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22/10/2016

DÉLITS D'ÉLUS ET PILLEURS D'ÉTAT, PHILIPPE PASCOT DIT TOUT !

On les vire quand tous ces corrompus ?

 

DÉLITS D'ÉLUS ET PILLEURS D'ÉTAT, PHILIPPE PASCOT DIT TOUT !

Explosif : Philippe Pascot présente ses livres à Marseille sur la mafia des élus !

Philippe Pascot présente ses livres sur la mafia des élus (1h07) et dénonce les abus du système politique en France. Il a écrit deux livres, Délits d'élus et Pilleurs d’État, dans lesquels il recense les incroyables abus, privilèges, corruptions, affaires judiciaires des élus et politiciens français. Son nouveau livre se nomme Du goudron et des plumes.

Maire adjoint d'Évry auprès de Manuel Valls pendant 9 ans, ancien conseiller régional, Chevalier des Arts et des Lettres, Philippe Pascot a 25 ans de vie politique derrière lui et a fréquenté la plupart des élus politiques de premier plan. Il milite pour une transparence totale de l'exercice politique et est engagé dans de nombreux combats de société.
Ses ouvrages recensent tous les abus dont la classe politique française profite sur votre dos, dont leurs affaires judiciaires, malgré qu'elles ou ils soient réélu(e)s, leurs aberrants et inconnus privilèges, les lois faites pour eux, etc.

Dans ces quelques vidéos présentées sur cette page, car il y en a d'autres, on apprend que le salaire minimum d'un député est de 13.500€ pour 21% de temps de travail, que vingt députés gagnent 800.000€ par mois, qu'un élu paie 2 fois moins d'impôts qu'un salarié, qu'un seul sénateur peut voter pour 100 autres, que 160 députés se sont payés des villas ou appartements avec l'IRFM, qu'un élu a le droit de cumuler 5 retraites sans plafonnement, et que certains sont des délinquants récidivistes qui se font réélire sans difficulté, sans oublier la députée PS, Sylvie Andrieux, qui se rend à l'Assemblée avec un bracelet électronique, pourtant condamnée par la justice, etc.

Son premier livre, Délits d'élus, écrit avec la journaliste Graziella Riou Harchaoui, dresse une liste non exhaustive de politiciens à partir de faits avérés, jugés ou en passe de l'être et relayés par les médias. Ce premier volet s'attarde sur 400 d'entre eux, dont environ 200 sont présents sur des listes en 2014. "Plus tu es un truand, plus tu as de chances d'être réélu !

" Dit-il !


Élus mis en examen et/ou en garde à vue, placés en détention provisoire, condamnés pour trafic d’influence, impliqués dans des affaires de mœurs, pour avoir truqué des marchés publics ou confondu leur compte en banque avec celui de la collectivité qu’ils administrent..., ce livre démontre qu’aucun parti n’échappe aux dérives et/ou aux tentations qu’offrent l’accès au pouvoir et à l’argent public, le vôtre !


Sans concession ni parti pris, les auteurs rappellent que le meilleur allié des élus condamnés ou mis en examen est l’ignorance des électeurs et/ou leur "capacité à l’oubli." Leur propos est donc de remémorer les faits.


(Pour acheter les livres : maxmilo.com)

Son deuxième livre, Pilleurs d’État, dénonce les incroyables abus, privilèges, et corruptions des élus et politiciens français. "Si tous les élus ne sont pas pourris, beaucoup sont complices !" Dit-il. Philippe Pascot recense dans cet ouvrage les abus "légaux" dans lesquels tombe la classe politique française : Salaire exorbitant, exonération d’impôts, retraite douillette, cumuls, emplois fictifs, déclarations d’intérêts et d’activités bidons et tant d’autres petits arrangements entre amis.


Derrière une volonté affichée de transparence et de moralisation de la sphère politique, nos élus entretiennent leurs propres intérêts au travers de lois de plus en plus incompréhensibles, quand nous, simples citoyens, devons nous serrer la ceinture. "Plus les gens se taisent, plus la dictature s'installe !" Dit-il !

C'est avec ce genre d'informations et de vidéos que l'on peut prendre conscience que la spécialité des hommes politiques est la maitrise du langage, de la propagande, et de la désinformation. Ils ont l'art, la manière, et le savoir faire, pour toujours se faire passer pour des vertueux, des serviteurs, alors qu'ils sont très souvent incompétents, qu'ils sont essentiellement intéressés, qu'ils se servent, usent et abusent, quelles que soient les conditions de votre argent, de vos impôts.


Ils nieront, emploieront même une dialectique telle que "dire que les politiciens sont tous pourris, ce n'est pas vrai", alors qu'objectivement, les faits parlent contre eux, et que plus l'on monte dans la pyramide des élus, plus la probabilité qu'ils abusent du système et se servent à la place de nous servir, est avéré.

En dehors d'une ultra-minorité, nous ne pouvons plus du tout faire confiance à la majorité de nos élus. Le fossé entre les élus et les citoyens se creuse de jour en jour. Les mensonges récurrents, les tromperies, les propagandes, les promesses jamais tenues, ont lassé avec raison nombre de nos concitoyens. (agoravox)

Les révélations sur le train de vie des élus sont choquantes ! Et tout cela, sans compter leurs avantages : Chauffeur et voiture de fonction, restaurant, voyages, internet et téléphone, vêtements, primes, versements faits par les lobbies et les multinationales, pas de peine judiciaire ou peu pour les élus politiques délinquants, même récidivistes...
Citoyen(nes), continuez à vous priver pour eux si vous appréciez leur système, sinon, réagissez si cela ne vous plait pas. Levez-vous, sans attendre l'autre... !


"Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice !" George Orwell

 

Délits d'élus : 1er entretien Live BTLV - 1h09  (Démarre à 8,03 mn.)

 

Délits d'élus et Pilleurs d'État : 2ème entretien Live BTLV - 1h14  (Démarre à 1,50 mn.)



Du Goudron et des Plumes, Délits d'élus Tome 2 - 10,01 mn.

 

Ces Pilleurs d’État Politiques : Du goudron et des plumes 1/2 - 49,21 mn.

 

Ces Pilleurs d’État Politiques : Du goudron et des plumes 2/2 - 1h07

 

Les députés repris de justice : Live BTLV - 39,16 mn.

 

Pilleurs d'État : Les abus de nos élus - 25,38 mn. Et l'article

Philippe Pascot sur ITW - 37,26 mn.

 

Philippe Pascot : Toute la vérité sur notre Premier Ministre Valls - 1h01


[LE LIVE BTLV 2] - Philippe Pascot (ancien... par toutelaverite

 

 

- Voir aussi :

POUVOIR : Le jeu de l'argent

L’INFLUENCE DE L'ARGENT : Le Goût du Fric !

L'IVRESSE DU POUVOIR - Comportement social

DES LOBBIES AU CŒUR DE LA RÉPUBLIQUE

LE SCANDALE DE L'ÉVASION FISCALE

PARADIS FISCAUX : LE CASSE DU SIÈCLE 

STORYTELLING : La machine à raconter des histoires

LES SECRETS DE LA COMMUNICATION NON VERBALE

LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE : Journalisme, désinformation et asservissement

1984 - GEORGE ORWELL

L'EMPIRE INVISIBLE : LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

INDIGNEZ-VOUS ! - STÉPHANE HESSEL

L'argent des partis politiques   58,05 mn.  (Audio) 

L'enrichissement des élus avec l'argent public   5,08 mn. 

La vérité sur nos élus et leur pouvoir  11,41 mn.

The live we lie : Le mensonge que nous vivons   8,45 mn.

Comprendre L'Empire - Notre Monde !  59,20 mn.

La fausse démocratie expliquée en 10 minutes  11,01 mn.  (Audio) 

Étienne Chouard : La France n'est pas une Démocratie  17,48 mn. 

Qui dirige vraiment la France ?   4,55 mn.

L’appauvrissement des peuples cache la fin de la démocratie   25,45 mn.

