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13/03/2010

De la servitude moderne

A voir absolument avant d'aller voter demain pour savoir pour qui vous votez : POUR CEUX QUI VOUS MAINTIENNENT EN ESCLAVAGE DANS L'OBJECTIF DE FAIRE AVANCER LES PLANS DE LEURS MAÎTRES : LES ILLUMINATI-REPTILIENS QUI SOUHAITENT VOUS PLACER SOUS CONTROLE ET INSTAURER LE NOUVEL ORDRE MONDIAL !

Boycotter les élections : VOTEZ BLANC ou pour celui ou celle qui n'a aucune chance d'être élu (e) !

Faites changer le paysage politique et débarassez-vous de vos PREDATEURS et DICTATEURS !

LIBEREZ-VOUS !


Un film documentaire de Jean-François Brient sur le système totalitaire marchand dans lequel nous vivons soumis(e)s. Il démonte les rouages des démocraties libérales qui forment le modèle dominant du monde occidental et comment celles-ci n'ont rien à envier aux systèmes totalitaires qu'elles semblent critiquer.


Plus d'informations et le film à télécharger : http://www.delaservitudemoderne.org.

Un autre lien pour télécharger le film complet : http://dl.free.fr/ooBcRc9lJ


"Toute vérité passe par trois stades :
En premier lieu on la ridiculise;
en deuxième lieu on s'y oppose violemment;
enfin on l'accepte comme si elle allait de soi."

Schopenhauer


De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu’il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.

L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde.

Dans l’immense champ de bataille de la guerre civile mondiale, le langage constitue une arme de choix. Il s’agit d’appeler effectivement les choses par leur nom et de faire découvrir l’essence cachée de ces réalités par la manière dont on les nomme. La démocratie libérale est un mythe en cela que l’organisation dominante du monde n’a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de système totalitaire marchand et de répandre cette nouvelle expression comme une trainée de poudre prête à incendier les esprits en révélant la nature profonde de la domination présente.

D’aucuns espéreront trouver ici des solutions ou des réponses toutes faites, genre petit manuel de « Comment faire la révolution ? ». Tel n’est pas le propos de ce film. Il s’agit ici de faire la critique exacte de la société qu’il nous faut combattre. Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s’interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n’a pas accès. Les solutions, les éléments de programme, c’est ensemble qu’il faut les construire. Et c’est avant tout dans la pratique qu’elles éclatent au grand jour. Nous n’avons pas besoin d’un gourou qui vienne nous expliquer comment nous devons agir. La liberté d’action doit être notre caractéristique principale. Ceux qui veulent rester des esclaves attendent l’homme providentiel ou l’œuvre qu’il suffirait de suivre à la lettre pour être plus libre. On en a trop vu de ces œuvres ou de ces hommes dans toute l’histoire du XXº siècle qui se sont proposés de constituer l’avant-garde révolutionnaire et de conduire le prolétariat vers la libération de sa condition. Les résultats cauchemardesques parlent d’eux-mêmes.

Par ailleurs, nous condamnons toutes les religions en cela qu’elles sont génératrices d’illusions nous permettant d’accepter notre sordide condition de dominés et qu’elles mentent ou déraisonnent sur à peu près tout. Mais nous condamnons également toute stigmatisation d’une religion en particulier. Les adeptes du complot sioniste ou du péril islamiste sont de pauvres têtes mystifiées qui confondent la critique radicale avec la haine et le dédain. Ils ne sont capables de produire que de la boue. Si certains d’entre eux se disent révolutionnaires, c’est davantage en référence aux « révolutions nationales » des années 1930-1940 qu’à la véritable révolution libératrice à laquelle nous aspirons. La recherche d’un bouc émissaire en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique est vieille comme la civilisation et elle n’est que le produit des frustrations de ceux qui cherchent des réponses rapides et simples face au véritable mal qui nous accable. Il ne peut y avoir d’ambigüité sur la nature de notre combat. Nous sommes favorables à l’émancipation de l’humanité toute entière, sans aucune forme de discrimination. Tout pour tous est l’essence du programme révolutionnaire auquel nous adhérons.

