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14/05/2020

Après la Covid-19, les soldats US débarquent en Europe !

Une nouvelle occasion pour faire repartir une seconde vague de contamination par le virus, tout cela pour aller provoquer la Russie à ses frontières, une fois que les peuples auront été affaiblis par le confinement et par leurs pertes financières et par leurs deuils ! C'est le moment de déclarer la 3ème guerre mondiale en Europe !

 

Après la Covid-19, les soldats US débarquent en Europe !

Europe: l’invasion militaire US commence !

Les forces ennemies, dans un scénario d’entraînement, signalent à leurs collègues soldats à l’aide d’un projecteur, au cours de l’exercice Allied Spirit VIII à Hohenfels, Allemagne, le 29 janvier 2018. ©Stars and Stripes

Les forces ennemies, dans un scénario d’entraînement, signalent à leurs collègues soldats à l’aide d’un projecteur, au cours de l’exercice Allied Spirit VIII à Hohenfels, Allemagne, le 29 janvier 2018. ©Stars and Stripes

 

L’armée américaine va reprendre un exercice à grande échelle en Europe, mais avec des précautions contre les coronavirus.

Des milliers de soldats américains et polonais participeront à des exercices militaires le mois prochain, marquant la première fois depuis le début de la crise de coronavirus que les troupes américaines se réuniront pour un exercice à grande échelle en Europe.

« Toutes les mesures de précaution seront prises pour assurer la santé et la protection des forces armées participantes et de la population locale », a déclaré mercredi 13 mai le commandement de l’armée américaine en Europe.

Appelé Allied Spirit, l’exercice est en effet une version réduite de Defender Europe-20, une série d’événements qui devait être parmi les plus grands efforts d’entraînement de l’armée sur le continent européen depuis la Guerre froide.

Allied Spirit, qui était initialement prévu pour mai, se tiendra dans la zone d’entraînement de Drawsko Pomorskie en Pologne du 5 au 19 juin.

 

 

Environ 6 000 soldats américains et polonais prendront part à l’exercice qui comprendra une opération aéroportée polonaise et une traversée du fleuve.

En mars, le Pentagone a ordonné l’arrêt des déploiements pour Defender Europe 20 en raison de crise de coronavirus. Une grande partie de l’exercice a été annulée y compris une opération impliquant des parachutistes tombant en République de Géorgie et dans les pays baltes.

Selon les chiffres officiels du Pentagone, plus de 8 000 militaires américains ont été contaminés par le coronavirus. 

Source  

 

Après le Covid-19, le gouvernement et l’Etat devront faire face à une épidémie de plaintes

Après le Covid-19, le gouvernement et l’Etat devront faire face à une épidémie de plaintes 

14 mai 2020

 

En pleine crise sanitaire, les plaintes se multiplient contre des membres du gouvernement ou des responsables de la Santé, accusés d'infractions graves mettant en danger la vie d'autrui. Analyse par Pierre Debuisson, avocat pénaliste à la Cour.

En période difficile, l’inclination humaine pousse systématiquement la société à trouver un bouc-émissaire sur lequel faire rejaillir l’entière responsabilité du marasme qu’elle traverse.

La crise sanitaire du Covid n’échappera pas à cette règle.

Et cela d’autant plus que, s’il est évident que l’on ne peut reprocher au gouvernement français l’apparition et la prolifération de ce virus, il apparaît en revanche que sa gestion de cette épidémie suscite déjà le courroux d’une nation consternée par l’accumulation inacceptable de lourdes défaillances.

D’aucuns s’interrogent sur la nature des manquements qui ont accompagné l’action gouvernementale : s’agit-il d’erreurs, susceptibles d’être plus facilement acceptées, ou de fautes, appelées à déchaîner une forte répression ?

Si les premières peuvent susciter davantage de compréhension et entraîner une responsabilité atténuée, en revanche les secondes ne pourront pas se départir de la sanction pénale qui en constitue la conséquence légitime. 

D’ailleurs de nombreuses plaintes ont déjà été déposées contre plusieurs ministres, contre le directeur général de la Santé ou des directeurs d’Ehpad… Les faits visés sont constitutifs d’infractions graves : 

Les faits visés sont constitutifs d’infractions graves :

- Délit d’abstention volontaire de prendre ou de provoquer les mesures permettant de combattre un sinistre de nature à créer un danger pour la sécurité des personnes,

-  Homicide involontaire,

-  Mise en danger de la vie d’autrui, etc. 

Et sont punis d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement.