Inégalité entre riches et pauvres   6,28 mn. 

Manipulation des peuples par l'Elite !  15,00 mn. 

Nos gouvernements nous vendent   5,22 mn.

L'esclavage moderne causé par l'argent   20,38 mn.

Le chômage expliqué et décortiqué   30,48 mn. 

Prenez conscience de notre société ! Levez-vous !   4,20 mn.

Citoyens, levez-vous !   3,44 mn.

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DÉLITS D'ÉLUS ET PILLEURS D'ÉTAT, PHILIPPE PASCOT DIT TOUT !

 

16/10/2016

Syrie négociations à Lausanne. Sommet des BRICS en Inde à Doa

Syrie

BRICS

Une troisième base militaire russe en Syrie?

BRICS

 

Un petit résumé de la journée d’hier avec les supposées négociations à Lausanne sur la Syrie dont les pays Européens ont été exclus et pour cause, comme ils sont les caniches des USA, Poutine a préféré s’adresser directement à leur Maître Obama par le biais de la voix de son Maître, John KERRY/COHEN !

Cette assise a réuni l’émissaire de l’ONU pour la Syrie et les responsables russes, américains, iraniens, qataris, turcs, saoudiens et irakiens, omanais et égyptiens, visait essentiellement à trouver un moyen de mettre un terme à la guerre en Syrie. L’AFP a rapporté qu’après quatre heures de discussions, plusieurs ministres ont quitté l'hôtel Beau-Rivage, sans faire une quelconque déclaration. Fin des pourparlers sur la crise syrienne à Lausanne

 

Et bien évidemment, la veille de l’assise pour les grands alliés de la France, le porte-parole et membre de la délégation des opposants syriens formée par Riyad, s’est dit vigoureusement opposé à tout retrait des  terroristes d’Al-Qaïda et du Front al-Nosra de la ville d’Alep. Dans un communiqué final émis vendredi la coalition des soi-disant opposants syriens basée à Riyad n’a pas hésité à injurier les gouvernements syrien, iranien, irakien, russe et le Hezbollah! : Alep sans "Al Nosra"? Riyad refuse et la Maison Blanche veut sauver Daesh durant les trêves : Amir-Abdollahian: la Maison Blanche veut sauver Daech Les terroristes étaient arrivés à leur fin à Alep mais les Etats-Unis, avec le plan de la « trêve ciblée » les ont sauvés.

Dont acte ! Il faut sauver ces gentils terroristes et les soustraire à la vindicte du « Boucher Syrien Bachar Al-Assad » qui veut les éliminer avec l’aide de la Russie et ses partenaires.

Le personnel de l'Onu arrivait hier à Alep pour évacuer les terroristes, mais pas de chance  Les civils étaient bloqués par les gentils terroristes  Les terroristes bloquent les civils dans l'est d'Alep, et les privent d'aide humanitaire. Mais la Russie travaille en solo en Syrie : pour prendre une nouvelle initiative russe

Vous aurez donc compris pourquoi Hollande qui avait fait part des soi-disant exigences de la France, la veille de la réunion à Lausanne et la clique mafieuse US & Cie réclament à corps et à cris des trêves et invoquent la nécessité de faire passer des convois humanitaires soi-disant pour les pauvres Syriens. Une belle humiliation donc pour les pays Européens exclus des pourparlers ! Et apparemment rien de concluant au sortir de cette réunion qui s’est tenue à Huis Clos à Lausanne, que des pistes à fouiller… soi-disant, alors qu’il serait clair pour des esprits sains dits normaux, de demander aux pays appartenant à la coalition criminelle et illégalle US, de dégager le terrain pour que la Paix revienne sur la Syrie, mais non……..les hyènes n’ont pas l’intention de lâcher leurs proies !!

 

Et il faut bien le dire pour causes messianiques, géopolitiques et énergétiques  :

* Sarkozy à Assad : « On va mettre votre pays à feu et à sang ! »

* Conflit Mondial pour un Gazoduc ?, … Puisque vous n’y comprenez rien, … Lisez ! ;

* Guerres de l’eau : inévitables ?;
 
 
 
 

* Le Nouvel Ordre Mondial passe par Damas 

 

Mieux : Russie-États-Unis: les pires relations depuis 1973 Les relations entre Moscou et Washington traversent la pire période depuis 1973, selon un diplomate russe haut placé. Les relations actuelles entre la Russie et les États-Unis font penser à la guerre froide, a déclaré l'ambassadeur permanent de la Russie auprès de l'Onu Vitali Tchourkine dans une interview accordée à l'agence Associated Press. « J'estime qu'en ce moment, la situation générale est très mauvaise, possiblement la pire depuis 1973 », a estimé le diplomate. Selon lui, cela est dû à une « chaîne d'événements ». « Cela représente une sorte d'absence fondamentale de respect et d'absence de discussion approfondie des problèmes politiques », a-t-il ajouté.

Pour l’heure la Russie demeure en solo sur le sol Syrien, jusqu’aux prochaines « négociations » ou actions criminelles à venir des mercenaires ou de leurs financiers internationaux. Affaire à suivre donc…

La journée a commencé sans surprise, toujours selon le même scénario qui ne surprend plus personne, soit par les menaces US et Européennes dirigées à l’encontre de la Russie et de la Syrie avec bien sûr au programme les crises de délire paranoïaque et de délirium tremens des pays occidentaux ! Il faudrait que les psychopathes qui dirigent ces pays arrêtent de se shooter à l’héroïne ou au Captagon, car ils pourraient nous faire prendre des vessies pour des lanternes et que l’abus de drogues est dangereux pour la santé mentale et physique des personnes et par extension pour le bien-être de l’Humanité qu’ils ont la prétention de diriger pour la mener à sa ruine et à sa perte, pour leurs uniques profits !

Mener l’humanité vers le chaos planétaire tout en s’appliquant à fabriquer la division entre les peuples pour leur permettre de provoquer des guerres civiles, d’instaurer leur loi martiale et leur Nouvel Ordre Mondial soi-disant messianique, c’est mieux que d’instaurer la Paix sur le monde, dont les charognards ne pourraient plus en tirer un profit exclusif !

Par une heureuse programmation d’agenda et parce qu’il paraît « que la Russie est très isolée sur le plan mondial », Poutine pour sa part participait au Sommet des BRICS qui se tenait en Inde à Doa et sommet qui rassemblait des pays qui rassemblent 53 % de la population mondiale, soit : la Russie, l’Inde, la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud.

 

Et voici ce qu’il est ressorti de ce sommet des BRICS : Les BRICS plaideront pour la Syrie : La visite de Poutine à Goa va accélérer la construction d’un monde multipolaire. Ce week-end à Goa (Inde) se tiendra le huitième sommet du BRICS. Le président russe est arrivé en Inde samedi matin avec un léger retard – à cause du brouillard, son avion a dû faire un atterrissage d’urgence à Mumbai. Le programme de rencontres de Vladimir Poutine a commencé par un dialogue avec son homologue indien le Premier ministre Narendra Modi. Toutefois, l’événement principal du week-end sera la réunion des dirigeants des cinq pays participant à l’union, et leur déclaration finale. Dans le contexte des tensions dans les décisions mondiales, les BRICS peuvent sérieusement affecter la situation internationale. A la veille de son voyage, le Président Poutine dans une interview avec l’agence de nouvelles indienne IANS a appelé les BRICS «un élément clé du monde multipolaire émergent» et a expliqué pourquoi. «Nos pays n’acceptent pas la politique d’intimidation et de violation de la souveraineté des autres Etats. Dans un contexte où un certain nombre d’Etats de l’Occident tentent d’imposer leurs approches unilatérales, une telle position est d’une importance particulière », – a dit le président russe. Les « Cinq », a-t-il dit, réaffirment constamment leur attachement au droit international, avec un rôle central réservé à l’ONU.

