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29/01/2011

Les projets obscurs de la FEMA - USA

Et surtout quand la FEMA vous proposera de vous sauver la vie ! FUYEZ !

 

La chute de Jefferson
L
es projets obscurs de la FEMA

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Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la défense américaine, sous couvert de ses services de protection civile, conçoit des plans militaires dont certains prévoient des systèmes de camps de détention en mesure d’accueillir des milliers de personnes en cas de crise majeure. Parallèlement, de nombreuses lois liberticides ont régulièrement été promulguées par les présidences américaines successives. Quelle est la raison d’être de ces camps ? Le gouvernement américain est-il en passe de devenir un Etat police dirigé par une dictature militaire ? Karmapolis fait le point sur ces programmes obscurs de gestion des masses.

Nous aimerions croire que les camps de concentration font partie d'une sombre page de notre histoire. Que, depuis bien longtemps, il n’y a plus de place pour les dictateurs dans nos sociétés occidentales. Que nous sommes à l'abri des extrêmes. Mais les erreurs d’hier pourraient bien se reproduire aujourd’hui. En témoigne cette affaire, amplement documentée, qui rapporte l'existence de plus de 600 camps d'internements civils disséminés aux quatre coins des Etats-Unis. Des camps entourés de miradors. Des camps desservis par des voies ferrées, par la route et parfois même par un aéroport. Des camps vides, mais gardés 24h sur 24h par du personnel militaire. Des camps qui abritent des wagons ressemblant étrangement à des convois de déportation. Des camps dormants qui se languissent d'accueillir, mais d'accueillir qui?  Et pourquoi ?

De nombreuses photographies et films circulent sur Internet. Des témoins décrivent ce que les activistes tendent à considérer comme de véritables sites concentrationnaires. Certains n'hésitent d'ailleurs pas à les comparer aux tristement célèbres camps nazis. Un film (1) tourné à Beach Grove dans l'état d'Indiana montre l’un d’entre eux. La voix off décrit : « Nous nous trouvons dans un immense parking. Nous sommes entourés d’une clôture dont la partie supérieure est coiffée de fils barbelés. Sur le toit du bâtiment opposé se trouve une caméra de surveillance dirigée sur le parking. Des manches à air ont été installées pour diriger des hélicoptères. Toutes les mesures de sécurité prises ici sont particulièrement inhabituelles car il s’agit d’une région très peu touchée par le crime et ce site, qui n’est finalement rien d’autre qu’une ancienne station de réparation de trains, ne contient aucun objet qui vaille la peine d'être volé. A côté du parking, vous pouvez voir un immense bâtiment en briques qui serait approprié pour du traitement industriel. A côté de celui-ci, il y a un accès direct à la voie ferrée, elle-même « contenue » entre deux clôtures. Un train en dépôt arbore les inscriptions « US Army ». Une multitude d’entrepôts sont visibles de l’autre côté du parking. Ce site est supposé avoir été fermé en 1993 afin d’être rénové. Il a d’ailleurs bénéficié de 7 millions de dollars de la part du gouvernement fédéral. Les manches à air et les marques au sol sont présentes partout sur le site. Un seul petit bâtiment permet d’entrer dans la zone protégée. (NDA : l’équipe entre). Ici, à l’intérieur, regardez mieux les tourniquets. Ils sont activés électroniquement.  Ce sont des barreaux de prisons (NDA, c’est un système d’accès au compte-goutte). Les travaux de rénovations qui ont été effectués consistent en l’installation de miradors, de tourniquets électroniques et des revêtements en béton. En outre, des lieux n’ayant jamais été chauffés ces 20 dernières années bénéficient maintenant de chauffages. La partie supérieure des miradors est courbée vers l’intérieur afin d’empêcher les gens de sortir. A côté de la voie ferrée, entre les clôtures, sur les quais, il est indiqué « Red Zone » et sur la clôture sont attachés de petites pancartes numérotées et séparées les unes des autres par intervalles courts et réguliers comme s’il était prévu d’y  aligner des personnes à la sortie d’un wagon. La présence des manches à air confirme qu’il faut s’attendre à un trafic aérien soutenu sur toute la zone. Et là haut, se trouve une imposante antenne radio. Plus loin, dans la zone des entrepôts, il y en a un dont l’entrée est visible, là aussi, le tourniquet constitue le seul accès vers l’intérieur. Toutes les fenêtres et les portes des entrepôts ont été condamnées et à l’extérieur, de toutes nouvelles conduites de gaz ont été construites. Regardez, tandis que nous filmons, un hélicoptère noir vole au-dessus de nous, il observe ce que nous faisons. Les lignes et les conduites de gaz courent tout le long des bâtiments et aboutissent dans de grands fourneaux. On trouve pas mal d’équipements de l’armée ici. On a aussi observé des zones référencées « Green zone » et « Blue zone », chacune très grande et capable de détenir beaucoup de personnes. Les voies ferrées ont été complètement refaites par endroits. Une grande tour de contrôle domine le camp et quatre haut-parleurs y sont accrochés. »

Derrière ces camps se dresse la FEMA (Federal Emergency Management Agency), l’agence gouvernementale chargée de la prévention et de la gestion des catastrophes naturelles. Depuis le début des années 80, celle-ci a connu de nombreuses transformations significatives qui ont fait d’elle une institution aujourd’hui incontournable en matière de gestion des urgences. Bien qu’elle ait été créée pour protéger les civils des catastrophes naturelles, sa mission, maintes fois redéfinie par le gouvernement, se concentre à l’heure actuelle sur la prévention des risques liés au terrorisme. Les changements d’objectifs survenus au fil de l’existence de l’agence ont permis de loger protection et défense civiles à la même enseigne. Une alliance consolidée par l’intégration de la FEMA au nouveau Département de la Sécurité Intérieure (Department of Homeland Security) créé en 2003 par l’administration Bush.
La gestion des urgences est un créneau derrière lequel se profilent beaucoup de possibilités. En effet, quelque puisse être la nature de l'urgence, la menace qu’elle entraînerait pour la continuité du gouvernement américain justifierait la déclaration de la loi martiale qui, elle-même, propulserait la FEMA à la tête du pays. Une fois le gouvernement provisoire instauré, les lois d’exception seraient activées, ainsi que les programmes impliquant les camps d’internements civils. La planification du fonctionnement de l'Etat en cas de crise nationale dépend donc de toute évidence d'une stratégie qui, dans ce cas-ci, a été élaborée dans le cadre d'un plan militaire bien ficelé.

Un plan pour contrôler les masses et emprisonner les dissidents

Les camps de concentration n’ont jamais cessé d’exister. L’idée fut d’abord naturellement importée outre-Atlantique. En effet, après la Seconde Guerre Mondiale, le Congrès américain ratifia un système de camps de détention qui faisait partie du Internal Security Act de 1950, une loi prévue pour lutter contre l’infiltration des communistes aux Etats-Unis. Ce système fut repris par la FEMA lors de sa création en 1979 et ensuite par le Département de Sécurité Intérieure en 2003. Les premières unités furent établies dans le cadre du plan d’urgence Security Portfolio qui, mis en œuvre, permettait au Président Truman de suspendre la Constitution et au FBI d’arrêter jusqu’à 20.000 personnes destinées à être placées en détention sans passer par la case procès.  Le FBI était également en charge d'établir les camps et de dresser des listes de surveillance reprenant les noms d'individus considérés dangereux pour la sécurité intérieure du pays. Depuis, les plans auraient mûri et les listes auraient été mises à jour.  