Les références qui ont inspiré ce travail et plus généralement ma vie sont explicites dans ce film : Diogène de Sinoppe, Étienne de La Boétie, Karl Marx et Guy Debord. Je ne m’en cache pas et ne prétend pas avoir inventé l’électricité. On me reconnaîtra simplement le mérite d’avoir su m’en servir pour m’éclairer. Quand à ceux qui trouveront à redire sur cette œuvre en tant qu’elle ne serait pas assez révolutionnaire ou bien trop radicale ou encore pessimiste n’ont qu’à proposer leur propre vision du monde dans lequel nous vivons. Plus nous serons nombreux à diffuser ces idées et plus la possibilité d’un changement radical pourra émerger.

La crise économique, sociale et politique a révélé la faillite patente du système totalitaire marchand. Une brèche est ouverte. Il s’agit maintenant de s’y engouffrer sans peur mais de manière stratégique. Il faut cependant agir vite car le pouvoir, parfaitement informé sur l’état des lieux de la radicalisation de la contestation, prépare une attaque préventive sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu’à maintenant. L’urgence des temps nous impose donc l’unité plutôt que la division car ce qui nous rassemble est bien plus profond que ce qui nous sépare. Il est toujours très commode de critiquer ce qui se fait du côté des organisations, des individus ou des différents groupes qui se réclament de la révolution sociale. Mais en réalité, ces critiques participent de la volonté d’immobilisme qui tente de nous convaincre que rien n’est possible. Il ne faut pas se tromper d’ennemis. Les vieilles querelles de chapelle du camp révolutionnaire doivent laisser la place à l’unité d’action de toutes nos forces. Il faut douter de tout, même du doute.

Le texte et le film sont libres de droits, ils peuvent être copiés, diffusés, projetés sans la moindre forme de contrainte. Ils sont par ailleurs totalement gratuits et ne peuvent en aucun cas être vendus ou commercialisés sous quelque forme que ce soit. Il serait en effet pour le moins incohérent de proposer une marchandise qui aurait pour vocation de critiquer l’omniprésence de la marchandise. La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre, est notre force de frappe contre la domination présente.

Ce film qui est diffusé en dehors de tout circuit légal ou commercial ne peut  exister que grâce à l’appui de personnes qui en organisent la diffusion ou la projection. Il ne nous appartient pas, il appartient à ceux qui voudront bien s’en saisir pour le jeter dans le feu des combats.


Jean-François Brient et Victor León Fuentes     


afficheDLSM.jpg

De la servitude moderne 1/3

http://www.dailymotion.com/video/xa2c34_de-la-servitude-moderne-1ère-partie_shortfilms


 

De la servitude moderne 2/3

http://www.dailymotion.com/video/x9v9kl_de-la-servitude-moderne-2ème-partie_shortfilms


De la servitude moderne 3/3

http://www.dailymotion.com/video/x9tlj5_de-la-servitude-m...



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Chavez interviewé par Larry King sur CNN

Il démolit, à cette occasion, les médiamensonges largement répandus sur lui et sa politique. Il évoque la tentative d’assassinat, ses relations avec l’Iran, la guerre contre Gaza…


Pour un Chavez à la française VOSTFR

http://www.dailymotion.com/video/xc5xc2_pour-un-chavez-à-la-française-vostf_news


 


02:41 Publié dans Actualité, politique ou géopolitique, Economie | Lien permanent | |  del.icio.us | |  Imprimer | Digg! Digg |  Facebook | | | | Pin it! |

Israël et son autoflagellation perpétuelle

Telle une procession chiite avançant à pas de géant vers Kerbala (Irak) pour aller rendre hommage à Hussein, figure emblématique du chiisme, des pélerins qui se flagellent et sont parfois victimes d’attentats meurtriers, ainsi avance Israël, du moins, le Gouvernement actuel. Entre mépris de la paix et de son principal soutien, les Etats-Unis, le chantage à l’antisémitisme qui ne pourra plus vraiment marcher cette fois-ci tant, c’est énorme, comme le disait Norman Gary Finkielstein, "Israël roule à tombeau ouvert". Avec la même arrogance, Israël poursuit sa colonisation, s’appuyant un peu plus sur le mythe du désert que nous sert le mensonge abyssal de Joan Peters dans sa thèse de doctorat de 1984, From Time Immemorial, qui fait écho au mythe du « désert » dans lequel les premiers colons israéliens se seraient installés en Palestine. Décryptage.



