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05/07/2009

Le régime dictatorial en France !

Jusqu'où va-t-on aller ?

Un enfant de 8 ans convoqué devant le juge pour un excès de vitesse à vélo
Créé le 01.07.09 à 19h50 |  Mis à jour le 01.07.09 à 19h53
JUSTICE - Ryan avait traversé un passage piéton sur son deux-roues...

A 8 ans, il est convoqué devant le juge pour un excès de vitesse. A vélo. C'est l'histoire que raconte le «Canard enchaîné» de ce mercredi. Les faits remontent au 22 juillet 2008. Ryan, 7 ans à l’époque, se balade à bicyclette à Plaisir, dans les Yvelines. Il traverse un passage piéton et se fait percuter par une voiture, qui le blesse légèrement au poignet.

Quelques jours plus tard, indique l'hebdomadaire, le père de Ryan reçoit un courrier du ministère public l'informant que son fils est poursuivi pour «conduite à vitesse excessive eu égard aux circonstances, article R. 413-17 du Code de la route». L'enfant est appelé à comparaître le 5 juin, comme l'automobiliste qui l'a renversé.

Selon le «Canard», l'avocate de Ryan a obtenu un report de l'audience devant la juridiction de proximité qui dépend du tribunal de grande instance de Versailles, au 18 septembre prochain. En mai dernier, déjà, deux enfants de 6 et 10 ans avaient été arrêtés à la sortie de l’école par des policiers pour un vol de vélo, et un autre, âgé de 8 ans, avait été entendu par les gendarmes pour une bagarre en cour de récréation.
C.F.
Six policiers pour arrêter deux enfants de 6 et 10 ans
Créé le 21.05.09 à 10h26 | Mis à jour le 25.05.09 à 08h31



Source : 20 minutes

POLICE - Les deux garçons ont été interpellés mardi à la sortie de l'école pour un vol de vélo...
Deux véhicules de police, pas mois de six policiers et deux heures d’interrogatoire: c’est le dispositif déployé par la police en Gironde pour arrêter deux enfants pour un vol présumé de vélos (l'un dérobé la veille, l'autre il y a deux ans), dévoile ce jeudi matin le journal Sud-Ouest.

Le matin même, une mère de famille avait cru reconnaitre le vélo volé d’un de ses enfants. Les deux garçons, âgés de 6 et 10 ans, ont donc été itnterpellés à la sortie de leur école élémentaire, à 16h30, mardi à Floirac en Gironde, devant leurs camarades de classe.

Au final, l'enfant de six ans a reconnu avoir «emprunté» le vélo la veille au soir. Mais, la mère de l’enfant de 10 ans interpellé a, elle, fourni une attestation sur l’honneur signée de la personne qui lui avait offert (un adjudant-chef de la base aérienne de Mérignac), il y a un an et demi. Elle a dénoncé un «procédé honteux».

«Mon fils ne veut plus retourner à l'école»

Interrogée par France-info, elle a expliqué qu’elle aurait compris que la police la convoque au poste pour expliquer d’où venait le vélo de son fils, mais pas qu’il soit ainsi arrêté devant l’école pour subir ensuite un interrogatoire de deux heures. «Mon fils ne veut plus retourner à l’école, explique-t-elle, avant de promettre qu’elle va écrire au ministère de l’Intérieur».

Quant aux membres du corps enseignant, ils affirment n’avoir rien vu. L’école est dans une rue piétonne, les véhicules de police sont donc intervenus au bout de la rue. Mais, choqués, ils ont prévu d’en parler avec les enfants et les parents d’élèves, dès lundi.

Cette affaire intervient quelques semaines après la parution d’un rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) dénonçant des actes de «violence illégitime» des forces de l’ordre envers les moins de 18 ans.
C. L.

Source : 20 minutes

A 8 ans, il est entendu par les gendarmes pour une bagarre à l'école
Créé le 31.05.09 à 11h26 | Mis à jour le 31.05.09 à 18h10

VAL D'OISE - La mère de l'enfant ayant reçu des coups a porté plainte...
Après l’interpellation de deux garçons, âgés de 6 et 10 ans, pour un vol de vélo, l’audition d’un enfant de 8 ans après une bagarre à l’école.

