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31/01/2010

Consensus à Davos sur le besoin de régulation bancaire cohérente

Et bien sûr quoi qu'il en soit, ce sont les contribuables qui paieront malgré leurs belles paroles !

Aucun dirigeant ne se décide à placer le pouvoir bancaire sous le contrôle des états, à déposséder les banquiers privés de leur pouvoir monétaire sur le monde et à demander des sanctions adaptées contre ces escrocs internationaux !


Economie

Consensus à Davos sur le besoin de régulation bancaire cohérente

REUTERS | 30.01.2010 | 21:53

Par Krista Hughes et Martin Howell

DAVOS, Suisse (Reuters) - De hauts responsables du secteur bancaire, soucieux d'éviter un contrecoup politique concernant leur rôle dans la crise financière, sont convenus samedi à Davos, au Forum économique mondial, de la nécessité d'inventer de nouvelles réglementations bancaires qui soient cohérentes au plan mondial.

Lors d'une réunion à huis clos en marge du Forum, plusieurs dizaines de "gros bonnets" de la finance et de grands argentiers ont avancé quelque peu sur les questions des capitaux bancaires et du cadre juridique d'un renforcement de la régulation, ont indiqué des participants.

Les banquiers et représentants des instances de régulation n'ont toutefois pas abordé la question d'un prélèvement, sous forme d'assurance, au plan mondial, destiné à faire en sorte que ce soit les banques et non pas les contribuables qui paient pour les erreurs futures. Aucun accord ferme et définitif n'a non plus été trouvé sur les autres questions.

Mario Draghi, gouverneur de la Banque centrale d'Italie mais aussi président du Conseil de stabilité financière (FSB), a déclaré que les tenants d'une régulation de l'industrie financière planchaient actuellement sur l'idée d'une agence centrale qui serait chargée de gérer les faillites bancaires, et réfléchissaient à des idées concernant un contingent de capitaux pour les institutions financières jugées "too big to fail" - dont l'importance fait qu'elles ne doivent absolument pas faire banqueroute.

"UNE RÉCESSION POUR LES HUMAINS"

"Nous souhaitons disposer d'une autorité ou d'une agence qui ait le pouvoir, les fonds, le budget et la compétence pour gérer correctement une faillite", a dit Draghi à Reuters télévision.

D'autres participants se sont montrés sceptiques quant à un organisme transnational qui empièterait sur la souveraineté des différents pays. (Le Nouvel Ordre Mondial monétaire).

Barney Frank, président de la commission finances à la Chambre des représentants, qui est chargé de piloter un projet de loi pour imposer des contrôles à Wall Street, a déclaré après cette réunion à huis clos: "Nul ne s'est levé pour dire 'ne nous imposez aucun contrôle'. Ils perdraient leur temps à le faire. Ils comprennent tous que le temps de la régulation arrive."

Larry Summers, principal conseiller de Barack Obama pour les questions économiques, et Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI, ont tous deux estimé que la croissance revenait plus vite qu'on ne s'y attendait, mais qu'il importait de trouver un rééquilibrage entre pays exportateurs et pays importateurs.

Summers a souligné le prix fort payé par les chômeurs: "Ce à quoi nous assistons, aux Etats-Unis, c'est à une reprise sur le plan des statistiques, et à une récession pour les humains".

Pour Summers, les discussions à huis clos de samedi, "vigoureuses, constructives", ont permis d'élever le niveau de compréhension de la situation.

Version française Eric Faye

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20100130.REU7836/consensus_a_davos_sur_le_besoin_de_regulation_bancaire_.html

 

 

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Davos : pas de précipitation à la sortie de crise !

Bien sûr, pas de précipitation à la sortie de la crise, tant que les moutons paient pour eux, l'endettement, et que les élites n'auront pas organisé le cahos planétaire pour nous imposer leur Nouvel Ordre Mondial ! Il vaut mieux laisser pourrir la situation encore longtemps !

Ils voient où la croissance repartir à part celles des dettes, du chômage et des guerres ?

A l’image de la météo, l’ambiance reste frileuse à Davos. A la veille de la clôture du Forum économique mondial, les participants au débat sur les perspectives de reprise en 2010 ont fait preuve de la plus grande prudence. Si la croissance est repartie, elle reste fragile car une grande partie des économies est toujours soutenue par des fonds publics.


Des mesures exceptionnelles auxquelles il ne faut pas renoncer trop vite, d’après le directeur général du Fonds monétaire international.


“Ce n’est pas une question de trois mois plus tôt ou trois mois plus tard, nous devrons faire face aux difficultés pendant cinq, six, sept ans suivant les pays, affirme Dominique Strauss-Kahn. C’est pourquoi il peut y avoir une grosse différence si l’on renonce aux mesures de soutien trop tôt ou trop tard. Nous recommandons de ne pas les interrompre trop tôt, souligne-t-il. Ce qui veut dire concrètement que toutes les actions prévues pour 2010 doivent être mises en place.”

 

Alors que le fort endettement des Etats pourrait les inciter à interrompre leurs mesures de soutien, très coûteuses, le patron de la Deutsche Bank a fait la même mise en garde que Dominique Strauss Kahn. “Le secteur bancaire bénéficie clairement des formidables initiatives prises par les gouvernements et les banques centrales, souligne josef Ackermann. Mais il avertit que l’“on peut s’inquiéter du choix du moment et de l’impact des stratégies pour sortir des plans de relance. C’est l’inconnu pour nous tous parce que nous n’avons jamais été confrontés à cette situation.”

Quant à la réforme bancaire, la fronde des banquiers privés contre une réglementation trop stricte semble s’apaiser : ils se seraient montrés plus compréhensifs lors d’une réunion en privé.

Copyright © 2010 euronews

http://fr.euronews.net/2010/01/30/davos-pas-de-precipitation-dans-la-sortie-de-crise/

 

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