En effet, pour beaucoup de Français, la progression exponentielle du virus a mis à jour l’impréparation des autorités françaises et les insuffisances d’un système politique qui semble à bout de souffle. 

Refusant de lire la chronique d’une catastrophe sanitaire et financière annoncée, et balayant d’un revers de main tous les signes avant-coureurs de l’épidémie, le gouvernement a non seulement été incapable d’anticiper, d’analyser et de décider dans l’intérêt des Français, mais a également attendu qu’il soit trop tard pour agir.

La débâcle que nous avons dû subir est aussi le résultat de nombreuses années de choix politiques calamiteux qui ont conduit à affaiblir notre souveraineté nationale en matière médicale, comme à de nombreux autres niveaux : quasi-disparition de stocks de masques, nombre restreint de lits médicaux, de tests de dépistage, etc. 

De surcroît, il doit être précisé que face au risque d’épidémie, des recommandations sanitaires avaient pourtant été établies à titre préventif dans le cadre de nombreux documents officiels, qui révèlent d’ailleurs que la menace de pandémie était connue des autorités et prise au sérieux.

Ces documents préconisaient tous la constitution de réserves de matériel de protection : rapport parlementaire sur le risque épidémique de 2005, plans nationaux de lutte contre les pandémies, livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, avis de Santé publique France de 2019 recommandant la constitution d’un stock préventif d’un milliard de masques, alerte auprès de la Direction générale de la santé concernant les stocks en 2018, etc. 

Par ailleurs, au début de l’épidémie, les manquements ont été nombreux et pourraient être sanctionnés par la justice :

- Fermeture tardive des frontières,

- Non-suspension des vols avec la Chine,

- Retard dans le contrôle des voyageurs internationaux arrivés à Charles de Gaulle,

- Retard dans l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes,

- Maintien des élections municipales,

- Énorme retard de dépistage : les premiers tests sont intervenus – selon les données de Santé publique France – un mois après l’arrivée du virus en France !

- Mensonge du gouvernement sur l’inutilité des masques, contredit par l’Académie de médecine !

- Aucune commande ou presque de tests de dépistage, de machines PCR, de masques… lesquels ont d’ailleurs été envoyés en Chine ! 

En outre, l’action du gouvernement et de la Direction générale de la Santé a mis en lumière tout au long de cette crise deux graves irrégularités qui ne pourront pas ne pas être sanctionnées :

- Le droit à la santé, qui implique une protection de tous, première obligation qui incombe à l’Etat, a été ignoré, voire bafoué. Cette réalité s’est notamment concrétisée par l’absence de masques respiratoires à destination de la population.

- Par ailleurs, le droit à être dépisté, droit essentiel, n’a pas été reconnu (ce qui est d’ailleurs revendiqué par le ministère de la Santé).

À cela s’est ajoutée une pénurie de matériels de protection, de gels hydroalcooliques, de blouses, de charlottes…et un retard considérable dans les commandes de tests et de masques.

En outre, l’absence de dépistage massif hautement recommandé par l’OMS n’a donc pas permis d’isoler les malades infectés et d’enrayer plus vite les chaînes de contamination.

Enfin, le dépistage partiel – réservé aux personnes symptomatiques, depuis le déconfinement –  semble représenter une aberration en matière épidémiologique : puisqu’il conviendrait évidemment de dépister tout le monde, y compris les personnes infectées mais asymptomatiques, celles-ci demeurant tout aussi contagieuses…

Et ces fautes, qui ont empêché d’endiguer l’épidémie, ont entraîné de très nombreuses victimes qui sont en droit de demander des comptes, de telle sorte que les plaintes pénales et les actions en responsabilité contre l’Etat vont se multiplier.

Les premières actions, de nature pénale, ont une double vocation : celle d’obtenir une sanction vis-à-vis des responsables mais aussi de faire la lumière sur les chaînes de responsabilité.

Si la démarche qui les accompagne revêt surtout un aspect symbolique, destiné à obtenir justice, il n’en demeure pas moins que les conséquences pourraient s’avérer particulièrement lourdes pour ceux qui seraient jugés responsables. Les secondes, de nature administrative, auront surtout pour objectif d’obtenir une juste indemnisation des divers dommages subis.

Les secondes, de nature administrative, auront surtout pour objectif d’obtenir une juste indemnisation des divers dommages subis.