Il faudra attendre 1987 pour que l’existence des camps soit portée à la connaissance du public. Cette année-là fut marquée par le scandale IRAN-CONTRA, une sombre affaire de vente d'armes à l'Iran dont les profits furent utilisés pour financer illégalement les Contras, une organisation terroriste de droite au Nicaragua. Une Commission d’enquête fut établie. Sur le banc des accusés se trouvait le Colonel Oliver North, un personnage clé dans l’affaire qui nous intéresse puisqu’il était l’architecte d’un plan militaire de défense civile, le plan Rex 84, commandé par nul autre que le directeur de la FEMA, Louis Giuffrida.

Rex 84 était une initiative conjointe de la FEMA et du Département de la défense qui mettait en scène une agitation civile conduisant à une situation d’urgence nationale. En 1984, durant des exercices de simulation, les militaires furent habilités à déclarer la loi martiale et à mettre en place un gouvernement accrédité pour ordonner des mouvements de population tant au niveau régional que national. Cette mise en situation prévoyait l’emprisonnement de 400.000 personnes et leur déportation dans des camps d'internements. A l'époque, les artisans de Rex 84 invoquent le danger d'une traversée massive de réfugiés en provenance d’Amérique centrale ou du Mexique. Cependant, cette version dissimule un plan obscur visant la détention de dissidents politiques étasuniens et dont la particularité est de fonctionner grâce à une série de lois d'exceptions émises entre 1969 et 1984. Ces lois fournissent tous les ingrédients à la mise en place d'une dictature : suspension de la Constitution, augmentation de la surveillance des citoyens et limitation de leur liberté de mouvement, enregistrement de tout homme, femme et enfant, saisie des propriétés individuelles, organisation et contrôle des moyens de production et des flux financiers, rappel des forces  militaires détachées, saisie et contrôle de tous les moyens de transport, régulation des entreprises privées et limitation des voyages. A ces éléments s'ajoute une autre loi stipulant cette fois qu'en cas d'urgence nationale, le Congrès ne peut intervenir sur les affaires d’Etat durant les 6 premiers mois.

Ces 12 dernières années, plusieurs contrats de construction de camps de détention ont été signés entre le gouvernement américain et diverses entreprises. Le prétexte d’une arrivée massive de réfugiés en provenance des pays limitrophes des Etats-Unis semble bien fonctionner puisqu’il reste une excellente façon de justifier lesdits contrats. 

Contrats juteux dans l’industrie de la construction

Début 2006, la presse américaine annonce que Kellogg Brown & Root, une filiale d’Halliburton, un groupe de bâtiments et travaux publics, a obtenu un contrat de 385 millions de dollars avec L’Armée de Corps des Ingénieurs, un montant destiné à la construction de camps de détentions. Dans le New York Times, Jamie Zuieback, la porte-parole de l’Immigration et du Renforcement des Douanes déclarait à ce sujet : « c’est le genre de contrat qui pourrait être utilisé dans une sorte d’immigration de masse ». Et d’ajouter que Kellogg Brown & Root ne construirait les centres qu’en cas d’urgence extrême telle qu’une arrivée massive de Cubains sur le territoire américain. Elle soulignait par ailleurs que les camps ne seraient peut-être d’ailleurs jamais construits si la nécessité ne se présentait pas. Pour Clayton Church, porte-parole de l’Armée de Corps des Ingénieurs la question était claire : « si des clandestins arrivent massivement aux Etats-Unis, comment allons-nous les nourrir, les loger et les protéger ?  C’est pour cela que ces contrats existent ». Selon lui , les centres pourraient être d’anciens sites militaires inutilisés ou des structures temporaires d’une capacité de 5000 personnes par  unité. A noter que Kellogg Brown & Root avait, d’une part, bénéficié d’un contrat similaire pour la période 2000-2005 et, d’autre part, d’un contrat visant la construction d'unités pénitentiaires en Afghanistan et en Irak.

Quelques années auparavant, Phil Schneider, un ancien ingénieur du gouvernement impliqué dans l’élaboration de bases militaires souterraines secrètes, attirait déjà l’attention de son public sur l’existence de ce type de contrat. En effet, peu avant sa mort, lors d’une conférence tenue en mai 1995 à Las Vegas, il expliquait avoir rencontré un employé de la Gunderson Steel Fabrication, une entreprise spécialisée dans la construction de trains et de voitures ferroviaires : « Un jour, il vint me voir, très perturbé en m'affirmant "qu'ils construisaient en fait des wagons pénitentiaires ". Il était nerveux. Gunderson, affirma-t-il, a un contrat avec le gouvernement fédéral qui prévoit de construire près de 107.200 wagons de transport de prisonniers tout équipé chacun de 143 paires de menottes. Il y a en fait 11 sociétés sous-traitantes dans ce gigantesque projet. Gunderson a probablement reçu une somme de 2 milliards de dollars pour ce contrat. Les aciéries Bethlehem ainsi que d'autres fournisseurs sont impliqués dans cette affaire. Cet homme m'a montré l'un de ces wagons de transport de prisonniers qui était stationné sur une voie de service au nord de Portland. Il avait raison. Si vous multipliez 107.200 par 143 et par 11, vous obtenez un chiffre avoisinant les 15 millions. Ce chiffre correspond sans doute au nombre d'individus qui entreront en dissidence avec le gouvernement fédéral. (…) Je crois aussi que le gouvernement américain mène une véritable stratégie afin de mettre en esclavage le peuple américain. Je ne suis pas un très bon orateur et je ne me tairai que lorsque l'on me tirera dessus car il me semble indispensable de révéler (…) l'existence de ce genre d'atrocité. »

 

Le gouvernement fédéral américain est suspecté d’avoir commandé la construction de plus de 100.000 wagons de transport de prisonnier dont la finalité reste mystérieuse.
(source de l'image : Issues and Alibis)


Selon tbrnews.org, il semblerait que le Département de la Sécurité Intérieure ait également commandé à la société israélienne Israeli Prison Systems, la construction de 110 camps d’internement dans des régions inhabitées des Etats-Unis, ainsi qu’en Alaska. En juin 2007, l’entreprise israélienne aurait eu fini de construire 65 camps s’ajoutant aux 600 déjà existants. Cette information reste difficile à vérifier. Néanmoins Naomi Klein, une journaliste activiste indépendante, a écrit : « Gaza, plus qu’une prison, un laboratoire pour un monde-forteresse (2) », un article qui démontre qu’Israël utilise la population palestinienne entière pour mettre au point son industrie d’équipement de sécurité destinée à être vendue dans le monde entier. Ces révélations confirment l’éventualité d’un lien contractuel entre le gouvernement américain et Israeli Prison Systems.

Le tableau se complète peu à peu : il existe donc des contrats pour construire des camps de détention et un plan militaire pour les faire fonctionner. Existe-t-il des camps actifs ? En fait, dans une certaine mesure, les camps de détention des prisonniers de guerre actuellement utilisés à Guantanamo par exemple sont de type concentrationnaire. Ceux-ci donnent d'ailleurs un aperçu du comportement des militaires lorsque carte blanche leur est donnée.

Abou Ghraib et Guantanamo, des modèles pour la FEMA ? 

Les associations de défense des droits de l'homme se sont régulièrement insurgées ces dernières années contre les conditions de détention des prisonniers de guerre dans les centres pénitenciers américains.

