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23/10/2016

Pépites : Russie - Eurasia

Pépites

 

    

L'investigation géopolitique a ceci de passionnant qu'elle permet de tomber parfois, au hasard des recherches, sur de véritables pépites. Certes, le fidèle lecteur de ce blog n'apprendra rien de bien nouveau, mais il verra ses opinions confortées, vérifiées, prouvées en quelque sorte. Il constatera également que, fut un temps pas si lointain, la presse européenne et ce qu'on nomme généralement les observateurs étaient bien plus libres, se permettant des articles/analyses qui vaudraient aujourd'hui à leurs auteurs le bûcher pour "conspirationnisme" ou "populisme"...

Commençons par le n°24 de la revue Géostratégiques publié en juillet 2009. Dans son exposé sur la Russie énergétique, André Pertuzio, consultant pétrolier international et ancien conseiller juridique pour l’énergie à la Banque Mondiale, le dit sans ambages :

Le rôle des Etats-Unis est considérable d’une part en raison du volume de la consommation américaine mais aussi de leurs stratégies politique et économique à l’échelle du monde car, si l’objectif de Washington est de contrôler les aires de production et surtout les voies d’acheminement des principales sources d’approvisionnement, il faut également le replacer dans le cadre de la politique internationale des Etats-Unis.

En dépit des amabilités entre chefs d’Etats, la Russie rendue à sa place de grande puissance par Poutine est considérée par les Etats-Unis comme un adversaire géopolitique concernant l’ensemble Eurasie. La politique de l’OTAN à cet égard lui donne un vif éclairage. Il n’est donc pas surprenant que l’importance prise par l’approvisionnement des pays européens en hydrocarbures par la Russie est un problème géostratégique majeur et que l’amoindrissement sinon la disparition de la part russe de ces marchés est un souci permanent de Washington et de sa filiale de Bruxelles.

Oups, certains doivent avoir les oreilles qui sifflent... Le sémillant analyse continue, dans des termes qui paraîtront très familiers aux lecteurs :

Ce gazoduc [Nordstream, ndlr] a été fortement critiqué à Bruxelles que les Allemands n’ont même pas consulté, conformément à leur habitude lorsqu’il s’agit de leurs intérêts (...) Rien ne semble devoir s’opposer à la mise en œuvre de Southstream malgré les efforts de l’Union européenne de Bruxelles pour s’opposer au projet russe et imposer le projet "Nabucco" (...) Ce projet est évidemment conçu pour faire pièce à Southstream comme le démontre sa genèse : contrairement à la logique économique selon laquelle le producteur construit un tuyau pour vendre sa production à des acheteurs bien définis, il s’agit pour Nabucco d’un groupement d’utilisateurs qui projettent la construction d’un gazoduc sans savoir vraiment avec quoi l’alimenter : en effet, l’idée première de remplacer le gaz russe par celui de l’Azerbaïdjan, pour briser le monopole russe, ne tient pas compte du fait que l’Azerbaïdjan ne dispose pas de la capacité de production suffisante.

Le bras de fer (...) prend encore d’autres aspects, toujours dans le cadre de l’approvisionnement des pays européens en gaz naturel et l’objectif avoué de Washington et de Bruxelles est de tenter d’échapper à la dépendance des importations de Russie. C’est ainsi qu’a été répandu dans les médias le danger d’interruption des livraisons de gaz à la suite du conflit entre la Russie et l’Ukraine au cours duquel la société ukrainienne Naftogaz a détourné du gaz destiné aux acheteurs européens pour suppléer à l’interruption des fournitures à l’Ukraine dans le cadre du conflit avec Gazprom concernant le prix du gaz et les arriérés impayés de Naftogaz.

Manigances américaines pour isoler énergétiquement la Russie, vassalité des euronouilles, désinformation médiatico-énergétique... tout y passe, et qui plus est dans la bouche d'un respectable consultant international et ancien conseiller de la Banque mondiale.