Ce dernier a été entendu, avec son père, samedi à la gendarmerie de Courdimanche (Val-d'Oise) pour s'être battu à l'école avec un autre garçon, a indiqué la gendarmerie ce dimanche à l’AFP, confirmant une information du «Parisien».

Cette procédure est la conséquence logique d'un dépôt de plainte de la mère de l'enfant ayant reçu des coups.

Les deux enfants ne seraient déjà plus brouillés

Lors de son audition, qui a duré vingt minutes, l'écolier a reconnu s'être battu avec l'un de ses camarades de classe. Il a expliqué avoir agi ainsi parce que ce dernier «cherchait à (le) manipuler». Selon la gendarmerie, les deux enfants ne seraient déjà plus brouillés.

Le père de l'enfant a déploré auprès du «Parisien» la tournure prise par les événements: «C'est une histoire qui n'aurait même pas dû sortir de l'école. Elle aurait dû se régler entre adultes, au lieu de dramatiser à ce point.»

«Réactions outrancières»

La secrétaire générale de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), organisation réunie en congrès à Saint-Etienne, a de son côté estimé que «cela s'inscrit dans le contexte actuel: à force de dire qu'il faut légiférer, fouiller les enfants, ça entraîne des réactions outrancières des parents».

Le leader du Modem, François Bayrou, a également dénoncé ce dimanche la création «d'un climat qui entraîne un certain nombre de dérives», au Forum Radio J.
Source : 20 minutes

Xavier Darcos veut autoriser les fouilles à l'école
Créé le 21.05.09 à 14h09 | Mis à jour le 22.05.09 à 08h39

VIOLENCE - Il s'exprimait devant 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP).

Xavier Darcos a proposé jeudi de réfléchir à la création d'"une force mobile d'agents" intervenant en milieu scolaire "sur des missions de prévention et de contrôle" de la violence, et jugé nécessaire de pouvoir fouiller les élèves suspectés de transporter des armes.

"Puisqu’il faut des moyens (contre la violence), mais des moyens bien utilisés, je veux mettre en débat la possibilité de créer, auprès des recteurs, une force mobile d’agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle", a-t-il déclaré, dans son discours d'ouverture du 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), qui se tient à La Rochelle de jeudi à samedi.

Selon l'entourage du ministre, il ne s'agirait pas d'agents de police mais "de personnes formées et assermentées, placées auprès des recteurs, susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire".

Sanction financière des parents

Le ministre, qui a évoqué le drame de Fenouillet (Haute-Garonne), où une enseignante a été poignardée en plein collège le 15 mai, veut pouvoir donner à ces personnels assermentés "les moyens juridiques et matériels d’agir", en leur octroyant "le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l’élève qu’ils suspectent de vouloir introduire des armes".

Le ministre de l'Education a aussi évoqué l'idée de sanctionner financièrement les parents d'élèves ayant "démissionné".

"Il faut (les) rappeler à leur devoir de parent en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute"

Source :20 minutes

03/07/2009

Mickael Jackson éliminé par la CIA ?

Russias's FSB Reports Pop Icon Michael Jackson Assassinated By CIA.
Source originale : http://www.fsb.ru/
FSB Sources are reporting to President Medvedev today that American pop icon Michael Jackson was “most assuredly” assassinated by the US Central Intelligence Agency (CIA) after an examination of data transmitted by a Russian Military’s Kosmos 2450 satellite show “conclusively” that immediately prior to the music stars death in Los Angeles an electromagnetic pulse consistent in pattern to EMR weapons looted from the former Soviet Union by the United States was employed at the “exact coordinates” of the rock stars home.

To the type of technology being perfected by the US Military-Industrial Complex based upon former Soviet Union research used in these kinds of assassinated by the US Central Intelligence Agency (CIA) after an examination of data transmitted by a Russian Military’s Kosmos 2450 satellite show “conclusively” that immediately prior to the music stars death in Los Angeles an electromagnetic pulse consistent in pattern to EMR weapons looted from the former Soviet Union by the United States was employed at the “exact coordinates” of the rock stars home.