Début 2004, des photos prises par des soldats américains dans la prison d'Abou Ghraib, située en Irak créent le scandale. La presse internationale diffuse les images de prisonniers torturés, attachés par des câbles électriques, obligés de poser nus et menacés par des chiens de garde. Dans un rapport publié la même année, Amnesty international dénonce : « Les exactions ne se sont pas produites seulement à Abou Ghraib. De nombreuses personnes détenues sur les bases aériennes de l’armée américaine à Bagram et Kandahar en Afghanistan ont déclaré avoir été soumises à des actes de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants lors de leur détention ; l’administration américaine n’a pas non plus respecté les Conventions de Genève en ce qui concerne les détenus de Guantánamo. (…) Un ancien prisonnier de Guantánamo, Wazir Mohammad, a parlé à Amnesty International d’un usage excessif et cruel des chaînes aux pieds et des menottes aux mains, de la privation de sommeil et de l’obligation qui lui était faite de ramper à genoux, de sa cellule à la salle d’interrogatoire, au cours de sa détention en Afghanistan. À Bagram et Kandahar, il avait été détenu au secret, sans jamais avoir la possibilité de contester la légalité de sa détention, sans avocat et sans contact avec sa famille. (…) Un autre ancien détenu de Guantánamo, Walid Al Qadasi, a été détenu au secret dans un centre de détention à Kaboul. Il a expliqué que les prisonniers appelaient leur première nuit d’interrogatoire par des agents américains « la nuit noire ». Il a déclaré : « Ils ont découpé nos vêtements avec des ciseaux et nous ont photographiés nus...ils nous ont menotté les mains derrière le dos, nous ont mis un bandeau sur les yeux et ont commencé à nous interroger ... ils m’ont menacé de mort, m’ont accusé de faire partie d’Al Qaida. » Selon lui, on privait les détenus de sommeil, notamment en leur mettant de la musique très fort. Une personne ayant travaillé à Guantánamo a déclaré à Amnesty International que la quasi totalité des détenus avec qui il avait eu des contacts, lui avaient dit avoir été victimes de sévices physiques a Kandahar ou à Bagram. Cette personne n’a montré aucune surprise face aux informations en provenance d’Irak et a expliqué que les violences physiques en Afghanistan semblaient faire partie du processus de préparation des détenus aux interrogatoires et à la détention. (…) Parmi les exemples cités, on a noté des coups de pied et de poing donnés aux détenus ; le fait de sauter sur leurs pieds nus ; de forcer les détenus à prendre diverses positions sexuelles explicites pour les photographier ; de faire monter un détenu entièrement nu sur un carton, un sac de sable sur la tête et d’attacher des électrodes à ses doigts, à ses doigts de pieds et à son pénis pour mimer la torture électrique ; de mettre un collier de chien ou une laisse au cou d’un détenu entièrement dévêtu et de le prendre en photo avec une femme soldat posant près de lui. »

Le journal Le Monde publiait, en octobre 2004, le témoignage de la dernière femme du camp d’Abou Ghraib, Houda Al-Azzawi, une femme d’affaire irakienne : "Je suis arrivée à Abou Ghraib le 4 janvier 2004. On m’a donné le matricule 156283 et une cellule de 2 m-. J’y ai passé 197 jours et subi trente interrogatoires. (…) Le scandale des photos d’Abou Ghraib, je ne l’ai appris qu’à ma sortie. Elles n’ont pas été prises dans notre section, mais nous avons tous été témoins de scènes similaires, ou pires. J’ai vu des hommes à qui les soldats faisaient rentrer de force des bouteilles d’eau dans le derrière."

Le Président Bush déclarait 2 ans plus tard que la prison d'Abou Ghraib était la plus grosse erreur des Américains en Irak. Onze soldats furent jugés et condamnés, mais étonnement tous les hauts gradés furent blanchis.

Au sortir de Guantanamo, les témoignages se succèdent aussi. Le rapport d’Amnesty International sur un ex-détenu est représentatif du modus operanti de l’armée américaine : « Sami al Hajj a été détenu au Pakistan du 15 décembre 2001 au 7 janvier 2002. Son passeport lui a été confisqué, ainsi que sa carte de presse et son visa pour le voyage en Afghanistan. Le 7 janvier, il a été remis aux autorités des États-Unis qui l’ont transféré à la base étasunienne de Bagram en Afghanistan. Sami al Hajj a décrit les seize jours de détention qu’il a passés à la base de Bagram comme les pires de sa vie. Il a, dit-il, été violemment torturé, agressé par des chiens, enfermé dans une cage placée dans un hangar à avions glacial ; les rations alimentaires étaient insuffisantes et la nourriture était souvent gelée. Il a ensuite été transféré à Kandahar où les sévices ont continué. Sami al Hajj décrit comme suit les traitements qu’il y a subis : Il a été agressé sexuellement par des soldats étasuniens, qui ont notamment menacé de le violer. Il a été contraint de garder des positions douloureuses forcé de rester agenouillé sur des sols en ciment pendant de longues périodes. Il a été régulièrement roué de coups par ses gardiens. On lui a arraché un à un tous les poils de sa barbe. Il n’a pas été autorisé à se laver pendant plus de cent jours et il était couvert de poux. Sami al Hajj a été transféré à Guantánamo le 13 juin 2002. Pendant toute la durée du vol il est resté enchaîné, bâillonné, la tête recouverte par une cagoule. S’il s’endormait les soldats le frappaient sur la tête pour le réveiller. À Guantánamo Sami al Hajj n’a pas cessé d’être interrogé sur les liens éventuels existant entre ses employeurs et les islamistes extrémistes. Il a dit que lors de son premier interrogatoire il avait été privé de sommeil pendant plus de deux jours. (…) Il affirme avoir été soumis à toute une série de mauvais traitements et avoir été privé de soins médicaux :  des gardiens ont brisé une de ses rotules en la frappant violemment avec leurs pieds. On lui a administré des coups sur la plante des pieds. À son arrivée à Guantánamo, des chiens de l’armée ont été utilisés pour l’intimider. Il a été l’objet d’insultes racistes et ses périodes de détente ont été réduites parce qu’il était noir. Avant d’être autorisé à voir les agents de renseignement soudanais venus à Guantánamo pour l’interroger, il dit avoir été enchaîné et aspergé de gaz poivre. »

Des récits comme ceux d'Abou Ghraib et de Guantánamo, il y en a pléthore. Cependant, ils ne montrent que la partie visible de l’iceberg. Il semblerait que les camps de détentions des prisonniers de guerre soient de gigantesques laboratoires humains où seraient expérimentées de nouvelles technologies visant à altérer et manipuler la conscience humaine.  Dans un article publié par le Nouvel Observateur en décembre 2004, l’avocat Jacques Debray dévoile que ses clients, Nizar Sassi et Mourad Benchellali, deux ex-détenus de Guantánamo, ont l’impression d’avoir été victimes d’expérimentations : «Nizar m’a raconté qu’ils avaient aussi été enfermés dans une pièce équipée d’une glace sans tain où il faisait extrêmement froid. Ils ont aussi raconté qu’il existait des pièces où était diffusée de la musique ultra-violente. Une fois, suite à la prise d’un de ces médicaments, il a perdu connaissance et a eu l’impression d’être resté un ou deux jours inconscient. Ils ont aussi eu des injections. Ils ne savaient pas quel genre de médicaments on leur donnait, mais tous deux ont affirmé qu’un de leurs co-détenus avait été couvert de boutons après avoir pris un de ces médicaments, et plus largement ils se demandaient s’ils n’étaient pas victimes d’expérimentations. Les fioles qui contenaient les médicaments portaient des numéros, et un médecin passait les voir pour leur demander quels effets avaient les médicaments. Ils n’ont pu voir le médecin, en dehors de ces questionnaires, qu’à une ou deux reprises, parce qu’à Guantanamo tout fonctionnait sur le système de récompense. Nizar a par exemple été contraint d’attendre un an pour voir un dentiste. Il y avait à Guantanamo un nombre impressionnant de psychiatres (…) il existe des unités réservées à ceux qui étaient devenus fous.»

Les psychologues de la Behavioral Science Consultation Team (BSCT) étudient la personnalité des prisonniers pour cerner leurs faiblesses et les signaler à leurs futurs tortionnaires.