Autre temps, autre thème (quoique...) Un mois après les attaques du 11 septembre 2001 et alors que l'empire se préparait à intervenir en Afghanistan pour punir les méchants barbus avec lesquels il avait pourtant flirté pendant si longtemps, George Monbiot, éditorialiste du Guardian, analysait sans tabou les tenants et les aboutissants énergétiques :

L'invasion de l'Afghanistan est certainement une campagne contre le terrorisme, mais elle peut également être vue comme une aventure coloniale tardive (...) L'Afghanistan est aussi indispensable pour le contrôle et le transport des hydrocarbures d'Asie centrale que l'était l'Egypte au Moyen-Orient [du temps de l'âge d'or du Canal de Suez, ndlr]. En 1998, Dick Cheney, maintenant vice-président US mais à l'époque cadre dans une compagnie pétrolière, remarquait : « A ma connaissance, l'émergence soudaine d'un acteur stratégique comme la Caspienne n'a pas de précédent historique ». Mais son pétrole et son gaz n'ont aucune valeur s'ils ne sont pas transportés. La seule route qui ait du sens, à la fois sur le plan politique et économique, est l'Afghanistan.

Transporter les hydrocarbures via la Russie renforcerait son contrôle sur l'Asie centrale, ce qui est précisément ce que l'Occident tente d'empêcher depuis dix ans [dès 1991 donc, ndlr]. Passer par l'Iran enrichirait un pays que les Etats-Unis essaient d'isoler. Et le transporter jusqu'en Chine, sans même mentionner les considérations stratégiques, coûterait beaucoup trop cher (...)

Plusieurs responsables de l'industrie pétrolière affirment que le rêve de sécuriser le passage du pipeline est la principale raison pour laquelle le Pakistan, proche allié des Etats-Unis, a soutenu si résolument les Talibans et pourquoi l'Amérique a donné son feu vert à leur conquête du pays.

Suit un rappel sur le projet Unocal que nous avons abordé plusieurs fois, notamment les discussions entre Talibans et Washington et le voyage de la délégation talibane au Texas en 1997. Enfin la conclusion, superbe et terriblement actuelle :

Si les Etats-Unis réussissent à renverser les Talibans et à les remplacer par un gouvernement pro-occidental stable et reconnaissant et s'ils parviennent ensuite à relier les économies d'Asie centrale à celle de son allié pakistanais, ils auront réussi à écraser non seulement le terrorisme mais également les ambitions croissantes de la Russie et de la Chine. L'Afghanistan reste, comme toujours dans l'histoire, la clé de la domination occidentale en Asie.

Qu'y a-t-il à rajouter ? La Guerre froide n'a en réalité jamais cessé, même à la chute de l'URSS. On peut aller jusqu'à se demander à quel point la Guerre froide n'a pas été elle-même un élément d'un Grand jeu qui la dépassait largement, les considérations idéologiques (communisme vs capitalisme) ne constituant qu'un habillage ponctuel. Tsss tsss, McKinder, Spykman...

Dès 1991, l'empire voulait isoler la Russie, longtemps avant l'apparition de l'ogre Poutine qui mange les petits enfants. Dès 2001 (et sans doute bien avant), il craignait la constitution d'un pôle eurasiatique sino-russe et avait ses plans pour le torpiller.

A l'aune de ces projets grandioses, on mesure l'échec total de l'empire. Non seulement le duo Pékin-Moscou, plus soudé que jamais, commence à réaliser autour de lui l'intégration eurasienne, non seulement le désenclavement énergétique de la Caspienne pour squizzer la Russie est resté lettre morte, mais les Etats-Unis ont même perdu le Pakistan ! Cerise sur le gâteau, quinze ans et des centaines de milliards de dollars après, l'Afghanistan n'a jamais été aussi instable. Pas étonnant que le pauvre Brzezinski ait jeté l'éponge...

                                                                                                                                                                                                                                                            

L'armée syrienne déclenche une vaste offensive dans le sud d'Alep

L'armée syrienne déclenche une vaste offensive dans le sud d'Alep


Armée syrienne

Après avoir repris ce matin le contrôle absolu de l'unité militaire de défense aérienne dans le sud d'Alep, l'armée syrienne passe à la prochaine étape de sa lutte contre les djihadistes, c'est-à-dire à l'offensive.

Les troupes gouvernementales syriennes et les milices populaires sont passées dimanche à l'offensive dans la partie sud d'Alep après avoir repris le contrôle des hauteurs stratégiques où étaient situées l'unité militaire de défense aérienne et la tour de communication SiriaTel, témoigne un correspondant de Rossiya Segodnya sur place.

L'armée syrienne, ainsi que les combattants du mouvement libanais Hezbollah, se sont fortement implantés sur les hauteurs reconquises. A l'appui de l'aviation et de l'artillerie, ils ont pu lancer une offensive d'envergure tandis que les terroristes résistent avec acharnement.

