mis fin à cet organe "indépendant" tant décrié qu'est FANO, cette Agence qui devait gérer le patrimoine, mais qui avait un droit de regard sur le financement des axes de recherche, sans avoir mis en place de conseil scientifique à ses côtés. Cette tentative de transformer l'Académie des sciences en Club vieillissant et de faire main basse sur son patrimoine a échoué. Le Gouvernement est à nouveau en charge des conditions matérielles de fonctionnement.
 
L'enseignement et la recherche sont également débarrassés de la gestion de Rosmolodej, Agence fédérale en charge de la jeunesse, qui passe sous contrôle direct du Gouvernement et donc dont les fonctions sont réintégrées, ce Gouvernement qui assurera aussi désormais la fonction de contrôle sur le fonctionnement de l'enseignement et de la recherche, fonction qui ne sera pas entre les mains d'une Agence autonome. Il y a reprise en main de l'Etat sur ses composantes, réappropriation des fonctions.
 
Un autre élément idéologiquement important est ce Gouvernement ouvert, directement issu de l'Open Governement d'Obama, mis en place en Russie sous la présidence Medvedev, dont nous avions également parlé dans notre ouvrage sur le néolibéralisme. Auprès du Gouvernement, un ministère était spécialement chargé des liens entre le Gouvernement et cette structure "indépendante", peuplée d'experts d'un libéralisme tout radical. Le lien est rompu, ce ministère-commission est supprimé.
 
Mise est faite sur l'économie réelle
 
Au-delà des discours fantasmagoriques sur le tout numérique, l'on remarque que la structure gouvernementale met l'accent sur le réel. Et la question budgétaire est prioritaire, ce qui est marqué par la création du poste de Premier vice-Premier ministre - ministre des Finances.
 
Le ministère des communications est rebaptisé ministère du développement numérique et de la communication. Ce qui cadre l'engouement numérique à la recherche et la communication de l'Etat. 
 
L'élément le plus significatif est la sortie des représentations russes économiques à l'étranger de la tutelle du ministère de l'économie et de leur transfert au ministère de l'industrie. Il s'agit de réellement travailler à la mise en place de conditions favorables au développement de l'export des productions russes et non aux négociations politiques abstraites, dont les résultats sont assez discutables.
 
Il semblerait que les derniers oukases du Président Poutine (sur le nouvel oukase de mai, voir ici) marquent un virage idéologique, une vision plus réaliste des intérêts et des dangers que les dérives (néo)libérales globales peuvent présenter. En cela, la vague continue de sanctions et l'impasse  russophobe des relations internationales ont obligé la Russie à reconsidérer le mode de partenariat avec les pays occidentaux et à s'interroger sur les intentions cachées derrière les incontournables recommandations des organismes internationaux, tenus par le Clan atlantiste. 
 
Il reste à voir quelles seront les nominations aux postes ministériels, dans quelle mesure la politique du compromis sera prolongée et dans quelles proportions. Ou bien le pouvoir russe aura-t-il le courage du choix, ce qui serait une garantie d'efficacité.

 

16/05/2018

Retrait US: une triple guerre lancée par Washington (Vidéo)

La preuve en image ci-dessous que Press TV Iran est censuré par Facebook et qui invite à consulter ses articles sur Twitter https://twitter.com/PresstvFr?lang=fr

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L'un des articles censuré ci-dessous :

Retrait US: une triple guerre lancée par Washington

 

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La République islamique d’Iran a réagi au rétablissement par le Trésor américain d’une autre partie des sanctions anti-iraniennes après le retrait de Washington de l’accord nucléaire. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qassemi, a déclaré que la décision du Trésor américain de placer le gouverneur de la Banque centrale iranienne sur la liste des sanctions, simultanément aux entretiens de l’Iran avec l’Union européenne portant sur le maintien d’un accord nucléaire sans les États-Unis, prouvait bel et bien que Washington n’était pas arrivé à atteindre ses objectifs anti-iraniens par son retrait de l’accord nucléaire. Mais plus globalement, quelle est votre analyse au sujet de ce retrait des USA de l’accord nucléaire ? Luc Michel, géopoliticien, partage son analyse à ce sujet.

 

 

 

Israël : les manifestants dénoncent la répression violente des Palestiniens

Des centaines de personnes sont descendues dans la rue à Tel-Aviv et dans d’autres villes du monde cette semaine pour protester contre les crimes commis par l’armée israélienne à Gaza. (Photo d’archives)

Des centaines de personnes sont descendues dans la rue à Tel-Aviv et dans d’autres villes du monde cette semaine pour protester contre les crimes commis par l’armée israélienne à Gaza. (Photo d’archives)

 

Des habitants de Tel-Aviv sont descendus le mardi 15 mai au soir dans la rue pour protester contre la politique d’occupation du régime de Tel-Aviv et le massacre des Gazaouis par les militaires israéliens.

