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30/10/2014

Livre : La franc-maçonnerie en France des origines à 1815 de Gustave BORD

Un livre important à télécharger ICI en PDF avec des extraits et images édifiantes en bas de l'article.

 
La franc-maçonnerie en France des origines à 1815
par Gustave Bord.
www.barruel.com

Le livre dont vous allez pouvoir lire la préface, est un ouvrage de référence dans les livres d'historiens francs-maçons sérieux... comme Paul Naudon, Marius Lepage, Pierre Mariel, Fred Zeller... entre autres auteurs... sérieux... pour ne citer que ces quelques noms.
La préface est reproduite dans son intégralité, puis à la suite, vous lirez quelques passages du livre reproduits en images...
Les quelques lignes de ce texte sont reproduites à titre d'information... pour tous ainsi que pour tous les "profs"... d'histoire... qui ont bien souvent tendance à raconter n'importe quoi... à leurs élèves...
De la déformation nationale des cervelles...
Monsieur Bord, historien, a surtout étudié le coté philosophique de la franc-maçonnerie et il est à "compléter" par la lecture d'autres auteurs comme Barruel, Deschamps, Delassus, Poncins, Coston, Virion, Lombard, Bordiot, Wirth (F-M), Gaïta (F-M), Lévi (F-M), Papus (F-M), Lepage (F-M), Mariel (F-M), Marquès Rivière, Copin Albancelli, Doinel, Margiotta, Léti (F-M)... et bien d'autres encore sans parler des auteurs... sérieux... étrangers tels que Pike (F-M), Gould (F-M), Robinson, Allen, Webster, Queenborough, Carr et bien sur... Antony Sutton... entre autres...
Vous trouverez un "petit" complément d'auteurs et de titres dans la
bibliographie... incomplète...
Sachant que la secte religieuse nommée franc-maçonnerie, toutes versions confondues, par ses membres, et son influence, gouverne... la France... et impose une véritable dictature sur tout un peuple... pour ne parler que de la France...


 

Ce livre a été édité en 1908.
Depuis... combien de guerres et de révolutions... dans le monde grâce à ces... fous ???
Et de nos jours... tout va bien ???
Non
?

Lire la deuxième partie ci-dessous

Lire la suite

Le Grand Orient lance à Lille une campagne contre l'antimaçonnisme !!!

Rajout du 30/10/2014: Apparemment nous dérangeons les organisateurs des conférences pour réhabiliter  l'image de la Franc-maçonnerie ! Nous avons été prévenus sur notre compte Twitter par Jiri Pragman que nous avions été cités sur son histoire "conférences sur l'antimaçonnisme" ! Tentative d'intimidation ?

Nous, nous voulons que la vérité soit dite et que toutes ces sectes secrètes soient dissoutes ! C'est clair, non ?

 

 

Qui est Jiri Pragman ? 

Le Blog Maçonnique Hiram.be a été créé en 2004 par le journaliste belge et franc-maçon Jiri Pragman, qui l'a dirigé jusqu'à fin 2013

La grande secte sioniste commence à avoir peur des persécutions et à faire son recrutement ! Mieux elle reconnaît elle-même que la République est maçonnique et que le fait de détruire la FM représenterait un risque pour leur République !

Quand on prétend être en démocratie :

1 - on commence par rétablir la véritable histoire de France dont le statut juridique est toujours celui de la monarchie,

2 - on lève le secret maçonnique pour que tout soit transparent et on ne prétend pas devoir bénéficier de privilèges particuliers !

Le Grand Orient lance à Lille une campagne contre l'antimaçonnisme

Publié le 26/10/2014

La Voix du Nord

Le Grand Orient de France (GODF) a lancé samedi soir à Lille une campagne publique contre «la dangereuse résurgence de l'antimaçonnisme» à travers un cycle de conférences dans huit villes françaises.


Dans le temple maçonnique situé dans le Vieux-Lille, construit il y a tout juste un siècle, environ 150 personnes ont suivi la conférence sur l'antimaçonnisme du XVIIIe siècle à nos jours. PHOTO LA VOIX

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«L'antimaçonnisme est aujourd'hui avec l'antisémitisme et l'homophobie l'un des trois symptômes de la crise de la République», a expliqué » Daniel Keller, grand maître du GODF depuis l'été 2013. « Nous avons décidé de prendre l'antimaçonnisme à bras le corps, d'abord pour le démystifier et puis pour montrer en quoi il était une menace pour les fondements de la République», a-t-il ajouté.