Ces expériences sont conduites par un groupe de psychologues connu officiellement sous le nom de Behavioral Science Consultation Teams (BSCTs) (3). Ses méthodes ont été observées par le FBI qui fut chargé de mener l'enquête à Guantánamo à la suite des allégations propagées dans la presse internationale.  En vertu de la loi sur la liberté de l'information, l’American Civil Liberties Union (ACLU) est parvenue à obtenir des échanges d’emails du FBI sur ce sujet. Certains d’entre eux sont disponibles sur le site du Centre des droits humains de l'Université du Minnesota. Dans une note référencée FBI 2776, on peut lire : «Une fois que les détenus sont identifiés, ils deviennent des projets. (…) J’ai rencontré  le BISC (Biscuit) (NDA : jeu de mots désignant le BSCT), ce sont des personnes d’une grande ressource. Ils savent tout de chaque détenu, à qui ils parlent, qui sont les chefs, etc. (…) Nous nous battons toujours avec le DHS (NDA : Département de la sécurité intérieure) qui quotidiennement a un impact négatif sur ce que nous essayons de faire. Hier soir, j’observais une interview (…) la pièce adjacente, observable depuis la cabine de contrôle, était occupée par deux enquêteurs du DHS montrant à un détenu des films pornographiques homosexuels et utilisant un stromboscope dans la pièce.»

 

Les prisonniers du  centre pénitencier de Guantanamo ont été soumis à de nombreux sévices physiques et psychologiques dénoncés par les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Parmi les sévices subis par les prisonniers du camp pénitencier de Guantanamo, l’isolement mental par la privation des sens.

 

Guantánamo et tous les autres camps situés au Moyen Orient font partie d’une seule et même réalité, non d’une fiction. Le corps militaire soutenu par le Président en personne s’autorise à bafouer les droits de l’homme au nom de la démocratie. Et bien qu’une partie des exactions révélées ces quatre dernières années ait été discrètement reconnue par le Président Bush et que celui-ci se soit très timidement excusé, sa sincérité semble difficile à croire d’autant qu’aucun haut gradé n’a été jugé coupable devant un tribunal. Les soldats américains auraient-ils agi en électrons libres ? Sans ordres ? Sans consentement de la hiérarchie ? En avril 2005, Reed Brody, conseiller juridique de Human Rights Watch déclarait : “Si les Etats-Unis veulent effacer les horreurs d’Abou Ghraib, ils doivent poursuivre ceux qui, en haut lieu, ont fermé les yeux sur les exactions ou les ont ordonnées. Ils doivent par ailleurs révéler les choses que le président a autorisées. Washington doit répudier une fois pour toutes les mauvais traitements perpétrés sur les détenus au nom de la guerre contre le terrorisme.”. Moins de deux semaines après ces conclusions, le Président Bush, sur recommandation du secrétaire de la défense Donald Rumsfeld, rétrograda Janis Karpinski qui supervisait 17 prisons américaines en Irak. Celle qui fut la générale de réserve à Abou Ghraib a nié avoir été au courant des tortures qui, selon elle, ont été autorisées par les renseignements militaires. Une information récemment confirmée par les soldats ayant écopé de plusieurs années de prison (4).

En outre, en 2006,  Bush reconnaissait pour la première fois l'existence de centres de détention secrets gérés par la CIA à l'extérieur des Etats-Unis. Selon le journal Le Monde, il ne niait pas l'usage de moyens musclés pour obtenir des renseignements et les justifiait même en invoquant le nombre d'innocents que ceux-ci avaient permis de sauver.

A la lecture des informations diffusées par des médias reconnus, il y a lieu de penser que l'existence d'un régime gouvernemental secret aux pratiques "parallèles" existe. Si tel est le cas, pourquoi le gouvernement américain se priverait-il de réserver le même sort aux personnes qu'il jugerait coupables de faits arbitrairement qualifiés de subversifs ? Pour les activistes, Guantanamo et Cie pourraient bien servir de modèles aux camps de la FEMA.

Annihiler les libertés individuelles, une histoire de longue date

Les Etats-Unis sont-il en passe de devenir une dictature militaire? La politique américaine menée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme pourrait-elle inspirer la politique intérieure ? Depuis plus de 50 ans, le gouvernement s’atèle à supprimer les libertés individuelles sur son propre sol en promulguant régulièrement des lois d’exceptions. La première d’entre elles remonte aux années soixante. Les agitations civiles liées à la guerre du Vietnam conduisirent le Président Nixon à signer un décret présidentiel (5) qui déléguait les fonctions de planification d’urgence au département fédéral ainsi qu’aux agences fédérales, intégrant ce domaine d’action dans la sphère gouvernementale. 

Ensuite, en 1976, l’administration Ford émît une loi (6) visant à investir la FEPA (Federal Emergency Preparedness Agency), prédécesseur de la FEMA, d’une mission au caractère interpellant : développer des plans visant, en situation d’urgence, à établir un contrôle gouvernemental sur les mécanismes de production et de distribution des sources d’énergie, sur les salaires, ainsi que sur les crédits et les flux financiers entre institutions. Plus inquiétant encore, l’ordre présidentiel prévoyait que les toutes les affaires traitées par le gouvernement provisoire sur le territoire soumis à la loi martiale ne puissent être révisées par le Congrès durant une période de 6 mois.  Ceci est encore d’actualité.

En 1979, l’administration Carter créa la FEMA (7) en fusionnant une centaine d’agences spécialisées dans la planification d’urgence. Cet acte de centralisation permit à la nouvelle entité d’absorber d’importantes responsabilités dans le domaine de la défense civile. Depuis, le financement de la protection et de la défense civiles proviennent de la même enveloppe budgétaire. 

A l’époque, Howard J. Ruff (8), un activiste archi-conservateur, soulignait déjà dans un éditorial que « (…) Seul le manque d’une crise suffisamment grave, un président déterminé, et un public suffisamment conditionné pour le permettre séparent les citoyens d’une dictature qui ne demande qu’à être établie dans une situation qui pourrait être qualifiée d’urgence nationale ». Une analyse qui fait froid dans le dos au vu de la propagande soutenue de Bush depuis 2001, et de sa détermination dans l’accomplissement de son agenda politique.

S'ensuivit l’ère Reagan (1981-1989) qui fut la plus décisive dans l’avènement d’une dictature militaire. C’est en effet sous son administration que furent conçus les plans Cable Spicer I, II et III destinés à légitimer l’arrestation et la détention de dissidents politiques. Un nombre important d’actes présidentiels furent publiés durant ces années afin d’intensifier les efforts dans le renforcement de la sécurité nationale. A partir de 1981, la FEMA conjointement avec le DoD (Department of Defense) conduisirent une série d’exercices portant sur la mobilisation de civils, la gestion des situations d’urgence et le contre-terrorisme. Le Plan REX 84 en faisait partie. En 1982, la FEMA et le DoD publièrent un document intitulé « The civil/Military Alliance in Emergency Management » confirmant la transformation inéluctable de la planification d’urgence en une activité militaire et policière.

Dans la foulée, un projet de décret présidentiel destiné à réviser l’ordre 11490 (9) était sur le point d’être signé. Le bureau fédéral du budget chargea l’avocat général William French Smith d’en vérifier la légalité. Confronté aux abus manifestes du décret, il rédigea une lettre au conseiller de la sécurité nationale :  « Je crois que le rôle assigné à l’Agence de gestion fédérale des secours dans le cadre du décret présidentiel révisé excède sa fonction appropriée en tant qu’agence de coordination pour la préparation des secours (…) Ce service et d’autres ont à plusieurs reprises fait part d’objections politiques et légales sérieuses au rôle de « Souveraine des secours » dévolu à la FEMA. (…) Les objections légales sont liées à l’absence d’une autorisation présidentielle ou du Congrès dans l’émission par la FEMA de directives qui visent à établir de nouvelles structures pour le gouvernement fédéral.». En d’autres termes, William French Smith dénonçait la centralisation des pouvoirs et la possibilité pour la FEMA d’établir un gouvernement provisoire alors que son rôle devait s’en tenir aux secours des citoyens en cas de catastrophe naturelle.