Les positions de l'armée et des milices populaires ont été à plusieurs reprises la cible de pilonnages au mortier. Les djihadistes réalisent des tirs indirects sur les territoires repris par les troupes gouvernementales. Pendant les premières heures de l'opération, les militaires syriens sont parvenus à détruire trois chars appartenant aux groupes radicaux. Dans la nuit de samedi à dimanche, l'armée syrienne a repris totalement le contrôle de l'unité militaire de défense aérienne dans le sud d'Alep. Les militaires syriens avaient désormais l'objectif de couper les voies d'approvisionnement des terroristes dans les localités environnantes.

L'offensive des troupes gouvernementales se déroule quelques heures après la fin de la pause humanitaire censée permettre aux habitants de la ville tout comme aux terroristes de sortir d'Alep est. La trêve n'a pas été une réussite, les terroristes refusant de quitter la ville et menaçant de mort les civils souhaitant sortir.

La trêve a duré à Alep du 20 au 22 octobre. Huit couloirs humanitaires avaient été mis en place, dont six réservés aux résidents civils et deux aux combattants bloqués dans la partie est de la ville. Mardi 18 octobre, les forces aériennes russes et syriennes ont suspendu leurs frappes à Alep, en Syrie, soit avant la date prévue, pour assurer la préparation d'une pause humanitaire. Or, les terroristes du Front Al-Nosra ont tiré sur les habitants d'Alep rassemblés près de l'entrée d'un couloir humanitaire dans le quartier de Bustan al-Qasr. En outre, les extrémistes ont exécuté publiquement 14 représentants des autorités locales, ceci comme punition pour avoir appelé à quitter les quartiers contrôlés par les groupes armés. Selon différentes estimations, jusqu'à 7 000 djihadistes de différents groupes armés sont retranchés dans l'est d'Alep.


 

L'armée syrienne reprend le contrôle dans le sud d'Alep et les provocations des USA

Une bonne nouvelle !

En revanche voilà comment la coalition US criminelle couvre les arrières de ses mercenaires, en détruisant les infrastructures syriennes pour rendre plus difficile la progression des troupes gouvernementales...

La coalition US détruit un pont important dans la province syrienne de Hassaké Huit ponts sur le Khabour et l'Euphrate ont déjà été détruits par les frappes de la coalition dirigée par les États-Unis en Syrie. Un énième pont a été bombardé dimanche. Un des ponts importants sur la rivière Khabour, dans la province syrienne de Hassaké, a été détruit suite aux bombardements de la coalition internationale menée par les États-Unis, relate la télévision nationale syrienne. L'aviation a effectué une frappe contre le pont près de la ville de Markadah dans le sud de la province. Le pont, qui reliait la province de Hassaké et la province de Deir ez-Zor, a été complètement détruit.

 

Et surtout, il ne faut pas qu’ils oublient d’aller espionner les bases russes en Syrie !

Un avion de patrouille US s’approche des bases russes en Syrie Ces derniers mois, l'intensité des vols d'avions espions américains près des sites russes a fortement augmenté. Le 23 octobre, un avion de patrouille maritime P-8A Poseidon de la marine US a été détecté près des bases russes en Syrie et dans la zone de déploiement de navires de guerre russes en Méditerranée orientale, selon les données du service Planefinder.net qui suit le mouvement des aéronefs dans le monde.

L’armée syrienne reprend le contrôle dans le sud d’Alep

 

L'armée syrienne

Les forces gouvernementales auraient le repris le contrôle total de l'unité militaire de défense aérienne dans le sud de la ville d’Alep, en Syrie, à l'issu de la trêve humanitaire de trois jours.

«L'armée syrienne a entièrement repris le contrôle de l'unité militaire de défense aérienne dans le sud d’Alep, à la suite de violents combats avec les forces terroristes», a indiqué, dimanche 23 octobre, une source militaire syrienne à l'agence russe Sputnik.



 

Les forces loyalistes ont entamé leur offensive sur le site dimanche à l'aube, au lendemain du dernier jour du cessez-le-feu qui avait été accordé par Damas et Moscou dans la ville syrienne d'Alep, en proie à la guerre civile. 

Toujours selon la source militaire citée par Sputnik, des unités du service du génie de l'unité militaire de défense aérienne seraient déjà déployées sur place, afin de déminer la zone.

Lire aussi : Syrie : les rebelles empêchent les habitants d'Alep-Est de fuir alors que la trêve touche à sa fin

 

 

Destitution de Hollande en vue ? Hollande : lâché par les siens ? #cdansl'air 17-10-2016

Le boycott du PS ressemble fortement à une entreprise de démolition volontaire voulue par Hollande pour favoriser la montée au pouvoir de son cousin, Nicolas SARKÖZY de NAGUY BOCSA. Ils fréquentent donc les mêmes amis et les mêmes lobbies. 