 

Poutine: les BRICS ne toléreront aucune pression Face aux approches unilatérales des pays occidentaux, les BRICS n'accepteront pas de pressions et de violations de la souveraineté des autres Etats, ce qui sera reflété dans la déclaration du sommet prévu à Goa, estime Vladimir Poutine. Le chef de l'Etat russe est convaincu que le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) constitue un des éléments clés du monde multipolaire en cours de formation. Les membres du groupe démontrent constamment leur engagement en faveur des principes fondamentaux du droit international et contribuent au renforcement du rôle central de l'Onu, a-t-il ajouté. « Nos pays n'acceptent pas la politique de pression et de violation de la souveraineté des autres Etats. Nous adoptons les mêmes approches pour résoudre des problèmes internationaux, notamment en ce qui concerne la crise syrienne et le règlement au Moyen-Orient. Voilà pourquoi les déclarations finales des sommets, et la réunion de Goa ne fera pas exception, confirment notre attachement aux principes fondamentaux des relations interétatiques et avant tout au respect du droit international, où l'Onu joue un rôle central de coordination. Face aux tentatives d'un certain nombre de pays occidentaux d'imposer leurs approches unilatérales, cette position acquiert une importance particulière », a déclaré le président russe dans une interview à l'agence russe Rossiya Segodnya et à l'agence indienne IANS.

Une journée donc très fructueuse pour tous les partenaires des BRICS dont la Russie qui a signé de nombreux contrats, et encore des partenaires qui ne se sont pas gênés pour adresser des messages clairs aux élites occidentales qui se sont autoproclamées comme représentantes exclusives « de la communauté internationale », donc l’ensemble de l’Humanité, rien que cela !

 

De quel droit les élites occidentales s’autoproclament «communauté internationale»? Fait assez incroyable et pourtant si l’on suit les nombreuses sorties en rapport avec l’actualité internationale, y compris syrienne, aussi bien des élites politiques comme médiatiques de l’Occident, on les entend constamment parler d’eux-mêmes à titre de « communauté internationale »… On se demande sur quelle base ? En effet à chaque fois qu'il est question de tenter de réaffirmer le diktat occidental s'approchant de sa fin irrémédiable, les dirigeants à Washington, Londres ou Paris ressortent la, ou plutôt leur, notion de communauté dite internationale. Vraisemblablement les habitudes coloniales ont vraiment du mal à disparaitre. On se pose donc à juste titre la question afin de savoir et de comprendre sur quelle base les élites politiques et médiatiques de l'Occident parlent d'eux-mêmes à ce titre ? Qui les a autoproclamé (si ce n'est eux-mêmes) à se prendre pour la communauté internationale ? Le fait qu'ils représentent d'une certaine manière la communauté occidentale, certes. Tout en sachant quand même que de plus en plus de citoyens des pays occidentaux sont loin d'approuver la politique de leurs « représentants ». La France en est d'ailleurs un cas très représentatif. Mais même à titre de communauté occidental et dans le cadre de l'humanité toute entière, cela ne représente qu'une infime partie de la véritable communauté internationale, de la véritable communauté mondiale.

Voici donc le résumé de la journée d’hier sur les négociations sur la Syrie à Lausanne et les menaces des US et de l’UE contre la Russie et la Syrie, puis sur le sommet des BRICS en Inde.

 

Menaces US et Européennes sur la Russie et la Syrie :

 

Ces maux profonds que les médias US cachent sous l'hystérie antirusse La piste antirusse dans la présidentielle américaine? Une tactique qui existe depuis longtemps et qui sert à accuser de liens avec le Kremlin toute personne indésirable et ceci, pour détourner l'attention des vrais problèmes, révèle l'un des fondateurs d'Intercept Glenn Greenwald dans un entretien à Sputnik.

Règlement de la crise syrienne: les USA envisagent le recours à la force Le président américain et ses conseillers examinent de nouveaux scénarios à adopter en Syrie.  Les États-Unis se proposent d'exercer une pression aussi bien économique que militaire sur Damas dans le cadre du règlement de la crise syrienne. Le chef adjoint du service de presse du département d'État américain Mark Toner l'a déclaré lors d'un point de presse dans sa réponse sur la question de savoir quels scénarios, outre le scénario diplomatique, l'administration Obama jugeait possibles dans le règlement de la crise. « Nous examinons des solutions différentes : la pression militaire, la pression économique, ainsi que d'autres façons d'exercer la pression et d'obtenir des résultats compte tenu de la situation en Syrie. Nous tâchons de les analyser en profondeur », a-t-il noté. Mark Toner a expliqué que le secrétaire d'État John Kerry était concentré sur le dialogue multilatéral sur la Syrie, ainsi que sur la possibilité d'utiliser « l'influence politique des autres pays » sur la situation afin de « lancer un nouveau processus diplomatique » de règlement.


Les USA reprennent le thème des armes chimiques contre Damas Les États-Unis ont diffusé au sein de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) un projet de résolution contraignant la Syrie à se débarrasser de ses stocks de chlorine, un produit chimique

L'UE et Alep: qui donc sanctionner? Tiens, sanctionnons les Syriens! Les sanctions antirusses, ce n'est plus à la mode! L'UE s'apprête à rédiger la liste des sanctionnés sur la situation à Alep et il n'y aura pas de noms russes, seules des hauts responsables et des militaires syriens.

Kremlin : la Russie fait face à des menaces inédites de cyberattaques venues des Etats-Unis Après les menaces américaines de cyberattaques contre la Russie et un rapport sur la préparation d’une cyberopération par la CIA, le porte-parole du président russe a prévenu que des mesures contre l’agressivité des Etats-Unis seraient prises.

 

Menaces de cyberattaques US contre la Russie: inédit selon Moscou Les menaces de la Maison Blanche de «punir la Russie» en déclenchant contre elle des cyberattaques sont sans précédent car elles ont été proférées au niveau du vice-président, estime un porte-parole du président russe.

 

Menace de cyberattaques US: Moscou ne se laissera pas intimider Washington menace la Russie d’organiser contre elle des cyberattaques d’envergure. Une information qui fait froncer les sourcils du côté de WikiLeaks. Moscou trouve préoccupantes et angoissantes les menaces de Washington d'organiser une cyberattaque sans précédent contre la Russie, mais elles ne feront pas fléchir la partie russe, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

 

Alep: l’UE envisage de nouvelles sanctions antirusses Face à la situation dans la ville syrienne d’Alep, l’UE, au lieu de s’atteler réellement à la lutte contre le terrorisme, reprend sa vieille rengaine: sanctions antirusses.

 

Berlin veut durcir les sanctions antirusses en matière de défense et d'aéronautique Toujours plus de sanctions! La chancelière allemande Merkel veut que l'UE durcisse les mesures restrictives antirusses notamment dans les domaines de la défense et de l'aéronautique.

Berlin appelle à des sanctions antirusses Pour durcir les sanctions antirusses, l’Allemagne s'active au sein de l’UE. Un quotidien allemand, citant l’entourage de la Chancelière Merkel, a fait état des campagnes de propagande de Berlin dans l’UE, pour durcir les sanctions antirusses, en riposte aux actions militaires de ces derniers en Syrie. Selon l’agence Tasnim, citant le quotidien allemand, Frankfurter Allgemeine Zeitung, les appels à durcir les sanctions contre les Russes se multiplient parmi les partis et les personnalités allemandes, en réaction aux prétendues exactions russes en Syrie.

 

Moscou s’oppose à la convention sur l’interdiction des armes nucléaires Selon les diplomates russes, la convention sur l’interdiction des armes nucléaires, qui n’a aucune chance de recevoir l’appui des puissances nucléaires, pourrait également nuire au Traité sur la non-prolifération nucléaire. La Russie ne soutiendra pas l’initiative de mise en œuvre d’une convention sur l’interdiction des armes nucléaires, a déclaré le directeur du département de la non-prolifération et du contrôle des armements du ministère russe des Affaires étrangères Mikhaïl Oulianov. Selon lui, toutes les cinq puissances nucléaires, et probablement l’Inde et le Pakistan, partagent ce point de vue.

