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12/03/2014

La crise ukrainienne et la vision américaine de l'Europe.

La crise ukrainienne révèle l’impuissance de l’UE et son alignement absurde sur la vision américaine de l’Europe.

Par Colonel Alain Corvez

Mondialisation.ca, 11 mars 2014

Url de l'article:
http://www.mondialisation.ca/la-crise-ukrainienne-revele-limpuissance-de-lue-et-son-alignement-absurde-sur-la-vision-americaine-de-leurope/5372944

L’appréciation des évènements d’Ukraine par les occidentaux et leurs médias montre à l’évidence une inversion des valeurs du droit international qui atteint une dimension proche de l’absurde. Et l’ensemble des moyens de communication accompagne unilatéralement cette dangereuse perversion, seuls quelques rares organes semblant prendre un peu de recul face à une unique et  paradoxale présentation de la vérité.

La terminologie «Occident», désigne les Etats-Unis d’Amérique, grande puissance souveraine, fière et sûre de représenter les valeurs universelles de la liberté dont la statue illumine le monde à l’entrée de New York,  première force militaire du moment, qui définit ses intérêts planétaires et les défend avec âpreté, et ses alliés européens qu’elle a poussés à s’unir dans une organisation technocratique afin que cette Europe de l’Ouest ne constitue qu’un glacis apolitique protecteur, uniquement préoccupé d’organiser le commerce libre et sans frontières ouvert aux capitaux prédateurs de la finance internationale, initialement contre le monde soviétique et désormais contre la Russie dont elle ne cesse de saper les appuis pour l’empêcher de redevenir une grande puissance et qui est déjà sa rivale. Cette Union Européenne qui n’en finit pas de mourir d’impuissance politique, simultanément à des échecs économiques dramatiques, est désormais rejetée par la majorité des habitants du continent qui ont fini par voir en elle la source de leurs malheurs, d’autant plus que la bureaucratie bruxelloise s’arroge aussi la mission de réglementer le mode de vie journalier des individus ainsi que leurs valeurs morales et spirituelles. Les  nations qui la composent transmettent chaque jour davantage leurs droits régaliens à une technocratie bruxelloise qui, à peine consciente de sa vacuité, ne voit d’issue à ses échecs patents que dans une intégration encore plus forte. Il va sans dire que face à cette impuissance ressentie, les dirigeants européens ne voient pas d’avenir à leur survie nationale et délèguent leur défense au parrain d’outre-Atlantique en intégrant l’organisation militaire de l’OTAN, liant ipso facto leurs destins au succès de la grande Amérique.

Russophobie

L’Union Soviétique s’étant effondrée au début des années 90, on aurait pu croire qu’une grande Europe des nations allait pouvoir se construire sur des bases sérieuses mais il fut rapidement clair que l’UE n’avait pas de politique cohérente à cet égard et qu’après l’intermède Eltsine qui ouvrait la Russie aux prédateurs occidentaux,  Poutine affirmait la volonté de la Russie de se reconstruire en une puissance politique et militaire, enracinant cette action dans les traditions ancestrales de la Russie des tsars, luttant contre les oligarques qui avaient commencé à s’emparer des richesses nationales avec l’appui de l’étranger, et surtout encourageant les valeurs patriotiques, religieuses,  spirituelles et morales propres à l’âme russe.

C’est dire que le modèle construit par le nouveau tsar avec l’appui d’une forte majorité de la population, représente l’opposé de celui prôné par l’Union Européenne et les nations qui la composent, qui passent leur temps à vouloir ignorer leur histoire ou à s’en accuser, à réfuter leurs racines religieuses, culturelles et spirituelles et plaident en permanence pour l’abolition des barrières morales au nom du libéralisme total, allant même jusqu’à nier de façon aberrante les différences entre les sexes. Il est donc indispensable pour les tenants de cette Europe démoniaque de dénigrer systématiquement tout ce qui est russe, d’autant plus qu’ils participent ainsi au combat que mène leur parrain américain pour affaiblir la Russie.