Dans le temple maçonnique situé dans le Vieux-Lille, construit il y a tout juste un siècle, environ 150 personnes ont suivi la conférence sur l'antimaçonnisme du XVIIIe siècle à nos jours. Plus d'un tiers des personnes présentes ne faisaient pas partie de l'obédience, a confié un habitué des lieux.

« Un climat épouvantable »

Plus que la bulle papale de Clément XII en 1738, le véritable début de l'antimaçonnisme date de la publication des «Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme» par l'abbé Barruel à la fin du XVIIIe, a expliqué le philosophe Daniel Morfouace.

Un «climat épouvantable» a régné dans les années 1930 en France pour les maçons avec un projet de loi déposé en 1934 par quatre parlementaires pour son interdiction, finalement rejeté, selon l'historien Yves Hivert-Messeca. La franc-maçonnerie sera mise hors la loi quelques années plus tard par le régime de Vichy.

« Une secte satanique »

Selon le troisième intervenant, le journaliste Jiri Pragman, «2014 n'est certes pas 1934 ou 1940, mais il y a une résurgence de l'antimaçonnisme», venant des milieux catholiques hostiles au mariage pour tous, des évangélistes, des musulmans et plus généralement d'internet et des réseaux sociaux.

«Tapez sur google « la franc-maçonnerie est une... » vous verrez que le moteur de recherche propose notamment une secte satanique», a expliqué M. Pragman, preuve à l'appui.

«Nous avons régulièrement des temples qui sont tagués dans différentes villes de France», a souligné M. Keller, qui a fait part du désir d'ouverture de son obédience, qui compte 50 000 membres répartis dans 1 200 loges.

Des conférences jusqu'en mai

«La maçonnerie ne travaille pas repliée dans ses temples, à l'insu de tout le monde. Nous faisons la démonstration à travers des manifestations comme celle là que nous travaillons à visage découvert avec les portes ouvertes», a-t-il ajouté, plaidant pour «la régénérescence de la République». Jusqu'en mai, ce cycle de conférence doit se poursuivre à Strasbourg, Lyon, Avignon, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Rouen.

Selon M. Keller, au total 160 000 Français appartiennent à des loges maçonniques de différentes obédiences, dont le GODF est la principale.

http://www.lavoixdunord.fr/region/le-grand-orient-lance-a...

 

 

France : Des drones ont survolé 7 centrales nucléaires !!!

Comme annoncé dans notre précédent articles, les sionistes se prépareraient-ils à une attaque nucléaire en France ? Surtout que depuis la mort du PDG de Total, les 4 groupes énergétiques français sont passés aux mains de Rothschild avec Macron, Banquier chez Rothschild, au Ministère  de l'économie et des finances.

 

Avec des ennemis à l'intérieur même de la France, comment sommes-nous protégés ?

A qui appartiennent ces drones ?   C'est très facile aussi de déclencher
des bombes à distance avec les drones si les bombes sont déjà placées sous les réacteurs nucléaires comme cela semble déjà être fait aux USA !

Et surtout qu'ils viennent encore  nous dire  que ce sont les djihadistes qui nous prépareraient ce coup !

Des drones ont survolé 7 centrales nucléaires

FRANCE
Créé: 29.10.2014, 21h14 - Mis à jour à 21h15

Des drones ont survolé sept centrales françaises pendant le seul mois d'octobre. Greenpeace assure n'avoir aucun lien avec ces drones. EDF a porté plainte.

Les survols ont eu lieu au-dessus de centrales disséminées sur tout le territoire français.

Les survols ont eu lieu au-dessus de centrales disséminées sur tout le territoire français.
Image: AFP

Rédaction du MAP drone

Sept centrales nucléaires françaises, dont une en déconstruction, ont été survolées par des drones ce mois-ci, «sans conséquences sur la sûreté ni le fonctionnement des installations», a-t-on appris mercredi auprès du groupe énergétique EDF, qui a porté plainte.

Le premier survol «d'un aéronef assimilable à un drone» a été détecté le 5 octobre au-dessus de la centrale en déconstruction de Creys-Malville, dans l'est du pays, selon EDF.