 

L’hystérie de Londres et de l’Occident

 

Londres et l'Otan se hâtent de «dissuader» les navires russes partis pour la Méditerranée A peine le groupe de porte-avions russes avec le navire Amiral Kouznetsov en tête avait-il levé l'ancre que le Royaume-Uni et ses alliés de l'Otan commençaient à se tortiller face à la « menace » russe flottante. Un groupe de navires russes dirigé par le porte-avions Amiral Kouznetsov et le croiseur à propulsion nucléaire Pierre le Grand a appareillé pour la Méditerranée à 15h00 (heure de Moscou), selon le service de presse de la flotte du Nord. Le Royaume-Uni et ses alliés de l'Otan se sont mobilisés hâtivement pour pouvoir riposter — apparemment en cas d' « imprévu » lors du passage des navires par La Manche, ceci, alors que la Russie avait annoncé à l'avance ses projets de déployer un groupe de navires en Méditerranée, tout en précisant ses objectifs. En alerte maximale, la Royal Navy a mobilisé ses bâtiments pour escorter les navires russes de peur que la Russie ne profite de l'occasion pour afficher sa force en passant devant la Grande-Bretagne et que le porte-avions ne « déclenche des manœuvres aériennes le long des côtes britanniques et françaises », signale le Telegraph. La paranoïa antirusse semble bien contagieuse, ayant désormais envahi les Îles britanniques… Dans les faits, le voyage est censé assurer la présence militaro-navale russe et la sécurité de la navigation dans les zones stratégiques de l'Atlantique du nord-est et de la Méditerranée.

 

Un porte-avion russe va traverser la Manche : panique à bord du côté de Londres : La Royal Navy est en alerte rouge après qu'il a été révélé que la Russie prévoit d'envoyer une flotte de navires de guerre en Méditerranée qui passeront le long des côtes britanniques.

 

L’Occident a joué la carte de l’hystérie antirusse, et a perdu Et si les États-Unis profitaient des négociations de Lausanne pour enfin corriger leurs erreurs? C’est ce que suppose le Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DNW). Les négociations sur la Syrie qui se dérouleront ce week-end à Lausanne constituent peut-être la dernière occasion pour Washington de redresser son orientation politique. Selon l'auteur de l'article du DWN, la politique agressive tous azimuts de l'Occident à l'égard de la Russie pourrait expliquer la défaite des pays occidentaux sur le plan géopolitique. La Russie a stabilisé d'une manière rationnelle ses positions au Moyen-Orient et pourrait devenir un adversaire non négligeable pour les États-Unis. Explications.

Les réponses de Moscou pour protéger son territoire et la Syrie

 

Des missiles Iskander installés à Kaliningrad pour contrer toute menace de l’Otan Les missiles balistiques courte-portée cibleront tous les objets qui bouleversent l'équilibre militaire mondial. Le déploiement des systèmes de missiles balistiques tactiques Iskander dans la région de Kaliningrad est destiné à repousser l'éventuelle menace que constituerait l'apparition en Europe d'installations de défense antimissile américaines, a déclaré samedi 15 octobre le chef du comité de Défense au parlement russe, Vladimir Chamanov. « Ces missiles seront aiguillés principalement contre tous les objets qui perturbent l'équilibre et qui sont où seront déployés dans un avenir prévisible dans le cadre de la soi-disant défense antimissile » a souligné M. Chamanov.
 

La Russie n'écarte pas l'ouverture d'une troisième base en Syrie Selon une source sécuritaire russe, Moscou travaille à un plan de substitution visant à faire face aux "tactiques américaines en Syrie". La Russie envisage de maintenir de façon permanente sa présence en Russie. Mais quel pourrait être le plan B russe?" Cela fait des mois que les Russes travaillent à ce plan de substitution et attendent le moment venu pour le mettre en application. C'est un plan justifié par l'attitude trop fluctuante des Etats-Unis, leur multiple volte-face et le manquement systématique à leurs promesses, a dit cette source sans dévoiler les détails du plan en question qui reste " confidentiel".

Les bases de Hmeimim et de Tartus vues de l'intérieur Les membres du comité du Conseil de la Fédération pour la défense et la sécurité se sont rendus en Syrie pour visiter la base aérienne de Hmeimim et la base de Tartus. Ils ont inspecté les complexes antiaériens S-400, ainsi que des navires militaires.

Le sommet des BRICS dont les pays adhérents ont l’intention d’abandonner le dollar dans leurs transactions

 

Premier ministre indien sur la Russie: «un vieil ami vaut mieux que deux nouveaux» Narendra Modi a fait cette déclaration au sommet de BRICS, qui se déroule à Goa en Inde, pour souligner l’importance et l’ampleur de la coopération russo-indienne dans les domaines allant du tourisme à l’énergie nucléaire. Narendra Modi a fait cette déclaration au sommet de BRICS, qui se déroule à Goa en Inde, pour souligner l’importance et l’ampleur de la coopération russo-indienne dans les domaines allant du tourisme à l’énergie nucléaire. Le Premier ministre indien Narendra Modi a débuté son discours en marge du sommet de BRICS à Goa en Inde par le proverbe: « un vieil ami vaut mieux que deux nouveaux ». « Les négociations entre l'Inde et la Russie ont donné une orientation claire, une nouvelle impulsion plus forte, un contenu de nos relations plus clair et plus riche », a déclaré le premier ministre indien, en qualifiant les pourparlers de fructueux.

Vladimir Poutine discute de la Syrie avec Xi Jinping Le chef de l'État russe Vladimir Poutine a rencontré son homologue chinois Xi Jinping à Goa, en Inde, où les deux hommes politiques se sont rendus pour participer au sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). « Le président russe et le dirigeant chinois ont procédé à un échange de vues sur la Syrie. Vladimir Poutine a informé son homologue chinois quant au déroulement de la situation dans la région », a annoncé le porte-parole de M. Poutine Dmitri Peskov. Le porte-parole du Kremlin a en outre souligné que les dirigeants avaient « des points de vue similaires pour ce qui est de la nécessité de la lutte antiterroriste ».

 

Pékin/Moscou: un ordre mondial équitable Pékin juge nécessaire la coopération accrue avec Moscou au sein du Conseil de sécurité de l'ONU. Le président chinois a souhaité plus de coopération avec la Russie au sein du Conseil de sécurité dans le but de parvenir à "un ordre monial plus équitable et plus rationnel.", rapporte Interfax. Lors de sa rencontre samedi dans à Goa en Inde, où se déroulait le sommet des BRICS, le président chinois, Xi Jinping a rappelé qu’il fallait "donner de l’essor, en tant que membres permanents du Conseil de sécurité, à nos coopérations et interactions dans le cadre des organes mondiales". Le président chinois a qualifié son homologue russe d’ancien ami avant d’indiquer : « Les affaires importantes et vitales doivent être examinées via les coopérations bilatérales pour que nos efforts puissent aider à l’assurance d’un ordre mondial plus équitable et plus rationnel. » 

 

En Inde, le sommet des BRICS tente d'adresser une réponse collective aux menaces mondiales  Le huitième sommet des BRICS a débuté à Goa, au sud-ouest de l'Inde. Alors que la situation géopolitique mondiale est de plus en plus tendue, l'Inde accueille le sommet sous slogan «Construire des solutions réactives, inclusives et collectives».

 

La Russie et l'Inde se mettent d'accord sur le nucléaire, les armes et l'économie  Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre indien Narendra Modi ont lancé la seconde étape de la centrale nucléaire de Kudankulam et signé plusieurs accords sur la coopération militaire et économique lors du sommet des BRICS à Goa.