À ce titre, l’action en indemnisation des divers préjudices (moral, physique, économique) auprès du Tribunal administratif repose sur le constat qu’une politique sanitaire lacunaire et fautive a été menée par le gouvernement et notamment le ministère de la Santé (et s’appuie notamment sur les dispositions de l’article L. 3131-1 du Code de la santé publique).

Cette action sera utilisée par une myriade de victimes : familles endeuillées par la perte d’un proche, non traité, qui a subi une perte de chance de vivre plus longtemps, personnes infectées ayant souffert de dommages corporels, personnels exposés et laissés en première ligne sans protection et donc confrontés à un préjudice d’angoisse récurrent, restaurateurs et propriétaires d’hôtels et de cafés, obligés de rester fermés si longtemps et subissant une perte d’exploitation massive…

À telle enseigne que le pays doit s’attendre à un véritable raz-de-marée judiciaire à l’encontre du gouvernement et de l’Etat. 

Si certains sont encore hantés par le spectre de l’affaire du sang contaminé, la prolifération des procédures judiciaires et administratives à venir n’aura à l’évidence rien de commun avec les scandales qui ont pu émailler la deuxième partie du XXe siècle.

Il convient ainsi légitimement de s’attendre à une abondance de jugements dont le retentissement inouï sera à la hauteur des conséquences désastreuses de ces scandales d’État.

Car, si les Français doivent bien être conscients que les difficultés présentes et à venir nécessitent un mouvement d’unité nationale pour faire face et tenir bon, en revanche l’on ne saurait leur reprocher de condamner la gestion calamiteuse de cette crise, dont les stigmates impacteront profondément et durablement leur vie et celle de leurs proches.

Après tout, la Justice n’est-elle pas rendue au nom du peuple français ? Pierre Debuisson

RT France

 

13/05/2020

J.D Michel -"Les courbes épidémiques pays confinés et des pays non confinés sont les mêmes !

Mais il fallait bien punir les manifestations des Gilets Jaunes, provoquer des faillites pour favoriser les multinationales qui se chargeront de racheter certaines entreprises, les banksters pour endetter lourdement les français, à leur unique profit, car ce qu'ils font passer pour des aides de l'état, se sont les français qui devront rembourser ces dettes, et accumuler les morts pour gouverner par la peur et les mensonges, et pour fabriquer par la même occasion la famine ! 

Un peuple ruiné, affaibli, endetté, affamé, est plus facile à manipuler et moins enclin à se défendre contre ses dictateurs ! 

 

J.D Michel -"Les courbes épidémiques pays confinés et des pays non confinés sont les mêmes !

12 mai 2020

 

12/05/2020

«On n'a pas voulu soigner les gens», fustige le Pr Didier Raoult

En conclusion, les morts sont des morts politiques à cause des décisions mortifères qui ont été prises par le Gouvernement de Macron qui a écarté volontairement les experts et les médecins pour soigner le maximum de personnes et qui ont préféré prendre des décisions politiques pour favoriser, les charlatans et satisfaire aux demandes des lobbys financiers pour endetter les français et de BIG PHARMA pour nous sortir un vaccin qui est inutile si le traitement préconisé depuis le début de la pandémie, par le Pr Didier RAOULT, avait été appliqué et qui a été en revanche utilisé dans de nombreux autres pays dans le monde !

 

«On n'a pas voulu soigner les gens», fustige le Pr Didier Raoult 

 

 

Dans un entretien filmé, le professeur Didier Raoult critique vertement les carences en matière de soins et d’hospitalisation des malades durant la crise sanitaire. Il pointe en particulier du doigt l’absence de tests systématiques et les essais thérapeutiques sur des substances qui auraient retardé les soins.

Le professeur Didier Raoult a dénoncé le manque de soins prodigués lors de l’épidémie, dans un entretien filmé par l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée, où il exerce.  

Selon lui, la crise sanitaire a mis en lumière que certains patients ont parfois été livrés à eux-mêmes.

À ce sujet, la décision des autorités de ne pas autoriser immédiatement l’hydroxychloroquine, traitement dont il vante l’efficacité contre le Covid-19, le laisse perplexe.

«Il ne faut pas que cette peur de l’épidémie, qui semble avoir tout envahi, finisse par remplacer ce qu’est la médecine habituelle. Il faut soigner les gens, il ne faut pas les laisser à la maison. […] Il s’est mis en place quelque chose de très étonnant. On ne soigne pas les gens, ensuite on interdit de prescrire les médicaments qui pourraient marcher. Ces épidémies ne doivent pas faire perdre les nerfs au point où en oublie la médecine elle-même», explique-t-il dans cet entretien. 