To the type of technology being perfected by the US Military-Industrial Complex based upon former Soviet Union research used in these kinds of assassinations we can read about as reported by Cheryl Welsh, president, Citizens Against Human Rights Abuse, in her landmark 2001 report “Electromagnetic Radiation (EMR) Weapons: As Powerful As The Atomic Bomb”, and which says:

“A newly declassified U.S. Defense Intelligence Agency report says- extensive Soviet research into microwaves might lead to methods of causing disoriented human behavior, nerve disorders or even heart attacks.... A copy of the study was provided by the agency to The Associated Press in response to a request under the Freedom of Information Act. The Pentagon agency refused to release some portions of the study, saying they remain classified on national security grounds.”

Even more importantly, since Ms Welsh’s landmark report in 2001, the US has continued perfecting this insidious technology they’ve named Active Denial System (ADS), and as we can read as reported by New Scientist in their 2005 report titled “US Military seeks new non-lethal weapon; the prototype of the phaser?”, and which says:

“The US military is funding development of a weapon that delivers a bout of excruciating pain from up to 2 kilometres away. Intended for use against rioters, it is meant to leave victims unharmed. But pain researchers are furious that work aimed at controlling pain has been used to develop a weapon. And they fear that the technology will be used for torture.”

To the ‘final’ employment of these weapons [3rd photo, left] we can also read:

“In January 2007, Theodore Barna, an assistant deputy undersecretary of defense for advanced systems and concepts told Reuters that "We expect the services to add it to their tool kit. And that could happen as early as 2010”.

Apparently the military is still unsure about ADS after all the tests. Air Force Secretary Michael Wynne didn't help clarify the issue when he suggested that the military should use the “pain ray” at crowds in the United States before deploying it in Iraq. It would be hard to imagine that Americans would be feeling okay about trying such weapons on themselves even if they believe they are not lethal.

Wagner suggested a new nickname for the weapon; the “death ray”, since it’s well-known that exposing mammals to microwaves make them explode. He sent an email all around the U.S. in which he used a live example to prove his theory.”

To the reason behind the CIA needing to assassinate Michael Jackson, these reports continue, was an out of court settlement the pop icon signed with son of the king of Bahrain, Sheikh Abdullah bin Hamad al-Khalifa, this past November in London, and which stated, in part, that in exchange for millions of dollars previously lent to Mr. Jackson by the Sheikh, Mr. Jackson would allow his sold-out United Kingdom concerts to be a “platform” for warning the World of a soon to occur mass genocide event.

Both Michael Jackson and Sheikh Abdullah bin Hamad al-Khalifa have been long standing supporters of the fearless Austrian investigative journalist, Jane Burgermeister, who is warning the world that the greatest crime in the history of humanity is underway, and as we can read:

“Jane Burgermeister has recently filed criminal charges with the FBI against the World Health Organization (WHO), the United Nations (UN), and several of the highest ranking government and corporate officials concerning bioterrorism and attempts to commit mass murder. She has also prepared an injunction against forced vaccination which is being filed in America. These actions follow her charges filed in April against Baxter AG and Avir Green Hills Biotechnology of Austria for producing contaminated bird flu vaccine, alleging this was a deliberate act to cause and profit from a pandemic.

In her charges, Burgermeister presents evidence of acts of bioterrorism that is in violation of U.S. law by a group operating within the U.S. under the direction of international bankers who control the Federal Reserve, as well as WHO, UN and NATO. This bioterrorism is for the purpose of carrying out a mass genocide against the U.S. population by use of a genetically engineered flu pandemic virus with the intent of causing death. This group has annexed high government offices in the U.S.

Specifically, evidence is presented that the defendants, Barack Obama, President of the U.S, David Nabarro, UN System Coordinator for Influenza, Margaret Chan, Director-General of WHO, Kathleen Sibelius, Secretary of Department of Health and Human Services, Janet Napolitano, Secretary of Department of Homeland Security, David de Rotschild, banker, David Rockefeller, banker, George Soros, banker, Werner Faymann, Chancellor of Austria, and Alois Stoger, Austrian Health Minister, among others, are part of this international corporate criminal syndicate which has developed, produced, stockpiled and employed biological weapons to eliminate the population of the U.S. and other countries for financial and political gain.