 

«La Russie est la première sur le marché de l’armement indien»  Immédiatement après la conclusion du contrat avec les partenaires indiens sur la livraison à New Dehli des systèmes de missiles antiaériens russes S-400, un vice-premier ministre explique le succès du matériel de guerre russe à l’étranger. La Russie occupe la première position sur le marché de l’armement indien, a déclaré aux journalistes à Goa (Inde) le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine. M. Rogozine se trouve à Goa dans le cadre du sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). « À l’heure actuelle, nous nous considérons comme les premiers exportateurs d’armements et de matériel de guerre sur le marché indien. Concernant les derniers contrats conclus, ils ont entièrement compensé l’inaction totale qui régnait dans ce domaine il y a deux ou trois ans. Et ce n’est que maintenant que cette percée a lieu, apparemment, car précédemment la partie indienne n’y était pas prête », a souligné le vice-premier ministre russe. « Et s’ils (les Indiens, ndlr) les achètent désormais, c’est parce que plusieurs armements russes sont en tête sur les marchés. Par exemple, les systèmes de défense antimissile S-400. C’est un véritable leader, une marque internationalement connue qui a devancé même les Américains », a indiqué Dmitri Rogozine.

 

Les armes russes les plus performantes en route vers l’Inde Moscou et New Dehli ont signé aujourd’hui un accord prévoyant de fournir à l'Inde le système de missiles antiaériens russe S-400 ainsi que d’autres appareils de pointe. Le président russe Vladimir Poutine a rencontré aujourd'hui le premier ministre indien Narendra Modi. M. Poutine est arrivé en Inde pour participer au sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui se tient actuellement à Goa. M. Poutine et M. Modi ont signé plusieurs contrats dans le domaine de la défense. Il s'agit notamment de livraisons à New Dehli du système de missiles antiaériens russe S-400, capable de détecter les avions furtifs à une très grande distance en utilisant diverses fréquences. En outre, les deux pays ont signé un accord intergouvernemental sur la construction de frégates du projet 1356, navires polyvalents de patrouille, en Russie et en Inde, ainsi qu'un accord sur la coopération bilatérale dans le domaine de la sécurité dans l'utilisation des technologies de l'information et de la communication.

La Russie va livrer 100 M t de pétrole à l'Inde sur dix ans La Russie s'apprête à fournir la bagatelle de 100 millions de tonnes d'or noir à l'Inde sur les dix prochaines années, a affirmé le président russe Vladimir Poutine. La société russe Rosneft planifie de livrer 100 millions de tonnes de pétrole à l'État indien au cours de la prochaine décennie, a déclaré le dirigeant russe à l'issue de la rencontre avec le premier ministre indien Narendra Modi dans le cadre du sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui se tient actuellement à Goa. « Sur les dix prochaines années, Rosneft entend exporter en Inde 100 millions de tonnes de pétrole, Gazprom a commencé à réaliser le contrat à long terme prévoyant la livraison de 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an », a précisé M. Poutine.

L’Inde accueille les BRICS: qu’y a-t-il au menu? Les dirigeants des puissances émergentes des BRICS se sont réunis aujourd’hui à Goa, en Inde, pour discuter de la stratégie de coopération à l’heure où l’économie internationale traverse des difficultés.
Le 8e sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) a officiellement débuté dimanche à Benaulim, localité de l'État occidental de Goa. Les dirigeants, qui ont tenu leur premier entretien déjà samedi, lors d'un dîner informel, ont posé aujourd'hui pour une photo commémorative lors de la cérémonie d'ouverture. Les BRICS, qui représentent 53 % de la population mondiale et quelque 16 000 milliards de dollars de PIB, se sont constitués en 2011 pour contrebalancer l'Occident dans la gestion des affaires du monde. Le programme prévu pour ce dimanche s'annonce serré : réunion des dirigeants, rencontre avec des représentants du Conseil des Affaires des Brics, séance plénière avec la participation des délégations nationales, et finalement signature des documents conjoints.

Un nouvel aéroport sera construit à la frontière russo-chinoise
La construction d’un nouvel aéroport sera bientôt lancée dans la province chinoise de Heilongjiang, où se trouve le plus important terminal de la région en connexion avec la Russie. Les investissements dans le projet sont évalués à 179 million de dollars. Situé dans une zone confinant au territoire Russe, l'aéroport pourra desservir quotidiennement 450 000 passagers et 3 600 tonnes de fret. La construction d'une chaussée menant vers l'aéroport a également commencé samedi.

Comme nous pouvons le voir, non seulement la Russie n’est pas isolée, mais elle prospère avec tous ses partenaires, ce que l’Occident qui perd son leadership et son monopole sur le monde, ne peut effectivement pas tolérer !

 

 

 

14/03/2016

URGENT !!!! Poutine ordonne le début du retrait des forces russes de Syrie car «les objectifs ont été atteints»

 


Le président russe Vladimir Poutine a ordonné au ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, d’entamer le retrait des troupes de Syrie à partir du 15 mars.«J’estime que les objectifs fixés au ministère de la Défense ont été atteints de manière générale. C’est pourquoi j’ordonne de commencer le retrait d’une partie importante de notre groupe militaire du territoire de la République syrienne arabe à partir de demain», a déclaré Vladimir Poutine lors de sa rencontre avec le ministre de la Défense Sergueï Choïgou et le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.Moscou maintiendra toutefois opérationnelles ses bases, aérienne à Khmeimim près de Lattaquié et naval à Tartous, pour contrôler le respect du cessez-le-feu entré en vigueur en Syrie le 27 février dernier, a ajouté le président russe.


Les bases militaires russes en Syrie
© RT France - Les bases militaires russes en Syrie


Cette déclaration intervient après une conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Bachar el-Assad a eu lieu le 14 mars à l’initiative de Moscou.Les deux chefs d’Etat ont reconnu que les actions des forces aériennes russes en Syrie avaient permis de «renverser profondément la situation» à l’égard de la lutte contre les terroristes dans la région, de «désorganiser l’infrastructure des combattants et d’infliger des dommages fondamentaux».


Déclaration de Vladimir Poutine sur le début de retrait des soldats russes de Syrie

https://www.youtube.com/watch?v=neKYiKoK6r0
 

Vladimir Poutine a aussi demandé à son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov d’intensifier la participation de la Russie au processus de paix pour résoudre la crise syrienne.

En savoir plus : Pourparlers à Genève : Damas souhaite la «fin du bain de sang» en Syrie

«Nous avons fait tout ce que nous avons pu»

L’ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vitali Tchourkine, informera le Conseil de sécurité de la décision de Vladimir Poutine. «Ce sont des consultations informelles, mais bien sûr j’entends en parler», a-t-il déclaré à Genève où se déroulent en ce moment même les négociations sur la Syrie. Il a exprimé l’espoir que les efforts internationaux de la lutte contre le terrorisme continueront quand même. Vitali Tchourkine s’est félicité du succès de l’opération militaire russe : «Nos forces ont agi très efficacement, notre présence militaire sera maintenue. Elle aura pour but d’observer le respect de la cessation des activités militaires», a-t-il encore indiqué. «Nous avons fait tout ce que nous avons pu», a conclu le diplomate russe.Moscou avait lancé sa campagne antiterroriste de bombardements aériens en Syrie le 30 septembre 2015. L’engagement de la Russie dans cette opération était basée sur le respect du droit international et s’est déroulée en accord «avec une requête officielle du président de la République syrienne arabe», selon Vladimir Poutine.
 
 
Les forces aériennes russes ont effectué des frappes aériennes contre Daesh et d’autres groupes terroristes en détruisant leurs équipements militaires, leurs centres de communication, leurs véhicules, leurs armes et leur dépôts.
 
 

22/11/2015

Il se passe des choses bizarres dans la basse-cour de la Maison Blanche. Une guerre contre la Russie !!!

Quelqu’un veut une guerre contre la Russie, Victoria Nuland n’est pas seule !

Sauf que la Russie à elle seule, peut détruire les USA !

Il se passe des choses bizarres dans la basse-cour de la Maison Blanche

Nuland

Quelqu’un veut une guerre contre la Russie, Victoria Nuland n’est pas seule

Note du Saker Francophone J’ai sélectionné ce texte parce qu’il nous montre bien le niveau d’intelligence, sans précédent, atteint par les élites politiques aux États-Unis dont le système démocratique est corrompu par l’argent jusqu'à la moelle. Et quand un système en arrive à mettre de tels idiots aux commandes c’est qu’il est proche de sa fin.