Sans aucune logique stratégique, l’UE s’est élargie depuis l’effondrement de l’URSS aux pays de l’Europe de l’est, cet élargissement allant de pair avec leur intégration dans l’OTAN qui, d’une défense contre l’Union Soviétique qui n’existe plus est devenue une alliance contre la Russie, même si les Etats-Unis prétendent le contraire, allant même jusqu’à proposer à Moscou un partenariat en son sein. Mais la défense antimissile balistique (DAMB) est, malgré les arguties de langage, un système sous l’égide des Etats-Unis dirigé contre la Russie et non contre l’Iran.

Déni du droit international.

Pour ne pas alourdir ce propos, je ne retracerai pas l’histoire de l’Ukraine dont les frontières ont évolué au cours des siècles, passant tour à tour sous domination baltique, autrichienne, polonaise, ottomane et russe. Mais l’influence russe est incontestablement la plus ancienne, la plus pérenne et aussi la plus récente. On sait que Kiev fut le berceau et la capitale de la Russie. On sait aussi qu’après avoir été le fleuron et la côte d’azur de l’empire russe, elle n’est indépendante que depuis 1991, avec l’éclatement de l’éphémère  CEI, Communauté des Etats Indépendants.

Dès cette indépendance, l’UE et les EUA parlent de l’intégrer un jour dans l’UE simultanément à l’OTAN, c’est-à-dire de l’enlever à la sphère d’influence de son voisin russe. La « révolution  orange » de 2004  visait déjà à renverser son gouvernement prorusse pour installer des dirigeants tournés vers l’UE. On sait maintenant de façon précise le nombre de milliards de dollars que les organismes américains ont dépensés en Ukraine pour organiser les mouvements d’opposition. Après les échecs de cette politique, malgré tous leurs efforts, la volonté d’y parvenir n’a fait qu’attendre le moment propice pour y parvenir. Il s’est présenté avec la politique d’un président corrompu s’appuyant sur des oligarques liés aux intérêts occidentaux qui s’était proposé fin 2013 de signer avec l’UE un accord d’association, en rejetant la proposition russe d’une union douanière au sein d’un ensemble eurasiatique. Mais l’UE  se montrait alors incapable de faire face à ce souhait, n’ayant pas les moyens financiers pour y répondre. Face à une situation financière désastreuse, Yanoukovic renonçait alors en novembre 2013 à l’UE et acceptait les propositions avantageuses de la Russie.

Déçus par ce revirement, les Ukrainiens attirés par l’UE, principalement dans la partie occidentale du pays, dont ils pensaient adopter du jour au lendemain l’opulence économique, ont manifesté leur mécontentement sur la place Maïdan à Kiev, aussitôt soutenus dans leur révolte pacifique par des groupes préparés de longue date au combat de rues.  Sous les pressions de l’UE, Yanoukovic avait désarmé ses policiers pour éviter les morts mais  on sait maintenant, notamment par l’enregistrement d’une conversation entre Lady Ashton et le Ministre des AE d’Estonie, que ce sont des tireurs de ces groupes qui ont tué des membres des forces de l’ordre et des manifestants pour enclencher le mécanisme insurrectionnel violent.

L’UE n’a pas même pu jouer un rôle de médiateur. Aussi Victoria Nuland, la Sous-secrétaire d’Etat américaine, consciente de cette impotence ordonna-t-elle à son ambassadeur à Kiev de mettre le paquet pour soutenir les opposants et, devant les réticences au téléphone de son interlocuteur vis-à-vis des européens occupés à négocier, de dire vertement « que l’UE  aille se faire foutre » (Fuck with EU). Ce sont cependant trois ministres des AE européens, le français, le polonais et l’allemand qui parvinrent le 21 février dernier à conclure un accord entre le gouvernement et l’opposition qui entérinait des concessions importantes du Président et prévoyait des élections en mai prochain, proposant ainsi une sortie de crise. Tout le monde se félicitait de cet accord qui avait l’appui de tous les intéressés et de la communauté internationale. Sauf des Etats-Unis qui, à en croire l’enregistrement de la conversation de Victoria Nuland voulaient aller à l’épreuve de force.

