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22/11/2015

Armes en Syrie : le coup de poker de la France 14/03/2013

Petite piqûre de rappel sur les positions adoptées par Hollande et Fabius, en mars 2013, qui décidaient de faire lever l'embargo européen sur les armes à destination de la Syrie pour pouvoir armer la supposée "opposition Syrienne".

Ils vont nous dire qu'ils n'étaient pas déjà complices de leurs mercenaires en Syrie ?

Armes en Syrie : le coup de poker de la France

Paris annonce sa volonté de convaincre les Européens de lever l'embargo sur les armes à destination de l'opposition syrienne. Décryptage.

Par Armin Arefi

Publié le 14/03/2013 à 18:29 - Modifié le 26/03/2013 à 17:36 | Le Point.fr

François Hollande et Laurent Fabius, sur le perron de l'Élysée.

François Hollande et Laurent Fabius, sur le perron de l'Élysée. © AFP/ Kenzo Tribouillard

Il aura fallu deux ans et 70 000 morts pour que la France et la Grande-Bretagne veuillent réellement trouver une issue au drame qui a cours en Syrie. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a surpris ce jeudi en annonçant que Paris et Londres allaient demander d'avancer la prochaine réunion de l'Union européenne sur l'embargo sur les armes en direction de la Syrie, prévue fin mai. Surtout, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que, à défaut de l'unanimité requise dans l'Union européenne pour lever cette mesure, la France, "une nation souveraine", pourrait prendre la décision unilatérale de livrer des armes à l'opposition.

"On ne peut pas accepter qu'il y ait ce déséquilibre actuel avec, d'un côté, l'Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar [el-Assad] et, de l'autre, des résistants qui ne peuvent pas se défendre", a fait valoir jeudi Laurent Fabius sur France Info. Un souhait encore répété dans l'après-midi par François Hollande, à son arrivée au sommet européen à Bruxelles. "Nous souhaitons que les Européens lèvent l'embargo. Nous sommes prêts à soutenir la rébellion, donc nous sommes prêts à aller jusque-là. Nous devons prendre nos responsabilités", a insisté le président français.

Essor des djihadistes

Décidé en mai 2011, peu après le début de la violente répression exercée par les forces de Bachar el-Assad à l'encontre des manifestants pacifiques, l'embargo interdit la vente, la fourniture, le transfert et l'exportation d'armes à la Syrie, quel qu'en soit le destinataire (régime ou opposition). La mesure n'autorise que la livraison à l'opposition de matériels non létaux, comme du matériel de protection ou de communication (gilets pare-balles, talkies-walkies, équipements de désamorçage de mines).

Des moyens somme toute ridicules comparés aux avions de chasse et autres chars syriens qui bombardent au quotidien les villes et quartiers tenus par l'opposition. Mais l'essor de groupes djihadistes profitant de l'inaction de la communauté internationale, notamment à l'est de la Syrie, pousse désormais l'Occident à la prudence, de peur que leurs armes ne se retrouvent entre les mains d'islamistes radicaux. "Le but n'est pas de combattre des djihadistes au Mali pour fournir des armes aux djihadistes en Syrie", avait lancé en février dernier le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, justifiant ainsi la décision de prolonger l'embargo européen sur les armes jusqu'au 1er juin prochain.

"Urgence humanitaire" (Paris)

"Des livraisons d'armes risquent toujours de nourrir une course à l'armement et de provoquer une glissade vers une guerre par procuration, qui pourrait embraser toute la région", a renchéri la semaine dernière le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle. "Il y a urgence humanitaire en Syrie, au regard tant du nombre de morts que de celui des réfugiés syriens. Et la situation empire de jour en jour", confie au Point.fr une source diplomatique française. "L'idée est qu'une réunion accélérée sur la question de l'embargo des armes à destination de la Syrie se tienne avant mai."

Celle-ci pourrait avoir lieu les 22 et 23 mars, date à laquelle les ministres européens des Affaires étrangères doivent se retrouver pour une réunion informelle à Dublin. La prise de position française a en tout cas eu le mérite de secouer ses partenaires européens, particulièrement amorphes sur la question. Berlin a déclaré jeudi être "prêt à discuter immédiatement au sein de l'Union européenne" de l'opportunité de lever l'embargo, "si des partenaires importants de l'UE estiment que la situation est maintenant différente". Bruxelles a assuré de son côté qu'il était "possible" de discuter "sans délai" de la nouvelle opportunité, si l'un des 27 membres le souhaitait.