Pour respecter les nouvelles règles sur les émissions nocives, le débat ne durera que 8 minutes.

 


Par Philip Giraldi – le 17 novembre 2015 – UNZ

Une atmosphère étrange plombe Washington ces jours ci. J’ai récemment participé à une conférence à Washington dont le sujet portait sur le réalisme et la restreinte  comme base de réforme de la politique étrangère américaine.

La plupart des prises de parole reflétait plus ou moins ce programme mais, étrangement, un des orateurs a dit qu’il était nécessaire que les États Unis conservent leur place dans le monde à l’aide d’un gros bâton après qu’un autre a prétendu qu’aider les autres peuples à lutter pour leur liberté est une des missions que le peuple américain prend à cœur. Les deux faisaient allusion à la manière dont les États Unis devraient se comporter vis-à-vis de la Russie. On peut se demander si ces deux là n’étaient pas entrés par erreur dans cette salle de conférence, se croyant plutôt dans les tout proches bureaux de l’American Enterprise Institute [Think tank néoconservateur notoire NdT].

Que de telles opinions soient mises en avant lors d’une conférence portant sur la restreinte n’est en fait pas très surprenant si l’on se donne la peine d’écouter les soi-disant débats républicains ou démocrates. Le nationalisme et l’exceptionnalisme américaniste sont des produits faciles à vendre, de tous temps, mais il y a depuis peu un sursaut d’agressivité qui est assez difficile à comprendre alors même qu’un seul candidat a servi dans l’armée mais en tant qu’avocat. On pourrait appeler cela la parade des planqués.

Il sera donc utile de prêter attention aux mots que les candidats républicains ont prononcés mardi dernier 1. Carly Fiorina a sonné la charge de la meute avec son “ Une des raisons pour lesquelles j’ai dit que je ne parlerai pas à Poutine maintenant est parce que nous nous trouvons en position de faiblesse à cause des actes de son administration, donc je ne lui parlerai pas pendant un moment mais ferai plutôt ceci. Je commencerai par reconstruire la VIème flotte 2, reconstruire l’armée, le programme de défense contre les missiles balistique en Pologne, juste sous son nez. Je mènerai des exercices militaires très agressifs dans les États baltes pour qu’il comprenne que nous sommes prêts à protéger nos alliés de l’Otan… Je placerai aussi quelques milliers de troupes supplémentaires en Allemagne, par pour entamer une guerre, mais juste pour être sûre que Poutine comprenne que les États-Unis d’Amérique se tiennent aux cotés de leurs alliés. Nous devons avoir une zone d’interdiction de vol en Syrie parce que la Russie ne doit surtout pas nous dire, à nous les États-Unis, où et quand nous avons le droit d’utiliser nos avions. Nous avons aussi quelques alliés arabes au Moyen-Orient qui savent qu’État Islamique est leur combat… mais ils doivent voir la détermination des États-Unis à diriger… Nous avons la plus forte armée de la planète et tout le monde doit bien le reconnaître. »

Puis Ben Carson rajouta sa couche : « Ce que nous devons vraiment reconnaître est que Poutine essaye d’exercer son influence à travers le Moyen-Orient. Cela va devenir sa base. Et nous devons nous y opposer de manière efficace… Ce que nous avons fait jusqu’à maintenant est inefficace mais nous ne pouvons pas abandonner le terrain. Nous devons observer cela à une échelle plus globale. Nous parlons de djihadistes globaux. Et leur souhait est de nous détruire, nous et notre mode de vie. On doit donc se demander comment les faire passer pour des perdants. Car c’est de cette manière qu’ils acquièrent une forte influence… Et je pense que pour qu’ils passent pour des perdants, nous devons détruire leur califat. Et si vous cherchez le meilleur endroit pour cela, et bien cela sera en Irak. Et si, aux alentours d’Anbar en Irak, il y a un grand champ de pétrole et bien retirons leur toute cette terre. Nous pouvons le faire, je pense, très facilement, je le sais de quelques généraux avec qui j’ai parlé. Puis, de là, nous continuerons à avancer. »

Le sénateur Marco Rubio y est allé de ses propres envolées en disant : « Je crois que le monde est plus fort et plus sûr lorsque les États-Unis sont la plus forte puissance militaire du monde… Je n’ai jamais rencontré Vladimir Poutine mais j’en sais assez à son sujet pour savoir que c’est un brigand. C’est simplement un parrain du crime organisé dirigeant un pays et contrôlant une économie valant 2 000 milliards de $. Il reconstruit son armée de manière très rapide bien que l’économie de son pays soit une catastrophe. Il ne comprend que la puissance géopolitique. Chaque fois qu’il a agi, quelque part dans le monde, que ce soit en Ukraine, ou avant en Géorgie, ou maintenant au Moyen-Orient, c’est parce qu’il croit en notre faiblesse… Nos alliés dans la région n’ont plus confiance en nous. Il n’y a qu’une démocratie libérale et pro-américaine au Moyen Orient, c’est l’état d’Israël. Et nous avons un président qui traite le premier ministre d’Israël avec moins de respect qu’il n’en montre à l’ayatollah d’Iran… Et nous y avons un intérêt particulier et voici pourquoi. Parce que tous ces groupes terroristes radicaux… Ils viennent vers nous. Ils recrutent des américains grâce aux réseaux sociaux. Et ils nous haïssent non seulement parce que nous soutenons Israël, ils nous haïssent à cause de nos valeurs. Ils nous haïssent parce que nos filles vont à l’école. Ils nous haïssent parce que les femmes conduisent aux États-Unis. »

Le Gouverneur John Kasich démontra pourquoi il aurait mieux valu qu’il reste dans l’Ohio en déclarant : « En Ukraine, armons les gens afin qu’ils puissent se battre par eux-mêmes. En Europe orientale, assurons-nous que la Finlande et les pays baltes sachent que si la Russie bouge, nous bougerons. En Syrie, oui, une zone d’interdiction de survol au nord, sur la frontière turque et au sud, à la frontière jordanienne. Quiconque y volant une première fois aura peut être une chance d’en sortir mais à la seconde fois, aucune… Dans les pays des états du Golfe de Bahreïn [sic ce n’est pas une erreur de traduction, NdT], la Clinique de Cleveland ouvre un centre d’opération. On voit vraiment les choses comme eux. Et en Israël, nous n’avons pas de meilleur allié dans le monde, ne les critiquons plus en public, nous devons les aider. »

Le gouverneur Jeb Bush, faisant son possible pour redonner un peu de lustre à sa campagne, rajouta : « Je dirais que la menace numéro un contre les États-Unis est le terrorisme islamique, et, pour revenir à la question au sujet de ce que nous faisons en Irak, eh bien si nous nous retirons, les vides se remplissent. C’est la leçon de l’histoire et, tristement, ce président ne croit pas en la capacité américaine à diriger le monde. Il n’y croit pas, et le résultat est que nous avons un califat de la taille de l’Indiana qui gagne chaque jour assez d’énergie pour aller recruter des américains jusque dans notre pays et cette menace pour la patrie vient du fait que nous n’avons pas su régler la question terroriste au Moyen-Orient lui-même. Nous devons donc avoir une zone d’interdiction de survol en Syrie. Nous devons aider ce qui reste de l’Armée Syrienne Libre et créer des zones sécurisées… Sans la main de fer américaine, chaque pays de la région n’en fait plus qu’à sa tète. Il est tragique de voir l’Irak, ainsi que d’autres pays maintenant, dialoguer avec la Russie. Il n’y pas si longtemps de cela, la Russie n’avait aucune influence dans cette région. Et, donc, les États-Unis doivent reprendre les choses en main. »

J’arrive presque à imaginer les gars et filles des différentes entités néoconservatrices comme la John Hay Initiative, la Fondation for Defense of Democracies et l’American Enterprise Institute ricanant pendant qu’ils interrogent les candidats républicains sur la politique étrangère. Quel régal d’avoir affaire à une bande de lobotomisés avec une curiosité intellectuelle digne d’un dinosaure faisant sagement la queue pour se faire bourrer le crâne de stupidités. Carly a gagné le prix de la langue la plus venimeuse dans son désir de faire la guerre. Elle est prête à tirer sur les russes, sur terre ou dans les airs. Pourquoi ? Pour que l’on puisse voler ou l’on veut.