Pendant la manifestation qui a été organisée par le mouvement La Paix maintenant, des centaines d’Israéliens ont dénoncé la politique israélienne envers Gaza et la Cisjordanie, ainsi que les tirs meurtriers contre des manifestants palestiniens dans la bande de Gaza.

Selon Fars News citant le journal israélien Haaretz, les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Libérez Gaza », « Nous résistons face à l’occupation », « Mettez fin à l’occupation » ou encore « Arrêtez les tirs meurtriers ».

 

 
L’état-major des forces armées iraniennes a condamné dans un communiqué les actions provocatrices et perverses du président américain transférant l’ambassade US de Tel-Aviv à Qods occupée.
 

« Les Arabes et les Juifs ne sont pas ennemis. Je ne peux pas accepter le massacre qui se produit en mon nom, je ne veux pas être associé à cela », a déclaré l’un des manifestants.Ils ont souligné que la plupart des Palestiniens qui ont été tués dans les récentes violences étaient jeunes et sans armes.

 

À la veille de la commémoration du 70e anniversaire de la Nakba (journée marquant l’anniversaire de la création d’Israël), le peuple palestinien dans la bande de Gaza et à Qods a organisé des manifestations d’envergure les 14 et 15 mai pour protester massivement contre le transfert de l’ambassade des États-Unis dans la ville sainte de Qods. Cette décision a par ailleurs été dénoncée par un grand nombre de pays.

Le mardi 15 mai, deux autres Palestiniens ont été tués lors des protestations à la frontière de Gaza. Ainsi, le bilan des tués s’élève à 63 personnes, depuis le déclenchement des protestations palestiniennes. Figurent parmi les morts 8 enfants et adolescents. 2 900 Palestiniens ont également été blessés pendant ces protestations.

 

Les militaires israéliens ont usé de balles réelles et de gaz lacrymogène contre les manifestants palestiniens à Qods, à al-Abira, à Ramallah, à al-Khalil, à Bethléem, à Naplouse, à Qalqaliya et à Jénine en Cisjordanie.

 

 

04/05/2018

«Ecoutez-nous maintenant» : Poutine vante la puissance militaire russe face à l'Occident

Nous ne pourrons pas dire que les Pays occidentaux ainsi que les peuples Européens n'auront pas été prévenus !

 

«Ecoutez-nous maintenant» : Poutine vante la puissance militaire russe face à l'Occident

 

«Ecoutez-nous maintenant» : Poutine vante la puissance militaire russe face à l'Occident

Vladimir Poutine a fait état des avancées russes en matière d'armement dans un discours devant le Parlement, envoyant un message clair à l'adresse de Washington : il est temps de considérer Moscou comme un partenaire d'égal à égal.

«Ecoutez-nous maintenant» : dans son discours devant le Parlement russe le 1er mars, Vladimir Poutine a envoyé un message clair aux Occidentaux et particulièrement aux Américains, pour leur signifier que les avancées militaires russes rebattaient les cartes en termes diplomatiques.

Le président russe a en effet longuement insisté sur les nouveaux systèmes balistiques développés par Moscou – vidéos de présentation à l'appui – assurant que «rien de tel [n'existait] chez personne dans le monde». Au terme de la présentation, Vladimir Poutine a rendu hommage aux hommes qui composent l'armée, expliquant que cet arsenal, aussi sophistiqué soit-il, ne servirait à rien si la Russie n'avait pas à son service les meilleurs soldats et officiers du monde, citant en exemple le pilote Roman Filipov, récemment abattu en Syrie et qui s'est fait sauter une fois attrapé par les rebelles.

Une démonstration de force dont le but était de faire comprendre à Washington que la Russie a rétabli l'équilibre militaire et qu'elle est aujourd'hui un interlocuteur qu'il est désormais impossible de négliger.

En effet, selon le maître du Kremlin, après la chute de l'URSS qui avait placé la Russie dans une position de faiblesse, les Etats-Unis étaient persuadés de pouvoir garder une supériorité militaire totale avant que Moscou ne se rétablisse. Pour y parvenir, Washington a tenté au cours des 15 dernières années «d'obtenir des avantages unilatéraux sur la Russie», en imposant «des restrictions et sanctions illégales du point de vue du droit international». «Tout ce que vous avez tenté d'empêcher et de bloquer en appliquant une telle politique s'est déjà réalisé», a lancé le chef d'Etat, précisant que la Russie n'avait «pas pu être contenue».



Auteur: RT France

S'il a notifié sans ambiguïté à Washington l'échec de sa politique et la volonté de voir son pays traité sur un pied d'égalité, Vladimir Poutine a tenu à souligner que le développement de cet arsenal militaire à la pointe de la technologie avait été conçu pour «garantir la paix dans le monde».