The charges contend that these defendants conspired with each other and others to devise, fund and participate in the final phase of the implementation of a covert international bioweapons program involving the pharmaceutical companies Baxter and Novartis. They did this by bioengineering and then releasing lethal biological agents, specifically the "bird flu" virus and the "swine flu virus" in order to have a pretext to implement a forced mass vaccination program which would be the means of administering a toxic biological agent to cause death and injury to the people of the U.S. This action is in direct violation of the Biological Weapons Anti-terrorism Act.”

Interesting to note, too, is on the day of Michael Jackson’s assassination, the US Centers for Disease Control and Prevention reported that their mathematical models show over 1 million Americans have contracted swine flu and that of the 58,000 confirmed cases around the World the US has over half of them, and even worse, Emergency Containment Areas are now being reported being set up in that troubled country.

Sadly though, and with an acknowledgement that this World star had led a much troubled life, it can never be taken away from Michael Jackson the real love he had for all of humanity and best expressed by him in the chorus of his anthem to the human race, We Are The World:

Heal the world

Make it a better place

For you and for me and the entire human race

There are people dying

If you care enough for the living

Make a better place for

You and for me.

[Ed. Note: Western governments and their intelligence services actively campaign against the information found in these reports so as not to alarm their citizens about the many catastrophic Earth changes and events to come, a stance that the Sisters of Sorcha Faal strongly disagrees with in believing that it is every human beings right to know the truth.  Due to our missions conflicts with that of those governments, the responses of their ‘agents’ against us has been a longstanding misinformation/misdirection campaign designed to discredit and which is addressed in the report “Who Is Sorcha Faal?.]

Translation to Spanish by: Sister Maru Barraza, Mazatlán, Mexico


Source :
www.whatdoesitmean.com/index1244.htm

Source :
http://www.fourwinds10.com/siterun_data/health/intentional_death/news.php?q=1246050100

Traduction Google.
http://translate.google.com/translate?sourceid=navclient&hl=fr&u=http%3a%2f%2fwww%2efourwinds10%2ecom%2fsiterun%5fdata%2fhealth%2fintentional%5fdeath%2fnews%2ephp%3fq%3d1246050100

01/07/2009

DSK en route vers le nouvel ordre mondial !

Le Nouvel Ordre Mondial :
Une idéologie ou une obsession religieuse ?

Les origines religieuses du mondialisme

Ecoutez bien ce qu'il dit dans cette vidéo : Que l'humanité ne fait qu'un seul peuple et que nous sommes tous unis !

Faudrait peut-être que DSK aille dire à Israël aux Palestiens et aux peuples musulmans dans le monde que nous ne faisons qu'un seul PEUPLE et que l'Humanité est unie !!! Et que les guerres pour le pouvoir et les richesses, ça suffit !


DSK en route vers le nouvel ordre mondial !



Le retour de la directive Bolkestein

24 Juin 2009

Thierry Brun

La directive de libéralisation des services dite « Bolkestein », du nom de son auteur ultralibéral Fritz Bolkestein, n’est pas morte. Elle doit même faire l’objet d’une procédure législative en France d’ici le 28 décembre 2009. Depuis quelques semaines, le ministère des Finances, chargé de la transposition de cette directive et d’évaluer les exigences existantes, travaille sur ce dossier lourd de conséquences pour un secteur des services qui pèse 66 % du PIB européen et 75 % des emplois.

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Fritz Bolkestein, celui par qui est arrivée la libéralisation des services

Les Etats membres de l’Union européenne ont en effet jusqu’au 28 décembre pour « évaluer pour chacune des exigences identifiées dans leur législation, si elle est non discriminatoire, justifiée par une raison d’intérêt général et proportionnée » (article 15 de la directive « révisée », relative aux services dans le marché intérieur, dite directive Bolkestein).

En pleine campagne pour les européennes, la discrétion est requise au gouvernement et à l’Elysée. Et les principaux candidats aux élections européennes, en particulier ceux de la majorité et du parti socialiste, se gardent bien de débattre sur ce terrain glissant de la libéralisation des services, d’autant plus que, lors de la campagne référendaire française de 2005, les partisans du oui au TCE ont laissé croire que celle-ci était « enterrée ». En vérité, une majorité a été trouvée (avec le PPE pour la droite et le Parti socialiste européenne, PSE, pour la gauche) pour consacrer la déréglementation de services publics en Europe ainsi que le dumping social.