La consolidation des pouvoirs de la FEMA culmina en 2003, lorsqu'elle se joignit à 22 autres agences fédérales, programmes et bureaux pour former le Département de Sécurité Intérieure (Department of Homeland Security), un nouveau département créé à la suite des attentats du 11 septembre par l’administration Bush. L’approche gouvernementale en matière d’urgence est dorénavant parfaitement intégrée, centralisée et concentrée. Aujourd’hui, que reste-t-il à faire ? D’une part, la FEMA occupe une place charnière, les lois d’exceptions le permettant et d’autre part, elle se retrouve à l’abri des contrôles externes puisque son intégration la lie aux autres services fédéraux. En outre, la propagande a conditionné les citoyens américains et le gouvernement semble de moins en moins se soucier de l’opinion publique. Où en est-on ? Quelle est l’étape suivante ?

Etat d’urgence et loi martiale, C’est pour quand ?

A en croire le baromètre de la FEMA, les Etats-Unis sont perpétuellement menacés, mais à quel point l’état d’urgence est-il imminent ? Difficile à dire, mais de nombreux cas de figure sont possibles. Quoiqu’il en soit le gouvernement américain nous donne lui-même quelques indices. En 2003, le Président Bush présentait un projet de vaccination de masse : le Model State Emergency Health Powers Act, ou Model Act en abrégé, actuellement adopté par 34 états. Ce dernier rappelle étrangement le Plan Rex 84. En effet, il octroie aux gouverneurs, d’une part, les pouvoirs nécessaires à la détection de virus pandémiques et, d’autre part, les outils nécessaires à la protection des civils contre la contamination. Selon le gouvernement, étant donné les risques que posent le bioterrorisme, ce projet de loi est indispensable afin d’anticiper sérieusement et rapidement la potentialité d’une guerre bactériologique.

Cependant, des associations américaines reconnues tel que le National Vaccine Information Center (NVIC) ou la Home School Legal Defense Association (HSLDA), une organisation d’avocats qui défend les droits de la famille, appellent les citoyens à la vigilance face à ce programme et soulignent son caractère anti-constitutionnel. La HSLDA dénonce les pouvoirs accordés aux gouverneurs car ceux-ci les autorisent à enregistrer les données personnelles, à contrôler les biens immobiliers, la population et enfin tous les moyens de communications. En gros, exactement les mêmes mesures répressives que celles des programmes militaires développés dans les années 80, si ce n’est que dans ce cas-ci, des pouvoirs supplémentaires apparaissent tels que la vaccination forcée des individus, l’accès à leurs données médicales, et pire, la localisation et le suivi des individus.

Au sujet de la localisation, le « tracking » des individus, un article publié sur le site de livescience.com en mai 2006 annonçait que la société VeriChip Corporation avait proposé au gouvernement américain d’implanter aux immigrants une puce permettant de les localiser et de les suivre. Cette proposition faisait référence à un appel lancé par le gouvernement intitulé : « Qui est dans notre pays et pourquoi sont-ils là ? ». Cette puce permet d’enregistrer à la frontière les immigrants venus travailler aux Etats-Unis et de vérifier leur identité sur leur lieu de travail. Le « RFID » (Radio Frequency Identification tag) a la taille d’un grain de riz et peut être injecté directement dans le corps. L’implant diffuse ensuite un signal qui émet les données de l’individu. Selon VeriChip, ce type d’implant est utilisé depuis longtemps chez les animaux, notamment chez les chiens et les chats en remplacement du tatouage. Sur son site Internet, VeriChip Corporation présente son système, le VeriTrace. Celui est adapté pour le suivi des patients, la protection des enfants ainsi que pour la gestion des urgences. Les dérives d'un tel système sont évidentes. Dans le cadre du Model Act ou du plan Rex 84, ces implants seraient une atteinte à la liberté individuelle.

 

implants

Les implants sous-cutanés, déjà couramment utilisés pour marquer les animaux de compagnie, pourraient bientôt servir de nouveau moyen de contrôle pour le gouvernement fédéral américain.

 

Quoiqu'il en soit, il saute aux yeux que la mise en œuvre du Model Act  nécessite des sites tels que les camps de la FEMA car il est objectivement impossible, sans infrastructures appropriées, de procéder à une vaccination de masse ou de maintenir les personnes contaminées en quarantaine. 

Steve Watson, journaliste activiste pour Infowars aux côtés d’Alex Jones, concluait, à la suite du passage du cyclone Katrina, par une note apocalyptique : « Pendant des années, nous avons mis en garde les gens contre la mise en place d’un état police, nous les avons averti que la Loi Martiale deviendrait la norme, que les lois anciennes, droits et libertés seraient remplacés par des mécanismes répressifs de contrôle. (…) Pendant des années, les gens ont réfuté l’évidence ou prétexté qu’elle était destinée à autre chose, ou encore l’ont simplement refusée. Maintenant nous vous avertissons que tout cela est en train de se passer. A la suite des catastrophes naturelles récentes, des précédents dangereux ont été mis en place. Nous avons été contraints de constater comment, en temps de crise, nous devons nous soumettre et suivre les ordres des Commandants fédéraux, peu importe s’ils dénigrent les droits humains de base ou non. Que ce soit un coup d’état, une attaque terroriste, un accident ou une catastrophe naturelle, cela importe peu, le résultat sera le même. Nous sommes seulement à un événement près de la Loi Martiale, n’importe quel événement. ».

Ces 60 dernières années ont été déterminantes pour l’avènement d’une dictature militaire. De nombreuses lois d’exceptions ont été mises en place permettant d’une part, de renforcer l’intervention policière et , d’autre part, d’affaiblir des libertés civiles essentielles. Les Américains sont, jour après jour, assommés par une propagande fondée sur la peur de l’autre et du reste du monde. Le sentiment d’insécurité les poussent à tolérer les dérives de son gouvernement et à inconsciemment lui permettre d’instaurer lentement, mais sûrement des mécanismes de contrôle à l’intérieur du pays. Les programmes militaires tels que ceux développés depuis l’ère Reagan ont permis de transformer la protection civile en défense civile. En d’autres termes, le gouvernement semble avoir la ferme intention de protéger le pays contre lui-même puisqu' aujourd’hui s’opposer n’est plus un devoir démocratique, mais un acte subversif. Au risque de se répéter, ce sont généralement les dictateurs qui emprisonnent leurs opposants. En jouant sur le concept de la gestion des urgences et sur la notion de continuité du gouvernement en cas de menace interne ou externe, l'Etat fédéral est parvenu, au terme d'une stratégie de longue durée, à faire croire à la population que son bien-être passait avant tout par le maintien du pouvoir en place.

Kali

 

Sources
1- L’auteur et la date de tournage de cette vidéo sont inconnus. Selon des internautes américains, il semblerait que ce film soit à l’origine un documentaire intitulé Shocker diffusé à la télévision, aux Etats-Unis, dans les années ’90.

2- Cet article est disponible ici en français 

3- Equipe consultative des sciences du comportement

6- EO 11921

7- EO 12148

8- Source : The Rise of the National Security State : FEMA and the NSC de Diana Reynolds, politologue (www.publiceye.org/libery/fema/Fema_1.html)

9- Pour rappel, ce décret fut déclaré par le Président Nixon en 1969. Il assigne les fonctions de préparation à l’urgence aux départements et agences fédérales.