Le sempiternel poker menteur

Non, ce n’est pas Mahmoud Ahmadinejad qui détruira Israël avec ses diatribes. Primo, il n’a pas les moyens de sa supposée politique de mise à mort. Deusio, il n’a jamais en ces termes à lui prêté, déclaré qu’il voulait la destruction d’Israël. Tertio, in fine, il n’est simplement une personne sans pouvoir en Iran, pour peu qu’on se renseigne un tant soit peu sur ceux ou celui qui détient le pouvoir perse. Donc, Israël a en ses dirigeants actuels, l’arme absolu qui tend à détruire son propre peuple : vouloir coloniser Jérusalem-est. Un projet sordide qui risque à la fin de le couper de tous ses soutiens et qui plus est, l’hyperpuissance américaine, les Etats-Unis qui ne savent plus à quels saints se vouer avec les voltiges mensongères qui ne servent qu’à gagner du temps en violent la loi internationale. Aussi, le couper d’un dialogue définitif, avec les Palestiniens et des arabes. Est-ce le but ?

Cette fois-ci, Israël est-il vraiment allé trop loin ? De nombreux observateurs disent que oui. Mais, en réalité, du côté palestinien, certains cadres du Hamas comme du Fatah attestent que les Etats-Unis laissent simplement faire et font semblant d’être à côté de leur "peuple lésé et floué" (sic). En réalité, la maladresse du Gouvernement Benyamin Netanyahou qui annonce la construction de 1600 logements à Ramat Shlomo, quartier juif situé au-delà de l’ancienne « ligne verte » qui séparait Israël de la Cisjordanie en juin 1967 en pleine visite du vice-président américain, Joe Biden, est d’une provocation crasse et d’un cynisme abyssal. D’une part, vis à vis des Palestiniens, et d’autre part, vis à vis de Joe Biden qui a du protester en se rendant au dîner à lui offert, avec une heure de retard. A quoi joue Netanyahou, s’interroge la presse internationale ? On sait très bien qu’il n’a jamais dérogé à sa dialectique du refus d’un état palestinien fiable, fait pour lequel il s’est résolu, après les pressions de Barack Obama. Mais, jusqu’où ?

Palestine : pas de paix sans Jérusalem-Est.

Comme capitale de la future Palestine, Jérusalem-Est ne saurait passer à la trappe par le bon vouloir d’un Gouvernement, violant et triturant tout sur son passage, et ceci, en toute impunité. Les mots pour condamner cette nouvelle opération contre la paix ont été assez violant. Joe Biden, pourtant connu et reconnu pour son pro-israélisme - passez-moi l’expression-, n’est pas allé de main morte. Il a accusé Israël de "saper la paix", de "saper la confiance" de"mépriser ses interlocuteurs" et pire, il aurait même accusé le régime israélien, de "risquer d’embraser tout le Proche-Orient", et de "mettre en péril les vies des soldats américains qui se battent en Irak, en Afghanistan et au Pakistan". Rien que ça. Là au moins, venant d’un responsable américain de haut rang, Israël serait prudent de rabattre son caquet une fois pour toute. Son ennemi, le vrai, est à l’intérieur, dans son sein, et non ailleurs. D’ailleurs, cet amateurisme et cet aveuglement politique risque de voir Ehoud Barak, chef du Parti travailliste et ministre de la Défense, quitter la coalition au pouvoir.

La colère américaine dédouane de facto, toutes les critiques justifiées contre ce Gouvernement Netanyahou, qui tournent toujours en joutes verbales incroyablement hypocrites détournées en accusation d’antisémitisme. Le rapport du juge sioniste Goldstone avait connu un sort identique. Finalement, seuls les Etats-Unis peuvent faire plier Israël. la paix mondiale en dépend. La colère saine du vice-président américain Joe Biden a vu pour la première fois, la platitude des excuses de Benyamin Netanyahou dont les rêves d’un "Grand Israël" s’estompent. Malheureusement, la "victoire" palestinienne risque d’être de courte durée. En effet, Israël a planifié de construire encore 50 000 logements supplémentaires côté Est de la ville sainte qui, il faut le dire, est aussi sainte, pour les musulmans, de même que l’Egypte ancienne, contrairement aux idées reçues, est négro-africaine, malgré la falsification historique d’un Toutankhamon qu’on présente comme blanc. Pourquoi exclure donc les arabes de Jérusalem, l’un des préalables à la paix ?