Attendre les essais thérapeutiques

Selon le professeur Raoult, les autorités sanitaires ont eu tendance à trop vouloir se reposer sur les essais thérapeutiques et la recherche de molécules, dans l’attente d’un hypothétique traitement miracle.

Il pointe en particulier du doigt les recherches sur le Remdesivir des laboratoires Gilead. Cette attitude a freiné d’après lui la prise en charge effective des malades.

«Tout ça a été rendu confus, car il y a un grand projet d’évaluation scientifique. C’est peut-être la raison pour laquelle on n’a pas voulu soigner les gens, en attendant qu’il y ait un essai thérapeutique qui arrive. Essai dont on connaîtra les résultats quand il n’y aura plus personne de malade […]», déclare-t-il dans cette vidéo.

Absence de tests systématiques

Le professeur Raoult a également souligné l’échec des autorités à mettre en place une politique de tests systématiques pour dépister les malades. Il y voit le signe d’une attitude «profondément antimédicale». 

«Nous avons été incapables de développer les stratégies de tests systématiques, qui ont été mis en place dans la plupart des pays. Pourtant c’est banal, il y a plein de gens volontaires pour les faire. Il y a eu une tentative de monopoliser la capacité à diagnostiquer les gens, qui est profondément antimédicale», affirme-t-il.

À propos du cours que prend aujourd’hui l’épidémie, le professeur Didier Raoult met en garde contre la possible présence de séquelles chez les malades guéris du Covid-19. Il alerte en particulier sur des cas de fibrose, qu’il est préférable de prendre en charge «au stade précoce». 

COVID19 : Quelles leçons doit-on tirer de l'épidémie ?

Bulletin d'information scientifique de l'IHU - Nous avons le droit d'être intelligents ! Pr Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection 

 

 

Source : ICI 

 

11/05/2020

Covid-19 : une pandémie qui stimule l'appétit de l'industrie pharmaceutique

Comme quoi, ce qui intéresse BIG PHARMA et "l'industrie pharmaceutique" qui porte bien son nom et qui est exploitée par Rockfeller, le BILDENBERG GROUP et la Trilatérale Commission, ce n'est pas de faire de la santé, mais de fabriquer les virus y compris dans des laboratoires militaires pour rendre l'Humanité Malade pour pouvoir ensuite exploiter les maladies pour lesquelles, ils ont bien inventé le "Système de Santé", qui font des campagnes promotionnelles dénommées "CAMPAGNE PREVENTION SANTE" comme si nous devions nous prémunir contre la Santé. Ils fabriquent donc les maladies qui doivent leur rapporter de l'argent tout en supprimant tous les produits naturels de santé, tout en nous rendant malades avec toutes les pollutions chimiques et notamment alimentaires, par l'air, l'eau, les OGM, etc.. et tout en prenant le contrôle de l'humanité entière avec leur vaccin marqué du signe de la bête 666 !

A rapprocher de ces articles :

  1. Virus de Wuhan : à Davos, une coalition annonce le développement de vaccins le 21 janvier 2020  

  2. Le BILDENBERG GROUP, DAVOS, La Crise, le PLANdémie et le Gouvernement Mondial vus de Suisse 

  3. CORONAVIRUS : UNE PANDÉMIE SUR FOND DE GUERRE DES BREVETS  

 

Covid-19 : une pandémie qui stimule l'appétit de l'industrie pharmaceutique  

11 mai 2020, 13:14

© Ina FASSBENDER Source: AFP Un billet de 10 euros manipulé avec des gants de protection en pleine pandémie du Covid-19.

A l'instar de Gilead, les «Big Pharmas» désignent les sociétés privées de l'industrie pharmaceutique. Et celles-ci sont plus que jamais mobilisées en temps de pandémie. Mais pourquoi leur rôle suscite-t-il tant d'interrogations ?

Cité le 10 avril par Le Figaro, l'américain David A. Ricks, PDG du groupe pharmaceutique Eli Lilly, a récemment déclaré à propos du Covid-19 :

«Nous vivons des moments exceptionnels et l’industrie [pharmaceutique] y répond.»

Prononcés par celui qui est également président de la Fédération internationale des fabricants pharmaceutiques (IFPMA), ces mots pourraient à eux seuls résumer l'implication des industriels du secteur en temps de pandémie.

Et pour cause, sauf à compter sur un confinement temporellement illimité des populations à travers le monde, l'espoir d'endiguer efficacement la propagation du nouveau coronavirus et d'en prévenir de potentielles résurgences, repose sur les avancées scientifiques.