Alors le lendemain, ceux mêmes qui avaient signé le document donnaient l’ordre à leurs milices, dont certaines sont connues pour leurs passés fasciste ou nazi, de s’emparer des bâtiments administratifs. Lâché par ses forces de l’ordre qu’il avait trahies, de même que par les oligarques du Parti des Régions, le Président devait fuir pour sauver sa vie. Les révoltés s’emparaient alors des postes du pouvoir et affichaient leur haine de la Russie, interdisant le lendemain de leur putsch la langue russe dans toute l’Ukraine, langue pourtant parlée par plus de la moitié des Ukrainiens.

Bien qu’incapables de faire face à la crise financière de l’Ukraine en cessation de paiement, l’UE et les Etats-Unis s’empressaient, contrevenant aux règles élémentaires du droit international et surtout aux termes de l’accord qu’ils avaient signé ou aider à réaliser le 21 février, de reconnaître les putschistes comme les nouveaux dirigeants légitimes de l’Ukraine.

Dans ces conditions, Poutine a beau jeu de dire que, même s’il ne lui porte pas grande estime, Yanoukovic est le président légitime et que les fascistes de Kiev font courir un risque énorme aux Russes de la partie est du pays et notamment de la Crimée où il s’est empressé de prendre facilement les mesures de sauvegarde que lui demandaient les habitants, les protégeant et protégeant la base navale de Sébastopol.

Il est clair qu’il ne reviendra pas en arrière et qu’il menace d’aller plus loin en Ukraine de l’est où l’attendent ses partisans.

L’UE n’a pas les moyens de répondre militairement, ni économiquement, d’autant plus qu’on devine déjà des approches différentes des Britanniques et des Allemands dont les liens économiques avec la Russie et l’Ukraine sont importants. Donner 35 milliards d’euros par an à l’Ukraine pendant une durée indéterminée n’est pas à la mesure d’une UE exsangue et l’Allemagne ne s’engagerait jamais dans un tel processus. Quant aux Etats-Unis qui se replient militairement des endroits où ils se sont inconsidérément enlisés, ils n’ont pas l’intention d’envoyer leurs soldats pour affirmer une politique qu’ils savent d’avance vouée à l’échec.

Il reste donc aux Etats-Unis et à l’UE à prendre un peu de recul, à comprendre les intérêts stratégiques de la Russie et à les accepter.

Cette crise aura montré à nouveau tragiquement comment le droit international est défini par le plus fort jusqu’à l’absurde, comme notre Jean de La Fontaine l’a si bien illustré dans sa fable du loup et l’agneau. Les putschistes reçus dans les palais nationaux européens parce qu’ils sont contre la Russie et pour l’UE- il faudrait d’ailleurs voir ce qu’il adviendrait si par malheur  les fascistes ou les incapables devaient continuer leur aventure au pouvoir- sont une illustration des aberrations de la diplomatie quand les équilibres sont rompus et que seule la loi du plus fort préside au destin du monde. Je laisse le soin aux observateurs attentifs de relever des analogies avec d’autres « révolutions » en Libye, en Syrie... et ailleurs.

L’Europe de l’Atlantique à l’Oural.

Oubli de l’Histoire ou inculture des dirigeants européens, tout devrait pourtant les pousser à construire avec la Russie « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » préconisée par de Gaulle dans une formule par laquelle il ne limitait évidemment pas territorialement la Russie à sa dimension européenne. Mais organiser le continent européen en une force politique et, par conséquent économique et stratégique, implique de construire entre les nations européennes enracinées dans leurs histoires particulières, des coopérations et des accords qui, au lieu de détruire leurs racines spécifiques pour constituer un magma informe et impuissant, les mettent en commun pour réaliser enfin une puissance qui ne pourra exister que si chacune garde ses richesses propres et les ajoute à celles des autres. La France, l’Allemagne, l’Italie, l’ancien Benelux qui ont commencé cette construction, et toutes les autres qui s’y sont agrégées ensuite ont leurs originalités essentielles, à commencer par leurs langues porteuses de leurs cultures, qui enrichiront le patrimoine commun quand elles auront défini ensemble leurs buts et intérêts partagés qui sont, à l’évidence nombreux.