Par contre, je pense que Ben Carson a gagné le prix de la stupidité avec son brillant plan pour détruire le Califat en leur retirant leur grand champ de pétrole. Rubio arrive juste derrière avec son assertion que Poutine n’est qu’un brigand et sa croyance à-la-Bush que les terroristes nous détestent à cause de nos valeurs qui permettent aux femmes d’aller à l’école et de conduire des voitures. Pendant ce temps Kasich considère la Clinique Cleveland comme un thermomètre de la civilisation. Quant à ce qu’a dit Jeb Bush, je défie quiconque d’y trouver un sens. Il a apparemment hérité du même don pour l’expression orale que son frère.

Et, bien sûr, cela ne fait pas de mal d’approuver Israël sans réserves puisqu’elle est la seule démocratie libérale pro américaine du Moyen Orient ainsi que notre meilleur alliée au monde. Amen.

C’est finalement Donald Trump qui donna un peu de sens à tout cela en disant que “…Si Poutine veut aller au moyen Orient pour casser la gueule à EI, je suis pour, à 100%, et je ne comprends pas comment certains peuvent être contre… Assad est un mauvais gars mais nous n’avons aucune idée de qui sont les soi-disant rebelles. Je lis sur ce sujet et personne ne sait vraiment qui ils sont. Donc je n’aime pas Assad. Qui aimerait Assad ? Mais nous n’avons pas la moindre idée de qui sont ces gens, de ce qu’ils vont devenir, de ce qu’ils vont représenter. Ils peuvent devenir pires qu’Assad. Regardez la Lybie. Regardez l’Irak. Regardez la pagaille dont nous héritons après avoir dépensé 2 000 milliards de $, perdu des milliers de vies, des blessés partout… »

Il y eut aussi quelques contestations de la part du sénateur Rand Paul qui prône une politique étrangère liée aux intérêts de la nation autant qu’aux moyens disponibles, mais la plupart des candidats ne cherchent qu’à se surpasser les uns les autres dans la diabolisation de la Russie et de Poutine, cherchant les mots les plus forts pour expliquer comment ils s’occuperaient de lui.

En fait, la volonté de combattre à la fois les russes et les perses est apparue plus d’une fois au cours de cette série de débat. Mais réfléchissez un moment au fait qu’une guerre contre un pays de puissance moyenne comme l’Iran sera tout sauf une promenade de santé, même si les choses se passent comme prévu et l’on sait déjà que dans la guerre rien ne se passe comme prévu. L’Iran possède une défense aérienne sophistiquée et des ressources navales suffisantes pour mettre la pagaille dans le détroit d’Hormuz. Un porte avion américain peut facilement y être détruit. Cela risque d’être une réédition des pires expériences irakiennes doublées des pires d’Afghanistan, vu la taille de l’Iran, son terrain, ses ressources et sa volonté de se défendre.

Mais l’Iran mise de côté, on retourne inévitablement à Moscou. Coincer la Russie de Poutine dans un coin ou elle sentira qu’elle doit frapper la première avec toutes ses ressources militaires disponibles, sans oublier ses armes nucléaires stratégiques, nous emmène à un niveau totalement différent où le terme catastrophique vient tout de suite à l’esprit. Même si la Russie se limitait à des cibles purement militaires, elle pourrait rapidement couler la tant vantée mais si vulnérable flotte de porte-avions et détruire les systèmes de communication dont dépend totalement l’armée moderne américaine. Un analyste militaire réputé pense même que l’armée russe est mieux préparée à combattre sur le terrain que ne l’est l’armée américaine qui coûte pourtant beaucoup plus. Cela ne devrait surprendre personne. Le colonel Douglas Mc Gregor prétend que l’armée américaine serait probablement détruite.

De nombreuses personnes à Washington poussant à la confrontation argumentent que Washington et Moscou se sont, en théorie, longtemps restreints à cause de ce qui est connu sous le nom de destruction mutuelle assurée, ce qui veut dire qu’une guerre nucléaire est impensable parce qu’elle détruirait les deux pays et même le monde. Mais il pourrait y avoir quelques excités dans les deux gouvernements qui pensent qu’un engagement limité puisse en fait rester sous contrôle tout en comprenant qu’en cas d’escalade nucléaire les villes peuvent facilement devenir des cibles prioritaires. Les candidats républicains s’amusent avec cette hypothèse, même s’ils n’ont pas totalement conscience de ce qu’elle implique.

En vérité, ce dangereux consensus à Washington qui dit que la Russie doit être confrontée et même déstabilisée est assez ahurissant, surtout parce qu’il est devenu un dogme pour les deux partis politiques et même pour de nombreux critiques de la guerre contre le terrorisme et de tous ses fruits empoisonnés. Et ce jeu dangereux avec un adversaire possédant l’arme nucléaire, comme l’observe le diplomate à la retraite William Polk, « nous rapproche toujours plus du moment où nous allons l’utiliser ». Il est difficile de comprendre comment nous en sommes arrivés là. La Russie ne fait rien d’autre que nous aider en Syrie et pourrait même négocier un règlement ; la situation en Ukraine et en Crimée est beaucoup moins manichéenne que celle que nous dépeignent les médias. La Russie ne menace pas les États-Unis ni l’Europe occidentale mais, en poussant assez fort et assez longtemps, un scénario cauchemardesque peut facilement apparaître, alimenté par la peur emmagasinée et le rude langage utilisé par une brochette de candidats aux présidentielles et leurs arrogants conseillers.

Philip Giraldi

Traduit par Wayan, édité par jj, relu par Literato pour le Saker Francophone

 

 

20/11/2015

L'Aipac, (American Israel Public Affairs Committee) le lobby pro-israélien des États-Unis

Et en France nous avons le CRIF, plus le Parlement Juif Européen !

L'Aipac, le lobby pro-israélien des États-Unis

Par Laure Mandeville, correspondante à Washington
Mis à jour Publié

Le président israélien, Shimon Pérès, a prononcé un discours lors de la soirée d'ouverture de la conférence annuelle de l'Aipac, à Washington, le lundi 4 mai 2009.

Fort de 100 000 membre, il a pour but de veiller à maintenir intacte l'alliance stratégique qui lie, depuis 1948, l'État hébreu aux États-Unis.

(Article publié dans Le Figaro du 18 mai 2009)

Il est 19 heures ce lundi 4 mai, et une soirée exceptionnelle commence à Washington. Dans l'immense salle bleu nuit du centre de conférences de la capitale américaine, sont réunis près de 6 500 convives de marque en tenue de soirée, venus de tous les coins du pays et du monde. Des lumières laser glissent sur les visages, donnant à l'événement une atmosphère festive de gala. Des dizaines de serveurs vont et viennent entre les tables, déposant des assiettes où trônent des volailles farcies. «C'est le plus grand dîner casher du monde», sourit Caroline Chetrit, une Juive espagnole de Madrid qui a constitué une veille de l'antisémitisme en Espagne et vient chaque année depuis cinq ans. «On se croirait à Hollywood», ajoute Ofer Bronstein, conseiller du premier ministre Zapatero pour les relations avec Israël, en observant avec amusement la mer de convives qui s'étale à perte de vue.