Les autres survols ont eu lieu au-dessus de centrales disséminées sur tout le territoire: dans le nord pour la centrale de Gravelines, dans l'est pour les centrales de Cattenom, du Bugey, de Chooz, du centre-est pour celle de Nogent-sur-Seine et du sud-ouest pour la centrale du Blayais (ouest).

La nuit ou tôt le matin

Les drones ont été repérés principalement au cours de la semaine du 13 au 20 octobre, en général la nuit ou tôt le matin, selon EDF qui a à chaque fois déposé plainte auprès de la gendarmerie.

Selon l'organisation Greenpeace, «les survols incriminés ont eu lieu parfois le même jour sur quatre sites éloignés, Bugey, Gravelines, Chooz, Nogent-sur-Seine le 19 octobre par exemple, ce qui témoigne d'une opération de grande envergure».

Le site du Commissariat à l'énergie atomique de Saclay, en banlieue parisienne, a également été survolé, affirme l'ONG dans un communiqué.

Greenpeace «très inquiet»

Greenpeace «nie toute implication». En mai 2012, un militant de l'ONG avait survolé la centrale du Bugey à l'aide d'un parapente à moteur, avant d'atterrir sur le site. La scène avait été filmée à l'aide d'un drone par l'organisation qui souhaitait interpeller les autorités, entre les deux tours de l'élection présidentielle, sur la «vulnérabilité» des sites nucléaires à une attaque aérienne.

Cette fois-ci, Greenpeace demande une enquête aux autorités. «Nous sommes très inquiets de la survenue et de la répétition de ces survols suspects sans qu'aucune réponse sur leur origine ne soit fournie ni par EDF ni par les forces de l'ordre», a expliqué Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire, cité dans le communiqué.

Survol interdit

«Nous ne nous exprimons pas en dehors de notre champ de compétences», a pour sa part déclaré à l'AFP l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), chargée notamment de vérifier que les centrales sont dimensionnées pour résister à la chute accidentelle d'un avion ou à des agressions terroristes.

La sécurité aérienne des centrales relève du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité rattaché au ministère de l'Ecologie et de l'Energie.

Le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1000 mètres d'altitude autour des sites.

L'espace aérien au-dessus des centrales nucléaires est surveillé par l'armée de l'air, dans le cadre d'un protocole avec EDF. La France compte au total 19 centrales nucléaires en activité, soit 58 réacteurs tous exploités par EDF. (afp/Newsnet)

http://www.lematin.ch/monde/drones-survole-7-centrales-nu...

 

 

 

28/10/2014

Russie : Les Européens boycottent les gazoducs Nord Stream et South Stream

Comme vous l'aurez compris les pays nazis européens  qui soutiennent l'Ukraine nazie, veulent empêcher la Russie de contourner ce pays pour desservir les pays européens et surtout que ceux-ci ne feront rien pour forcer  l'Ukraine à payer quelques milliards de dollars de gaz dus à Gazprom et qu'au contraire il puisse voler et détourner le gaz russe, comme nous le verrons dans un prochain article ! !

C'est la punition pour la Russie de s'être annexé la Crimée à la demande du peuple, d'avoir adhéré aux BRICS et créé une banque mondiale de développement, ainsi que l'Union Eurasique et de vouloir sortir de la domination du dollar et du nazisme des pays occidentaux  !  !

Et puisque les pays européens veulent éviter de se rendre dépendants du gaz russe, la Russie n'a qu'à leur couper le gaz purement et simplement. On verra comment ils feront pour se chauffer cet hiver et les autres à venir !

Les Européens boycottent les gazoducs Nord Stream et South Stream

Dossier: Le gazoduc Nord Stream

13:50 28/10/2014
MOSCOU, 28 octobre - RIA Novosti

L'augmentation du transit gazier en contournant l'Ukraine pourrait devenir une mauvaise idée pour Gazprom, écrit mardi le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

 

Alors que leurs relations avec la Russie se détériorent, les Européens souhaitent en effet réduire leur dépendance envers les fournitures russes. Cela affecte directement les projets majeurs de la Russie en matière d'exportation d'hydrocarbures – le gazoduc Nord Stream déjà en service et le projet South Stream. Le Royaume-Uni a renoncé hier à prolonger le gazoduc Nord Stream jusqu'à son territoire. La Roumanie, qui aurait pu aider Gazprom à lever les restrictions anti-monopole du projet South Stream, renonce également à une coopération gazière étroite avec la Russie.