Prudence des rebelles

Étrangement, aucun État membre n'a formellement réclamé de levée de l'embargo au cours de la dernière réunion des ministres européens des Affaires étrangères, lundi à Bruxelles. D'après un haut responsable français s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, l'objectif de la France serait notamment de fournir à l'opposition syrienne des moyens de défense antiaériens (missiles sol-air) contre les avions et les hélicoptères du régime. Il faut aux opposants "des armes qui puissent contrer les attaques des avions", a confié ce responsable à l'Agence France-Presse.

"Ces armes, c'est ce que demande la Coalition nationale syrienne [principale coalition de l'opposition syrienne, basée à l'étranger, NDLR]", rappelle la source diplomatique française. "À ce stade, il ne s'agit pas de se lancer dans des supputations. Rien n'a encore été décidé", assure-t-elle. Du côté de l'Armée syrienne libre (ASL), les annonces française et britannique sont accueillies avec prudence. "Le vrai problème de l'Armée syrienne libre [ASL] aujourd'hui est la multiplication des sources d'armement et de financement, ce qui provoque un déficit de contrôle du commandement central sur toutes les forces sur le terrain", affirme au Point.fr Fahad al-Masri, porte-parole du commandement conjoint de l'Armée syrienne libre de l'intérieur.

Tactique française

Tandis que l'ASL bénéficie de livraisons d'armes limitées de la part de l'Arabie saoudite et du Qatar, certaines personnalités privées habitant le Golfe alimentent les groupes rebelles les plus radicaux. "La livraison effective d'armes par la France permettrait d'unifier les ressources de l'ASL et ainsi de réunir sous un même étendard tous les groupes armés qui luttent pour la chute du régime", assure Fahad el-Masri. "Nous possédons dans notre armée des centaines d'officiers, anciens hauts gradés de l'armée régulière, qui savent manier les armes lourdes et de qualité."

Mais le porte-parole garde également en mémoire les multiples promesses de l'Occident envers l'opposition syrienne, restées, selon lui, lettre morte. "Si la France et la Grande-Bretagne ne mettent pas en application leur parole, elles pourraient au contraire ouvrir la voie à un soutien ouvert de l'Iran et de la Russie au régime syrien, afin qu'il massacre encore davantage sa population." Pour l'heure, Paris répète sa volonté de trouver une issue politique au conflit. "Toujours persuadé de sa supériorité militaire, le régime syrien ne fait rien pour la mise en place d'une telle solution", fait valoir la source diplomatique française. "Pour que Damas se persuade de l'intérêt à participer au dialogue politique, il faut créer les conditions d'un changement dans l'équilibre des forces sur le terrain."

Consultez notre dossier : "La tragédie syrienne".

 

De mieux en mieux : Valls demande de ne pas saisir le Conseil constitutionnel sur l’état d’urgence !

Comme cela nous savons tous que la prolongation de l'état d'urgence à 3 mois est une décision anticonstitutionnelle !

L’apprenti dictateur nous expliquait hier qu’il n’y a pas de risque zéro dans le domaine du terrorisme et qu’il fallait s’y faire… En revanche, qu’il y ait un risque que son projet de loi prorogeant l’état d’urgence soit retoqué par le Conseil constitutionnel dans l’une ou l’autre de ses dispositions, voilà qui est parfaitement intolérable. Non mais quand même !

Valls demande de ne pas saisir le Conseil constitutionnel sur l’état d’urgence

valls-senat

« Le premier ministre Manuel Valls a demandé au Sénat de ne pas saisir le Conseil constitutionnel du projet de loi sur l’état d’urgence, craignant que certaines dispositions soient censurées.

Séquence incroyable au Sénat. Et inacceptable pour le juriste démocrate, voire pour le démocrate tout court. Très calmement, alors que les sénateurs discutaient ce vendredi après-midi du projet de loi prorogeant l’état d’urgence, le premier ministre a demandé aux parlementaires de ne pas saisir le Conseil constitutionnel. Il craint que la loi ne soit pas conforme au texte fondamental de la Cinquième République.