SARKOZY l'américain, agent de la CIA  a déjà détruit la France lors de son mandat à la livrant aux USA, à L'Europe et à l'OTAN. Il a donc déjà enfoncé le clou de la destruction de la France, Hollande enfonce le clou, et SARKOZY serait censé venir terminer le travail au profit des Banksters qui le financent.

 

Le député (LR) Pierre Lellouche a estimé que la question de la destitution du président de la République était posée, en raison des confidences de celui-ci à des journalistes au sujet d'assassinats de djihadistes par la France durant son mandat.

François Hollande peut-il être déchu de sa fonction de chef d'Etat pour avoir dévoilé aux auteurs de l'ouvrage Un président ne devrait pas dire ça, ses ordres d'assassinat par drone d'au moins quatre personnes, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste ? C'est en tout cas ce que semble penser le député Pierre Lellouche (Les Républicains) qui, lors d'un débat à l'Assemblée nationale sur les opérations extérieures de la France, le mercredi 19 octobre, a estimé que «la question de l'application de l'article 68 [était] désormais posée».


 

Hollande : lâché par les siens ? #cdansl'air 17-10-2016

François Hollande s’est rendu lundi après-midi à Florange pour défendre son bilan industriel, et ce alors que la publication de ses confidences dans un livre sème le trouble. Au sein de sa famille politique l’on se met à douter de la crédibilité de sa candidature pour l’élection présidentielle de 2017, et la riposte s’organise. Tandis qu’à l’extérieur du PS, Jean-Luc Mélenchon- qui a été l'un des premiers à se lancer dans la course pour l’Élysée et a balayé toute participation à une primaire - accélère sa campagne. Celui qui se présente au nom de la « France insoumise » grappille du terrain dans les sondages et creuse son sillon…


 

Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, a qualifié de «grave» la perspective actuelle de ne voir «aucun candidat» de gauche passer le premier tour de l'élection présidentielle de 2017.

«A cette étape aucun candidat putatif, quel qu'il soit, ne semble pouvoir battre la droite. Et même passer le premier tour. C'est grave», a estimé Jean-Christophe Cambadélis, dans une interview publiée dans l'édition du 22 octobre de La Nouvelle République.

 

Tchao Hollande : On ne votera plus pour toi, car tu ne seras pas candidat

Le faire-part de décès est signé Cambadélis. Dans La Nouvelle République d’hier il explique qu’aucun candidat déclaré ou pressenti à Gauche ne semble en mesure de se qualifier pour le second tour de la présidentielle de 2017. Donc, dégage Hollande.

Second tour de la présidentielle de 2017 ? C’est fin mai, et on aura bien le temps de voir les rebondissements de ces histoires de famille - en l'absence de différence programmatique - mais le problème de Camba, c’est de sauver le PS, et là, c’est clair : Hollande est carbonisé, fin de partie. L’arsouille sort du jeu.

 

Hollande et Sarkozy sont cousins. Un généalogiste a découvert que les deux concurrents dans la course à l'Elysée ont un ancêtre commun. Un arbre généalogique le prouve. François Hollande et Nicolas Sarkozy, concurrents pour l'Elysée, sont cousins, avec pour ancêtre commun un modeste paysan savoyard du XVIIe siècle, révèle le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot dans la nouvelle édition de son livre Le Tout-politique, publiée cette semaine.  

 

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

 

Tchao Hollande : On ne votera plus pour toi, car tu ne seras pas candidat

HOLLANDE DOIT PARTIR !!! ASSAD DOIT RESTER !!!!

Il aura gouverné pendant 5 ans, contre le Peuple Français, l'exposant à la Guerre contre la Russie et dans les intérêts des Banksters, des terroristes de tous bords, dans l'intérêt de l'UE et des américano-sionistes, de tous les corrompus en bon franc-maçon qui se respecte et ce, pour enrichir ses amis et nous faire payer leurs sales guerres !

Il n'aura donc pas gouverné pour rien ! Il partira sans doute avec un bon pactole que ses chers amis y compris Saoudiens lui auront préparé !

Si le peuple Français pouvait le faire destituer pour le faire passer devant la CPI qu'il promet à Assad et à Poutine, ce ne serait que mieux !