Pourtant, cette soirée qui se tient à grands frais à Washington n'a rien à voir avec le show-biz. La puissance invitante n'est autre que l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee), un lobby pro-israélien américain dont le but est de veiller à maintenir intacte l'alliance stratégique qui lie, depuis 1948, l'État hébreu aux États-Unis. Ce comité tient sa conférence annuelle durant trois jours intenses de tables rondes animées par des experts et des personnalités politiques de haut niveau. Le président israélien, Shimon Pérès a ouvert les travaux. Le vice-président Joe Biden les a clôturés. «Il s'agit du plus important rassemblement de l'année pour la communauté pro-israélienne, note le président de l'Aipac, David Victor. Alors que le Moyen-Orient traverse une période de défis et d'opportunités sans précédent, c'est le moment de venir à Washington et de rejoindre tous les autres Américains qui partagent notre passion pour la relation israélo-américaine, pour faire en sorte que nos voix soient entendues au Congrès.»

100 000 membres

L'Aipac naît en 1951, trois ans après la naissance d'Israël, surgi des cendres de l'effroyable génocide juif. Les Juifs d'Amérique, dont beaucoup sont des survivants de la Shoah, en viennent à penser que si Israël avait existé, l'Holocauste n'aurait pu avoir lieu. Garantir la survie du nouvel État, en travaillant au renforcement de la relation États-Unis-Israël, devient alors la priorité des priorités d'une large partie de la communauté juive américaine. Cet objectif n'est remis en question par personne au sein de l'establishment politique américain, qui voit dans la défense d'Israël une priorité de sa diplomatie. L'Aipac, qui ne finance aucune campagne électorale, se concentrant sur ses objectifs d'éducation et d'influence, ratisse large, comptant dans ses rangs de nombreux membres non juifs. Elle n'est nullement une organisation occulte, mais un lobby qui a pignon sur rue, agissant en toute transparence conformément au système en vigueur aux États-Unis. Contrairement à ce qui prévaut en France, où les lobbies sont associés à une théorie du complot, ils sont, là-bas, institutionnalisés et officiels, partie intégrante du processus démocratique.

Mais l'Aipac, qui réunit 100 000 membres, n'en reste pas moins exceptionnel par sa capacité de ralliement, qui le situe, selon les experts, au côté du lobby des retraités ou du lobby des armes (National Rifle Association). «C'est l'organisation de lobbying la plus influente en matière de politique étrangère», affirme son site Internet, qui dit employer 165 personnes à plein-temps à travers la plupart des États américains et disposer d'un budget de 45 millions de dollars. Outre ses solides soutiens politiques, l'Aipac mobilise des fonds importants. Beaucoup de personnalités font des dons pouvant aller jusqu'à des centaines de milliers de dollars. Les invités arborent sans complexes des badges sur lesquels apparaît l'importance de leurs donations en fonction des couleurs inscrites. Plus on affiche de couleurs, plus on compte au sein de l'organisation, explique une généreuse donatrice venue de Floride, et membre du Board.

Ce lundi soir, la «force de frappe» politique de l'Aipac apparaît avec éclat quand commence le roll call, l'appel de toutes les personnalités de marque présentes au gala. Sur fond de musique de film destinée à garantir l'émotion de la salle, deux organisateurs lisent avec emphase la liste des invités. À chaque fois, la salle applaudit, enthousiaste. On a l'impression d'assister à une cérémonie des Oscars. Près de la moitié des élus du Congrès sont là, républicains comme démocrates, car l'Aipac est bipartisan. On aperçoit de nombreux membres en vue de l'Administration Obama ainsi que la plupart des ambassadeurs accrédités à Washington. Puis apparaît le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, depuis Jérusalem, pour une adresse retransmise par télé-satellite. Il se garde bien de prononcer le terme «d'État palestinien», se contentant de formules vagues sur l'économie et la paix. Mais il est très applaudi quand il parle de la menace nucléaire iranienne, le cœur de son discours. «C'est impressionnant», confie un homme venu de Californie. Il explique qu'il a réactivé récemment sa souscription car il a «l'impression de faire quelque chose d'important en étant ici». Il y a croisé tant de personnalités de premier plan : le président de la commission des affaires étrangères du Sénat, John Kerry Cohen, l'ancien speaker conservateur Newt Gingrich…

La conférence de l'Aipac est un must pour les politiques. Selon une tradition ancrée, tous les candidats à la présidentielle y étaient venus l'an dernier exposer leur vision du Moyen-Orient et exprimer leur attachement à la relation avec Israël. Hillary Clinton avait parlé d'une «réunion géante de famille» ; McCain, loué «une organisation magnifique» ; et Barack Obama, évoqué «le lien indissoluble hier, aujourd'hui et pour toujours» entre Israël et les États-Unis. Dès le lendemain du gala, des milliers de participants montent sur la colline du Capitole pour quelque 515 rencontres avec des parlementaires. Inquiets des ouvertures de l'Administration Obama vers le régime des mollahs, les lobbyistes de l'Aipac veulent convaincre les députés de voter en faveur d'une panoplie de sanctions très dures en cas d'échec de la négociation. Leur projet de loi propose d'imposer des sanctions aux entreprises qui fournissent du carburant aux Iraniens, ceux-ci dépendant à 40 % de l'étranger pour l'essence et le diesel.

Mais un vrai suspense entoure désormais cette stratégie, vu la volonté très affirmée d'Obama de privilégier une nouvelle approche, plus équilibrée, du règlement du conflit israélo-palestinien. Dans les dernières semaines, le président a clairement prôné une solution à deux États. Son vice-président a plaidé devant l'Aipac contre la poursuite de la colonisation israélienne dans les Territoires occupés. Rahm Emanuel, chef de l'Administration présidentielle et personnage influent de la communauté juive américaine, aurait même invité ses amis de l'Aipac à changer de ligne lors d'une table ronde fermée à la presse. Selon nombre de sources, l'Administration souhaiterait mettre Nétanyahou sous pression et nuancer le caractère inconditionnel du soutien américain à la politique de la droite israélienne, qui avait prévalu sous Bush.

La concurrence d'une nouvelle organisation

Ce soutien inconditionnel avait été mis en évidence en 2006 dans un livre fracassant (*) par deux professeurs d'université, John Mearsheimer et Stephen Walt, pourtant connus pour leur orientation centriste et pro-israélienne. Les deux chercheurs, dont l'ouvrage a suscité une vaste polémique et même des accusations d'antisémitisme, voulaient révéler ce qu'ils voient comme une forme d'OPA de la droite israélienne likoudnik sur la politique étrangère américaine, via l'Aipac. «Je suis pro-israélien, mais j'estime qu'une politique aussi déséquilibrée ne sert pas les intérêts des États-Unis ni d'Israël», a confié, en février dernier, Stephen Walt à une radio française. «Je suis impressionné par l'engagement civique de l'Aipac, mais pas d'accord avec sa définition de l'intérêt israélien. Il faudra bien en venir à une solution de deux États séparés, et Nétanyahou le sait», avance le Franco-Israélien Ofer Bronstein.

En écho à ces préoccupations sur l'alignement jugé excessif de l'Aipac sur la droite israélienne, un lobby pro-israélien concurrent, J Street, destiné à mobiliser la rue juive libérale en faveur d'une approche plus équilibrée du conflit, s'est mis en orbite au Congrès depuis l'année dernière. Cette nouvelle organisation serait encouragée en sous-main par l'équipe Obama, qui cherche des appuis pour affiner son changement de cap de politique étrangère. «L'Aipac a l'oreille de l'establishment politique, dit un responsable de J Street en privé. Mais de nombreux juifs ne sont pas d'accord avec le Likoud. C'est à eux que nous nous adressons. N'oublions pas que la communauté juive a voté à plus 78 % pour Obama. Elle ne soutient plus une politique qui échoue depuis si longtemps.»

Peu convaincu, l'Israélien Avi Beker, professeur à l'université de Georgetown, explique que «la communauté juive américaine est un monde complexe», mais qu'une «solide» majorité d'Américains adhère à la vision de l'Aipac et son scepticisme sur les perspectives actuelles d'un État palestinien. «Vu la menace iranienne et le comportement du Hamas, ce n'est pas près de changer», conclut-il.

(*) John Mearsheimer et Stephen Walt, «Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine», La Découverte 2007.

» Obama veut imposer à Israël un Etat palestinien

Par Laure Mandeville, correspondante à Washington