 

Kali © Karmapolis - Janvier 2008

http://www.karmapolis.be/pipeline/fema_secrets.html


18/01/2011

Dans la rubrique « les nuisibles » : Louis Pasteur

Voir la maladie comme la conséquence d'une agression extérieure participe d'une logique de victime paranoïaque. De ce raisonnement « pasteurien » est née la ''médecine préventive'' qui attribue à chaque maladie ou presque un agent causal particulier, venant de l'extérieur.
 
Un peu plus d'un siècle de matraquage aura suffi pour imprimer dans nos cerveaux le mythe de la contagion virale.
 
A travers ses notes, ses lettres ou témoignages de son entourage, nous connaissons la personnalité égotique, rongée d'ambition qu'était Pasteur : il tronqua ses résultats, dissimula ses errances expérimentales, vola les idées et dispositifs de ses confrères (à ce sujet informez-vous sur les magnifiques travaux d'un contemporain de Pasteur, Antoine Béchamp, note d'Hélios) mentit sciemment devant l'Académie de Médecine.
  
Il n'hésita pas à inoculer le virus rabique à ses ''patients'' plus que nécessaire, plaçant son besoin de ''preuves scientifiques'' au-dessus de leur santé.
L'Institut Pasteur fut fondé le 4 juin 1887, grâce à une souscription internationale. L'administrateur en est le baron Edmond de Rothschild. C'est officiellement une fondation privée, à but non lucratif, reconnue d'utilité publique, mais en réalité c'est une entreprise commerciale bénéficiant du soutien de l'État. 
Il est évident que l'obligation vaccinale constitue une arme de choix pour décimer et contrôler les populations. De plus, les vaccins peuvent être le prétexte au puçage de la population, comme c'est déjà le cas de nombre de nouveaux-nés aux USA et en Angleterre.
Plus d'un siècle après la ''découverte'' du vaccin contre la rage, alors que personne n'a jamais réussi à voir un virus au microscope, le dogme scientiste est bien assis sur le mythe de la contagion. Cela nous donne une petite idée de la puissance du démon qui a nourri Pasteur dans ses recherches; aujourd'hui nous commençons seulement à comprendre où il veut en venir.
 
Aujourd'hui la cause première de la vaccination n'est plus la réduction de la population mondiale, mais bien de fournir un support matériel au puçage du cheptel humain.

20/12/2009

Le mot de Sos Justice et Droits de l'Homme

Bonjour à toutes et à tous,

Comme vous avez pu le remarquer ces derniers jours, nous faisons le silence car nous avons noté que personne d'entre nos lecteurs  habituels n'avait répondu positivement à notre demande formulée au sein de notre dernière newsletter.

A savoir celle de savoir : "si vous étiez prêts à nous suivre pour demander la destitution de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement ?"

Sans réponse de votre part, nous avons pris du recul pour la réflexion et pour décider de l'orientation que nous donnerions à nos actions futures.

Nous avons pris les options suivantes :

Celles de ne plus engager une quelconque action judiciaire, de notre propre initiative, comme cela a été le cas depuis le mois de juillet 2009.

La criminalité organisée aux niveaux gouvernemental et mondial, ne relevant pas de l'unique combat ni de l'unique responsabilité  de Sos Justice & Droits de L'Homme, mais de la responsabilité de tous les Français et de tous les peuples du monde.

La plainte criminelle ayant été déposée auprès du Parquet de Nice le 29 octobre 2009, nous attendrons d'en connaître les suites. En sachant que cette plainte ne pourra être poursuivie que si des victimes notamment de la vaccination se constituent au sein de cette plainte. Nous avons donc préparé le travail pour les victimes de la vaccination.

Par ailleurs, l'action que nous avons menée depuis juillet 2009 avait pour but de faire de la prévention et d'alerter nos semblables sur les dangers de la vaccination. Dès lors que la vaccination n'a pas été arrêtée par les autorités et qu'elle est appliquée dans les conditions que vous connaissez, depuis le 12 novembre 2009. La poursuite de nos informations nous semble inutile. Ce, dans la mesure où chacun de nous a le droit et le devoir de s'informer pour lui et les siens, de s'opposer à la dictature, et nous ne pouvons pas être dans chaque foyer pour empêcher les gens d'aller au suicide.

Tout le monde a son libre-arbitre et son esprit de discernement pour décider s'il doit se suicider ou pas, ou suivre aveuglément les directives du Gouvernement, de l'ONU et de l'OMS.

Pour ce qui nous concerne, nous n'avons jamais été dans la recherche de publicité, ni dans la dynamique de faire concurrence à qui que ce soit. Ce ne sont pas des objectifs que nous visons dans la mesure où l'association est connue depuis 15 ans. Notre objectif n'est donc pas celui de mener des actions médiatiques qui ne nous rapporteraient rien de plus que  nous n'ayons déjà. Soit, trop de demandes d'aides diverses pour pouvoir y répondre et toutes les assurer gratuitement sur du long terme.

Nous avons constaté par ailleurs que des associations françaises avaient assigné Roselyne Bachelot en référé pour le 4 janvier 2010.

Nous encourageons ces associations à poursuivre ce combat qui n'est pas le nôtre.

Connaissant les arcanes des procédures judiciaires depuis 15 ans et les complicités maçonniques auxquelles ces associations risquent de se heurter en cours de procédure. Sans compter qu'avec les voies de recours que les parties peuvent exercer, ces procédures risquent de durer au bas mot, 10 ans. Nous leur souhaitons de tout cœur de réussir. Par ailleurs, la voie choisie de la procédure par voie de référé, ne nous semble pas être la mieux choisie. Mais à chacun son combat et ses options.

Nous avons pour notre part, une autre manière de voir les choses qui est plus radicale.

Au lieu de nous adresser aux Saints, nous avons l'habitude de nous adresser à Dieu lui-même, sans intermédiaire et sans interférence.

Aussi, l'objectif était celui de nous attaquer au Président de la République pour que son gouvernement tombe de fait.

Le fait pour nous de s'attaquer à Roselyne Bachelot, et si nous pouvons nous permettre d'émettre une opinion, ne changera rien aux objectifs visés par Sarkozy et son Gouvernement, et le temps nous est compté compte tenu des prochaines échéances qui attendent l'humanité.

Il y a un proverbe italien qui dit : "Que lorsque le poisson pue, il commence à puer par la tête." 

Que fallait-il donc faire selon vous ? Nous connaissons la réponse.

Vous semblez avoir fait votre choix et nous vous en remercions, car il nous permet de gagner un temps infini et de nous réorienter rapidement vers nos buts personnels, professionnels et spirituels.

Nous mettrons prochainement notre plainte en ligne de manière à vous aider à prendre conscience dans quel monde nous vivons, par qui il est dominé dans l'ombre et le silence, par qui nous avons tous été trompés depuis des millénaires, et ce qui attend l'humanité dans les prochains mois.

Par ailleurs, nous sommes en train d'observer :

1 - tout ce qui se passe au niveau international en ce moment, qui est de la plus haute importance pour l'avenir de l'humanité,
2 - tout ce qui se passe en France et en Europe sur le plan juridique, géopolitique et géostratégique,
3 - tout ce qui se passe à notre insu dans le cosmos qui a des conséquences notamment au niveau de la résonance magnétique terrestre et qui déterminera de la survie de l'humanité. Et ce, si elle prend conscience et qu'elle se réveille à temps. Là sont les réelles causes du réchauffement dit climatique.

Ce dernier point, nous semble relever d'un défi proposé à l'humanité auquel elle se devrait de se préparer en toute conscience et connaissance de causes, dès maintenant.

Nous sommes en train de nous préparer après 5 mois d'abandon, à la reprise de nos activités. Les activités associatives étant parallèles à nos occupations personnelles, et ne suffisent pas à nous permettre d'en vivre décemment.