 

Le projet de prolongation du gazoduc jusqu'au Royaume-Uni a été suggéré il y a près de deux ans et les dirigeants britanniques l'avaient alors soutenu. Mais l'expansion du gazoduc était encore plus bénéfique pour la Russie. Une coopération plus étroite avec le Royaume-Uni aurait permis de remplir le Nord Stream, qui est loin de travailler aujourd'hui au maximum de ses capacités.

 

Étant donné que le facteur politique prévaut de plus en plus sur l'économie, les perspectives du projet South Stream, qui suscitait déjà des difficultés conséquentes avant le conflit ukrainien, deviennent encore plus floues.Par exemple, la Roumanie aurait pu aider Gazprom à diversifier ses approvisionnements via le South Stream. Si ce dernier transportait, hormis le gaz russe, du gaz provenant d'au moins un autre pays, la Roumanie, Gazprom aurait eu des chances de lever les restrictions anti-monopole de l'UE pour ce projet.

 

Finalement, la Roumanie a renoncé au projet South Stream et souhaite devenir énergétiquement indépendante de la Russie, ce qu'elle perçoit comme un signe d'indépendance politique.

 

Le remplissage en gaz du South Stream a été remis en question mais aussi la construction en soi du gazoduc sur le territoire d'autres pays, notamment de la Bulgarie. Toutefois, tous les pays ne sont pas encore prêts à renoncer à la construction du gazoduc.

 

Des communiqués rapportaient hier que les autorités hongroises cherchaient un moyen de contourner les interdictions de l'UE pour construire le South Stream. Elle pourrait modifier ses lois de manière à lancer la construction du gazoduc sans devoir consulter l'Union européenne. D'après l'agence Reuters, la Hongrie devrait lancer le projet dans six mois et l'achever d'ici 2017.

Artem Deev, responsable du département d'analyse chez AForex, ajoute que la confrontation politique affecte l'aspect économique: "Le coût du projet South Stream a décuplé". Toutes les dépenses de la Russie, y compris la construction du Corridor sud sur le territoire russe, risquent au final de s'avérer inutiles.

 

© RIA Novosti.

17 octobre 1961 : "Le massacre des Algériens a été occulté de la mémoire collective"

Dans le pays des droits de l'Homme, il vaut mieux occulter le massacre des musulmans d'Algérie  et effacer tout cela de la mémoire du Peuple Français, autrement ça ferait mauvais genre !

17 octobre 1961 : "Ce massacre a été occulté de la mémoire collective"

Le Monde.fr | 17.10.2011 à 09h37 • Mis à jour le 06.04.2013 à 21h12 | Propos recueillis par Soren Seelow

Un Algérien blessé est emmené par le photographe Elie Kagan et un journaliste américain à l'hôpital de Nanterre, le 17 octobre 1961.

A cinq mois de la fin de la guerre d'Algérie, le 17 octobre 1961, Paris a été le lieu d'un des plus grands massacres de gens du peuple de l'histoire contemporaine de l'Europe occidentale. Ce jour-là, des dizaines de milliers d'Algériens manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui les vise depuis le 5 octobre et la répression organisée par le préfet de police de la Seine, Maurice Papon. La réponse policière sera terrible. Des dizaines d'Algériens, peut-être entre 150 et 200, sont exécutés. Certains corps sont retrouvés dans la Seine. Pendant plusieurs décennies, la mémoire de ce épisode majeur de la guerre d'Algérie sera occultée.

L'historien Gilles Manceron, auteur de La Triple Occultation d'un massacre (publié avec Le 17 octobre des Algériens, de Maurice et Paulette Péju, éd. La Découverte), explique les mécanismes qui ont contribué à cette amnésie organisée.

Pourquoi la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 a-t-elle été occultée pendant si longtemps ?

Il s'agit d'un événement d'une gravité exceptionnelle, dont le nombre de morts a fait dire à deux historiens britanniques [Jim House et Neil MacMaster, Les Algériens, la République et la terreur d'Etat, Tallandier, 2008] qu'il s'agit de la répression d'Etat la plus violente qu'ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l'histoire contemporaine.