>>>Allain Jules

(Crédits photo/Keystone)

02:36 Publié dans Israël, Palestine, Colonisation | Lien permanent | |  del.icio.us | |  Imprimer | Digg! Digg |  Facebook | | | | Pin it! |

Boycott, Congo, Roi des Belges, retraites, sécu en Iran, privatisation...


CATASTROPHES EVITABLES :

Elisabeth Brindesi - Accidents ferroviaires, rançon de la rentabilité
Privatisation du chemin de fer: le remède miracle pour relancer l'industrie automobile ?

Robert Parry - Iran : les médias en route pour un remake du fiasco irakien
Une guerre passe toujours par le contrôle des informations

ANTISEMITISME ?

Rosita Rucki-Bernard - Ma réponse aux intimidations de Michèle Alliot-Marie
Le boycott des produits israéliens: discrimination ou assistance à Palestiniens en danger?

Abdellah Boudami - De l'antisémitisme à l'islamophobie : les hoquets de l'Histoire
Quel Zola aura le courage d'un nouveau « J'accuse ! » ?

Investig'Action - David Ben Gourion mérite-t-il une esplanade à Paris ?
Israël s'installe encore un peu plus dans le coeur de la ville lumière

Souhail Chichah - Supplique à Mon Roi
"Belgo-Marocain, j'ai l'insigne honneur d'être le sujet de deux Majestés"

AFRIQUE :
David Smith - Congo : Terminator dans le luxe, casques bleus dans la contemplation
Au moins à Hollywood, c'est les gentils qui gagnent à la fin

POLITIQUES SOCIALES :
Pascal Sacré - Le système de santé en Iran : un modèle pour les Etats-Unis
Un pédiatre du Mississippi s'inspire de l'Iran pour sauver sa région du désastre

Martine Bulard - Retraites, idées fausses et vrais enjeux
Non, il n'y a pas de fatalité sur la question des retraites !

AMERIQUE LATINE :
Naomi Klein - Chili : Tremblement de terre et lois sur les constructions
Le Wall Street Journal encense Friedman au lieu d'Allende: l'amour rend-il menteur?

Fidel Castro - « Ma dernière rencontre avec Lula »
"Le métallo est devenu un homme d'État que l'on écoute avec respect"

VIDEO :

"On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !"
Court métrage pour la régularisation des travailleurs sans papiers

 


01:10 Publié dans Actualité, politique ou géopolitique, Economie | Lien permanent | |  del.icio.us | |  Imprimer | Digg! Digg |  Facebook | | | | Pin it! |

La population considérée comme un «ennemi d’État »

Mondialisation.ca, Le 10 mars 2010


















Les bouffeurs de cervelle !
Les médias aux ordres du Pouvoir !


Mondialisation.ca, Le 10 mars 2010
Nous avons vu la semaine passée que CANADA Inc., comme toute bonne compagnie privée, a pour importante mission de faire du profit, souvent en extorquant et taxant à mort sa ressource naturelle, la population.

Nous avons aussi vu que cette extraction, ce vampirisme économique se fait souvent au nom de belles prétentions et motivations de façade, comme par exemple, la « sécurité », la « santé », la « démocratie », etc.

Au nom de la sécurité, on va vous taxer de quelques milliards. Au nom de la santé et d’une peur d’un certain H1N1, on va vous inoculer avec des produits non-testés et contenant des ingrédients toxiques, qui n’ont aucune efficacité prouvée à part des croyances aveugles et naïves. Au nom de la démocratie, on va aller bombarder et occuper militairement des pays du Moyen-Orient où on a déjà entrainé la mort de 1.3 million d’Irakiens et des dizaines de milliers d’autres en Afghanistan. Un génocide. Et un biocide: on a contaminé la place avec de l’uranium appauvri qui sert à fabriquer des armes dont on se sert pour libérer les gens de ces pays, un truc radioactif pour au moins 4.5 milliards d’années. Tout ce qui a de plus humain; à la fine pointe de l’humanité.