« Il y a toujours un risque »

« Je suis dubitatif sur l’idée de saisir le Conseil constitutionnel, a expliqué Manuel Valls lors de sa dernière intervention en séance. Car il y a toujours un risque. Si le Conseil répondait que la loi révisée est inconstitutionnelle sur un certain nombre de points, cela peut faire tomber 786 perquisitions et 150 assignations à résidence déjà faites ».

Le chef du gouvernement — dont la présence dans l’hémicycle pour défendre un projet de loi est déjà exceptionnelle — a reconnu très explicitement que certaines dispositions prévues par le projet de loi sur l’état d’urgence pourraient être déclarées invalides, et a cité en particulier la disposition qui permet au gouvernement d’obtenir sans délai le blocage d’un site internet par les FAI.

L’objectif du gouvernement est  que la conformité du texte à la Constitution ne soit pas vérifiée sur le fond, « même si je sais qu’il y aura toujours la possibilité d’une QPC », a expliqué Manul Valls. Les QPC permettent effectivement de saisir le Conseil pour qu’il vérifie la conformité d’une disposition mise en œuvre dans une procédure administrative ou judiciaire ».

Guillaume Champeau, Numerama, le 20 novembre 2015

Le Parlement donne son feu vert à la prolongation de l'état d'urgence

Comme vous l'aurez sans doute compris, l'état d'urgence ou ce que l'on pourrait considérer comme  étant la Loi Martiale,  n'a pas été instauré pour assurer notre sécurité, mais bien pour nous empêcher de manifester et de nous révolter contre l'état mafieux qui a alimenté ses mercenaires en Syrie dans l'objectif de pousser Assad à démissionner, voire pire, pour leur permettre de créer le Grand Israël, de nous pondre dans ce délai de 3 mois, des lois anti-constitutionnelles et de priver les petits partis politiques dont l'UPR de François Asselineau, de mener leur campagne électorale pour les prochaines élections régionales qui se tiendront le 6 décembre 2015.

S'il existait vraiment des craintes d'attentats et d'attaques chimiques, pensez-vous qu'ils auraient maintenu, la conférence de la COP21, alors que près de 130 Chefs d'état devraient être présents en France à partir du 29 novembre prochain ? A moins qu'ils ne prévoient de prétexter un attentat pour éliminer un chef d'état gênant ?

Le Parlement donne son feu vert à la prolongation de l'état d'urgence

Le Sénat a largement adopté la prolongation pour trois mois de l’état d’urgence. Après le vote de l’Assemblée, le Parlement au complet a maintenant donné son accord.

Le régime d’exception mis en place à la suite des attentats du vendredi 13 novembre à Paris sera en place pour au moins trois mois de plus. La chambre haute du Parlement, à majorité de droite, a largement adopté le projet de loi annoncé lundi par le président François Hollande. 336 voix pour, 12 abstentions et aucune voix contre. Seuls onze sénateurs communistes et une écologiste n’ont pas donné leur blanc-seing.

Après l’Assemblée nationale

Hier, c’est la chambre basse qui votait. Là aussi, le plébiscite fut massif en faveur du projet de loi. 551 voix pour et seulement 6 contre. Trois députés PS et autant d’écologistes ne souhaitaient pas prolonger cette mesure exceptionnelle qui permet notamment aux autorités d’assigner à résidence des individus, d’effectuer des perquisitions jour et nuit ou encore de prendre des mesures de contrôle de la presse.

Plusieurs observateurs ont d’ores et déjà fait part de leurs inquiétudes contre une loi qu’ils considèrent dangereuse et liberticide. Du côté des Français, on soutient massivement la mesure. Selon un sondage réalisé récemment, 84% des citoyens se disent prêt «à accepter davantage de contrôles».

 

21/11/2015

Entretien avec François Asselineau – Questions d’actualité – 17 novembre 2015 (Vidéo)

Entretien avec François Asselineau – Questions d’actualité – 17 novembre 2015

Entretien avec François Asselineau – Questions d’actualité – 17 novembre 2015

François Asselineau revient sur les attentats de Paris du 13 novembre 2015 et sur la décision de François Hollande de déclarer l’état d’urgence et ses conséquences sur la campagne des élections régionales de décembre 2015.



 

Poutine, : " Les dirigeants Français et Américains doivent expliquer au monde" ....