Comment une répression de cette ampleur a-t-elle pu ne pas être considérée pendant plusieurs décennies comme un événement de notre histoire ? L'historien Pierre Vidal-Naquet a employé le terme d'"énigme". Je me suis interrogé sur les facteurs qui permettent d'expliquer comment ce massacre a été occulté de la mémoire collective.

Il me semble tout d'abord qu'il y a une volonté de faire le silence de la part des autorités françaises. En premier lieu, bien sûr, les autorités impliquées dans l'organisation de cette répression : le préfet de police de la Seine, Maurice Papon, le premier ministre, Michel Debré, ainsi que Roger Frey, ministre de l'intérieur. Mais également le général de Gaulle, qui de toute évidence a pourtant été très irrité par cet épisode. Il a néanmoins voulu tirer le rideau sur cette affaire et fait en sorte que les Français passent à autre chose.

Par quels moyens le pouvoir a-t-il réussi à imposer le silence, et donc cette amnésie ?

Sur le moment, il y a eu censure de la presse, avec l'empêchement des journalistes à se rendre sur les lieux de détention des Algériens, par exemple. Et puis très vite, les instructions judiciaires ont été closes sans aboutir. Il y en a eu une soixantaine, elles ont toutes débouché sur des non-lieux. Une volonté d'oubli judiciaire, qui s'est combinée avec les décrets d'amnistie, qui couvraient les faits de maintien de l'ordre en France, une difficulté à accéder aux archives, l'épuration d'un certain nombre de fonds... tout cela a contribué à ce phénomène d'occultation jusqu'à la fin des années 1970.

Par la suite, d'autres facteurs ont pris le relais. En 1961, Gaston Deferre, à l'époque sénateur, avait protesté de façon très vigoureuse contre la répression policière. Mais quand Jean-Louis Béninou, journaliste à Libération, va le voir pour lui demander de faire la lumière sur cet événement, au début des années 1980, M. Deferre, devenu ministre de l'intérieur, lui répond qu'il n'en est pas question. Il a fait le choix de ne pas ouvrir ce dossier.

Cinquante ans plus tard, il existe encore une confusion entre le 17 octobre 1961 et la manifestation de Charonne, le 8 février 1962, au terme de laquelle neuf personnes ont trouvé la mort...

La mémoire de Charonne, une manifestation pour la paix en Algérie et contre les attentats de l'OAS – mais pas pour l'indépendance ! –, s'est en effet superposée à celle d'octobre 1961. Il faut dire que la gauche française a eu plus de réactivité par rapport à la violence qui s'est déployée lors de la manifestation de Charonne, qu'elle avait organisée. Cette attitude a été celle du PCF, mais également de la Ligue des droits de l'homme, qui a décidé la constitution d'une commission d'enquête après Charonne alors qu'elle ne l'avait pas fait au lendemain du 17 octobre.

On voit là les limites de l'engagement de la gauche française de l'époque. A l'exception du petit PSU et de l'UNEF, rares étaient les partis qui étaient réceptifs à l'idée d'une indépendance algérienne.

Le plus surprenant, c'est que la mémoire de Charonne ait occulté celle du 17 octobre y compris au sein de certaines familles algériennes...

Oui. La famille d'une des victimes du 17 octobre, une jeune lycéenne, qui devait avoir 15 ou 16 ans, Fatima Bédar, dont on avait retrouvé le corps dans le canal Saint-Martin, a longtemps cru et répété qu'elle était morte à Charonne. Au sein même de l'immigration algérienne, le mot de "Charonne" était plus présent que la référence au 17 octobre.

Au lendemain de l'indépendance, comment cet événement a-t-il été utilisé par les nouvelles autorités algériennes ?

C'est ici qu'un troisième facteur d'occultation a joué : la volonté du pouvoir algérien de ne pas mettre en valeur une initiative prise par la Fédération de France du FLN, qui avait organisé la manifestation du 17 octobre.

La Fédération de France était en effet devenu un fief d'opposition au nouveau pouvoir en raison de son ouverture aux idéaux et aux valeurs de la gauche européenne, syndicale et politique. Lors de la crise de l'été 1962 qui vit s'affronter, au sein du FLN, les prétendants au pouvoir, elle avait misésur les civils du GPRA [le gouvernement du FLN en exil] contre les militaires de l'armée des frontières du colonel Boumediene.Elle se retrouva ainsi dans le camp des vaincus et les autorités de la nouvelle République algérienne évitèrent de lui faire de la publicité, en passant plus ou moins sous silence la répression du 17 octobre...