« Il n’est de richesse que d’hommes » écrivait au XVIème siècle le juriste Jean Bodin. C’est à partir de cette conception que de Gaulle jugeait le monde et annonçait que «  la Russie boirait le communisme comme le buvard boit l’encre », car il savait que l’homme s’organise en familles, en clans et en nations enracinées dans la terre et dans l’Histoire. L’établissement de relations diplomatiques avec la Chine en 1964, à la surprise générale et au scandale des Etats-Unis qui ne comprirent que plus tard la pertinence de cette décision, résultait de sa culture générale qui lui faisait reconnaître ce « grand peuple, le plus nombreux de la terre » et « cet Etat plus ancien que l’Histoire », quel que soit le régime qui le dirigeait.

L’Ukraine est un pays européen lié par l’Histoire à la Russie. Ceux qui ne veulent pas reconnaître cette vérité n’aident pas à construire une Europe européenne mais poursuivent une guerre froide contre Moscou qui pourrait  se réchauffer dangereusement. Continuer à se réfugier derrière le parrain américain au sein même de l’Europe est un danger face auquel des états de l’UE pourraient finir par trouver que ce n’est plus leur intérêt. Tout pousse l’Allemagne à s’entendre avec la Russie  car les deux économies sont très imbriquées, notamment, mais pas seulement, dans le domaine énergétique, et Berlin pourrait prochainement privilégier ses intérêts à la solidarité européenne. La France, qui a un passé riche d’amitié avec la Russie devrait y réfléchir aussi.

Le problème de l’Union Européenne est que même quand elle est à l’évidence inutile ou inefficace, elle continue d’exister car personne n’ose dénoncer le tabou de cette idéologie utopique, productrice seulement d’un libéralisme destructeur des économies nationales. Mais reconnaître un pouvoir insurrectionnel comme légitime et porteur d’espoir pour l’Ukraine, surtout quand on sait son origine extrémiste, est une preuve de plus de son inconsistance et, finalement, de sa nuisance intrinsèque au destin des Européens. Et qu’elle n’est finalement que le jouet des Etats-Unis qui, après avoir empêché avec succès l’émergence d’une Europe politique forte sur le continent qui n’aurait pu être logiquement qu’une rivale, ou à la rigueur une partenaire indépendante, poursuivent leur objectif d’affaiblir la Russie dont ils redoutent la montée en puissance.

Alain Corvez

Conseiller en stratégie internationale

8 mars 2014

 

 

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Pour l'ancien chef de l'espionnage américain : "Les juifs sont le problème"

Published On: Sat, Mar 8th, 2014

Pour l’ancien chef de l’espionnage américain : “Les juifs sont le problème”

http://breizatao.com/wp-content/uploads/2014/03/Boykin-Headshot-Lower-Rez.jpg

Le général William Boykin, ancien chef de l’espionnage militaire US

BREIZATAO – ETREBROADEL (08/03/2014) Le Lieutenant-Général William Boykin n’est pas n’importe quel officier américain : c’est l’ancien Sous-Secrétaire d’Etat pour le Renseignement du Département de la Défense, le service d’espionnage de l’armée US. Ayant servi pendant 38 ans dans les forces armées américaines, dont 13 au sein des forces spéciales, les “Delta Force” – qu’il a même dirigé – Boykin est probablement un des officiers US les plus au fait des opérations secrètes des Etats-Unis dans le monde.