Or, lorsque nous voulons nous battre contre le système et les élites de ce monde, nous ne pouvons le faire qu'avec des moyens conséquents qui nous permettent d'avancer en toute sérénité. Ces moyens ne nous ont pas été donnés de manière significative.

Notre objectif personnel est celui de nous préparer à l'alignement galactique prévu pour le 21 décembre 2012 et d'aider nos semblables à s'y préparer, si nous le pouvons et s'ils le souhaitent.

Ce ne sont pas les Gouvernants qui viendront vous prévenir de ces échéances, bien au contraire, ils mentent pour les exploiter, culpabiliser l'humanité et s'octroyer le droit de dépeupler la planète par divers moyens.

Nous ne pouvons donc pas nous perdre en divers combats. Le combat pour la libération définitive de l'humanité, pour son évolution neurologique et spirituelle, (ce dont elle est actuellement le témoin), nous semble être le plus beau et le plus grand des combats que nous puissions mener en cette fin de cycle cosmique.

Que ceux qui comprennent ce message, fassent leurs options de vie, et qu'ils s'y préparent en toute sérénité.

Quant aux autres, malheureusement, nous ne pourrons rien faire pour eux, sauf à s'informer et se former rapidement.

La recherche de Soi, se fait sur toute une vie d'études diverses, de questionnements, de remise en question permanente, de recherches diverses et d'écoute de notre petite voix intérieure et loin de succomber aux chants des sirènes, des promesses religieuses ou politiques illusoires, de l'ego dominateur, de la réussite sociale et autre mirage dont celui de la séduction et de l'illusion de la possession et de la domination sur les autres.

La réussite se situe pour nous dans la découverte du Soi et des richesses : morale, intellectuelle et spirituelle.

Pour ceux qui s'imaginent encore que la Terre promise doit leur être donnée par un tiers quelconque, en acceptant que des innocents soient assassinés pour qu'ils aient leur soi-disant confort et leur sécurité. Il serait temps, en cette fin de cycle cosmique, qu'ils fassent leur examen de conscience et qu'ils perdent leurs illusions pour se recentrer vers l'essentiel, c'est-à-dire sur eux-mêmes.

La Terre promise c'est "NOUS-MÊMES" et rien d'autre, dès que nous nous sommes éveillés à la conscience de ce que nous sommes vraiment. Ce dont les religions notamment, se sont évertuées depuis des millénaires à nous écarter, en nous poussant à aller chercher à l'extérieur de nous, ce que nous avons déjà en nous avant même de naître.

Du reste, peut-être devrions-nous, nous poser la question à ce stade, de savoir si Dieu ou l'Eternel a une religion ? Et si lorsque nous naissons, nous avons une religion ?

Si nous écoutons les chefs religieux, ce sont eux qui auront créé Dieu et non pas le contraire. L'Eternel qui leur aura permis d'exister dans le plus pur respect du libre-arbitre qu'il nous a laissé.

Peut-être que l'humanité devrait prendre conscience que les divisions des peuples par le biais des religions, n'était qu'un moyen politique pour les élites, pour faire diversion et commettre les peuples à se battre entre-eux, au lieu de s'intéresser à ce qu'elles fabriquaient dans l'ombre et le silence, afin d'éviter que les peuples ne se retournent contre elles pour les éliminer du milieu ?

Nous vous communiquerons prochainement quels sont nos objectifs clairs, car contrairement à ce que certains prétendent dont une journaliste, Hélène Seingier de Arte qui prépare un reportage sur la santé naturelle, et avec laquelle nous avons communiqué par téléphone et par mails, nous serions en train de nous cacher !

Sous quoi et derrière qui, on se le demande ? Plus visibles que nous on ne peut mieux faire !

Il vaut mieux en rire au lieu d'en pleurer !

Et pour la faire mentir, Mirella Carbonatto (Hygiéniste - Naturopathe-Bio-énergéticienne). Présidente fondatrice depuis 15 ans, de l'association Sos Justice et Droits de l'Homme et Présidente fondatrice de l'association Fédération Internationale pour la Santé Naturelle, depuis 4 ans, a décidé de changer sa photo, et d'en mettre une récente en ligne qui date du 18 décembre 2009, de manière à ce qu'ils ne se trompent pas de cible ou de personne.

La chasse aux sorcières continue ! Curieux tout de même qu'un reportage sur la santé naturelle soit programmé en pleine campagne de vaccination criminelle ?

Il ne faut pas dévoiler ni troubler les objectifs criminels des gouvernements, des Laboratoires pharmaceutiques et ceux des élites : Illuminati-Reptiliens, qui sont ceux de détruire notre humanité et de s'accaparer la Terre et ses richesses en instaurant leur Nouvel Ordre Mondial.

La presse est toujours prompte à venir casser ceux qui dénoncent des crimes, mais pas à dénoncer les instigateurs de ces crimes par lesquels ils sont payés et manipulés, et dont ils sont les complices silencieux.

La presse devrait se rendre compte que nous n'avons pas besoin d'elle pour diffuser nos informations de manière efficace malgré tout. Et nous ne sommes pas en train de leur faire des ronds de jambe pour les attirer à nous.

Nous assumerons nos idées et opinions, et nous poursuivrons nos objectifs jusqu'au bout ne leur en déplaise.

Pour en terminer et pour décontracter l'atmosphère en cette fin d'année 2009, après plusieurs mois de combat intense, Mirella Carbonatto a décidé de créer un jeu concours, de question-réponse afin de vous permettre de gagner un support éducatif à visée nutritionnelle pour vos enfants qui leur sera certainement très utile. S'agissant d'un livre pour enfants intitulé : "J'apprends à manger en m'amusant ou le Petit Nutritionniste". Livre préfacé par le Chanteur-Compositeur François Deghelt, et ce en attendant que le Cdrom pour enfants, intitulé : "L'atelier d'éducation nutritionnelle à domicile" soit terminé pour être proposé prochainement.

Nous vous tiendrons informés très prochainement sur les modalités simples de ce jeu.

Nous vous disons à bientôt et vous souhaitons de passer de bonnes fêtes de fin d'année.

Bonne lecture et à très bientôt.

Bien cordialement.

L'équipe de Sos Justice & Droits de l'Homme.


14/12/2009

Le bloc de commandement Russe et le Nouvel Ordre Mondial

Ecoutez bien ces révélations sur le climat, l'épandage de virus dans les airs par les chemtrails et autres thèmes.


LE BLOC de COMMANDEMENT RUSSE AVANCE SES
PIONS SUR L'ECHIQUIER
GEOSTRATEGIQUE INTERNATIONAL

Le 14/12/2009

Je vous avais prévenu et force est de constater que dans le cadre du nouvel ordre mondial, le bloc de commandement russe avance bel et bien ses pions sur l'échiquier géostratégique international et avant celui du 11 Septembre, exploite les dossiers liés à la grippe A et au climat.

Mais également : Etranges "affaires" autour de l'accélérateur de particules conçu par le Cern de Genève.

Après le crash du 01/06/2009, un second A 330 victime d'incidents un certain, 29/11/2009 : même trajet, même zone de turbulences !

Débat sur l'Identité Nationale se focalise sur l'Islam.

LE MESSAGE AUDIO CORRESPONDANT :

 

http://www.blog-video.tv/video-1063198f52-Archive-tele-du...