Quel est le contenu de cette directive ? La directive Bolkestein a pour objectif de lever les obstacles à la libre circulation des services dans l’UE. Et après plus de deux ans d’intenses controverses, qui ont suscité un débat déterminant en faveur du non au traité constitutionnel européen lors du référendum de mai 2005, une directive « révisée » a finalement été adoptée en deuxième lecture par le Conseil européen (seules la Belgique et la Lituanie se sont abstenues) en décembre 2006.

La version actuellement en cours de transposition n’est pas moins dangereuse que l’original. Si l’on se souvient de la controverse sur le « principe du pays d’origine » et des objectifs de libéralisation des services publics, la version actuelle de la directive, principal outil de mise en œuvre de la Stratégie de Lisbonne, consacre le principe de « libre prestation de services », une des dispositions du traité de Rome, et le champ d’application concerne bien les services publics, du moins les « services d’intérêt économique général » (SIEG), c’est-à-dire les transports, les services postaux, l’approvisionnement en eau, l’électricité, le traitement des déchets, etc. Auxquels il faut ajouter les services aux entreprises, les services fournis à la fois aux entreprises et aux consommateurs.

Cette directive, entérine la mise en concurrence des salariés et le nivellement de la protection sociale par le bas, et applique à la lettre le principe de la concurrence « libre et non faussée », fondement que l’on retrouve dans le Traité de Lisbonne dans un Protocole, partie intégrante du Traité, qui stipule : le « marché intérieur tel qu’il est défini à l’article 3 [...] comprend un système garantissant que la concurrence est libre et non faussée ».

Pourquoi est-il si intéressant de revenir sur cette directive Bolkestein ? En cette période de crise et de retour annoncé à plus de régulation, le ministère des Finances, sous couvert de crainte de contentieux à venir, est à l’évidence en train de s’aligner sur la position de la Commission européenne, validée par le Parlement européen après un compromis entre les groupes du PPE et du Parti socialiste européen.

Certains rétorqueront que la directive révisée a supprimé le « principe du pays d’origine », selon lequel un prestataire qui souhaite fournir ses services temporairement dans un autre pays (sans s’y établir) peut le faire sans avoir à appliquer d’autres mesures que celles de son pays d’origine. Il n’en est rien. Après l’adoption de la directive Bolkestein, un règlement européen (593/2008/CE du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2008 sur la loi applicable aux obligations contractuelles), qui s’applique donc directement aux Etats membres, a, sans bruit, mis en place un dispositif similaire au « principe du pays d’origine ».

Le réseau européen de soutien aux entreprises Enterprise Europe Network, mis en place par la Commission européenne en février 2008, l’a fort bien résumé : « Ce règlement s’applique à toute obligation née d’un contrat, tel qu’un accord de transfert de technologie ou une licence internationale de propriété intellectuelle. Le principe de base de ce texte est que les parties contractantes sont libres de choisir la loi applicable au contrat. Si elles ne parviennent pas à s’accorder, la loi la plus étroitement liée au contrat s’appliquera. Il est présumé que cette loi est la loi de résidence ou d’établissement du titulaire de la licence, bien qu’il puisse y avoir des exceptions ».

Ce règlement s’appliquera aux contrats conclus après le 17 décembre 2009 et remplacera la convention de Rome de 1980. A cette date « une entreprise et un salarié français exerçant ses talents en France, pourront parfaitement convenir en toute liberté que la loi applicable à leur rapport sera celle du Yémen du Sud », explique Gilles Karpman, directeur général délégué du Cabinet Idée Consultants dans un article publié en septembre 2008. Il ajoute que cette règle « s’applique à tous les contrats y compris de travail et meret aux parties de choisir et de changer à tout moment la loi applicable à leurs relations, et cela pas seulement en optant pour une des législations des Etats membres mais en vertu d’un principe dit d’universalité (c’est beau) éventuellement pour n’importe quelle législation même extra communautaire (le plombier kazakh fera-t-il autant jaser que son confrère polonais ?) ».