Lors d’une conférence du National Security Action Summit, un groupe de réflexion américain opposé aux néo-conservateurs expansionnistes (qui comptent de nombreux intellectuels et politiciens juifs), Boykin a mis les pieds dans le plat. Alors qu’il était sollicité pour une interview pour une publication israélienne, le journal Israel National News, Boykin a répondu :

“Les juifs sont le problème. Les juifs sont la source de tous les problèmes du monde. C’est pour ça qu’on essaie de réparer ça”.

http://videos.rawstory.com/video/FRC-leader-caught-joking-the-Je

Le lobby juif américain a aussitôt entrepris une campagne de diffamation contre l’officier américain, notamment en usant de son vaste réseau d’influence médiatique. Cette déclaration de Boykin fait suite à des prises de positions de plus en plus nombreuses du corps militaire américain, conscient de ce que les organisations sionistes américaines menacent la sécurité et les intérêts des Etats-Unis à long terme.

http://breizatao.com/2014/03/08/pour-lancien-chef-de-lesp...

 

La popularité de Poutine en nette hausse (sondage)

Et voilà à quoi servent les attaques des US/Sionistes et de l'UE contre Poutine ! Sa popularité est nette hausse pendant que les guignols français se cassent la figure !

Cela ne vous rappelle-t-il quelqu'un ? Dieudonné ? Plus on l'a enfoncé et plus il a fait fureur dans ses spectacles ! Comme quoi la propagande malveillante ne paie plus et que les citoyens sont très lucides sur les mensonges perfusés par les merdias propagandistes !

 

La popularité de Poutine en nette hausse (sondage)

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine

© RIA Novosti. Mikhail Klimenteev

16:20 12/03/2014

MOSCOU, 12 mars - RIA Novosti

Le dernier sondage hebdomadaire de la Fondation Opinion publique (FOM) a révélé une hausse considérable de la cote de popularité du président russe Vladimir Poutine.

A la question "Pour qui voteriez-vous si l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain?", 53% des sondés ont cité Vladimir Poutine. Ce pourcentage est supérieur à celui d'il y a une semaine: 48%. La cote électorale du président a donc augmenté de 5% en une semaine.

Au cours de l'année écoulée, la cote de popularité du chef de l'Etat russe a oscillé en moyenne entre 45 et 47%.

Le sondage a été effectué les 8 et 9 mars auprès d'un échantillon représentatif de 3.000 personnes vivant dans 204 localités de 64 régions de la Russie. La marge d'erreur statistique ne dépasse pas 2,5%.

http://fr.ria.ru/society/20140312/200700223.html

 

Mer Noire: début des manœuvres Bulgarie-Roumanie-USA

Mer Noire: début des manœuvres Bulgarie-Roumanie-USA

USS Bush

USS Bush

© AFP 2014 Alan Radecki

14:26 12/03/2014

MOSCOU, 12 mars - RIA Novosti

Le commandement des forces navales bulgares a annoncé le début d'un exercice conjoint avec la Roumanie et les Etats-Unis en mer Noire.

Prévu pour mardi dernier, le lancement de cet exercice a été ajourné de 24 heures en raison de mauvaises conditions météorologiques.

Conçues pour assurer la sécurité en mer Noire, les manœuvres se dérouleront dans les eaux territoriales de la Roumanie, réunissant une frégate bulgare, trois bâtiments de guerre roumains et le destroyer américain USS Bush faisant partie d'un groupe aéronaval d'attaque formé autour du porte-avions USS George H.W.

L'USS Bush, qui opère dans la zone de responsabilité de la 6e Flotte américaine, possède un système d'alerte et défense Aegis doté d'antimissiles et de missiles de croisière Tomahawk.

Le commandement de l'US Navy a auparavant souligné que les manœuvres en mer Noire avaient été programmées avant les événements en Crimée, dont les autorités envisagent de tenir le 16 mars un référendum sur le statut politique de cette péninsule à majorité russophone.

http://fr.ria.ru/world/20140312/200698218.html

 

L'Otan rapproche ses troupes de la frontière russe

Et peut-on savoir de quelle crise Poutine serait-il le responsable ?

De celle fabriquée de toutes pièces par les US/Sionistes et ses caniches de l'UE ?