Des « guerres humanitaires », sorties tout droit du dictionnaire des plus fameux oxymores de nos temps dits « modernes ». Dans le temps des barbares, on se battait avec des massues. Dans nos temps barbares modernes, on se bat avec des massues nucléaires. C’est beau l’évolution. Des guerres d’agression – anciennement punies par les tribunaux de Nuremberg comme constituant le « crime suprême » international, parce que ce crime renfermait tous les autres – sont devenues des guerres « préventives ».

Peut importe l’étiquette qu’on utilise pour masquer la réalité, le résultat sur le terrain est le même. La souffrance, signe qui avertit d’une fausse motivation, d’une pensée erronée, d’un faux calcul de satisfaction, inharmonieux et déphasé du sens de la vie. Cette guerre préventive est menée sur le plan physique est aussi menée insidieusement sur le plan psychologique et mental. Une guerre est menée contre notre humanité, pour contrôler ce qu’on pense. Les frontières de ce qui est acceptable de penser, de débattre et de questionner sont établies pour vous. C’est le conditionnement de masse des masses, l’influence de l’opinion publique, la manufacture du consentement, le contrôle du paradigme de pensée, tels que Noam Chomsky le décrivait ou mieux encore, tel que Edward Bernays le préconisait, celui qu’on a surnommé « le père de la propagande ».

Ceci étant dit, voyons la suite des évènements suite à ce que nous avons vu la semaine passée, avec la venue de ces nouvelles mesures de sécurité complètement inutiles, mais qui devront néanmoins être payées par les voyageurs, à leur détriment (implémentation d’un État policier, exposition à une irradiation potentiellement dangereuse pour la santé, atteinte directe à son droit fondamental à la vie privée et liberté).

Cette semaine, nous apprenons que les États-Unis vont déterminer qui pourront embarquer sur un avion… ou pas. « Commençant en décembre », décrit l’article du Montreal Gazette, « certains passagers sur des vols commerciaux canadiens volant vers, ou en provenance des États-Unis, ou même seulement en transit au-dessus du territoire américain sans y atterrir, ne seront pas autorisés à monter à bord de l’avion avant d’avoir reçu la permission du département de la Sécurité intérieure des États-Unis (U.S. Department of Homeland Security) après avoir déterminé qu’ils ne sont pas des terroristes ».

« Secure Flight, la plus récente arme dans la guerre américaine contre le terrorisme, donne aux États-Unis des pouvoirs sans précédent sur quiconque veut prendre un vol qui passe à travers l’espace aérien de ce pays ». Une autre preuve tangible que notre souveraineté est dissoute dans l’Union nord-américaine. Nous ne sommes plus maitre chez soi.

« Sous ce programme, Secure Flight, les compagnies aériennes canadiennes vont transférer les informations personnelles des voyageurs au département de la Sécurité intérieure des États-Unis, préférablement 72 heures avant le décollage ». Ensuite, l’agence nationale américaine de sécurité dans les transports (TSA) utilisera Infoglide, un programme d’identification complexe pour trouver et regrouper de l’information provenant de plusieurs sources, pour vérifier l’identité des passagers.

« Si nécessaire, les analystes de la TSA vérifieront d’autres banques de données classifiée secrètes ou publiques sur le terrorisme du gouvernement, de la police et des services du renseignement, incluant les bases de données du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, du département de la Défense, du Centre national du contre-terrorisme et du FBI », tel que noté dans le document gouvernemental qui définit le programme Secure Flight.

Et après les scanneurs corporels, la dissolution de vos droits et libertés fondamentaux, va venir la prochaine version de l’État policier sous forme de scanneurs de la pensée, le règne où les machines vont devenir jugent de nos intentions et pensées, une technologie qui sera installée en premier dans les aéroports et bientôt un peu partout.