Ainsi, l'actuelle pandémie a stimulé l'appétit des «Big Pharmas», géants de l'industrie pharmaceutique qui, comme le titrait le quotidien belge Le Soir au mois d'avril, se sont mués en véritables «sociétés d’investissement».

Lobbying des «Big Pharmas», l'exemple Gilead Sciences

Comme l'histoire de l'industrie pharmaceutique a pu le démontrer, la bataille des laboratoires pour s'imposer sur le marché peut présenter son lot de pratiques agressives. Faire pression sur les autorités compétentes afin qu'elles autorisent la mise en circulation d'un produit ou engager une campagne pour en décrédibiliser un autre, en constituent des exemples. La crise actuelle ne déroge pas à la règle, et comme le note Le Figaro dans son article du 10 avril, «la ruée des Big Pharma sur le Covid-19 n’a pas tardé». 

Gilead Sciences [...] a dépensé plus d'argent pour faire pression sur le Congrès et l'administration au cours du premier trimestre 2020 que jamais auparavant

Développé par le laboratoire américain Gilead, le médicament antiviral remdesivir a ainsi bénéficié d'une importante couverture médiatique, après une récente annonce du gouvernement américain qui, à l'issue d'un grand essai clinique dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus, a récemment vanté des résultats concluants.

Si des doutes subsistent quant à l'efficacité du traitement, le géant américain entend bien, pour sa part, convaincre du bien-fondé de ses activités. 

«Gilead Sciences [...] a dépensé plus d'argent pour faire pression sur le Congrès et l'administration au cours du premier trimestre 2020 que jamais auparavant», rapporte ainsi un article publié sur le site de la National public radio (NPR), principal réseau américain de radiodiffusion non-commercial et de service public, citant des documents fédéraux. La société pharmaceutique aurait ainsi dépensé 2,45 millions de dollars en lobbying au cours des trois premiers mois de l'année, soit une augmentation de 32% par rapport à la même période de l'année précédente. La société Gilead justifie cette augmentation par le fait d'avoir rejoint en 2019, le groupe commercial PhRMA, ou Pharmaceutical Research and Manufacturers of America, «considéré comme l'un des groupes commerciaux les plus influents du Capitole», selon l'article de la NPR. L'an passé, le groupe y aurait ainsi envoyé quelque 183 lobbyistes pour défendre les intérêts de l'industrie. 

En outre, «le pic de lobbying a également coïncidé avec l'intensification des tests cliniques du remdesivir par Gilead», peut-on encore lire dans l'article. Fait notable, si le laboratoire américain a pour l'heure fait don d'1,5 million de doses de remdesivir, «la société a refusé de dire quel serait le prix du médicament», toujours selon le même article. Or par le passé, Gilead s'est illustré dans la commercialisation de médicaments dont le prix s'est avéré inaccessible au grand public, pratique dont les détracteurs ont pointé les répercussions en termes d'injustice sanitaire. «Lorsque Gilead a lancé son traitement contre l'hépatite C en 2013, le coût était de 1 000 dollars la pilule», note par exemple la NPR.

Didier Raoult, dans le viseur des Big Pharmas ?

Le nom de Gilead a eu une résonance toute particulière dans le débat public français au moment où certains observateurs se sont interrogés quant à de potentielles répercussions de l'influence d'industriels pharmaceutiques, dont le laboratoire américain, sur le travail du professeur Didier Raoult, infectiologue de renom exerçant à l'IHU de Marseille. 

Figurant parmi les contempteurs les plus virulents de Didier Raoult, Karine Lacombe, la chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, s'est ainsi montrée particulièrement acerbe envers son confrère marseillais, allant jusqu'à qualifier son travail de «scandaleux». En effet, lors d'une intervention le 23 mars à l'antenne de France 2, elle avait déclaré : «Ce qui se passe à [l'IHU de] Marseille est absolument scandaleux [...] C'est en dehors de toute démarche éthique.»

Aussi, la charge de Karine Lacombe envers son confrère a donné lieu à des interrogations au sujet de cette très médiatisée infectiologue parisienne, portant notamment sur les acteurs économiques l'ayant rémunérée ces dernières années, dont fait partie le laboratoire Gilead. Un élément qui a semé le doute chez de nombreux commentateurs, alors très circonspects quant aux objectifs visés par Karine Lacombe lors de son intervention télévisée. Entre autres reproches adressés à l'infectiologue de l'hôpital Saint Antoine, le député Joachim Son-Forget lui a par exemple adressé ce tweet : «Vous devez quand vous intervenez, déclarer vos conflits d’intérêts puisque vous avez touché de l’argent de Abbvie qui produit le kaletra et de Gilead qui produit le remdesevir [sic]. Les deux alternatives à l’hydroxychloroquine, cheap et non protégée.»