D’autres souligneront que six mois après l’adoption de la directive Bolkestein, un protocole inédit sur les « services d’intérêt général » annexé au traité de Lisbonne fait clairement la distinction entre les SIEG et les services « non-économiques » (justice, police, régimes de sécurité sociale). Ce document n’est pas encore ratifié et loin de l’être. Dans le même temps, les SIEG sont quasiment tous tombés sous le coup de la concurrence libre et non faussée. De plus, le ministère des Finances n’a pas encore indiqué quels seraient les services sociaux exclus de la transposition de la directive Bolkestein. En effet, les services d’intérêt général (SIG) n’existent pas en droit européen et la Commission ne connaît que la définition des services que donne la jurisprudence de la Cour de justice par laquelle une activité de service est « une activité fournie en échange d’une contrepartie économique ».

Rappelons enfin que la directive 96/71 du 16 décembre 1996 sur le détachement de travailleurs dans le cadre d’une prestation de services intercommunautaire laisse aussi la place à de nombreuses pratiques de dumping social. «  La règle qu’elle édicte veut que quelle que soit la loi applicable à la relation de travail, les travailleurs détachés d’un pays à un autre de l’Union en application d’un contrat de prestation de services restent soumis à la loi du pays où ils ont conclu leur contrat de travail à l’exception d’un socle de règles du pays d’accueil ». Plusieurs affaires jugées par la Cour de justice (CJCE) ont donné lieu à un jugement privilégiant la liberté d’établissement et la libre prestation des services plutôt que les droits sociaux fondamentaux.

Directive Bolkestein, ce qui est déjà transposé :

La loi de modernisation de l’économie adoptée en juillet 2008 a transposé une partie de la directive européenne sur les services de 2006, en particulier dans son titre II. Il s’agit de l’assouplissement des conditions d’implantation des grandes surfaces sur le territoire. Une grande surface de moins de 1000 m² (contre 300 m² auparavant) pourra désormais s’installer sans autorisation préalable de la commission départementale d’urbanisme (autorité compétente pour délivrer les permis d’implantation).

Thierry Brun

Télécharger le règlement du parlement europééen

Source : http://www.mecanopolis.org/?p=8199&type=1

« Bertelsmann, une Fondation au service de la gouvernance mondiale », par Pierre Hillard Par Pierre Hillard

« Bertelsmann, une Fondation au service de la gouvernance mondiale », par Pierre Hillard

Par Pierre Hillard, pour Mecanopolis

juin 28 2009

La Fondation Bertelsmann évoque peu de choses auprès des Français. Nous serions même tentés de dire que cela n’évoque rien du tout. Pourtant, le lecteur doit prendre conscience que les grandes décisions sont toujours conçues par une minorité. Le peuple prétendu souverain n’a aucune prise sur l’évolution interne et externe du pays. Le choix qu’il porte sur tel ou tel candidat du système ne change rien à la donne parce que ce dernier est, en fin de compte, le produit de l’oligarchie. Parvenu au pouvoir, le « poulain » issu de la matrice financière se voit servi tout frais une série de rapports et de documents qui conditionnent sa politique dans tous les domaines. Ceci est patent dans le cas de la Fondation Bertelsmann.

 

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En fait, il faut distinguer l’entreprise de la Fondation. A l’origine, l’entreprise a vu le jour en 1835 grâce aux efforts de son fondateur Carl Bertelsmann. Ce dernier et ses successeurs ont su développer leurs affaires au point que la petite imprimerie de la première moitié du XIXè siècle était devenue le premier fournisseur du IIIè Reich à la veille de la Seconde guerre mondiale. A partir de 1945, son jeune président, Reinhard Mohn (descendant de la famille Bertelsmann, mais par les femmes), reprend en main l’affaire familiale et donne à son entreprise la taille d’un empire. En effet, c’est un véritable empire des médias et de l’édition qui a vu le jour. Fort d’un chiffre d’affaires de plus de 18 milliards d’euros, Bertelsmann est à la tête de filiales comme RTL (radio), M6 (télévision) et d’une variété de journaux et de revues comme GEO, Femmes Actuelles, VSD, Stern, Gala etc. A cela, il faut ajouter que la plus grande maison d’édition américaine, Random House, est sous la coupe de cette entreprise germanique. Ainsi, lorsque Barack Obama a publié son livre en 2006 L’audace de l’espoir chez Random House ; en fait, c’était sous l’égide de Bertelsmann. Enfin, précisons que le groupe de distributeurs de livres, France Loisirs, est coiffé par Bertelsmann même si ce dernier, selon certaines indiscrétions, tente de se séparer de sa filiale française. Cette simple énumération suffit à souligner le poids incontournable de ce grand média allemand en Europe mais aussi dans le monde. Cependant, ce poids est d’autant plus renforcé que les dirigeants de Bertelsmann ont su profiter des succès de l’entreprise pour financer la création d’un « laboratoire à idées » : la Fondation Bertelsmann.