Dans son discours, le président russe a en outre fait part de son inquiétude quant à la doctrine nucléaire des Etats-Unis, qui se sont déclarés prêts à riposter avec l'arme atomique même en cas d'attaque conventionnelle. En guise de réponse, Vladimir Poutine a affirmé que Moscou n'envisageait d'utiliser son arsenal nucléaire qu'en cas d'attaque du même type, envers la Russie ou ses alliés, ou de destruction massive. Dans ce cas de figure, le président russe n'a laissé plané aucun doute sur la riposte de Moscou : elle sera «immédiate et proportionnée».

Lire aussi : «Il ne restera personne sur terre» : une ONG dénonce le déploiement d'armes nucléaires en Europe


Devant le Parlement russe réuni, Poutine trace les grandes lignes de son action future

1 mars 2018, 08:50

 

 

 

 

 

 

Vladimir Poutine : si la Russie est attaquée, ce sera la fin du monde

Vladimir Poutine : si la Russie est attaquée, ce sera la fin du monde

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Extrait du film de Vladimir Soloviev intitulé Le Nouvel ordre mondial, mars 2018.

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

[Chaîne supprimée par Youtube : retrouvez toutes les vidéos de Sayed Hasan sur Vimeo]


 

 

Transcription :

[…] Vladimir Soloviev : [Qu’en est-il du] poids de la responsabilité du bouton nucléaire, lorsque des millions de vies, si ce n’est le sort de l’humanité entière, sont entre vos mains ? Et aussi le fait d’envoyer nos hommes (combattre) dans des horizons lointains, sans avoir de garantie qu’ils reviennent vivants. Comment prenez-vous de telles décisions ? Comment assumez-vous une telle responsabilité au quotidien ?

Vladimir Poutine : Cette responsabilité est inévitable pour le Président. Elle fait partie de la fonction. Et avant de prendre de telles décisions, tout doit être minutieusement pesé. Quant au bouton nucléaire, pour le dire clairement, je pense que la question est déplacée.

Vladimir Soloviev : Excusez-moi, mais je dois la poser…

Vladimir Poutine : Oui, oui, je comprends. Mais ce n’est pas nous qui avons commencé tout ça. Permettez-moi de vous rappeler que la première bombe atomique n’a pas été créée par la Russie mais par les Etats-Unis.Voilà pour le premier point.

Deuxièmement, nous n’avons jamais utilisé d’arme nucléaire. Ce sont les Etats-Unis qui l’ont utilisée contre le Japon. D’ailleurs, dans de nombreux manuels scolaires japonais, ce fait est passé sous silence et imputé aux ‘Alliés’. Quels ‘Alliés’ ? L’Union Soviétique était alliée des Etats-Unis mais ils ne nous ont même pas informés. Et de nombreux experts assurent qu’il n’était pas nécessaire de l’utiliser. Mais les Etats-Unis l’ont fait. Qui peut garantir que cela ne se reproduira pas ? Voilà pour le second point.

De plus, nous ne sommes pas les seuls à être dotés de l’arme nucléaire. En plus des Etats-Unis, il y a la République populaire de Chine, la France, la Grande-Bretagne, la Russie… Cinq principales puissances nucléaires. Et il y a des puissances nucléaires qui ne sont pas reconnues par la communauté internationale. Ce sont l’Inde, le Pakistan, Israël… Nous ne sommes donc pas les seuls. Et si tous ces autres pays ont des armes nucléaires, pourquoi la Russie n’en aurait-elle pas ?

Quant à votre question, elle est bien sûr très importante et très sensible, mais je tiens à ce que vous sachiez, ainsi que le peuple russe et tous ceux qui nous écoutent à l’étranger, que nos plans pour l’utilisation d’armes nucléaires (et j’espère que cela n’arrivera jamais), mais nos plans théoriques prévoient seulement un ‘lancement de contre-attaque’. Qu’est-ce que ça signifie ? Que la décision d’utiliser les armes nucléaires ne peut être prise que dans le cas où notre système d’alerte anticipée détecte non seulement le lancement d’un missile, mais donne également une prévision précise de sa trajectoire de vol et du moment de l’impact des têtes nucléaires sur le territoire de la Fédération de Russie. C’est ce que nous appelons un ‘lancement de contre-attaque’. En d’autres mots, si quelqu’un décide de détruire la Russie, nous aurons légitimement le droit de riposter.

Certes, ce serait une catastrophe planétaire, ce serait une catastrophe absolue pour le monde entier et l’humanité. Mais en tant que citoyen russe et dirigeant de l’Etat russe, je me pose la question : à quoi bon ce monde s’il n’y a plus de Russie ? […]

source:http://sayed7asan.blogspot.fr/2018/03/vladimir-poutine-si...