 

L'Otan rapproche ses troupes de la frontière russe

Dossier: Règlement de la situation en Ukraine

RBC Daily

RBC Daily

© REUTERS/ Thomas Peter

14:14 11/03/2014

MOSCOU, 11 mars - RIA Novosti

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré samedi dans une conversation téléphonique avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov que toute démarche favorisant le détachement de la Crimée du territoire ukrainien rendrait impossible un règlement diplomatique de la crise, écrit mardi le quotidien RBC Daily.

Washington a déjà laissé entendre qu'hormis les sanctions promises contre de hauts fonctionnaires russes il comptait faire pression sur la Russie en renforçant la présence militaire de l'Otan aux frontières russes.

Le président américain Barack Obama, en vacances en Floride avec sa famille, s'est entretenu par téléphone avec les dirigeants des pays baltes pour la première fois depuis le début de la crise en Ukraine."Le président a confirmé l'engagement des Etats-Unis pour la protection collective dans le cadre du traité de l'Atlantique Nord et son soutien à la sécurité et la démocratie de nos alliés baltes", a déclaré la Maison blanche. La projection dans les pays baltes de six chasseurs américains F-15 supplémentaires, appelés à renforcer la sécurité de l'espace aérien des alliés, devrait convaincre ces derniers du sérieux des promesses d'Obama.

A l'heure actuelle, l'ingérence de l'Otan dans la situation en Crimée est exclue, affirment les hommes politiques. Le ministre tchèque de la Défense Martin Stropnicky a confirmé dimanche l'impossibilité d’une telle opération. Cependant, l'accroissement de la présence militaire aux frontières russes et l'accélération de l'intégration de l'Ukraine à l’Otan pourrait devenir la stratégie à long terme de l'Alliance. Si en 2009, d'après le sondage de Pew Research, 21% de la population était en faveur de l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan et 51% s'y opposaient, aujourd'hui la situation pourrait changer radicalement. Selon l'Agence d'information indépendante de l'Ukraine UNIAN, lors d'un prétendu référendum national sur internet 80 000 personnes se sont prononcées pour l'adhésion à l'Alliance contre 35 000.

L’Otan, pour sa part, semble profiter de la situation en Ukraine pour accroître son budget. Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a déclaré sur SkyNews que Londres insisterait sur l'augmentation du budget pour la défense suite aux actions de la Russie en Crimée, lors du sommet de l'Otan en septembre.

L'absence d'unité de l'Occident concernant les sanctions diplomatiques et économiques à adopter contre la Russie poussent les Etats-Unis à renforcer la pression militaire sur cette dernière. Le sommet extraordinaire de l'UE, la semaine dernière, a montré que les puissances européennes n'y étaient par prêtes. "Nous ne pouvons pas nous permettre une politique de sanctions à l'égard de la Russie car depuis que l'Allemagne a renoncé à l'énergie nucléaire nous sommes de plus en plus dépendants des fournitures de gaz russe. Les sanctions frapperaient comme un boomerang l'Allemagne et l'UE", a déclaré Hans-Werner Sinn, directeur de l'institut Ifo de Munich.

"Ces sanctions n'auraient aucune conséquence pour les Etats-Unis car les échanges commerciaux avec la Russie ne sont pas élevés. Théoriquement les USA pourraient même adopter des sanctions contre Vladimir Poutine. Mais à l'heure actuelle on discute de mesures contre des responsables impliqués dans l'exacerbation de la situation en Crimée. Ensuite pourraient être adoptées des sanctions contre des hommes proches de Poutine et ceux qui occupent des postes importants dans l'économie russe. Cependant, l'UE ne soutiendra pas ces sanctions. Des pays tels que l'Allemagne et l'Italie utiliseraient leur droit de veto. Par ailleurs, certains membres de l'UE comme la Pologne, la Suède et les pays baltes pourraient adopter des sanctions conte des entreprises russes", a déclaré Stefan Meister, analyste politique pour les relations internationales au Conseil européen.

http://fr.ria.ru/presse_russe/20140311/200688851.html