Comme le rapporte Libération dans une enquête à ce sujet, Karine Lacombe a pour sa part plaidé avoir eu des activités dans ces laboratoires «en plus de [s]on travail et de [s]es cours» : «Je n’ai pas de CDD chez eux, je n’ai pas d’actions chez eux, je suis indemnisée pour les heures fournies», a-t-elle assuré.

Si «l'affaire Lacombe» a ouvert une véritable boîte de Pandore sur les potentielles influences de laboratoires pharmaceutiques dans les débats sur la santé publique, il est toutefois important de souligner que cette habituée des plateaux télévisés n'est pas la seule, dans le monde de la santé, à avoir remis en cause les travaux de Didier Raoult.

«La colère d'un médecin réanimateur contre Didier Raoult et son "populisme médical"», titrait par exemple BFM TV le 13 avril. En substance, le professeur marseillais s'est vu reprocher d'avoir biaisé certains protocoles afin de vanter les résultats d'un traitement à base d'hydroxychloroquine, ce dont il se défend.

L'infectiologue a ainsi fait l'objet d'une offensive visant ses méthodes de travail dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, ainsi que certaines de ses déclarations. Au mois de février, «Les Décodeurs» du journal Le Monde avaient par exemple pris l'initiative, en partenariat avec le réseau social Facebook, de s'attaquer à une vidéo de Didier Raoult, lui reprochant de tromper son public dès le titre. Les hostilités envers l'infectiologue marseillais ont par ailleurs franchi un cap avec l'ouverture d'une enquête après que des menaces de mort ont été proférées à son encontre.


Le temps, un élément inhérent à la démarche scientifique

La crise sanitaire liée au nouveau coronavirus n'en a sûrement pas fini de provoquer des rebondissements au sein du monde scientifique. Concernant l'affaire Raoult, il apparaît difficile de reprocher à des professionnels de la santé, consciencieux, leur volonté de soigner les malades avant qu'il ne soit trop tard. Mais pour l'heure, ni la chloroquine défendue par le professeur marseillais, ni le remdesivir du géant américain, ne font l'unanimité au sein de la communauté scientifique. 

Aussi, face à l'intensité des débats qui accompagnent la pandémie, il convient de rappeler que toute découverte scientifique nécessite des protocoles de validation qui ne peuvent se réaliser qu'avec le temps. En particulier, l'élaboration d'un vaccin contre le Covid-19, si elle aboutit effectivement, pourrait en effet prendre de quelques mois à plus d’un an, selon différents calendriers évoqués le 10 mai dans les colonnes du Parisien. Se poserait ensuite la question de sa distribution.

En outre, si le rôle des laboratoires pharmaceutiques ne peut être détaché des futures remèdes tant attendus, il apparaît toutefois que de tels résultats dépendent des investissements dans cette recherche, habituellement effectuée «pour 90 à 99% [...] dans les laboratoires académiques», comme l'a rappelé au mois d'avril à l'antenne de France Culture Hervé Chneiweiss, président du comité d’éthique de l’Inserm. «Cela fait des années, en France et ailleurs, qu’on dit que les financements pour la recherche fondamentale dans les différents domaines sont nettement insuffisants», commente ici le neurobiologiste. 

«Après les précédentes épidémies de variantes du coronavirus, le SRAS (2002) et le MERS (2012), plusieurs scientifiques étaient proches d’une percée dans le développement de vaccins [...] Mais la quête de moyens nécessaires pour passer à la phase clinique de la recherche s’est heurtée à un mur de désintérêt», peut-on également lire dans les colonnes de l'hebdomadaire belge Le Vif. Mentionné dans cet article paru le 4 mai, le célèbre linguiste américain Noam Chomsky expliquait :

«Pour les grandes entreprises pharmaceutiques, il est plus avantageux de fabriquer une nouvelle crème pour le corps qu'un vaccin.» Et de poursuivre : «Les signaux du marché étaient mauvais.»

Force est de constater qu'à l'heure où nous écrivons ces lignes, les signaux ont radicalement évolué.

Fabien Rives


Source : RT France