Déjà, ces mesures portent préjudices aux voyageurs et causent bien des malheurs. Elles briment les personnes et font en sorte que ceux qui font vivre l’industrie aérienne et du tourisme, les voyageurs, sont traités comme des criminels pour exercer le droit fondamental au libre déplacement et leur font manquer des vols.

La question de vous empêcher de voyager par des « autorités » américaines est des plus révoltante et insultante. Mais le plus pernicieux, c’est ce transfert arbitraire de données personnelles sans consentement vers des entités étrangères à l’extérieur du pays qui sont complètement incontrôlables et d’une transparence plutôt opaque.

À ces inquiétudes pressantes, s’ajoute le fait que le président Barack Obama vient de nommer à la tête de la TSA un ancien officiel militaire du renseignement. Sous le commandement de Robert Harding, la TSA, qui est responsable de la sécurité dans les aéroports américains suite au 9/11, sera probablement encore plus militarisée et transformée en une opération du renseignement. Cette nomination par Obama d’un ancien général de l’armée pour gérer la TSA indique que le gouvernement a un désir grandissant de militariser les aéroports civils.

Dans le passé, Robert Harding a travaillé comme adjoint au service de renseignement de l’Armée US G2. Il était responsable de la planification et de l’exécution des programmes du renseignement. De 1997 à 2000, il fut le directeur des opérations pour la DIA (Defense Intelligence Agency) et il a rempli les fonctions d’officier senior du renseignement humain au département de la Défense.

Avant de travailler pour la DIA, Harding a servi pour J2, Intelligence Directorate, United States Southern Command, sous le général Barry McCaffrey et Wes Clark en tant que chef du renseignement. Il a aussi dirigé le renseignement avec le Joint Interagency Task Force dans la pseudo guerre contre la drogue. Entre 2003 et 2009, Harding était un consultant auprès du gouvernement sur le renseignement humain et autres domaines connexes.

La DIA, la CIA, et la NSA ne sont que sélectivement soumis à l’examen du Congrès américain. La transparence y est aussi fréquente que l’honnêteté des politiciens. Sous le règne de Bush, la DIA fut infiltrée par les néo-conservateurs et en 2004, un analyste de la DIA a révélé à quel point l’agence était compromise. Cette histoire a d’ailleurs fait l’objet d’une enquête du FBI à propos de l’espionnage israélien. Cette infiltration a fait en sorte que l’Office of Special Plans, dirigée par Douglas Feith à ce moment-là, a mené à l’invasion de l’Irak basé sur de fausses informations et faux prétextes.

Il y a de ces signaux, des symptômes, qu’on ne peut ignorer qu’à notre propre risque. L’Histoire se répète.

Un autre de ces signes qui devraient attirer notre attention, c’est le nombre d’armes à feu vendues l’année dernière aux États-Unis qui en hausse vertigineuse. Ne paniquons pas, il n’y aura pas plus de tueries et de crimes causés par arme à feu, les statistiques indiquent le contraire. Ces ventes d’armes à feu ont une tout autre signification.

Les statistiques pour l’année 2009, publiées par le National Instant Criminal Background Check System (NICS) du FBI, montrent une augmentation de 10% du nombre d’armes à feu vendues par rapport à 2008; totalisant plus de 14 millions de fusils vendus.

Pour mettre cela en perspective, c’est plus d’armes à feu que le nombre de soldats actifs des 21 premières armées du monde combinées.

Lorsque les gouvernements nous perçoivent comme étant la menace, l’ennemi à surveiller, il y a fort à parier que la population commence à comprendre que l’ennemi qui en veut vraiment à ses droits et libertés, à sa vie privée et son libre mouvement, est précisément ces gouvernements hors de contrôle.

Dès lors, toute notion de sécurité apportée par ces gouvernements est futile, en plus d’être dangereusement et gravement illusoire.



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http://les7duquebec.wordpress.com/2010/03/09/la-populatio...


François Marginean : Technicien en Architecture, chercheur indépendant, animateur de radio à l'émission
L'Autre Monde sur CHOQ FM de l'UQAM, éditeur du blog Les Nouvelles Internationales et collaborateur chez Les 7 du Québec.


François Marginean est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de François Marginean publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...

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