 


Source : Richard Pellegrin : http://revelations4.blogs.fr/

 

 

13/12/2009

Programme criminel de dépopulation mondiale


Les fondations des familles oligarchiques financent un programme criminel de dépopulation mondiale

« La fondation Rockefeller est le premier sponsor des relations publiques pour le programme de dépopulation drastique des Nations Unies. Les preuves en possession d’un nombre croissant de chercheurs en Amérique, Angleterre et Allemagne, démontrent que la Fondation et ses associés industriels, médicaux et politiques, ont organisé le programme de meurtres de masse de l’Allemagne nazie », écrit Anton Chaïtkin. « D’autres milliardaires ont commencé à financer des parties du mouvement eugéniste. Bill Gates, l’homme le plus riche du pays, et George Soros, le financier, ont commencé à mettre leur argent dans des projets de contrôle démographique », écrit John Cabanaugh-O’Keefe dans The Roots of Racism and Abortion: An Exploration of Eugenics. « Les firmes pharmaceutiques ont fourni des fonds et des lobbyistes à Washington pour exécuter des tâches eugénistes. Aujourd’hui, les firmes de biotechnologie rejoignent ce groupe. [...] Les sommes apportées en faveur des programmes eugénistes au début du XXIe siècle sont énormes. [...] Ted Turner est devenu milliardaire en développant la chaîne de TV CNN. Il donne un milliard de dollars aux Nations Unies, distribués au compte-gouttes sur 10 ans par l’intermédiaire de sa fondation. Une grande partie de cet argent est destiné au contrôle démographique. Warren Buffet veut créer une fondation qui emploiera son argent après sa mort pour réaliser deux objectifs : la paix mondiale et le contrôle démographique. [...] »


Ce sont les mêmes David Rockefeller Sr, Bill Gates, George Soros, Ted Turner, Warren Buffet, qui avec le maire de New York Michael Bloomberg, Eli Broad et Oprah Winfrey, se sont réunis au mois de mai 2009, peu avant la rencontre du Groupe Bilderberg dont ils font partie, pour envisager la façon dont leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale.

Récemment, le 1er juillet 2009, la Fondation Rockefeller annonçait qu’elle lançait des initiatives pour « booster les systèmes de santé en Afrique et en Asie »… l’accent sera mis sur la vaccination !


Cette brève analyse historique de l’OMS a montré que, dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les familles oligarchiques à la tête des cartels industriels américains et européens, ont mis en œuvre des « outils politiques » qui, finalement, leur permettent de régner sur le monde. Il y a bien sûr l’OMS, mais encore l’OMC, le FMI, la FAO, la Banque mondiale, l’OTAN et… le Codex Alimentarius.


Le Codex Alimentaire arrive en fin d’année…


Le 31 décembre 2009, le Codex Alimentaire entrera « pleinement » en vigueur . Cela signifie que des centaines de compléments alimentaires, des remèdes simples, deviendront introuvables dans leur forme efficace. Le but des règles du Codex qui s’appliqueront au niveau mondial est de bloquer la production de tout ce qui ne tombe pas directement dans l’escarcelle de l’industrie pharmaceutique. Le Codex n’est rien d’autre qu’un moyen assurant le contrôle des sources de nourriture de la ferme à la fourchette. Cela va même beaucoup plus loin : en plus de s’occuper de l’alimentation, le Codex définit aussi les normes pour les vitamines et compléments alimentaires, les nomenclatures de soins, les aliments biologiques, les aliments OGM, l’étiquetage sur les emballages alimentaires, la publicité pour les aliments, les additifs alimentaires et les résidus de pesticides et de drogues vétérinaires dans les aliments. Il va de soi que, pour toutes ces questions, les puissances agissant derrière l’OMS et le Codex entendent privilégier leurs propres intérêts économiques, et surtout ceux des industries pharmaceutiques, chimiques et génétiques qu’elles contrôlent par l’intermédiaire de la finance internationale. Ainsi, par exemple, les vitamines qui seront commercialisées en dehors des circuits de Big Pharma, ne pourront l’être que si elles contiennent très peu de substance active, c’est-à-dire si elles ne servent à rien. Ces règles ont été approuvées par le Parlement de l’Union européenne en 2002.


Le lecteur comprendra que de telles mesures prises dans un contexte de crise économique majeure, avec toutes les conséquences sociales imaginables, des carences alimentaires pour des familles de plus en plus démunies, condamnées à consommer une nourriture expurgée des éléments nutritionnels vitaux, ne sont absolument pas innocentes. Elles s’inscrivent parfaitement dans le schéma « prophétisé » par David Rockefeller en 1994 : cette « bonne crise dont nous avons besoin » pour introduire le Nouvel Ordre Mondial. La banqueroute des Etats, la faillite des entreprises et des banques, l’augmentation du chômage ou la perte des emplois, l’abêtissement des populations, les saisies immobilières et des familles entières dans la rue, l’effondrement des conditions sanitaires et le retour de maladies appartenant au passé, la trahison des chefs, l’apostasie des peuples, etc., et le contenu du Codex Alimentarius, ne sont que les éléments d’un même puzzle visant à instaurer le chaos par la globalisation, établir un contrôle mondial par le biais des multinationales et des organismes supranationaux, profiter d’une banqueroute énergétique, contrôler l’accès à une alimentation saine et aux médecines naturelles… contrôler la vie de chaque individu. Ce plan ne pouvant être complet sans le marquage de l’humanité par une puce, ce que nous verrons dans le prochain numéro de LIESI.
Comme ces gens sont des lâches et que leurs œuvres sont diaboliques, ils ont besoin de rester dans l’ombre et d’agir par procuration. C’est pourquoi la Commission Codex Alimentarius (Codex) est un organisme des Nations unies financées par l’OMS et la FAO. Fondé en 1963, le Codex Alimentarius a pour objectif de définir les normes pour tous les produits alimentaires et compléments alimentaires.


Les instigateurs de ce plan avancent qu’il s’agit seulement de définir une série de lignes directrices pour faciliter le commerce international. L’accord de libre échange Nord américain (NAFTA) se trouverait ainsi facilité par le Codex, celui-ci fixant des normes de confiance assurant la qualité des produits importés comme exportés, par exemple. C’est du moins la version officielle permettant de légitimer la mise en place du Codex. Cependant, de plus en plus d’observateurs s’inquiètent à juste raison, du fait que le Codex outrepasse largement ce programme officiel et se transforme en un instrument de contrôle absolu de l’alimentation et de la santé, donc des populations. L’alimentation étant la base de la santé, privilégier certains produits et en éliminer d’autres, peut altérer la santé. Du fait même, cela permettra d’augmenter considérablement la vente de médicaments, eux aussi sélectionnés au profit de Big Pharma. Si 60 % de la population mondiale dépendent pour leur santé de médications à base de plantes, ceux-ci ne seront pas, voire plus, en mesure de payer les médicaments qui remplaceront ces plantes, éliminées par le Codex au nom de ses nouvelles normes en passe de s’imposer partout. La nourriture réellement « bio » et les compléments alimentaires sont de même menacés. Il devient de plus en plus évident que le Codex est une arme de guerre contre tout ce qui échappe ou menace d’échapper au contrôle des grandes multinationales de l’agro-alimentaire et de la pharmacie.


Alors que la Convention de Stockholm s’est efforcée de réduire la présence de pesticides autorisés dans les aliments, le Codex autorise sept des neufs pesticides les plus toxiques au monde, avec 206 autres pesticides toxiques ! Le Dr Matthias Rath écrivait le 1er décembre 2008 : « Le Codex Alimentaire sera vu par les générations à venir comme la plus grande menace contre le droit humain fondamental à la santé. Jamais auparavant dans l’histoire un petit groupe d’intérêt, l’industrie pharmaceutique, n’avait essayé de manière aussi éhontée de compromettre la santé de millions de gens de façon à maintenir ses milliards de dollars de vente de médicaments prescrits » . Dans cette affaire, les Etats-Unis sont encore un peu protégés par le Dietary Supplement Health and Education Act (DSHEA), loi fédérale de protection du consommateur de 1994 ; mais pour combien de temps ? Pour sa part, la France a avalisé le Codex et cautionne la version officielle. (http://www.senat.fr/rap/r99-450/r99-4500.html).