Celle-ci a vu le jour en 1977. Ses objectifs sont clairs. Il s’agit d’œuvrer dans trois domaines : la construction européenne, le renforcement du partenariat transatlantique et élaborer une politique au Proche-Orient subdivisée en deux parties ; Israël et le monde musulman.

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Bertelsmann et ses ramifications
(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Dans le cas européen, les efforts de la Fondation Bertelsmann sont probants puisqu’elle a joué un rôle décisif dans la relance du projet de constitution européenne après les non français et hollandais en 2005. En effet, un rapport a été adopté par le Parlement européen en janvier 2006 appelant à remettre sur les rails l’idée d’une constitution dotée de la personnalité juridique (droit accordé à l’Union européenne d’être un acteur reconnu sur la scène internationale). Malgré le non irlandais en juin 2008, le projet de constitution est maintenu. Or, les deux rapporteurs, les députés anglais et autrichien au Parlement européen, Andrew Duff et Johannes Voggenhuber, ont travaillé en liaison étroite avec la Fondation Bertelsmann. Celle-ci a bénéficié de relais au sein du Parlement européen comme les présidents des commissions des Affaires étrangères et constitutionnelles (Elmar Brok et Jo leinen) pour remettre en vigueur l’idéal politique de Valéry Giscard d’Estaing. Ce texte doit théoriquement voir le jour en 2010. Parallèlement à l’évolution de la politique européenne, la Fondation Bertelsmann s’active dans le renforcement des liens transatlantiques. En fait, cette Fondation se démène pour réussir à créer un bloc transatlantique unifié pour 2015. Ces ambitions vont très loin puisqu’il est spécifié qu’une « arène monétaire » doit voit le jour de part et d’autre des rives de l’Atlantique. C’est l’annonce en filigrane d’une monnaie transatlantique. Dans ce cas bien précis, l’Europe contre puissance est un vain mot.

Enfin, les activités de la Fondation Bertelsmann s’exercent en direction du Proche-Orient : Israël et le monde musulman. Dans le cadre du « Dialogue germano-juif » (Deutsch-jüdischer Dialog), Bertelsmann souhaite associer un « troisième pilier » du judaïsme (Israël) à ceux des piliers Nord-américain et européen. Pour ses promoteurs, il s’agit de favoriser l’émergence d’un immense bloc euro-atlantique prolongé jusqu’à l’État d’Israël. Il va de soi qu’une même organisation politique, économique, militaire et philosophique doit structurer cette immense architecture au sein de laquelle le monde musulman doit s’adapter. C’est tout l’enjeu des « Discussions de Kronberg » (Kronberger Gespräche) qui animent les travaux de la Fondation Bertelsmann. Cette dernière cherche à « moderniser » l’esprit des musulmans afin de les rendre aptes, selon elle, aux exigences de la modernité. Cela se traduit par une série de mesures allant dans la voie de l’occidentalisation des structures politiques, sociales et morales des sociétés musulmanes. D’une certaine manière, c’est une forme de « Vatican II » que Bertelsmann veut imposer aux esprits arabo-musulmans en liaison avec les think tanks anglo-saxons. Une telle politique court le risque d’aviver les tensions avec ces populations rétives aux préceptes occidentaux.

Finalement, les travaux de la Fondation Bertelsmann accompagnent et renforcent les ambitions d’une gouvernance mondiale politique, financière et monétaire dont le coup d’envoi officiel fut lancé lors du Sommet du G-20 à Londres en avril 2009.

Pierre Hillard, pour Mecanopolis


Pierre Hillard est l’auteur du livre
« La Fondation Bertelsmann et la gouvernance mondiale »

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Editions François-Xavier de Guibert, 2009