Révélations d'assassinats ciblés par drone : la destitution de Hollande évoquée par un député Le député (LR) Pierre Lellouche a estimé que la question de la destitution du président de la République était posée, en raison des confidences de celui-ci à des journalistes au sujet d'assassinats de djihadistes par la France durant son mandat.  

 

HOLLANDE DEGAGE !

 

Cambadélis : personne à gauche ne pourra passer au second tour de la présidentielle

Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, a qualifié de «grave» la perspective actuelle de ne voir «aucun candidat» de gauche passer le premier tour de l'élection présidentielle de 2017.

François Hollande et Jean-Christophe Cambadélis

Tchao Hollande : On ne votera plus pour toi, car tu ne seras pas candidat

Le faire-part de décès est signé Cambadélis. Dans La Nouvelle République d’hier il explique qu’aucun candidat déclaré ou pressenti à Gauche ne semble en mesure de se qualifier pour le second tour de la présidentielle de 2017. Donc, dégage Hollande.

Second tour de la présidentielle de 2017 ? C’est fin mai, et on aura bien le temps de voir les rebondissements de ces histoires de famille - en l'absence de différence programmatique - mais le problème de Camba, c’est de sauver le PS, et là, c’est clair : Hollande est carbonisé, fin de partie. L’arsouille sort du jeu.

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Pour comprendre, il faut revenir au livre Un président ne devrait pas dire ça… (Stock)  de Davet et Lhomme.

Lors d’une rencontre du 11 décembre 2015, Hollande explique qu’il faut flinguer le PS, une nécessité pour permettre sa réélection : « Il faut un acte de liquidation. Il faut un hara-kiri ». Pour Hollande, le PS est cuit : « Tant qu’il y avait des partis de gauche, les Communistes, les Verts qui acceptaient de faire alliance avec le PS et qui représentaient quelque chose, on n’avait aucun intérêt à refonder le PS. Mais dès lors que ces alliés se sont rigidifiés, sectarisés, il faut faire sans ces partis-là. Comment ? Avec le parti le plus important, on en fait un nouveau qui permet de s’adresser aux électeurs ou aux cadres des autres partis. Ce que vous ne faites plus par les alliances, vous le faites par la sociologie. Par l’élargissement. C’est une œuvre plus longue, plus durable, moins tributaire d’alliances. Vous pouvez imaginer que viennent aussi des gens qui n’ont jamais fait de politique partisane, des gens du centre…  Il faut créer quelque chose qui ne soit pas factice. Si c’est factice on nous dira : c’est un tour de prestidigitation, on a compris. Vous avez eu le PS. Vous avez fait un coup comme Sarkozy avec l’UMP pour échapper à la justice électorale au moins ! Il faut dire que c’est l’héritier du PS. Le PS ne peut se dépasser que si d’autres viennent le rejoindre. Chaque fois que j’en parle à Cambadélis, il me dit : "On va le faire, on va le faire”. Mais ça tarde ».

Hollande, qui joue sa survie, est pressé : « Il y a intérêt à le faire dans la perspective d’une élection présidentielle plutôt qu’au lendemain ». Comment rebaptiser alors le PS ? « Le meilleur nom qu’on pourrait trouver, c’est le Parti de la Gauche, quand on y réfléchit bien. Comme on ne peut pas s’appeler comme ça, il y a le Parti du Progrès.... Le parti des Progressistes... On peut y mettre des écolos. C’est facile à comprendre : vous êtes pour le progrès ? Oui. Le progrès social, humain.» Sauf que c’est la ruine de la Gauche, avec la démonstration par Blair.

Réponse de Camba une semaine après la publication du livre – le temps d’avoir fait le tour des popotes : « C'est une réflexion du président de la République que je ne partage pas ». Et devant toutes les initiatives du moment, il ajoute dans Le Figaro : « On avance, mais pour achever le changement, un processus électoral est nécessaire. La primaire sera le premier grand rendez-vous et les élections législatives seront la seconde étape ».

Vous avez bien lu : les primaires et les législatives, mais la présidentielle est has been.

Donc, on fera les comptes avec les primaires et on tentera de sauver les meubles avec les législatives. La présidentielle ? Une péripétie. Hollande dégage, et le nom du guignol de service – Valls, Montebourpif, Royal ou le mari d’une cadre de LVMH – on s’en contrefiche, le vrai rendez-vous est le prochain congrès du PS, pour remettre les choses en ordre. Avec un axe Camba-Aubry, et Hidalgo comme candidate. Finalement, le PS, c’est assez simple.

 

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