Comment s'est finalement faite toute la lumière sur l'ampleur du massacre ?

A travers des publications, notamment. Le roman policier de Didier Daeninckx [Meurtres pour mémoire, Gallimard, 1984], qui associe la recherche sur le passé de Maurice Papon sous l'Occupation à son rôle en 1961, ou des travaux d'historiens comme La Bataille de Paris, de Jean-luc Einaudi [1990, Seuil], ont joué un rôle. Et puis avec la constitution d'une association, Au nom de la mémoire, par des enfants issus de l'immigration algérienne, la mémoire a commencé à émerger.

La procès de Maurice Papon pour complicité de crimes contre l'humanité en tant que secrétaire général de la préfecture de la Gironde pendant l'Occupation a certainement contribué à ouvrir le dossier du 17 octobre 1961 et à le faire surgir dans l'espace médiatique. Lors du procès Papon en 1997-1998, des témoins ont parlé de sa personnalité, de son rôle en Algérie et à la préfecture de police de Paris. Parmi eux, Jean-Luc Einaudi, qui a publié une tribune dans Le Monde du 20 mai 1998, où il employait le terme de "massacre" à propos du 17 octobre. Papon a trouvé bon de poursuivre Einaudi pour diffamation. Il a été débouté de sa plainte. Le terme de "massacre" a été considéré comme légitime par le tribunal. C'est un véritable tournant.

Cinquante ans après les faits, l'Etat français a-t-il reconnu sa responsabilité ?

Il y a une reconnaissance de la part de collectivités locales, notamment la mairie de Paris en 2001 qui a fait un geste fort avec l'apposition d'une plaque commémorative sur le pont St-Michel. D'autres communes de la banlieue ont fait des gestes similaires. Et le cinquantenaire, cette année, va être marqué par toute une série d'initiatives, dont un boulevard du 17-Octobre devant la préfecture des Hauts-de-Seine, à Nanterre. Mais de la part de l'Etat, il n'y a toujours aucun signe de reconnaissance.

Comment expliquer que cette répression ait eu lieu alors que venaient de s'ouvrir les négociations d'Evian, qui allaient aboutir à l'indépendance de l'Algérie ?

Les négociations d'Evian entre des représentants français et ceux du FLN s'ouvrent en mai 1961. A ce moment-là, on pouvait penser que le sort de la guerre ne pouvait déboucher que sur une indépendance. C'était la volonté du général de Gaulle, approuvée par les Français et les Algériens. En janvier 1961 un référendum avait donné une très nette majorité (75 %) en France métropolitaine comme en Algérie en faveur de ce processus.

Mais cette politique était contestée par un certain nombre de forces, parfois au sein même de l'appareil d'Etat. Le premier ministre, Michel Debré, qui avait été dessaisi du dossier algérien par de Gaulle, avait insisté pour qu'on lui laisse celui du maintien de l'ordre en France métropolitaine, et il a pu déployer une action qui prenait le contre-pied de l'action mise en œuvre par le général de Gaulle.

Pour ce faire, il s'entoura de Roger Frey, nommé au ministère de l'intérieur en mai 1961 au moment où s'ouvrent les négociations d'Evian, en remplacement de Pierre Chafenet. Surtout, il obtient le remplacement fin août d'Edmond Michelet, le garde des sceaux, qui s'opposait aux méthodes brutales et illégales mises en œuvre par Papon. Il sera remplacé par Bernard Chenot, un homme jugé plus accommodant, ce qui laissera les mains libres à Papon pour se livrer à la répression du 17 octobre.

Le général de Gaulle, qui est arrivé au pouvoir avec l'aide de Michel Debré en 1958, est un peu prisonnier des conditions de son accession au pouvoir. Il essaye de préserver l'essentiel, c'est-à-dire la fin de la guerre via les négociations, et fait des concessions. Il cherche à garder à ses côtés des gens qui lui sont fidèles, quand bien même ces derniers désapprouveraient sa politique algérienne. Il fait donc savoir son mécontentement à Michel Debré au lendemain du 17 octobre, mais s'abstient de rendre publique sa désapprobation. Il garde le silence, et prolonge d'une certaine manière l'occultation de cet événement.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/17/17-octob...